Ville de Grenoble :  Non au vol de jours de repos

Echo d'entreprise
29/09/2021

Rassemblement devant la mairie, le 27 septembre

Comme dans de nombreuses collectivités territoriales, le maire écologiste Éric Piolle et son équipe municipale LFI et PCF se préparent à faire travailler chaque agent au moins 28 heures de plus gratuitement en application d’une loi du gouvernement qui vise à augmenter le temps de travail des agents municipaux, pour atteindre les 1607 heures par an. A Grenoble, c’est l’équivalent de 50 emplois que le maire va ainsi économiser.

Cette mesure qui se rajoute à d’autres ne passe pas. Lundi 27 septembre, des travailleurs de la Ville ont donc fait grève et manifesté devant le conseil municipal en scandant « Non à la perte de nos jours de congés », « La mairie, c’est nous ! ». Une dizaine de travailleurs a pu entrer pour dire leurs 4 vérités aux voleurs de congés réunis dans la pièce.

Rendez-vous a été pris pour le 5 octobre qui sera une nouvelle occasion d’exprimer sa colère, dans les rues de Grenoble et d’ailleurs.

Territoriaux de Grenoble :  « On trie les livres, pas les lecteurs ! »

Echo d'entreprise
23/09/2021

Lors d'un rassemblement devant la préfecture, le 22 septembre

Depuis le 24 août, les bibliothécaires de la ville de Grenoble continuent de se mobiliser contre l’obligation de contrôler le passe sanitaire des usagers, par des jours de grève et pour certaines en refusant de contrôler. Rassemblements de soutien et distributions de tracts permettent d’expliquer au public en quoi ce contrôle empêche l’accès à la culture pour tous. D’ailleurs, les agents des bibliothèques d’une dizaine de communes de l’agglomération ont rejoint la mobilisation.

Malgré leurs recherches actives, les agents n’ont toujours pas débusqué Eric Piolle, le maire écologiste, qui ne daigne pas les rencontrer, mais qui a fait parvenir à chacun un courrier notifiant les sanctions encourues.

Mais voyez-vous, il paraît qu’il ne faut pas parler de « sanctions » mais de… « mesures administratives » !

Arkema – Pierre-Bénite (Rhône) :  Une sanction de trop

Echo d'entreprise
19/09/2021

     Depuis plusieurs mois dans l’usine des sanctions tombent pour un oui ou pour un non, allant d’un avertissement à la mise à pied.

     Alors quand mercredi 15 septembre le licenciement d’un salarié a été annoncé pour « comportement menaçant vis-à-vis d’autres salariés », des travailleurs postés ont fait le tour des installations et entraîné les hésitants à se mettre en grève contre cette sanction privant un salarié de son gagne-pain et jugée choquante. La grève a continué pendant cinq jours, entraînant l’arrêt total des installations.

     Une mise en garde salutaire, et qui coûte cher à cette direction arrogante qui croyait avoir les mains libres pour faire ses mauvais coups.

Cafés Folliet – Chambéry  :  Pass sanitaire, nouvel exemple de dictature patronale

Echo d'entreprise
01/09/2021

La semaine dernière, les salariés des cafés Folliet, entreprise de Chambéry, qui torréfie du café et le commercialise ensuite dans toute la France, ont reçu un mail édifiant de leur patron. Bernard Folliet leur a en effet annoncé qu’il comptait leur imposer le passe-sanitaire à compter du 15 septembre prochain. Les 265 salariés, qu’ils soient à l’usine de production, en logistique ou commerciaux et services administratifs, devront avoir un passe valide, qui sera contrôlé par leur chef de service, sous peine de voir leur contrat suspendu.

L’essentiel de l’entreprise ne fait pourtant pas partie d’un des secteurs concernés par la mesure gouvernementale. Mais Bernard Folliet, par ailleurs président du Medef Savoie, ne s’embarrasse pas de considérations juridiques et entend aller au-delà de la loi, en imposant la vaccination aux salariés. Comme tous les capitalistes, il entend régner en maître et dicter ses volontés aux travailleurs, même illégales.

Et, il ose, comme le gouvernement, présenter cette attaque anti-ouvrière comme une manière de lutter contre la pandémie. Chez Folliet, il n’y a pas que le café qui a un goût amer !

Grenoble :  Grève dans les bibliothèques municipales

Echo d'entreprise
25/08/2021

Après leur première journée de grève mardi 24 août, les agents des bibliothèques de Grenoble ont reconduit leur mouvement.

Ils refusent de contrôler le passe sanitaire de leurs usagers et d'interdire l'entrée des bibliothèques à ceux qui n'en ont pas, estimant que leur mission de service public est d'accueillir tout le monde. Ils savent que ce seront les plus démunis, les plus précaires qui seront principalement rejetés... Alors pas question.

Face à leur mouvement, le maire écologiste Eric Piolle tient un double langage : d'un côté il assure de son soutien les grévistes... mais de l'autre il menace de sanction ceux qui refuseront de faire les contrôles. Ces menaces de sanctions vis-à-vis de travailleurs sont à l'image de celles proférées par Macron et son gouvernement tout au long de cette crise sanitaire et elles sont inadmissibles.

Michelin :  La crise... connais pas !

Echo d'entreprise
24/05/2021

A l'assemblée des actionnaires du 21 mai, Michelin a annoncé une augmentation de 15% du dividende qui leur sera versé. Les gros actionnaires vont récupérer autour de 410 millions d'euros sur les 625 millions d'euros de bénéfices réalisés en 2020.

