Michelin :  Pauvre riche

Echo d'entreprise
11/07/2020

Michelin vient d’être condamné par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand à payer les maigres augmentations salariales prévues initialement pour cette année. En avril, il avait en effet demandé à une grande partie des salariés de renoncer « volontairement » à ces augmentations cette année, dans un souci de « cohérence sociale avec les autres pays du groupe », où il a imposé ce gel.

Le coronavirus sert de prétexte à tous les chantages.

Avec 1,7 milliard d’euros de bénéfice, voilà une entreprise qui a besoin de puiser dans les payes des salariés pour survivre.

Elior - Saint-Fons (Rhône) :  “Héros” au travail mais zéro sur la paye

Echo d'entreprise
08/07/2020

Les salariées du nettoyage de l’entreprise Elior, travaillant à l’usine chimique Elkem à Saint-Fons sont en grève depuis trois jours. Elles ont travaillé pendant toute la période de confinement, pris les transports en commun et exposé leur santé comme tous les “derniers de corvée” qui sont montés au front, sans masque au départ.

Dans cette  usine classée Seveso, elles n’ont droit ni à la prime de risque comme les travailleurs d'Elkem, ni à la prime Covid réservée aux seuls nettoyeurs des hôpitaux et cliniques. Toutes ces injustices ajoutées aux salaires minables à vie,  ont fait éclater la colère. En plus des primes, elles réclament 300 euros d'augmentation par mois.

Les actionnaires d’Elior et d'Elkem, planqués à l’arrière doivent passer à la caisse !

Michelin :  De l’argent, il y en a

Echo d'entreprise
27/06/2020

Une entrée de l'usine de Cataroux

Crise ou pas crise, l’assemblée générale des actionnaires de Michelin, qui s’est tenue à huit clos cette semaine, garantie toujours les revenus des plus riches.

Si les dividendes par action passent de 3,85 € à 2 €, cela représente encore plus de 350 millions d’euros pour les actionnaires. Par contre, les augmentations des salaires sont, elles, au ras des pâquerettes… voire nulles pour beaucoup.

Pourtant, d’après ses propres chiffres, l’entreprise n’est pas aux aboies : le bénéfice net a encore été de 1,7 milliard d’euros en 2019.

Il y a largement de quoi maintenir tous les emplois, y compris ceux en CDD ou en intérim, et augmenter les salaires.

Renault Trucks - Vénissieux :  Chômage partiel : l’État paie, les patrons profitent !

Echo d'entreprise
28/05/2020

     À l’Usine Moteurs de Renault Trucks, après avoir fait reprendre le travail en présentant des mesures censées assurer la sécurité des travailleurs, la direction s’est empressée de supprimer une des deux séances de nettoyage prévue dans chaque équipe. Il n'y a pas de petit profit et comme par hasard cela lui permet d'augmenter le nombre de moteurs produits dans l’espoir de revenir à une production la plus proche de celle d’avant la crise.

     Dans le même temps, elle annonce que beaucoup de secteurs seront concernés par des journées de chômage technique, y compris dans les secteurs où la production est augmentée. De cette façon, Renault Trucks fait payer par l’État une partie des salaires des travailleurs… Mais s'il y a moins de travail, le patron doit payer lui-même les salaires en entier mème si on ne vient travailler que certains jours.

La Poste :  Le virus a bon dos

Echo d'entreprise
26/05/2020

     À Lyon, Saint-Étienne,… l’organisation des journées de travail des facteurs a été réorganisée en profondeur dans le cadre de l’épidémie. Auparavant, chacun avait un « jour glissant » par semaine, c’est-à-dire un second jour de repos en plus du dimanche. Mais avec la réduction du nombre de jours de distribution du courrier, ce jour a disparu.

     Les remplacements sur ces « jours glissants » étaient assurés par des travailleurs, souvent en intérim ou en CDD : leurs contrats sont en train d’être arrêtés. A l’échelle du pays, cela pourrait représenter des milliers de postes. Pour ceux qui restent, le travail sera plus intense, notamment avec l’augmentation du nombre de colis et de recommandés, ainsi que les gestes de protection sanitaire.

     Rien d’étonnant à ce que Philippe Wahl, le PDG de la Poste, fasse partie du « club Montaigne », le mal-nommé club de patrons adeptes du travailler plus et gagner moins… pour les travailleurs !

CHU Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) :  Manifestation de soignants

Echo d'entreprise
20/05/2020

Mardi 19 mai, plusieurs dizaines de personnels du CHU se sont rassemblés devant la direction générale du CHU pour dénoncer les salaires toujours bloqués ainsi que le non-paiement de la prime exceptionnelle et des heures supplémentaires, le manque de moyens de protection et de dépistage, la non-embauche de personnel, les fermetures de lits et la non-reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle.

