Épidémie de covid – Hôpitaux de Lyon

« Jusqu’ici, tout va bien... »

Brève
16/11/2020

Olivier Véran sur le tarmac de l'aéroport de Lyon-Bron

      Lors d’une visite ce lundi à l’aéroport de Lyon-Bron où se font des évacuations sanitaires, Olivier Véran a déclaré « la différence avec la première vague, c’est qu’on est passé d’évacuations en catastrophe à des évacuations anticipées ». Pourtant, s’il y a eu anticipation, c’est de la part du personnel, pas des autorités de santé.

       Depuis des mois, elles n’ont mis aucun moyen sérieux ni embauches, y compris sur les postes de brancardiers par exemple. C’est pour cela que ces évacuations sont aujourd’hui indispensables pour que les services de soin ne s’effondrent pas. Ce sont ces dirigeants qu’il faut évacuer : pour gérer la santé, aux hospitaliers de décider, pas aux financiers !

Coronavirus

User les "premiers de cordée" jusqu'à la corde

Brève
13/11/2020

Des téléspectateurs ont été choqués d'apprendre que les soignants de l'hôpital de Riom (63), diagnostiqués positifs au coronavirus, étaient maintenus en poste à l'hôpital s'ils ne présentaient pas de symptômes. Ils seraient 75 dans ce cas.

L'hôpital de Riom fait comme de nombreux autres hôpitaux dans le pays. Ils ne mettent pas en arrêt maladie leurs agents infectés asymptomatiques, mais les affectent généralement dans les services consacrés à soigner les malades de la Covid.

User jusqu'au bout le personnel et prendre le risque de les surcontaminer, voilà les moyens trouvés par les autorités pour faire face au manque de personnel. Un manque pourtant dénoncé depuis des années, bien avant l'épidémie.

Clermont-Ferrand

Covid ou pas, l'Ecole délaissée

Brève
11/11/2020

Lors de la journée de grève à l'Education nationale, mardi 10 novembre, 150 enseignants ont manifesté devant le rectorat de Clermont-Ferrand. Trente cinq chaises ont été installées sur le trottoir sur lesquelles se sont assis des manifestants pour symboliser le volume que représentent les trop nombreuses classes surchargées.

Les manifestants dénonçaient ainsi le non-respect des gestes barrières, les classes surchargées, et le manque de personnel dans l'Education, que ce soit dans les écoles, les collèges ou les lycées. Ce manque de moyens matériels et humains déjà dénoncé auparavant s'accentue d'années en années. Il devient encore plus criant avec l'épidémie.

L'Ecole aurait besoin d'un plan d'aide massif. Mais dans ce système capitaliste, cela n'est pas et n'a jamais été la priorité des gouvernements, plus occupés à subventionner les entreprises et le grand patronat.

Agglomération de Grenoble

Colère du monde enseignant déconfinée !

Brève
10/11/2020

A Grenoble, mardi 10 novembre, environ 500 manifestants ont tenu à affirmer, en présentiel, leur ras-le-bol de la politique du gouvernement qui laisse les instituteurs, les professeurs de collège ou de lycée sans moyens pour faire face à la pandémie. Classes surchargées où les mesures de distanciation sont impossibles, cantines où les enfants mangent dans la promiscuité et sont donc tout particulièrement exposés, infirmières et agents de service débordés par la multiplication des tâches sanitaires, plus de remplaçants en cas de maladie … voilà les problèmes que tous doivent gérer au quotidien en total « démerdentiel » !

Ils ont exigé des embauches massives de personnel (de surveillance, d’agents d’entretien, d’enseignants, d’infirmières , d’AESH… ) pour poursuivre leur travail dans les meilleures conditions possibles !

CHU – Saint-Étienne

« Bon courage, et merci »

Brève
09/11/2020

L'hôpital Nord de Saint-Etienne le 7 novembre 2020

     C'est ce qu'a dit Castex en visite à l'Hôpital Nord de Saint-Étienne. De courage, les soignants en ont certes besoin, dans la métropole la plus touchée de France par l'épidémie. Mais il leur faudrait surtout des moyens, des lits, des renforts. La réanimation est saturée, malgré les transferts de malades à Clermont-Ferrand, Bordeaux ou Nantes. Les soignants sont épuisés, dans les services Covid comme aux urgences et ailleurs, où les équipes sont réduites à la portion congrue du fait des personnels transférés dans les services Covid.

     Or, à part de belles paroles, Castex n'est venu avec rien de nouveau. Ah si ! Il est venu avec force policiers, pour maintenir au loin les soignants qui manifestaient.