Sanofi-Pasteur - Marcy l'Etoile (Rhône) :  La direction ne masque pas son mépris

Echo d'entreprise
15/04/2020

« Ras-le-bol de venir bosser dans ces conditions et de produire des vaccins qui sont déjà en sur-stocks !», voilà ce qu'ont exprimé les 60 à 70 travailleurs de Sanofi Pasteur qui ont débrayé et se sont rassemblés sur le site de Marcy-l’étoile (Rhône) ce mardi 14 avril.

Une « guerre » – pour reprendre le terme de leurs managers – qu'on leur demande d'affronter parfois sans masque de protection et avec des contrôles de température corporelle grotesques qui donnent des résultats à 33, 34 ou 35 °C !

Pour couronner le tout, la direction ne verse pas aux quelques 1000 travailleurs (sur 5000), obligés de venir à l’usine, les 1000 € de prime que le gouvernement a évoqués... Elle s'est contentée de leur verser 15% du salaire de base, une somme qui n'atteint pas les 300 € pour beaucoup. Cela n'empêche pas Sanofi de verser des dividendes à coups de milliards à ses actionnaires...

Face au mépris de la direction, une fraction des travailleurs a décidé de ne pas rester sans rien dire !

Michelin :  La pérennité des profits

Echo d'entreprise
13/04/2020

Dans sa récente interview, Menegaux, le dirigeant de Michelin, met en avant ses deux priorités : « la sécurité des salariés et la pérennité de l’entreprise ». Cela est contradictoire.

Depuis des années, Michelin « traverse les crises très importantes » en fermant des usines, en licenciant et en augmentant les cadences pour ceux qui restent, avec une aggravation du nombre de travailleurs souffrants précocement de TMS.

Les actionnaires par contre ne sont jamais mis à contribution ; mieux, leurs profits ne cessent d’augmenter.

Cette crise, comme les précédentes, ne sera « traversée par l’entreprise » qu’en la faisant payer aux travailleurs.

Michelin :  Nous n’avons pas les mêmes valeurs

Echo d'entreprise
13/04/2020

Entrée de la Combaude (Clermont-Ferrand)

Menegaux, le patron de Michelin, fait la promotion des masques qui vont être produits dans l’entreprise. La raison première est assumée : fournir les salariés de l’usine pour redémarrer la production de pneus. Il s’agit d’être le premier sur les marchés quand la reprise s’amorcera. Fournir les services de santé ne se fera que « si nous pouvons faire plus » explique-t-il.

L’idée de transformer un plus grand nombre d’usines pour fabriquer en urgence les masques, ou du gel hydroalcoolique qui font cruellement défaut depuis plus d’un mois, n’est pas considéré comme prioritaire. Pourtant il y aurait eu des volontaires, comme le prouve le dévouement de ceux qui viennent aujourd’hui.

Tant que les Michelin, et autres grands bourgeois, prendront les décisions, notre vie sera en danger perpétuel.

Ugitech (Ugine, Savoie) :  La production repart malgré l'épidémie

Echo d'entreprise
09/04/2020

L'aciérie Ugitech d’Ugine, qui emploie plus de 1200 personnes, avait, partiellement, réduit son activité en raison de l'épidémie de coronavirus le 18 mars dernier. À partir de cette semaine, elle va être pleinement relancée, secteur par secteur, la direction prétendant avoir pris les mesures suffisantes, comme la fourniture de « kits de désinfection par espace de travail », pour éviter toute contamination. Les travailleurs sont appelés à toucher les portes avec… la cuisse, le genou ou le coude, et non directement avec les mains… C’est le moins que la direction puisse faire.

Mais c’est l’activité même de l’entreprise qui pose problème puisque les aciers spéciaux produits sont surtout destinés au secteur de l'automobile ou de l'aéronautique. Des activités pas vraiment prioritaires dans la période actuelle…

Les patrons de la métallurgie se sont enrichis depuis les maîtres des forges sur l’exploitation des salariés, et l’épidémie actuelle ne les rendra pas moins irresponsables. Seuls les travailleurs pourront s’y opposer.

