Chômage

Le plein emploi n’est pas de l’autre côté de la rue

Brève
27/02/2020

Pôle emploi vient de publier ses statistiques mensuelles pour janvier 2020. Les chômeurs tenus de pointer (catégories ABC) sont dans la Région au nombre toujours élevé de 630 000, en données brutes. Et plus de la moitié d’entre eux (380 000) sont totalement sans emploi (catégorie A seule), en hausse par rapport au mois précédent.

Même si le nombre des chômeurs est un peu moins élevé en corrections des variations saisonnières, en raison des manipulations statistiques, des radiations administratives et de la hausse régulière et continue du nombre de chômeurs qui ne sont plus tenus de pointer car malades ou en formation, on est loin de la reprise et du plein emploi promis et annoncés par Macron et ses ministres depuis plus de deux ans.

Chambéry (Savoie)

Saisonniers : pas de trêve hivernale pour la colère

Brève
24/02/2020

Lundi 24 février, c'est une centaine de travailleurs des remontées mécaniques et des domaines skiables de l'Isère et des deux Savoies qui se sont rassemblés devant la préfecture. Déjà présents en nombre lors des manifestations contre la réforme des retraites, ces travailleurs saisonniers ont débrayé pour dénoncer le changement du calcul de l'assurance chômage qui se traduira par une perte de 50 % de leurs indemnités.

Comme dans certaines industries, les saisonniers sont indispensables aux patrons des stations, des grands hôtels et restaurants. Ces derniers s'enrichissent, en maintenant des salaires, des conditions de travail et de logement indignes du 21e siècle.

Des capitalistes de « l’or blanc » d’un côté, des exploités de l’autre qui relèvent la tête : la lutte des classes s’exprime aussi en altitude.

Présentation de candidat

Chantal GOMEZ - Tête de liste Lutte ouvrière à ÉCHIROLLES (Isère)

Brève
23/02/2020

J’ai 63 ans et suis retraitée de la fonction publique. Je touche moins de 1200 euros par mois pour une pension complète. Je fais partie de ces “privilégiés” selon Macron qui manifestent depuis 3 mois contre sa réforme.

J’ai été élue Lutte ouvrière au conseil municipal à Échirolles, banlieue de Grenoble, de 2008 à 2014. J’ai pu constater à quel point la commune était sous contrainte de l’État et pas seulement sur le plan financier.

Aucun élu local n’a pu enrayer la dégradation des conditions de vie. Dans ma cité ouvrière, le taux de chômage des jeunes avoisine les 50%. La précarité, les petits boulots se sont généralisés. Je croise des femmes de ménage, des auxiliaires de vie, mal payées, épuisées, qui rentrent tard le soir, en tramway. Parmi les hommes, beaucoup travaillent dans le BTP mais là aussi l’intérim, les CDD et les auto-entrepreneurs sont devenus la norme.

Élus, Préfet, ont été impuissants quand Caterpillar a décidé, en 2009, de licencier six cent travailleurs et des centaines d’intérimaires des usines d’Echirolles et Grenoble.

Mais la révolte des travailleurs finira bien par s’exprimer.

En tant que communiste, je sais que la classe ouvrière est capable de faire tourner cette société mille fois mieux que tous ces politiciens juste bons à servir les capitalistes et à nous faire la morale.

Militante syndicale dans mon entreprise, j’ai vécu la grève de 1995 et d’autres. Mais les grèves qui m’ont le plus marquées sont celles du secteur du nettoyage où j’interviens dans mon union locale. J’ai vu des femmes et des hommes redresser la tête, se faire respecter, être capables de soulever des montagnes quand ils décident, ensemble, de se battrent pour leur intérêts. Alors imaginez ce que serait une telle force collective à une tout autre échelle. Eh bien, je pense qu’on doit s’y préparer, s’organiser contre Macron ou un autre mais surtout contre tous ces exploiteurs du capital. Un vrai parti communiste, ça se construit même à l’échelle d’une commune.

SNCF Paris-Clermont

Toujours la galère pour les usagers

Brève
16/02/2020

Lundi dernier, les Intercités entre Paris et Clermont-Ferrand accusaient entre 1 h 30 et 3 heures de retard. Et le vendredi suivant, c’étaient des retards entre trois et quatre heures, dans les deux sens !

Pas plus tard qu’en septembre dernier, patron de la SNCF, ministre des Transports et secrétaire d’Etat s’étaient engagés en chœur à des améliorations sur cette ligne.

Preuve, s’il en fallait, que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Piscine Yves Nayme – Saint-Étienne (Loire)

Économies sur le dos du personnel et du public

Brève
16/02/2020

Les yeux, la peau et la gorge irrités, c'est ce que vivent le personnel de la piscine Yves Nayme et le public par épisodes successifs. Les mécaniciens travaillent avec un produit cancérigène. Tout a été signalé depuis des mois, pourtant, la direction a commencé par noyer le poisson en dissuadant le personnel d'exercer son droit de retrait. La CGT et FO sont intervenus en décembre pour signaler le danger grave pour la santé. Résultat : la municipalité a envoyé ses experts pour acheter un appareil de mesure de l'air… qu’elle aurait dû acheter depuis plusieurs années !

Mais, suite à un nouveau "record" dans les mesures de produits dangereux, et sous la pression du personnel, la municipalité a décidé de fermer la piscine vendredi 14 février, en urgence. Des mois à minimiser ce que dénonçaient usagers et personnels… le maire ne manque pas d’air !