Saint-Marcellin (Isère) :  Le courant ne passe plus chez Legrand

Echo d'entreprise
22/03/2021

Jeudi 18 mars, les 188 employés de l’entreprise LEGRAND à Saint Marcellin ont été appelés par la CGT à deux heures de débrayages par équipe pour protester contre les propositions de la direction dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Plus de 80% des ouvriers se sont retrouvés devant la porte pour affirmer que le compte n’y est pas.

La direction propose 0,5 % d’augmentation générale. Les travailleurs ont fait sauter la virgule et demandent 5 %, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 400 euros, sans oublier la prime dite Macron 2021. Les actionnaires du groupe Legrand, spécialiste des installations électriques, n’ont, eux, pas subi les effets de la crise : leurs dividendes ont augmenté de 6 % en 2020 ! Les salariés se sentent donc largement grugés, et ils n’oublient pas les congés annuels et les RTT qu’ils ont perdus pendant le confinement.

Un débrayage réussi…et de bonnes raisons de se sentir renforcés et capables de se faire respecter.

Iveco Bus – Annonay :  Le ras-le-bol s’exprime sur les salaires

Echo d'entreprise
16/03/2021

Lors d'une précédente grève

Un mouvement de débrayages pour les salaires a démarré lundi 8 mars à l’usine Iveco Bus d’Annonay. 1500 travailleurs y produisent des bus et des cars. Lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, les dirigeants d’Iveco ont proposé 0,5 % d’augmentation générale, soit à peine 6 € sur les plus bas salaires, ce qui a été pris comme une insulte.

Iveco fait partie du groupe CNHi, propriété du milliardaire Agnelli. En 2020, CNHi a fait 360 millions d'euros de bénéfices et mis de côté 3 milliards supplémentaires en trésorerie. Ces profits ont été obtenus en supprimant des postes et en volant des jours de congés ou de RTT tout en fabriquant autant de bus. De quoi alimenter la colère.

Débrayages et discussions continuent cette semaine. La production, habituellement de 6 véhicules par jour, est tombée à 1 seul. En débrayant, les travailleurs affirment qu'il leur faut plus que des miettes pour vivre même s'ils n'ont pas formulé une revendication précise.

Ewellix (Chambéry, zone de Bissy) :  La grève, c’est bon pour le moral…et le portefeuille

Echo d'entreprise
23/02/2021

Les grévistes d'Ewellix en assemblée générale

Mardi 23 février, une centaine de travailleurs du site chambérien d’Ewellix (ex SKF), où sont produits des roulements se sont mis en grève. Une façon de montrer qu’ils n’acceptaient pas les propositions de la direction faites dans le cadre des négociations salariales (NAO) : un 0,5 % qui faisait suite à un zéro pointé l’an passé suivi d’une quasi disparition des primes d’intéressement et aux pertes de revenus liées au chômage partiel. Pour les grévistes, un rattrapage s’imposait face à un directeur qui ne cache pas son mépris et est connu pour avoir mené à bien la fermeture de plusieurs entreprises.

Après une matinée devant le portail, la production étant à l'arrêt, la direction a finalement lâché un peu plus de 2 %, versés de façon fractionnée et en prenant en compte les augmentations individuelles pour lesquelles elle s’est engagée. Le paiement des heures de grève de l’équipe du matin a été obtenu. Même si pour certains le compte n’y était pas, ce qui a été arraché l’a été par la lutte.

La force collective, la camaraderie qui se sont exprimées compteront pour les combats qui restent à mener.

Michelin :  Loin de freiner, les bénéfices roulent

Echo d'entreprise
16/02/2021

Une entrée de l’usine Cataroux à Clermont-Ferrand

Michelin vient de publier les résultats 2020. S’ils n’atteignent pas les records des années précédentes, le moins que l’on puisse dire est qu’ils se portent bien : 625 millions d’euros ! Cela représente 5 000 euros par salarié de cette multinationale.

Autre preuve de cette bonne santé, les dividendes passent à 2,30 euros par action, soit 15 % d’augmentation. À comparer avec l’annonce faite la semaine dernière concernant les salaires 2021 : 0,5 % d’augmentation générale pour les ouvriers… et 0 % pour beaucoup d’employés, techniciens et cadres.

Et comment justifier l'annonce scandaleuse des dernières 2 300 suppressions de postes ?

Michelin a les moyens de maintenir tous les emplois et d’augmenter les salaires.

Michelin :  Politiciens au service des capitalistes

Echo d'entreprise
13/01/2021

Une entrée de Cataroux à Clermont-Ferrand

Lorsque Bridgestone (entreprise d’origine japonaise) annonçait 900 suppressions d’emplois au mois de septembre, tous les politiciens, de Xavier Bertrand président de la Région Haut-de-France, jusqu’à Bruno Le Maire ministre de l’économie, criaient au patron voyous ou à l’assassinat. Mais ils n’ont empêché aucun licenciement.