Le gouvernement est prompt à dégager des fonds pour les entreprises. Mais pour les premiers de corvées, il n’y a que de vagues promesses.

Le personnel des hôpitaux a bien raison de se faire entendre.

SNCF - Gares lyonnaises :  Derrière la com’, la pénurie et les risques

Echo d'entreprise
07/05/2020

Des beaux ronds dans une gare vide... dérisoires quand la gare sera pleine

Dans sa charte « en train, tous responsables », la SNCF explique que les voyageurs devront tous porter un masque. Mais sur le terrain, les travailleurs des entreprises sous-traitantes n’en ont pas assez : les agents de sécurité de l’entreprise BSL, qui intervient dans les gares lyonnaises, n’ont ainsi pour l’instant qu’un seul masque par jour. Au nettoyage, la situation est similaire.

Le gouvernement a annoncé que les agents SNCF assermentés, tels que les contrôleurs, pourraient infliger des amendes aux voyageurs sans masque, mais aujourd’hui, il est compliqué d’en avoir un, que l’on soit voyageur ou salarié intervenant dans les transports en commun ! Les cheminots reçoivent bien deux masques par jour, mais ce sont de simples masques chirurgicaux. Or, dans un règlement interne de 2007, la SNCF prescrivait des masques FFP2 pour les agents en contact avec le public.

Alors, les chartes et autres stickers collés au sol dans les gares pour montrer les distances nécessaires font jolis, mais concrètement, sur le terrain, les inquiétudes sont grandes.

Renault Trucks - Lyon :  Renault Trucks tombe le masque

Echo d'entreprise
06/05/2020

Pour BFM, tout était prêt pour la reprise

A Renault Trucks, le travail a repris depuis maintenant plus d’une semaine. Et même si au départ la direction a multiplié les réunions pour tenter de rassurer sur la reprise, le naturel a assez vite repris le dessus. La direction avait promis des masques pour tous les salariés. Au début des masques chirurgicaux ont été distribués. Mais ensuite, l’épaisseur des masques a eu de quoi susciter l’inquiétude : bien plus fins que des masques chirurgicaux, plus fins même que le papier toilette. En diminuant d’épaisseur, le prix de ces masques avait-il lui aussi diminué ? Nul ne le sait mais devant les questions que se posaient pas mal de travailleurs, la direction les a retirés de la circulation, en attendant des tests.

De même il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des responsables se plaignent d’un manque de production, alors que nous devons nettoyer nos postes de travail et respecter toute une série de consignes avec le port du masque en permanence.

La direction était pressée de faire reprendre le travail avant même la fin du confinement. Et si elle répétait sans cesse, dans l’usine ou devant la presse, que la santé des salariés était sa première priorité, les responsables ont vite retrouvé leurs préoccupations : nous faire travailler toujours plus avec toujours moins.

PIC de Lempdes (Puy-de-Dôme) :  Chasser le naturel…

Echo d'entreprise
01/05/2020

A la PIC (Plateforme industrielle du courrier) de Lempdes, la direction était aux petits soins pour les salariés, au début du confinement. Il fallait d’abord respecter les gestes barrières et y adapter le travail. Celui-ci a été réduit à deux nuits par semaine.

Depuis dix jours, changement de braquet : on est passé à trois nuits, la charge de travail a augmenté en fin de poste et les chefs font la chasse aux temps morts. Il faut trier en urgence et en priorité les publicités ; le courrier des particuliers se fait éventuellement à la fin, s’il reste du temps.

Certains qui avaient posé leurs reliquats de congés depuis longtemps se voient obligés de travailler à cause du changement des plannings tout en perdant ces congés. C’est la double peine.

Alors le mécontentement commence à monter. La semaine dernière, plusieurs sont restés discuter entre eux après ces annonces du directeur. Depuis l'idée de la grève fait son chemin.

Agglomération de Grenoble :  Les locataires HLM vont payer pour les patrons du BTP

Echo d'entreprise
29/04/2020

La SDH (Société dauphinoise pour l’habitat) est un gros bailleur social privé du groupe “Action Logement”, piloté par le MEDEF. Elle vient d’annoncer la prise en charge “des surcoûts générés par les mesures de protection sanitaire sur ses chantiers”, un cadeau aux entreprises du BTP qui oscille entre 700 000 et un million d’euros, afin, dit-elle, “de préserver leur équilibre financier déjà très éprouvé”.

Le patronat du BTP bien arrosé par l’Etat, la Région et la Métro (communauté d’agglomération) sera donc aussi “aidé” par l’argent des loyers des locataires modestes des HLM à qui, bien sûr,  on n’a pas demandé l’avis.

Quant aux employés de la SDH, comme les gardiens d’immeubles, ils ont reçu seulement deux masques... fait main.