Saint-Gervais-Mont Blanc (Haute Savoie)

Drapeaux rouges en vallée blanche

Brève
13/02/2020

Près de 400 manifestants CGT-FO-SUD, venus des deux départements de Savoie ont défilé ce jeudi 13 février à Saint-Gervais-Mont Blanc. Ils n’entendaient pas laisser Macron faire tranquillement son « show-écolo » dans la vallée sans lui faire le comité d’accueil qu’il mérite et venir crier leur refus de l’actuelle réforme des retraites. Dans les prises de parole, un militant cheminot du Fayet a aussi vigoureusement dénoncé le cynisme des politiciens au service du grand capital qui osent parler du respect de l’environnement alors qu’ils n’ont pas cessé de démanteler le fret SNCF, de favoriser non seulement les transports par camions mais aussi celui des voyageurs par autocars !

La vallée de l’Arve subit aujourd’hui, à certaines périodes, une pollution atmosphérique supérieure à la région parisienne … alors que jusqu’au années 1950 elle était un des principaux lieux d’implantation des sanatoriums où les malades de la tuberculose venaient essayer de retrouver la santé par l’air pur des montagnes ! L’urgence est vraiment d’en finir avec ce système destructeur : le capitalisme !

Hôpital du Vinatier (Bron)

Assez des fermetures pour engraisser les banques !

Brève
11/02/2020

     Pour rembourser la dette, contractée lors d'une rénovation récente, l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron, envisage de fermer 4 unités, dont 3 de longues évolutions, un foyer et un Centre Médico-Psychologique consacré à la pédopsychiatrie. Une centaine de lits et plus de 100 postes sont menacés.

     Mardi 4 février, lors de la Commission Médicale de l'établissement, 150 agents en colère ont apostrophé le directeur et les médecins qui accompagnent ce projet de fermeture. Les agents étaient

contents d'être aussi nombreux à réagir, mais conscients aussi que cela ne suffira pas. Un nouveau rendez-vous est fixé la semaine du 10 février pour une action au Conseil de Surveillance.

     Les agents sont particulièrement inquiets pour le sort des patients soignés dans ces quatre unités de longues évolutions. Ce sont des malades vulnérables et dont le « placement » se fait sur un temps long. La direction veut pourtant fermer dans l'année, sans tenir compte que certains patients sont là depuis plus de 10 ans. Si ces patients retournent chez eux, leurs familles risquent de vivre des situations dramatiques. L'argent doit servir aux malades, pas à assurer des revenus aux banques.

 

Démantèlement du Cerema (Clermont-Ferrand)

Les mensonges gouvernementaux

Brève
10/02/2020

Jeudi 6 février dernier, 80 % des agents clermontois du Cerema était en grève (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Ils protestent une nouvelle fois contre le plan de restructuration national qui prévoit une diminution des effectifs d’ici 2022.

Le Cerema est un organisme né en 2014 du regroupement de tous les services publics chargés de l’environnement, des risques naturels, et des expertises sur le terrain.

A Clermont-Ferrand, de 115 agents en 2008, ils ne sont plus que 64 et devraient être réduits à 52 en 2022. Sur le plan national, depuis 2008, c’est 700 emplois qui ont déjà disparu.

Le gouvernement prétend que l’écologie et l’emploi sont ses priorités. Mais la suppression des emplois dans un organisme chargé de l’écologie prouve que c’est un mensonge d’Etat.

Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme)

Des ouvriers révoltés à juste titre

Brève
03/02/2020

Jeudi 30 janvier dernier, les ouvriers de Luxfer manifestaient dans les rues de Gerzat, en soutien à trois de leurs camarades convoqués pour dégradations dans l’usine. Depuis le 20 janvier, syndicalistes et personnel licencié occupent l’usine, ayant constaté que la direction faisait démonter toutes les machines. Mais ce sont les salariés qui sont accusés de dégradations.

L’usine a été fermée en juin dernier et 126 salariés ont été licenciés en juin 2019 pour "raisons économiques". Or le site de Gerzat a fait un peu plus d'un million d'euros de bénéfices en 2018 ! Entre temps, sur les 126 ouvriers licenciés, seuls 15 % d’entre eux ont pu retrouver un emploi, pour la moitié en contrat précaire et à plus de 30 km de chez eux ! Quant à tous les autres, c’est la baisse des indemnités chômage qui les attend d’ici quatre mois. Cela ne va pas empêcher Luxfer de prétendre à percevoir le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), cette subvention de l’Etat fondée sur les salariés que Luxfer a viré !

Luxfer rime avec gangster, avec la bénédiction de l’Etat.

Aéroport de Lyon Saint Exupéry

May Day ("Alerte") pour le personnel

Brève
01/02/2020

Interviewé par le journal Le Progrès il y a deux semaines, Tanguy Bertolus, directeur technique de Vinci Airports, s'est vanté des résultats positifs de la privatisation de l'Aéroport De Lyon (ADL). Il annonce la hausse du trafic aérien de 27%, la création de 53 nouvelles lignes et 11 compagnies, une hausse de chiffre d'affaires de 7,8 %, et tout cela, dans « une ambiance sociale saine » ; des propos bien loin d'être partagés par l'ensemble des salariés de l'aéroport...

La seule chose qui va bien, ce sont ses profits records... qui ne tombent pas du ciel… Depuis la privatisation de l'aéroport en 2016, racheté par le groupe Vinci, les effectifs d'ADL ont chuté de 20 %, la direction taillant dans tous les services. Les salariés sont à bout. Même lorsqu'ils sont en repos, ils sont parfois rappelés par la direction pour pallier aux arrêts maladie dus aux nombreux « burn-out ».

A l’annonce d’un préavis de grève, la direction a comme par hasard annoncé « la diminution des non remplacements de postes ». Cela montre bien qu’elle craint sérieusement la grève et c'est elle qui la fera reculée à l'avenir !