Quand Michelin annonce 2 300 suppressions de postes, tous, de Laurent Wauquiez président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, au maire de Clermont-Ferrand, se félicitent d’un patron « bienveillant » à qui on peut faire confiance.

Ces gens-là sont d’autant plus serviles avec les patrons quand ceux-ci sont français ; mais jamais avec les travailleurs, quelle que soit leur nationalité.

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Une réaction salutaire

Echo d'entreprise
08/01/2021

Rassemblement devant la Combaude

Dès jeudi matin, une quarantaine de travailleurs de la Combaude, à Clermont-Ferrand, se sont réuni pour aller demander des comptes à la direction de l’usine sur le plan de suppression de postes annoncé la veille.

Ils ont dit leur colère et leur inquiétude pour l'avenir des jeunes qui trouveront encore plus difficilement du travail avec ces suppressions d'emplois.

Ainsi, au service MMS une dizaine d’entre eux doit partir en retraite dans les 3 prochaines années sur un effectif d’environ 80. S’ils ne sont pas remplacé, ce sera encore plus de travail pour ceux qui restent.

Ils ont raison de ne pas accepter l'inacceptable.

Territoriaux de Grenoble :  Ras-le-bol dans les écoles

Echo d'entreprise
18/11/2020

Mardi 17 novembre, plus de 400 agents d’entretien et de restauration, animateurs périscolaires et ATSEM ont fait grève. 150 d’entre eux, rassemblés sur le perron de l’Hôtel de ville, ont dénoncé leurs conditions de travail, la précarité et les bas salaires, tout en réclamant des embauches. Démissions et arrêts de travail se succèdent car chacun est épuisé.

Pour toute réponse, la mairie écologiste demande aux agents et aux familles de faire des efforts : les agents devraient attendre la fin de la pandémie, quant aux familles, on leur propose de désinscrire leurs enfants de la cantine une fois par semaine, car la mairie n'arriverait pas à recruter.

Si leur réponse n’a surpris personne, les grévistes étaient fiers de s’être retrouvés nombreux pour faire entendre leur colère.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble) :  Débrayages sur les salaires

Echo d'entreprise
01/11/2020

Débrayage en janvier 2019

La direction de STMicroelectronics vient d’annoncer le 28 octobre le blocage des salaires pour l’année 2020. Pourtant, malgré la crise du COVID, les usines ont tourné à plein, les carnets de commande sont pleins et le chiffre d’affaire et les bénéfices de cette année seront comparables aux années précédentes. D’après les chiffres de la CGT, l’entreprise a bénéficié par l’Etat français en moyenne ces dernières années de 342 millions d’euros annuels de subventions diverses (programme spécifique aux nanotechnologies, Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), Crédit d'Impôt Recherche, etc.).

Le PDG justifie le blocage des salaires par l’exigence toujours accrue des marchés financiers et le risque de voir se fermer des marchés aux Etats Unis et en Chine dans un premier temps à cause de la montée des surenchères protectionnistes des Etats.

Les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. Pour que les salaires soient augmentés, ils ont débuté des débrayages sur l’usine de Crolles et dans un atelier sur le site de Grenoble.

Michelin (Clermont-Ferrand) :  Empoisonneur !

Echo d'entreprise
24/07/2020

Des travailleurs soudeurs d’un atelier de la Combaude, à Clermont-Ferrand, ont porté plainte contre Michelin pour les avoir exposé à des produits toxiques, tels que le nickel, le chrome et le cobalt, pendant des années.

L’entreprise leur avait volontairement fait prendre des risques en refusant de faire des analyses.

La médecine du travail de son côté répondait aux soudeurs, pour lesquels des analyses médicales avaient détecté un taux anormal de chrome, qu’ils mangeaient trop de crevettes, de viandes rouges ou de haricots verts !

Cette nouvelle plainte permettra au moins de dénoncer les mensonges criminels de Michelin, même si dans le passé plusieurs dossiers ont été classés sans suite par les procureurs, notamment sur de nombreux accidents du travail non déclarés. Mais il faudra bien un jour mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs.

Trelleborg (Clermont-Ferrand) :  Relocalisation : un leurre

Echo d'entreprise
24/07/2020

Au détour d’un article de La Montagne sur Trelleborg, on apprend que le site clermontois récupère des marchés d’un site suédois qui doit fermer.

Ainsi, la pérennité d’une entreprise locale se fait en supprimant les postes de travailleurs suédois, pour augmenter la compétitivité, c’est-à-dire les bénéfices des actionnaires. Et il n’existe aucune garantie que les travailleurs clermontois garderont leur emploi à terme. Par contre ils travailleront plus avec des salaires insuffisants.

Ce n’est pas en supprimant l’activité des uns que l’on garantit le travail des autres. On peut travailler moins pour travailler tous. Par delà les frontières, les emplois et les salaires doivent être maintenus en prenant sur les bénéfices des actionnaires.