Crise du coronavirus - gare Lyon-Part-Dieu

"Mais pourquoi sommes-nous là ?"

Brève
17/03/2020

Mardi matin, la consigne de la gare n’avait pas été fermée, tout comme quelques boutiques alimentaires, encore ouvertes. Et les distributeurs de boissons et de confiseries sont toujours achalandés. Bien des travailleurs dont la fonction n’est pas vitale au déplacement des trains se demandent, « mais pourquoi sommes-nous là ? ». Vendre toujours vendre, comme certaines usines qui tournent encore ou des chantiers qui ne sont pas à l’arrêt. La recherche du profit est criminelle.

Crise du coronavirus - gare Lyon-Part-Dieu

« On peut bien crever »

Brève
17/03/2020

À la gare de la Part-Dieu, le nombre de trains circulant est très limité, et s’il faut assurer le transport des personnes pour qui c’est une nécessité impérieuse, les conditions dans lesquelles sont placés les travailleurs est révoltante. Alors qu’il n’y en a déjà pas assez dans les hôpitaux, il n’y a évidemment pas de masques de protection pour ceux assurant le fonctionnement impératif de la gare. Dimanche, des cheminots ont exprimé leur colère par un droit de retrait. Vendredi dernier déjà, les guichetiers avaient protesté de la même manière. Mais ce n’est que ce mardi matin que les guichets ont fini par être fermés. Et tout le week-end, de nombreuses personnes y sont passées !

Pour les travailleurs des entreprises sous-traitantes de la gare, la situation est encore pire : les vigiles de l’entreprise de sécurité n’ont même pas de gel hydro-alcoolique à disposition, alors qu’ils côtoient les voyageurs tout autant que les cheminots. C’est la « guerre » comme a dit Macron, mais comme toujours, ce sont les soldats qui s’exposent et qui vont en payer le prix.

DAIKIN – Pierre-Bénite (Rhône)

Les travailleurs se sont fait respecter

Brève
16/03/2020

    La société chimique DAIKIN sur le site de Pierre-Bénite est producteur de polymères fluorés servant principalement à l’industrie automobile. Le mépris répété de la direction s’ajoute à des bas salaires comparés à d’autres entreprises de la chimie. Les conditions de travail en 5x8 sont éreintantes.

    La colère s’est exprimée à l’occasion des discussions salariales. Le personnel posté unanime ainsi qu’une grande partie des journaliers ont décidé de se mettre en grève avec une présence militante toute la journée devant le portail du site. Pour mieux se faire entendre, des grévistes sont allés distribuer des tracts aux travailleurs postés de l’usine Arkéma qui jouxte leur site.

     Finalement après deux jours de grève la direction a accordé une prime de 500 euros sans conditions, 40 euros d’augmentation générale, le passage de la prime d’ancienneté conventionnelle de 15 à 18 ans, 5% d’augmentation de la prime de transport et 6 jours de récupération supplémentaires pour les journaliers avec des modalités à discuter.

    Les travailleurs ont décidé de reprendre le travail, fiers d’avoir fait céder partiellement la direction, même si la revendication d’une augmentation de 2% de la prime de poste n’a pas été obtenue. Mais cette revendication, tous les postés y tiennent et la remettront à l’ordre du jour lors d’un prochain conflit.

Homéopathie - Boiron

Et pourquoi pas du gel hydro-alcoolique au lieu des billes de sucre ?

Brève
13/03/2020

     Boiron annonce 600 licenciements en France, un quart de ses effectifs et veut fermer trois sites de production. La raison invoquée pour justifier ces licenciements est la fin du remboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale en 2021.

     La famille Boiron a pourtant construit une jolie petite fortune en vendant des billes de sucre. Elle est classée à la 101ème place au classement des grandes fortunes françaises selon le magazine Challenges, avec 900 millions d’euros accumulés. Cet argent permettrait de payer les salaires de 1 000 salariés à 2 000€ net, charges comprises, pendant 20 ans : largement le temps de se reconvertir, si besoin, dans d’autres productions. Par exemple, reconvertir les installations industrielles pour produire et répartir du gel hydro-alcoolique !

 

Hôpital de la croix-Rousse - Lyon

En ordre de bataille… contre le personnel

Brève
12/03/2020

Le rassemblement précédent du 6 février

Le jeudi 12 mars, l'ensemble du personnel de l'hôpital de la Croix-Rousse a reçu un mail de la direction générale des HCL interdisant un rassemblement appelé par le collectif Croix-Rousse en colère. Prétextant l’épidémie de Covid19, la direction a prétendu qu’un tel rassemblement perturberait le bon fonctionnement de l’hôpital...

Quel culot et quel cynisme ! Si le fonctionnement de l'hôpital est perturbé, c'est à cause du manque criant d'effectifs et de moyens matériels. La crise actuelle vient se surajouter à une crise qui dure depuis des années et qui est liée à la politique d'austérité dans les hôpitaux ! 

En fait, la direction n'a pas apprécié qu’un collectif de salariés exprime sa colère depuis deux mois. Elle voudrait le faire taire pour que tous marchent au pas ! Mais empêcher ceux qui font marcher l’hôpital de s’organiser pour défendre leurs conditions de travail n’est sûrement pas la meilleure façon d’accueillir et de soigner les malades du coronavirus.