Ville de Grenoble :  Une municipalité de gauche de combat contre les travailleuses des écoles

Echo d'entreprise
02/04/2022

Lors dune précédente grève

Lundi 28 et jeudi 31 mars, plus de 200 ATSEM, agents d'entretien, de restauration scolaire et animateurs périscolaire étaient en grève pour dénoncer la précarité, le sous-effectif permanent et des conditions de travail de plus en plus dégradées.

Une soixantaine d’entre elles ont été reçues par une élue et la direction qui ont fait semblant de ne pas comprendre leur colère : certaines, avec plus de 20 ans d'ancienneté ne sont toujours pas embauchées, d'autres sont payées avec un mois de décalage, et beaucoup ne travaillent que quelques heures par semaine avec un salaire ne leur permettant pas de vivre.

Au titre de la loi des 1607 heures, cette municipalité écologiste, France insoumise, PCF exige en outre qu'elles effectuent 28 heures de plus annuellement gratuitement.

Et comme si cela ne suffisait pas, elle attaque le droit de grève en leur interdisant de faire grève à l’heure, alors que c’est la règle dans la Fonction publique territoriale.

Voilà des politiciens de gauche qui font le sale boulot du gouvernement contre des travailleuses. Mais celles-ci sont bien décidées à ne pas se laisser faire.

Medtronic Pont de Claix (agglomération de Grenoble) :  200 euros pour tous !

Echo d'entreprise
25/03/2022

Les 140 travailleurs de Medtronic sur le site de Pont de Claix sont en grève une journée par mois depuis janvier. Ils exigent une augmentation mensuelle de 200 € pour tous et une prime de 1.500 €. Et ils en ont assez des heures supplémentaires que la direction leur demande de faire et considèrent comme une aumône la prime de 500 € modulable selon le temps de présence de chacun ! 

C’est la publication d’un audit révélant des profits importants, qui a mis le feu aux poudres. Medtronic est en effet une multinationale qui produit du matériel médical. A Pont de Claix, ce sont des aiguilles de suture qui sont fabriquées. La production a continué à fond pendant toute la pandémie. Récemment, les salaires ont été augmentés pour les jeunes entrants dans l’entreprise, mais tous les autres, parfois avec plus de 20 ans d’ancienneté, ont été oubliés ! Quant au niveau de salaire, il est particulièrement bas : un OS est à 1600 euros brut.

Les travailleurs en ont assez de ces miettes proposées par cette entreprise riche à milliards. Et ils entendent bien poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction.

Grenoble :  Restauration collective : La Poste et Orange licencient

Echo d'entreprise
19/03/2022

Le restaurant associatif « Plein soleil » des personnels de La Poste de Grenoble fermera définitivement ses portes fin avril 2022, avec 9 licenciements à la clé.

C'est un des 37 derniers restaurants associatifs, gérés par les postiers eux-mêmes, où employés de La Poste et d'Orange, l’ex France-Télécom, pouvaient se restaurer à moindre coût. Lieux où les retraités gardaient aussi un lien avec leurs collègues en activité.

Au niveau national, les postiers disposent encore de 118 restaurants collectifs, mais la direction entend s’en débarrasser au profit, c’est bien le mot, du privé. En mai 2021, elle a lancé un appel d'offre pour passer à la sous-traitance les restaurants collectifs qu'elle n'aura pas liquidés, offrant ainsi le budget social de la restauration des postiers à l'appétit des ogres du privé. Plusieurs restaurants collectifs sont déjà menacés de fermeture avec pour conséquence plusieurs dizaines de licenciements.

Orange et La Poste ont largement de quoi sauver ces emplois en maintenant la restauration pour leurs salariés d’hier et d’aujourd’hui.

Savoie :  Direction Interdépartementale des Routes : deux morts au travail de trop !

Echo d'entreprise
07/03/2022

Les économies de l'Etat sont aussi un danger

Mercredi 2 mars, deux agents de la Direction Interdépartementale des Routes (DIRCE) qui travaillaient sur la voie rapide RN 90 à La Bâthie en Savoie, ont été mortellement fauchés par une voiture qui roulait à vive allure, alors qu’ils portaient secours à un autre automobiliste. L’un avait 52 ans, l’autre 56 ans et était vacataire.

D’après la CGT, depuis décembre 2021, on comptabilise dans le pays, trente accidents du travail dont trois agents tués. Le syndicat dénonce le manque d’effectifs et de moyens indispensables à une bonne sécurisation des chantiers, en particulier sur ceux des voies rapides où le travail est très dangereux.

Les ministres concernés ont fait part de leur émotion. Verser des larmes de crocodile, ça ne coûte rien.

Michelin :  Les actionnaires sont gavés

Echo d'entreprise
17/02/2022

Le siège social à Clermont-Ferrand

Michelin vient d’annoncer les bénéfices réalisés l’an dernier : 1,85 milliard d’euros de bénéfices, soit une augmentation de 200 % par rapport à 2020 !

Face à ce résultat, « le groupe a exceptionnellement souhaité aller plus loin dans la reconnaissance de la surperformance réalisée cette année ».

Pour les salariés cela se résume à une « prime exceptionnelle » de 600 euros, à comparer aux près de 15 000 euros de bénéfices gagnés par travailleur du groupe. Quant aux augmentations de salaires annoncées pour 2022, elles sont très inférieures à l’inflation officielle.

Mais pour les actionnaires se sera le doublement des dividendes. Ils passent de 2,30 € à 4,50 € par action, soit une augmentation de pratiquement… 100 % !

