CHU de Grenoble

Une dégradation continue et connue

Brève
27/06/2022

Une manifestation de soignants devant le CHU de Grenoble il y a deux ans

À Grenoble, après la Clinique mutualiste, l'hôpital de Voiron, et comme un peu partout en France, le CHU restreint drastiquement le fonctionnement des urgences la nuit, faute de personnel. Cette pénurie impacte aussi les autres services : la hiérarchie fait une pression continue sur le personnel pour reporter ou adapter les congés ; elle dirige rapidement les patients hospitalisés vers la sortie, ou renvoie vers d'autres établissements pour des examens médicaux qui ne se sont plus assurés au CHU.

Depuis des années les salariés protestent contre le manque de personnel et de moyens, mais les directions qui se sont succédé, comme de bons petits soldats, ont appliqué fidèlement la politique des gouvernements de gauche comme de droite.

Tous les politiciens et les hauts fonctionnaires de la santé étaient bien sûr parfaitement au courant de la situation du CHU. Quant à Olivier Véran, il y travaillait comme neurologue avant d'être élu député puis de devenir ministre de la santé durant trois ans ! Il est donc également bien placé pour savoir que l'argent qui ne va pas dans les hôpitaux va au grand patronat...

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