Et en 2021, Michelin prévoit 2,5 milliards de bénéfices et une provision d’un milliard.

Au bout d’une année de crise sanitaire, la santé financière du groupe, elle, reste bonne.

Du côté des travailleurs, il n’en est pas de même. L'augmentation générale des salaires prévue sera de 0,5% à partir de mai, soit 5 à 7 centimes de l'heure. Et 0% pour les techniciens et cadres.

Michelin poursuit son plan d’attaque contre les travailleurs avec des salaires en bas de l’échelle, des centaines de suppression d'emplois et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent.

C'est de cette aggravation de l'exploitation que Michelin tire des profits plus que confortables.

L'argent dans les coffres-forts de Michelin ne manque donc pas pour augmenter les salaires. Mais pour obtenir des salaires décents, les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de préparer leur propre plan de lutte pour imposer leurs revendications.

Territoriaux de Grenoble :  Le maire de Grenoble s'attaque au droit de grève

Echo d'entreprise
25/04/2021

Lors d'une précédente grève

Le maire écologiste Eric Piolle à la tête d'une municipalité EE-LV, LFI, PCF, veut non seulement s’attaquer au temps de travail des agents municipaux, comme le réclame Macron, en volant au moins 4 jours de congés, mais il vient aussi de remettre en cause les modalités du droit de grève des agents des écoles, en s'appuyant sur une vague jurisprudence.

Actuellement, les agents territoriaux peuvent faire grève une heure, une demie journée ou la journée. Mais le maire a décidé d'interdire la grève à l'heure aux employés du périscolaire et de la cantine. Et ceux qui sont en journée continue, eux, n'auront même plus le droit de faire grève à la demi-journée. Ce sera la toute journée ou rien.

Tout cela pour ne pas "entraîner un risque de désordre manifeste dans l'exécution du service", dixit la note de la direction générale !

Cette attaque contre le droit de grève est d’autant plus révoltante qu’elle concerne une catégorie de travailleurs municipaux, constituée très majoritairement de femmes parmi les plus précaires, avec de tout petits salaires, qui ont fait grève et se sont fait entendre ces derniers mois.

Michelin :  Un « plan stratégique » … pour les actionnaires

Echo d'entreprise
13/04/2021

Une entrée de l‘usine de Cataroux

La direction de Michelin a présenté ce jeudi 8 avril aux milieux financiers son « plan stratégique 2030 ».

Elle a pris des engagements dont la teneur n’est pas la même suivant qu’il s’agisse des salariés ou des « investisseurs ».

Pour les travailleurs, elle vise à supprimer 2 300 emplois. Quant aux embauches qu’elle prétend créer, ce sera soit dans de nouvelles activités, soit en récupérant des activités confiées à la sous-traitance. Donc le travail actuel se fera avec moins de salariés, et des sous-traitants risquent de mettre la clef sous la porte. C’est sur le dos des travailleurs que Michelin compte « gagner 5 % de gain de compétitivité par an ».

Par contre, pour les actionnaires, le groupe promet du sonnant et trébuchant, en annonçant sa volonté de leur distribuer au moins 50% du bénéfice net dès 2022 contre au moins 35% jusqu’à présent.

Crise économique ou sanitaire, les capitalistes se gavent sur le dos des travailleurs.

Michelin :  Osiris, dieu des actionnaires

Echo d'entreprise
09/04/2021

Michelin vient de mettre au point, à l’usine de Blavozy (près du Puy-en-Velay), une nouvelle technologie, baptisée « Osiris », capable de gagner en productivité dans la confection des pneus. A l’heure de la mode écologique, il vante surtout le gain en consommation d’énergie et émission carbone.

Par contre, il est moins prolixe sur la réduction des travailleurs nécessaires à la production de ces pneus. S’il prétend, pour l’instant, qu’aucun licenciement ne sera lié à ce projet, comment ne pas le mettre en relation avec le plan général de 2 300 suppressions de poste annoncé en ce début d’année ?

Cerise sur le gâteau, l’entreprise bénéficie pour ce projet d’une aide de l’Etat de 1,75 millions d’euros, dans le cadre du plan France Relance pour la décarbonation de l’industrie.

Aristote disait : « Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous ». Michelin traduit : « Le progrès ne vaut que s’il est partagé entre les actionnaires ».

Saint-Marcellin (Isère) :  « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s »

Echo d'entreprise
26/03/2021

Samedi 20 mars, à l’appel de la CGT Santé, les travailleurs hospitaliers de Saint Marcellin, Vinay et Saint Sauveur se sont retrouvés sur le marché pour sensibiliser la population sur leurs conditions de travail et l'inaction du gouvernement.

Sous forme d’hôpital de campagne et avec le slogan « formez, embauchez, nous sommes épuisé-e-s », ils ont pu discuter de la dégradation chronique des services aggravée par la situation épidémique depuis une année. La population se rendant bien compte de l’épuisement du personnel et de la justesse de leurs revendications les a accueillis chaleureusement. Et face aux manques de personnels à tous les niveaux, elle a été invitée à déposer des CV dans les trois établissements. Mais c’est aussi sur les salaires et la réduction du temps de travail à 32h qu'ont porté les discussions.

Le « Ségur de la Santé » est en effet loin d’avoir permis une revalorisation des salaires compensant les conditions de travail éprouvantes (travail de nuit, week-end, horaires décalés).