Municipales à Clermont-Ferrand

Présentation de Marie Savre, tête de liste

Brève
07/03/2020

Marie Savre conduit la liste «Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs»

Je suis Marie Savre et je conduis la liste Lutte Ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs sur la ville de Clermont-Ferrand avec mon camarade Dominique Leclair, qui travaille à l’usine Michelin des Gravanches.

Je suis psychologue dans un hôpital psychiatrique. Je travaille en centre médico psychologique et j’y rencontre des personnes qui se débattent avec des revenus de misère et qui subissent la crise et le délitement de plein fouet. D’une façon ou d’une autre, ils sont rejetés par l’organisation sociale ; trop fragiles, ils survivent. Le chômage dans les familles ouvrières c’est le fléau qui détruit tout.

Et de notre côté à l’hôpital, nous devons faire face à des réorganisations ou des économies de personnels, à des listes d’attente pour des hospitalisation, à une pénurie de psychiatres. C’est la course à la rentabilité qui déshumanise tout.

Je rencontre aussi des travailleurs qui n’en peuvent plus du travail, qui n’arrivent plus à se battre pour le quotidien, qui sont sous pression de leurs chefs ou même qui craquent et qui deviennent invalides, ce qui les amènent à des revenus en dessous de 1000 euros pour nourrir leur famille. C’est aussi pour dénoncer toute cette situation que les manifestations et les grèves ont réunis du monde depuis décembre.

Ici, nous vivons dans la ville de la multinationale Michelin qui emploie 10000 salariés mais qui en employait 30000 dans les années 80. Ces pourvoyeurs de chômage n’ont jamais assez de profits. Tous les politiciens du coin applaudissent aux derniers résultats exceptionnels de 1,7 milliard de profit, chiffre sans cesse en hausse. Ce sont des sommes exorbitantes qui sont directement dilapidée dans la poche des actionnaires de Michelin.

Quant aux travailleurs de l’usine, 1% d’augmentation de salaires, moins que la soi-disant hausse des prix de 1,2 % ! Et les fermetures d’usine continuent comme à La Roche sur Yon où 600 travailleurs vont se retrouver sur le carreau.

Ici, le travail dans certains ateliers, sur des machines rafistolées d’année en année est dangereux. Certains travailleurs qui font les 3 X 8, touchent la prime à l’emploi tellement leur salaire est bas. On est loin de l’image idyllique que renvoie la construction de la nouvelle place des Carmes pour le siège social de l’entreprise ; travaux bien entendus subventionnés par la mairie.

Le patron de Michelin, Menegaux a rassuré les politiciens en course aux élections municipales dans la presse : « Il n’y a pas de candidat Michelin et l’entreprise travaillera avec la ville quoi qu’il arrive ».

Alors voter pour la liste Lutte Ouvrière c’est faire entendre notre camp face à ces patrons de droit divin et à tous leurs larbins politiques.

C’est dire que l’argent existe à un pôle de la société et qu’il faudra se battre pour qu’il soit à disposition de nos besoins.

Des élus Lutte Ouvrière dans des communes, serait un point d’appui pour tous ceux qui ne se résignent pas face à la politique de l’état et des capitalistes qu’ils servent.

Industrie pharmaceutique – Région lyonnaise

L’essentiel, c’est la santé… des actionnaires

Brève
04/03/2020

     Il n’y a pas que l’épidémie de coronavirus qui sévit. Il y a aussi une grave épidémie de rougeole depuis plusieurs années et sur toute la planète. Elle est dramatique dans les pays pauvres, à Madagascar, au Yémen ou en République démocratique du Congo, pays où il y a eu plus de 6 000 décès en 2019. Dans les pays riches, le retour de la rougeole est provoqué par la défiance contre la vaccination, mais dans les pays pauvres, l’épidémie est liée à l’insuffisance de services sanitaires et à des ruptures de vaccins. 

     Cela n’a pas empêché Sanofi d’arrêter en novembre 2017 dans son usine de Marcy-l’Étoile la production du vaccin « monovalent », dirigé uniquement contre la rougeole, contre l’avis des autorités sanitaires. Alors que l’épidémie planétaire fait fortement augmenter la demande en vaccin, les industriels du « big pharma » arrêtent des productions vitales. On est bien loin du slogan de Sanofi,  « l’essentiel, c’est la santé ».