Pour réellement augmenter leur salaire, les travailleurs ne pourront compter que sur leur propre lutte.

Société de Distribution de Chaleur de Chambéry :  La grève pour les salaires continue

Echo d'entreprise
01/02/2022

Depuis le 25 janvier, tous les techniciens de la SCDC de la zone industrielle de Bissy qui assurent la maintenance du réseau alimentant en chauffage des entreprises, les hôpitaux, des écoles et des particuliers, ont engagé le combat pour obtenir une augmentation collective des salaires. L’an passé, une prime de 1000 euros avait été arrachée après deux jours de grève. Mais chacun a conscience que c’est chaque mois sur la fiche de paie qu’il faut que ça change. Et pas qu’un peu !

Pour le moment, la direction, sous la pression d’Engie, reste sourde. Pas de quoi entamer la combativité de ces travailleurs qui posent, dans la lutte, le problème de tous les salariés, celui d’une augmentation massive des salaires.

Société de Distribution de Chaleur de Chambéry :  La bonne chaleur de la grève

Echo d'entreprise
25/01/2022

Mardi 25 janvier, les travailleurs de la SCDC, filiale d'Engie, se sont mis en grève pour exiger 10 % d'augmentation de salaire dans le cadre d'une journée nationale d'action du secteur de l'énergie. 100 % des techniciens, qui assurent la production et la maintenance sur des dizaines de sites étaient en grève. Et l'idée qu'il va falloir remettre ça, et ce dès jeudi, fait son chemin.

Un feu de palettes et un mouvement qui est à alimenter.

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Débrayages pour les salaires à l’usine des Gravanches

Echo d'entreprise
24/01/2022

Rassemblement devant les Gravanches le 20 décembre 2021

Cette année, les réunions salariales ont abouti à l’annonce d’une Augmentation Générale (AG) de 2% pour les ouvriers… même pas au niveau de l’inflation officielle de 2,3% en 2021. Cela représente 30€ nets pour un salaire de 1500€, a peine de quoi compenser la hausse du gasoil en un an ; donc rien pour payer la hausse des prix de l’électricité, du gaz, des fruits et légumes, des pâtes…

Pour les autres catégories c’est 0% d’AG. Elles devraient se contenter d’augmentations individuelles, par définition incertaines, de 1,9 % « en moyenne »,.

Entre temps, les analystes boursiers anticipent les annonces des résultats de Michelin pour 2021 avec une prévision de 1,9 milliards d’euros de bénéfice net. Elle dépasse le résultat record de 2019, avec un chiffre d’affaires inférieur en raison de suites de la crise sanitaire. Cela représente plus de 15 000 euros par travailleur de cette multinationale.

A l’usine des Gravanches, vendredi 21 janvier, dans l’équipe du matin, une partie des ouvriers en fabrication ont décidé d’arrêter les machines. Après s’être réunis au réfectoire, ils ont décidé de faire le tour de l’usine, entraînant plusieurs autres travailleurs avec eux. Une partie a attendu l’arrivée de l’équipe suivante devant le tourniquet. Informés par téléphone , ou à leur arrivée à l’usine, une partie des équipes du soir et de nuit ont fait grève.

Après le Ras-le-bol déjà exprimé par les arrêts de travail des 19 et 20 décembre, ce mouvement est un bon présage pour l’avenir

Ville de Grenoble :  Grève à la Propreté Urbaine

Echo d'entreprise
06/01/2022

Depuis mardi 4 janvier, une bonne partie des travailleurs de la Propreté Urbaine sont en grève car ils refusent la nouvelle application des 1607 heures imposée par la Ville. Et cela commence à se voir, notamment sur les marchés qui ne sont plus nettoyés.

Ils veulent être traités comme les autres services (qui doivent travailler 7 minutes de plus par jour) et ne pas faire 2 heures de plus 14 fois dans l’année, en fonction des « nécessités de service », c’est-à-dire au bon vouloir de l’administration. Et ainsi, comme le disent les grévistes, pour éviter de payer en heures supplémentaires et d’embaucher.

Après deux entrevues où l’élu au personnel et la direction faisaient toujours la sourde oreille, les grévistes ont décidé de poursuivre leur mouvement en bloquant depuis jeudi 6 le principal site du service. La mairie écologiste, comme n’importe quel patron, a envoyé un huissier. Mais le moral est bon et, autour des braseros, les discussions vont bon train sur la nécessité de s’organiser pour se faire respecter.

Michelin – Clermont-Ferrand :  Il y en a marre !

Echo d'entreprise
21/12/2021

Ce dimanche, plusieurs arrêts de travail ont eu lieu à l’usine des Gravanches à l’appel de la CGT et de SUD. Selon les ateliers et les équipes, ce sont 30 à 75 % des salariés qui sont sortis et jusqu’à 100 % dans un atelier.

C’est un ras-le-bol général qui s’est exprimé : dégradations des conditions de travail, rappels incessants des chefs pour venir boucher les trous en semaine, manque d’effectifs, salaires et primes insuffisants.

Lundi, les travailleurs en équipe 3x8, ont découvert avec satisfaction le succès de la mobilisation de la veille. Et certains ont pris le relais de leurs camarades des équipes de fin de semaine en faisant grève ou en quittant leur poste en cours d’équipe car leurs problèmes sont les mêmes.

Pour beaucoup c’était la première grève à laquelle ils participaient. Un bel encouragement pour l’avenir pour beaucoup de jeunes embauchés qui n’ont encore jamais fait grève et pour tous ceux qui pensaient jusque-là que les luttes ouvrières n’étaient plus possibles.