 

Droit de réponse demandé par Frédérique Tissot pour Ugitech SA

« Votre site Internet Lutte Ouvrière Auvergne Rhône Alpes a publié le 9 avril dernier, un article concernant Ugitech ne reflétant pas la réalité et qu’il convient de rectifier.

La Direction d’Ugitech a 2 impératifs : d’abord préserver la santé et la sécurité de ses salariés mais aussi, préserver la santé de l’entreprise, notamment ses emplois, en maintenant son activité pour servir ses clients, notamment ceux travaillant pour le médical ou l’alimentaire...  Ugitech a arrêté son activité industrielle du 18 mars au 10 avril 2020 pour analyser les risques liés au Covid 19 et prendre toutes les mesures de prévention adéquates pour assurer la santé et la sécurité de son personnel et ce, en lien avec les CSE (…) Ce sont près de 1.000 salariés qui ont été ainsi ré accueillis selon ce protocole qui a fait l’objet d’un accord d’entreprise signé par 3 des 4 organisations syndicales. La quatrième reconnaissant que « l’entreprise a fait un gros travail de désinfection et d’analyse des postes de travail, de mise à disposition de matériel de façon à ce que les salariés puissent être le plus en sécurité possible face à cette épidémie » n’a toutefois pas souhaité le signer. (…) C’est en toute méconnaissance de cause que le rédacteur affirme : « (C’est) l’activité même de l’entreprise qui pose problème puisque les aciers spéciaux produits sont surtout destinés au secteur de l'automobile ou de l'aéronautique ». En effet, l’automobile ne représente que 25 % de la production d’Ugitech. En revanche, Ugitech fabrique environ 50 000 tonnes par an pour les industries agro-alimentaires. 2 500 tonnes sont par ailleurs destinées au marché médical pour réaliser notamment des dispositifs implantables ou des instruments médicaux. »

Michelin :  Derrière les masques, les profits

Echo d'entreprise
08/04/2020

Michelin vient d’annoncer la production de masques dans trois usines européennes. Est-ce pour les besoins des services de santé ou alimentaires ? Non, ils sont d’abord destinés à ses propres sites de production. Accessoirement, pour faire bonne mesure, des masques seront distribués aux secteurs médicaux.

Sa seule préoccupation est de redémarrer sa production de pneus pour garantir ses profits.

Hospices civils de Lyon :  Un aveu d'impuissance qui n'exonère pas la direction

Echo d'entreprise
04/04/2020

Un tutoriel pour fabriquer des blouses à partir de sacs poubelles

La directrice générale des Hospices Civils de Lyon vient d’envoyer un courrier à tous les agents pour annoncer que les réserves en équipements de protections, comme les surblouses ou les gants, ainsi que que plusieurs médicaments vitaux allaient être épuisées dans les jours à venir sans aucune perspective de réapprovisionnements. Elle invoque la demande internationale, la spéculation, les retards dans la fabrication… Face à la pénurie inéluctable, elle enjoint le personnel à faire nettoyer les surblouses jetables, à ne pas en changer entre deux patients Covid, à économiser les gants anti-piqures. Elle fournit même une vidéo expliquant comment transformer un sac poubelle en tablier. Des cadres invitent les agents à participer à des ateliers de confection. Les brancardiers n'auront plus droit aux gants et il leur est conseillé de bien se laver les mains.

Cette lettre a soulevé l'indignation légitime des travailleurs des hôpitaux.

Bien sûr, la pénurie est réelle et dépasse le seul cadre des HCL dont la direction se retrouve aujourd’hui le dos au mur. Mais cette pénurie dramatique n’est pas arrivée par hasard. Depuis des années les directions des hôpitaux, relayant la politique des gouvernements successifs, ont obligé les agents à travailler à flux tendu comme dans les entreprises industrielles, rognant sur tout, les faisant travailler en "mode dégradé" pour faire des économies. Ces économies ont servi à payer l'encours de la dette contractée auprès aux banques qui avaient trouvé un bon filon pour s'enrichir sur le dos de l'hôpital. 

