SAD Presstalis – Vénissieux (Rhône)

Fermeture avec 110 suppressions d’emplois

Brève
16/05/2020

Le dépôt de Vénissieux en grève le 14 mai 2020

     On ne trouve plus la presse nationale chez les marchands de journaux depuis mardi 12 mai. Les salariés de la SAD (société d’agences et diffusion), qui les distribuaient, étaient en grève, de même que leurs collègues des autres agences du pays, car ils craignaient leur licenciement.

     Ils ne s’étaient pas trompés. La SAD est une filiale de Presstalis, qui distribue la presse au niveau national, et qui est la réunion de deux coopératives : celle des quotidiens et celle des magazines. Les éditeurs de presse sont à la fois les actionnaires et les clients de Presstalis. Presstalis est lourdement endetté et régulièrement menacé de fermeture. Les deux coopératives n’ont pas les mêmes intérêts et n’ont pas réussi à se mettre d’accord.

     Le tribunal de commerce a tranché vendredi 15 : Presstalis est mis en redressement judiciaire avec une période d’observation de deux mois. 270 postes sur 402, qui gèrent la distribution des quotidiens au siège et sur la plate-forme de Bobigny, sont conservés. Mais les filiales, les sociétés SAD et Soprocom sont liquidées sans poursuite d’activité. Il est question de vente à la découpe, mais en attendant cela fait 500 suppressions d’emplois en province.

     Au dépôt de Vénissieux, qui alimentait la région, c’est 110 suppressions d’emplois, sans compter les sous-traitants (chauffeurs-livreurs…). Et bien sûr, plus de journaux nationaux ni de magazines distribués. La CGT du dépôt de Vénissieux annonce que les travailleurs ne veulent pas en rester là et qu’ils ont l’intention de se battre contre leur licenciement.

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