Solvay – Rhône

Les casseurs d’emplois

Brève
03/03/2020

Rassemblement devant Solvay Saint-Fons Chimie en janvier 2020 contre la réforme des retraites

     La direction du groupe chimique Solvay vient d’annoncer près de 350 suppressions d’emplois dans le monde, dont 15 au centre de recherches de Saint-Fons, et 41 à l’usine de Collonges-au-Mont-d’Or, où cela représente un quart des travailleurs.

     Les prétextes invoqués ressemblent à un inventaire de tout ce qui va mal dans le monde : la chute du prix du pétrole, le ralentissement dû au coronavirus, la guerre commerciale entre Chine et USA… Oui, leur société capitaliste est gravement malade, mais les travailleurs n’en sont en rien responsables.

            L’objectif affiché est de faire 32 millions d’euros d’économies, alors que le groupe vient de réaliser 1 milliard d’euros de bénéfices pour 2019 et de verser 400 millions d’euros de dividendes aux actionnaires. Non seulement, Solvay alimente le chômage, mais ce plan d’économies va se traduire par des rythmes de travail aggravés pour ceux qui restent.

Présentation de candidat

Olivier Minoux, ouvrier dans la chimie, conduit la liste à la métropole de Lyon

Brève
27/02/2020

Je conduis la liste Lutte ouvrière à la métropole de Lyon. Dotée d’un budget de plusieurs milliards d’euros, la métropole ajoute les attributions d’un département à celles d’une communauté de communes. Elle est encore plus éloignée du regard des classes populaires que les mairies. C’est un appareil conçu pour servir les intérêts des grandes entreprises, dans l’industrie, le bâtiment, les travaux publics, l’eau, la collecte des ordures. Les liens sont multiples entre ces patrons et les politiciens qui dirigent la métropole.

En ce qui me concerne, je suis ouvrier dans la vallée de la chimie, en équipe 5x8, depuis vingt-trois ans. Nous sommes exposés quotidiennement à des substances chimiques, ce qui rend le vol de nos retraites criminel, car ce sont des années de notre vie que nous laissons à l’usine. Dans cette campagne, je veux faire entendre le camp des travailleurs face à cette classe patronale qui est le véritable dirigeant de l’État, que ce soit au niveau national ou au niveau de la métropole.

Une des préoccupations des travailleurs, c’est par exemple le logement. Lyon est une des villes où les prix augmentent le plus vite. C’est l’effet de la spéculation, où les capitaux disponibles se placent dans l’immobilier. Cette situation est aggravée par le fait que l’État se désengage du logement social. Ceux qui font fonctionner la ville au quotidien sont contraints d’habiter toujours plus loin. Ceux qui nettoient les bureaux, qui font tourner les restaurants, les commerces, qui conduisent les bus ou le métro, qui ramassent les poubelles, soignent, éduquent… passent ainsi des heures dans les transports. Mais on ne peut pas régler la question du logement, pas plus que celles du transport ou de la pollution, sans s’attaquer aux promoteurs immobiliers, aux banques ou aux industriels.

Les travailleurs doivent se battre pour tout, y compris pour obtenir des logements dignes avec des loyers modérés. Des élus révolutionnaires dans les mairies seraient un point d’appui pour ces luttes. Ils pourraient encourager un inventaire des logements vides en vue de leur réquisition, aider à empêcher les expulsions locatives. Sans rapport de force, sans leur propre intervention, rien n’est possible pour les travailleurs, en matière de logement comme pour tout le reste. Dans ces élections, il faut qu’ils puissent le dire.

Agglomération de Grenoble

Assistanat public par millions

Brève
27/02/2020

La multinationale ATOS spécialisée dans le digital va s'agrandir et créer son campus à Echirolles. Les élus se vantent de son implantation et des aides publiques apportées : la Métro (intercommunalité grenobloise) et la région offrent généreusement 7 millions d'euros à un groupe qui fait 11 milliards de chiffre d'affaires et dont BlackRock possèdent 5% du capital !

Les travailleurs qui galèrent dans les Ephad, hôpitaux et autres services publiques soumis à la diète, les petits commerçants et artisans taxés, apprécieront. Quant à la population, elle n'a pas eu son mot à dire. Ce qui n'empêche pas les beaux discours électoraux sur "la démocratie participative".