Aujourd’hui, ceux qui paient au comptant ces économies criminelles, ce sont les hospitaliers, contraints de bricoler des équipements pour ne pas tomber malade et risquer de mourir. Ceux qui sont coupables et responsables, ce sont tous ceux qui ont planifié et mis en œuvre cette politique au service du capital. Leur aveu d’impuissance ne les exonère pas.

 

Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon :  Les coupes budgétaires vont faire de nombreuses victimes

Echo d'entreprise
03/04/2020

« A l'extérieur on nous acclame comme des héros, mais à l'intérieur ce n'est pas la même ambiance ! » affirme une infirmière de l'hôpital. En effet, les personnels soignants vont travailler de plus en plus avec la boule au ventre, la direction les change de services constamment, des services qu'ils ne connaissent pas toujours et prétend les former en quelques heures à des compétences médicales qui nécessitent des mois d'apprentissage en temps normal.

« On nous donne des masques périmés (parfois depuis 2001!) et on réutilise des sur-blouses jetables – lavées – car il nous en manque aussi ! » affirme l'un d'entre eux. La direction n'a pas mieux à proposer aux personnels, hormis des tutoriels vidéos pour apprendre à confectionner leurs propres tabliers avec des sacs poubelle !

Et aux manques de protections individuelles s'ajoutent les risques de pénurie de médicaments pour les patients tels que les produits anti-douleurs et anesthésiants comme le curare, la morphine et l’hypnovel...

Voilà le résultat des coupes claires réalisées depuis des années à l’hôpital au nom des économies budgétaires et de la dette. Aujourd’hui les soignants et les malades en sont les victimes directes !

Sanofi-Pasteur - Marcy l'Etoile (Rhône) :  Produire pour produire

Echo d'entreprise
03/04/2020

S’il est logique qu’une entreprise de la pharmacie fonctionne pendant le confinement, sur le site de Marcy l’Étoile, la direction continue de vouloir « produire pour produire » comme disent des salariés. Alors que la direction affirmait récemment qu'il y avait trop de stocks de certains vaccins, elle continue de faire venir les travailleurs de ces secteurs et de leur faire prendre le risque d'être contaminés.

En outre, la direction affiche son mépris envers les salariés. Elle souhaite leur imposer de prendre des congés pendant la période de confinement et leur donne des conseils pour tenir bon au boulot : « Si vous avez une petite baisse de régime, parler à un collègue peut vous aider à retrouver de l'énergie. »... La médecine de travail a carrément affirmé que les travailleurs « risquaient moins d'être contaminés sur le site qu'à la maison »...

Même en période de pandémie mondiale, les profits passent avant les vies humaines, les capitalistes restent des capitalistes. Il est urgent de les renverser !

Michelin :  Pipeau

Echo d'entreprise
03/04/2020

Usine Michelin de Roanne

La direction de Michelin, qui souhaite relancer la production, se vante de mettre en place « des protocoles sanitaires renforcés contre le coronavirus ».

En fait il ne s’agit que des précautions élémentaires préconisées par les services de santé.

Le véritable « renforcement » est de rester confiné chez soi !

Moulins  :  Licenciements dans les bus

Echo d'entreprise
02/04/2020

Kéolis, la société qui gère les bus de ville dans l’agglomération de Moulins, vient de licencier trois conducteurs. En effet, au 31 mars, elle n’a pas renouvelé les contrats de trois conducteurs embauchés en CDD.
La ministre du Travail a eu beau dire à la télévision qu’il ne fallait pas licencier, trois travailleurs se retrouvent au chômage.
Et combien d’autres, intérimaires, contrats, à l’essai se retrouvent licenciés du jour au lendemain, parfois par un simple SMS.
L’Etat a déboursé des centaines de millions d’euros pour aider les entreprises. Kéolis est un gros groupe qui a les reins solides. Il n’y avait aucune raison de licencier ces trois travailleurs. Il aurait suffit de prolonger leur contrat jusqu’à ce que les transports reprennent normalement.
L’interdiction des licenciements devrait être normalement la règle. En cette période d’épidémie, c’est d’autant plus vrai !