Caisse d’Allocations Familiales (CAF) – Lyon

Opération de com’ des ministres

Brève
22/02/2021

La CAF de Lyon

     Lundi 22 février, les ministres Dupont-Moretti et Véran sont venus parader à la CAF à Lyon, pour vanter le nouveau dispositif sur les pensions alimentaires : la CAF pourra en verser une partie au cas où l’ex-conjoint ne le fait pas. Ce dispositif avait été obtenu suite à la mobilisation des Gilets Jaunes, et il nécessitera parfois des démarches compliquées qui pourront être un obstacle, mais tant mieux s’il permet de secourir certaines femmes isolées avec leurs enfants.

     En revanche, les ministres se vantent moins du récent changement de calcul des aides aux logements (APL) : le gouvernement en attend 5 à 700 millions d’euros d’économies, faites sur le dos des chômeurs, des étudiants, des travailleurs précaires. Pour certains jeunes travailleurs, la baisse d’APL constatée en janvier a représenté plusieurs centaines d’euros. Des restrictions révoltantes, pendant que les aides publiques pleuvent sur les grandes entreprises.

Puy-en-Velay (Haute-Loire)

Non à l'expulsion de Madama

Brève
19/02/2021

Mercredi 17 février au Puy-en-Velay, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur soutien au jeune Madama menacé d'expulsion. L'enseignant qui l'héberge en famille d'accueil depuis deux ans, est en grève de la fin depuis 19 jours pour que Madama obtienne un titre de séjour.

Tant qu’ils sont mineurs, les jeunes étrangers n'ont pas besoin de titre de séjour. Mais dès 18 ans, cela devient obligatoire. Et c'est bien souvent un chemin d'embuches, aggravée par le confinement.

La préfecture a pris prétexte du fait que le jeune aurait présenté de faux documents d'identité pour lui refuser le titre de séjour.

En deux ans, Madama a appris le français. Il est scolarisé et prépare un CAP d'ouvrier agricole. Et il devait commencer un stage en alternance.

Chacun doit pouvoir circuler et s’installer où il le souhaite !

Renault Trucks

De petites puces font caler les camions

Brève
15/02/2021

     Les patrons de usines Renault trucks vont imposer du chômage partiel, à cause d’une pénurie de semi-conducteurs. Elle entraîne l’arrêt planétaire de nombreuses usines, notamment dans l’automobile ou l’électronique. Les quelques entreprises spécialisées n'arrivent pas à suivre la demande et n’ont aucun stock, car elles produisent à flux tendu. Du coup, les prix des semi-conducteurs explosent et la spéculation s’emballe sur les titres boursiers de ce secteur où de gros profits s’annoncent.

     Dans l’économie capitaliste, chaque grand groupe produit pour le profit maximal, à court terme, sans aucune coordination. Et quand la production s’arrête à cause de cela, les autorités les assistent, avec le chômage partiel qui permet aux capitalistes de se faire payer les salaires par l’État. Toute la population paie donc pour cette anarchie capitaliste qui engraisse spéculateurs et grands bourgeois.

Entrepôt Conforama - Saint-Georges-d’Espéranche (38)

Le virus du profit plus fort que celui du covid

Brève
13/02/2021

Cet entrepôt de logistique situé dans le nord Isère à 25 km de Lyon vient d’être fermé jusqu’au 22 février pour être entièrement nettoyé après la découverte d'une quinzaine de salariés positifs au covid. Les cas ne cessaient d’augmenter au cours de la semaine mais le patron continuait d’exiger que le travail soit fait sans aucune mesure sanitaire supplémentaire. Malgré les cas déjà avérés, le patron a refusé la fermeture lors du CSE exceptionnel tenu le jeudi 11 février suite aux pressions du syndicat FO de l’entreprise. Il s’appuyait sur l’avis de l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui expliquait que l’entrepôt pouvait rester ouvert. Le vendredi 12, c’est l’Inspection du Travail contacté par le syndicat qui faisait fermer l’entrepôt alors qu’une dizaine de cas potentiels supplémentaires étaient suspectés.

Ces décisions irresponsables et révoltantes, du patron comme de l’ARS, montrent bien que la prétendue guerre contre le virus s’arrête là où le profit commence. L’État est bien plus préoccupé par la santé des fortunes des grands patrons que de celle des travailleurs !

Accident de travail mortel – Saint-Étienne

La vie d'un ouvrier : 50 000 €

Brève
12/02/2021

     Le 28 avril 2018, un ouvrier de 48 ans faisait une chute mortelle sur un chantier à Saint-Étienne. Le procès vient d'avoir lieu. L'entreprise sous-traitante pour laquelle travaillait cet ouvrier n'avait pas mis en place de protection, ni barrière ni filet, alors que l'intervention se faisait sur le toit. Le patron de l'entreprise a cyniquement essayé – comme d'habitude – de rejeter la faute sur l'ouvrier, mais le tribunal n'a pas accepté cette pitoyable défense. Résultat : 50 000 € d'amende, ce qui est peu cher payé pour la vie d'un ouvrier.

     Quant à l'entreprise donneuse d'ordre, dont le nom n'a même pas été révélé par la presse, elle n'a pas été inquiétée, alors qu'elle aussi est responsable, normalement, de la sécurité des salariés, y compris sous-traitants. La dégradation des conditions de travail tue, et ce n'est pas cette justice magnanime envers les patrons qui va y mettre un frein.