Hôpital - Annonay (Ardèche)

Une pénurie de moyens criminelle

Brève
04/11/2020

     L'hôpital d'Annonay cherche en urgence des aides-soignants pour faire face à l'afflux de malades. Huit mois après la première vague, il n'y a toujours pas eu d'embauches. L'hôpital en est réduit à solliciter Pôle emploi et propose des contrats d'à peine trois semaines, même pas de vraies embauches !

     Dans le même temps, la maison de collecte du sang d'Annonay, la dernière d'Ardèche, est menacée de fermeture. L'établissement français du sang lance des appels aux dons et voilà qu'il ferme un site pour faire des économies. Pendant qu'on retire des moyens à la Santé et que les soignants s’épuisent au travail, le gouvernement arrose à coups de milliards les grandes entreprises.

Chômage

Les chiffres jugent le capitalisme

Brève
31/10/2020

Les chiffres officiels du chômage, publiés le 27 octobre publiés par Pôle emploi en Auvergne Rhône-Alpes, montrent une baisse apparente du nombre des chômeurs totalement dépourvus d'emploi (catégorie A). Il y avait officiellement 410 000 chômeurs en catégorie A fin septembre 2020, soit 30 000 de moins que le mois précédent. Mais c'est une baisse trompeuse, car c'est 25 % de plus qu'il y a un an, en octobre 2019. Même chose à l'échelle du pays.

Ce système capitaliste est incapable d’assurer la vie des travailleurs et de la société. Cela le condamne.

Covid – Vallée du Gier (Loire)

La grande muette... quand il s'agit de se rendre utile

Brève
29/10/2020

     Les maires des principales villes de la Vallée du Gier (Saint-Chamond, Rive-de-Gier…) ont demandé il y a déjà une semaine l'installation d'un hôpital militaire de campagne pour faire face à l'afflux de patients atteints du Covid en réanimation. Les quelques dizaines de lits disponibles pour toute la Métropole de Saint-Étienne sont déjà occupés et des patients ont été transférés à Clermont, Bordeaux ou Nantes.

     Pour l'instant, aucune réponse. Une réunion avec la préfète a abouti à… « faire bouger les lignes », selon un des maires, c'est-à-dire à rien de concret. Pour une fois que l'armée aurait été utile à la population…

     On a connu l'armée bien plus réactive lorsqu'il s'est agi d'intervenir dans les pays d'Afrique, pour protéger les dictatures en place ou préserver les intérêts des multinationales françaises.

Thalès (Valence)

Prendre sur les profits passés et présents pour maintenir tous les emplois

Brève
24/10/2020

Sur le site de Thalès à Valence, une cinquantaine de suppressions de postes sont annoncés selon les syndicats, sur les 550 travailleurs de Thalès AVS. Cela fait partie d’un plan de 1 000 suppressions de postes annoncés par le groupe Thalès dans sa filiale aéronautique au mois de septembre, qui vont s’ajouter au licenciement de 500 intérimaires et prestataires au niveau national.

La crise dans le secteur aéronautique sert de prétexte, mais le groupe Thalès, spécialisé dans l’électronique de défense et sécurité, le spatial et l’aéronautique annonce un taux de rentabilité de 8 % pour 2020. Il s’apprête à verser aux actionnaires 85 millions d’avance sur dividendes.

Il a largement les moyens de supporter la baisse sur sa filiale aéronautique, en baissant le temps de travail de tous, avec maintien du salaire. Les travailleurs n'ont pas à subir la dictature de ces profiteurs.

Covid – Saint-Étienne (Loire)

L'hôpital déborde déjà

Brève
20/10/2020

Mobilisation au CHU de Saint-Etienne le 15 octobre 2020

     La Métropole de Saint-Étienne a eu l'honneur d'être classée, il y a quelques jours, comme la métropole où la situation sanitaire est la plus dégradée de France. Les services de réanimation sont déjà saturés, et des patients ont été transportés à Clermont-Ferrand.

     Il faut dire qu'il n'y a que quelques dizaines de lits de réanimation pour toute la métropole, qui compte plus de 400 000 habitants, et pas un lit n'a ouvert depuis le confinement. Les personnels soignants sont à bout, et la direction du CHU fait pression pour qu'ils renoncent à leurs congés ou acceptent des heures supplémentaires. Des aides-soignantes sont retirées des autres services – pourtant déjà en sous-effectifs – pour renforcer, bien trop peu, les équipes dédiées au Covid.

     Couvre-feu et autres mesurettes ne pourront pas masquer que le problème principal vient de la dégradation continue depuis des années du système de santé.