Fontaine (agglomération de Grenoble)

Le préfet de l'Isère a dû céder devant la mobilisation

Brève
28/01/2021

Début janvier, la grève de la faim d'un boulanger de Besançon, et une importante mobilisation, avaient obtenu de la préfecture la régularisation de son apprenti guinéen ; comme des milliers de jeunes étrangers en France, il était tombé en situation irrégulière le jour de sa majorité.

Le même scénario vient de se produire pour un jeune Malien qui avait dû arrêter son apprentissage dans une boulangerie de Fontaine. Devenu majeur, la préfecture refusait de lui accorder un titre de séjour. Malgré les multiples démarches du boulanger, le préfet de Grenoble restait ferme sur sa décision.

"Faudrait-il que moi aussi je fasse une grève de la faim ?", avait-il déclaré, en référence à son collègue de Besançon. Eh bien là aussi, la mobilisation qui s'est mise en place pour le jeune Mamadou a fait céder le préfet, qui vient de lui délivrer un titre de séjour d'un an !

Ce combat doit continuer, car des milliers d'autres jeunes se retrouvent en situation irrégulière le jour de leurs 18 ans.

Usine chimique du Pont-de-Claix (banlieue de Grenoble)

Le marché du poison “agent orange” rapportait

Brève
26/01/2021

50 ans après les faits, un procès historique vient de s’ouvrir à Paris à l’initiative d’une Franco-Vietnamienne, soutenue par de nombreuses associations, qui assigne en justice 14 multinationales de l'agrochimie pour avoir produit un défoliant “l’agent orange”.

Durant la guerre du Vietnam (1960-75), l’armée américaine a déversé par avion des tonnes de cette arme chimique contenant de la dioxine, l’un des poisons les plus toxiques qui a empoisonné la population sur plusieurs générations.

En France à Pont de Claix, dans l’usine Progil de l’époque, un atelier “les hormones” fut spécialement conçu pour la fabrication du 2,4-D et du 2,4,5-T constitutifs de l’agent orange. Ce produit partait directement à Saïgon, via Rotterdam.

Gouvernement et patrons français, qui ne seront pas sur le banc des accusés, ont pourtant aussi des comptes à rendre sur cet empoisonnement.

Lyon

Non aux centres de rétention pour les migrants

Brève
25/01/2021

     A Lyon, la construction d’un nouveau centre de rétention administrative (CRA) est lancée, avec ouverture prévue en 2022 : c’est une véritable prison où l’État peut enfermer, jusqu’à 90 jours, des migrants qui n’ont commis aucun vol, aucun crime, mais qui n’ont pas le bout de papier en règle qui leur permettrait de vivre ici.

     Les différents CRA qui existent déjà, dont celui de l’aéroport Saint-Exupéry, sont des lieux où les conditions de vie et d’hygiène sont indignes, et qui ont favorisé la transmission du covid ces derniers mois.  Par ailleurs, des faits de violences physiques de la part des policiers, ou d’humiliations comme des fouilles à nu, sont régulièrement rapportées. Ces lieux sont à l’image de la barbarie que représentent les frontières et la chasse aux migrants actuelle.

     Lutte ouvrière s’associe à l’appel à un rassemblement pour l’arrêt de cette construction et pour la fermeture de tous les centres de rétention, ainsi que pour la régularisation de tous les sans-papiers :  

samedi 30 janvier à 10h place Bellecour,

 

Michelin

Parole d'entrepreneur, parole de menteur

Brève
23/01/2021

Une des justifications de F. Menegaux, président de Michelin, pour faire accepter les 2 300 suppressions de postes, est qu'il va créer de nouveaux emplois en "développant de nouveaux projets d'activités à forte valeur ajoutée." C'est dans ce cadre qu'il a mis en place avec Fives, en 2016, la coentreprise Addup dans l'impression 3D métallique.

Eh bien l'Etat vient de valider un plan de 63 suppressions de postes sur 279 dans cette filiale, dont 24 à Cébazat.

Avec 1,7 milliard de bénéfices en 2019, Michelin aurait les moyens de maintenir tous les emplois. Mais il est plus sensible au maintien des dividendes de ses actionnaires.

Lyon - Crise sanitaire et étudiants

Les irresponsables sont au gouvernement

Brève
22/01/2021

     Jeudi 21 janvier plusieurs centaines d'étudiants ont défilé dans les rues de Lyon pour réclamer la réouverture des facs et protester contre le mépris dont ils sont l'objet. Le suicide récent de deux étudiants et la tentative d'un troisième a en effet secoué tout le monde.

     Nombreux sont ceux qui ont perdu le travail qui leur permettait de vivre. Pour les étudiants de première année qui n'ont pas eu le temps de former des liens avant le confinement, à la précarité s'ajoute l'isolement. Pour tous c'est l'absence totale de visibilité et de perspective pour les mois à venir.

     Leur colère est renforcée par le fait que le gouvernement n'hésite pas à entasser les élèves à 30 par classe du primaire aux classes préparatoires et que pour ceux qui peuvent se payer des écoles supérieures privées, les règles ne s'appliquent pas.

     Pour masquer son irresponsabilité, le gouvernement pointe du doigt celle supposée de la population et en particulier les jeunes. Les manifestants d'hier on montré qu'ils n'étaient pas dupes et ne voulaient pas se laisser faire.