General Electric - Villeurbanne

La grève continue

Brève
02/12/2020

Les grévistes de GE Villeurbanne devant l'hôtel Mercure face aux dirigeants le 24 novembre 2020

     L’usine est arrêtée depuis lundi 23 novembre. Le lendemain, les salariés se sont  retrouvés à près de 200 au pied de l’hôtel Mercure à Perrache pour crier leur écœurement aux deux responsables venus négocier le PSE. Et vendredi un barbecue, sous le soleil, rassemblait autant de personnes.

     N’ayant toujours pas de réponse de Bruno Lemaire, ils sont montés à Paris à 70 mardi 1er décembre pour essayer de se faire entendre à Bercy et à l’Assemblée nationale. La ministre de l’industrie a reçu une délégation en promettant… peu de chose. Dans le train à l’aller, ils ont « coincé » Bruno Bonnell, député LREM de Villeurbanne, qui s’est senti « obligé » de poser une question à l’Assemblée. Et les députés de la France Insoumise, dont Mélenchon, sont sortis pour les soutenir. Les 70, même s’ils ne se font pas beaucoup d’illusions sur le gouvernement, étaient très contents de leur journée.

     Sur les 285 suppressions de postes prévues, 35 dans un premier temps, puis 25 une semaine plus tard, seraient (mais rien n’est moins sûr) maintenus dans un atelier. Mais à raison d’une trentaine de postes par semaine, les grévistes n’ont pas l’intention de calculer le nombre de semaines de grève nécessaires pour maintenir tous les postes… à moins que la grève ne soit payée !

      Lundi 30 novembre, les ateliers et les techniciens chantiers de FHV Saint-Priest ont rejoint leurs collègues de Villeurbanne. Le moral est bon.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble)

La direction tente de bâillonner les grévistes

Brève
01/12/2020

À l’appel des syndicats de ce site de 4000 travailleurs, des salariés, essentiellement ceux de production, participent à des débrayages depuis plusieurs semaines. L’annonce de 0% d’augmentation a mis le feu aux poudres. C’est d’autant plus révoltant que l’entreprise, qui a tourné à plein pendant le confinement, annonce des bénéfices équivalents à ceux de l’année dernière.

Pour combattre ce mouvement, elle a augmenté le nombre de vigiles qui fouillent quotidiennement les grèvistes. Pour perturber la distribution de tracts elle a modifié les entrées du site sous prétexte de prévention d’attaque terroriste !

Comble du cynisme, elle a demandé aux militants de se passer du gel hydroalcoolique entre chaque tract alors qu’elle était réticente pour faire appliquer des mesures de distanciation sur le site.

La direction n'est pas sereine et montre son vrai visage, face à des salariés qui relèvent la tête. ST fait des profits et distribue de généreux dividendes à ses actionnaires, ceux-ci doivent passer à la caisse et augmenter immédiatement les salaires !

Pontcharra (proche Chambéry)

Lydia vit ici, travaille ici, elle reste ici !

Brève
30/11/2020

Rassemblement de soutien à Chambéry, samedi 27 novembre

C’est avec joie et larmes que Lydia Guinnou-Veyrat et ses collègues de travail ont appris la bonne nouvelle : l’obtention d’un titre de séjour pour cette aide-soignante d’un Ehpad de Pontcharra, petite ville de l’Isère, proche de Chambéry.

Originaire du Bénin, venue en France en mai 2019, et après le décès de son mari français, Lydia avait obtenu un CDI et espérait le renouvellement de son titre de séjour. Mais le préfet de Savoie, département où elle habite, en avait décidé autrement en lui signifiant une OQTF (obligation de quitter le territoire) au prétexte qu'elle « ne justifiait d'aucune insertion particulière dans la société française » ! Un comble pour une aide-soignante qui n’a pas ménagé sa peine en pleine épidémie.

Face à la mobilisation de ses collègues de travail et à la vague d’indignation bien au-delà de la ville, Olivier Véran et Marlène Schiappa, se disant “émus” par la situation de Lydia, annoncèrent qu’ils lui avaient décroché un titre de séjour. Mais personne n’est dupe et tous savent que sans leur mobilisation, Lydia n’aurait rien eu.

Saint-Germain-des-Fossés (Allier)

Rassemblement devant la gare le 1er décembre

Brève
30/11/2020

Après avoir supprimé huit postes sur les gares de Vichy et St Germain des Fossés, la direction régionale de la SNCF a décidé de fermer à 13h la gare de St Germain des Fossés (elle était ouverte jusqu’à 17h35)
Il n’y a déjà plus d’agent de vente en gare de St Germain des Fossés ni en gare de Gannat. Pour acheter un billet, il faut utiliser les bornes automatiques qui ne délivrent des billets que pour les TER.
La gare de St Germain des Fossés va devenir de plus en plus une gare sans cheminot. Si un handicapé veut prendre un train, personne pour l’aider !
A Vichy, les guichets ne sont plus ouverts à la vente que de 7h à 18h40 en semaine au lieu de 5h20 à 22h !
Partout la SNCF ferme des gares, supprime des postes. Chaque année, ce sont environ 1 000 postes qui disparaissent dans la vente et l’accueil. Cette politique vise à rendre les lignes et les gares plus rentables et préparent la privatisation.
Les cheminots de Vichy et St Germain des Fossés ont raison de ne pas se laisser faire. Soyons nombreux mardi 1er décembre à 14h devant la gare de St Germain des Fossés pour les soutenir.

Chômage

Il reste toujours très élevé

Brève
28/11/2020

Pour la sixième fois consécutive, il y a une apparente, mais trompeuse, petite baisse du nombre de chômeurs. Le nombre de chômeurs reste supérieur de 10% à celui de fin février, celui d'avant le début de la crise sanitaire. Le recul du nombre d'inscrits en catégorie A s'explique par un basculement vers les catégories B (chômeurs à activité réduite de 78 heures maximum par mois) et C (chômeurs à activité réduite de plus de 78 heures par mois). Ainsi, il y a autour de 680 000 chômeurs dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, soit environ 50 000 chômeurs supplémentaires qu'en février.

C'est un nouveau recul en trompe-l’œil.

Pourtant ce n'est pas le travail qui manque, ce sont les embauches qui font défaut, ne serait-ce que dans les écoles, les hôpitaux ou les transports. Aux travailleurs de forcer ces embauches en exigeant l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous, sans diminution des salaires.