Région Rhône -Alpes – Restaurants Brut Butcher

Humour de bas étage

Brève
09/02/2021

     La chaîne régionale « Brut Butcher » impose aux 200 travailleurs de ses 26 restaurants de porter des tee-shirts avec des messages graveleux, « à poêle les dindes », « il faut se la farcir » ou « un restau très cochon ». Au service et en cuisine, beaucoup sont des femmes et ce prétendu « humour » ne fait pas rire. Les directeurs et managers sont eux souvent des hommes. Et il faudrait supporter les remarques sexistes des clients ou d’autres hommes déclenchées par cette tenue de travail ?

     Le syndicat Sud appelle à un rassemblement samedi 13 février à 11h30 devant le restaurant de Saint-Étienne. La presse a relayé l’information et le patron annonce reculer. C’est le minimum. Une confirmation serait une petite victoire morale pour les travailleuses et les travailleurs, qui pourraient aussi avoir envie de dénoncer les dures conditions de travail pour lesquelles cette chaîne est aussi réputée.

Education (Puy-de-Dôme)

Mensonge et fermetures de classes

Brève
08/02/2021

La présentation de la carte scolaire 2021 par la direction académique du Puy-de-Dôme, fin janvier, avait provoqué une bronca générale chez les parents, les syndicats et les élus. Elle annonçait 41 fermetures de classes essentiellement dans les communes rurales. L'administration a fait l'unanimité contre elle et provoqué plusieurs manifestations dans les communes visées. Et la nouvelle réunion du comité départemental le 5 février a été boycottée.

La direction académique a donc un peu reculé mais elle maintient sa volonté de fermer une trentaine de classes, n'hésitant pas à faire mentir la secrétaire d'Etat à l'Education prioritaire. Elle venait d'affirmer publiquement la veille que "depuis 2020 aucune fermeture de classe ne s'est faite dans les communes de moins de 5 000 habitants sans l'accord des maires".

Le gouvernement sait trouver des milliards pour soutenir les grandes entreprises "quoiqu'il en coute", mais n'a rien pour développer l'école.

Kidiliz – Saint-Chamond (Loire)

Des salariées contestent le plan social au rabais

Brève
08/02/2021

     Fin 2020, 900 salariées sur 1250 du groupe Kidiliz (ex-Zannier), filiale du groupe Semir, étaient licenciées avec des indemnités et un PSE a minima. Plus de 150 d'entre elles ont décidé de contre-attaquer et de contester pour « irrégularités et insuffisances » l’accord, signé par les syndicats et validé par l’administration, en saisissant le Tribunal administratif de Paris et les Prud’hommes.

     Le groupe Semir, pourtant mis en cause dans la situation de l’entreprise, n’a pas mis un euro dans le plan social. Quant à la famille Zannier, l’ancien propriétaire qui a vendu l’entreprise au groupe Semir et ramassé le pactole, après avoir exploité des générations d’ouvrières, elle s’est reconvertie dans l’hôtellerie de luxe et les grands crus.

Même licenciées, certaines salariées ne comptent pas se laisser faire.

Liaison SNCF Thiers-Boën

Un abandon organisé

Brève
07/02/2021

Une nouvelle fois, dimanche dernier, des usagers et des élus ont manifesté pour la remise en service de la ligne ferroviaire entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne. Le tronçon ferroviaire entre les gares de Thiers (Puy-de-Dôme) et de Boën (Loire) a été brutalement remplacé par des bus en 2016.

La suspension de la ligne ferroviaire avait été justifiée par la chaleur et le mauvais état des rails durant la période estivale. C'était officiellement temporaire et pour des raisons de sécurité. Puis la SNCF annonça la suspension sine die : elle ne prévoyait pas de travaux pour la remise en état de cette voie très ancienne car sa "régénération" complète coûterait très cher. Et maintenant la SNCF envisage de fermer définitivement ce tronçon en juillet 2021.

L'abandon de tout entretien et de toute mise à niveau de cette ligne est responsable de cette situation. Ce sont des choix faits au détriment des usagers et de la population.

Voilà comment Etat, SNCF et Région réunis organisent les fermetures de ligne.

Clermont-Ferrand

Libertés de plus en plus confinées

Brève
07/02/2021

Le préfet du Puy-de-Dôme et le maire de Clermont-Ferrand ont pris un arrêté interdisant la consommation d'alcool sur plusieurs places de la ville, chaque jour à partir de 15 H. Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros.

Après le couvre-feu à 18 h, c'est la prohibition d'alcool à partir de 15 heures. Va-t-on voir bientôt qu'un couple rencontrant dans la rue des amis ne pourront plus échanger quelques mots, sous peine d'amende pour "attroupement" ?

Nos édiles font preuve de zèle pour culpabiliser une fois de plus la population et la menacer d'amendes.

Cela est plus facile que de dénoncer l’agglomération de salariés dans les transports en commun et dans les entreprises sans télétravail, ou la saturation des hôpitaux face à la pandémie due à des années de restrictions de moyens et de personnel.