Oullins | Élections municipales :  Cécile Faurite (Lutte ouvrière) veut « plus de transparence »

Article de presse
26/02/2020

Cécile Faurite, candidate Lutte ouvrière aux élections municipales de mars prochain, accompagnée de Jean-Luc Renault. Photo Progrès /Emilie CHARREL

La candidate LO aux élections municipales de mars prochain et ses colistiers proposent « une démocratie directe, pour que la population puisse reprendre en main ses affaires » à Oullins.

Cécile Faurite et ses colistiers veulent interpeller les électeurs : « Ne votez plus par dépit pour des politiciens professionnels qui ne tiendront pas leurs promesses. Travailleurs, privés d’emplois ou retraités, votez pour vous-mêmes. »

À leurs yeux, les maux d’Oullins sont ceux de toute la société. Jean-Luc Renault, membre de la liste « Faire entendre le camp des travailleurs », en veut pour preuve le thème de la sécurité : « On barde toutes les villes de caméras de surveillance. Mais cela ne règle rien. La violence n’est pas un problème local. L’insécurité est un problème d’organisation de la société ».

« Quel sera le prochain combat ? À vous d’en décider »

Cécile Faurite, cheminote de profession, revient, elle, sur la mobilisation contre la réforme des retraites dans laquelle elle s’est beaucoup investie : « Lors de la grève contre la réforme des retraites ensemble, grévistes et manifestants, nous avons fait changer l’ambiance dans le pays. Nous avons renversé l’opinion publique sur le bien-fondé de cette réforme. Nous avons démasqué les employeurs qui ne veulent plus payer les retraites ainsi que les fonds de pensions en embuscade prêts à faire main basse sur l’argent des retraités.

Nous n’avons pas été assez forts pour lui faire échec mais nous sommes fiers d’être parmi les combattants. Nous n’étions pas assez nombreux mais nous avons senti notre force. C’est dans ce genre de combat, locaux ou nationaux que nos élus seront investis. Quel sera le prochain ? À vous d’en décider. »

La candidate dénonce la baisse des dotations aux communes

Pas de promesses de campagne donc, mis à part celle de soutenir les luttes des habitants, qu’elles soient d’ordre municipal ou non. Et pour se faire, il s’agirait de « mettre en place une transparence de se qui se passe à la mairie et du budget pour que les gens puissent se mobiliser en ayant toutes les clefs ».

La candidate Lutte ouvrière dénonce aussi les baisses de dotations aux municipalités : « Il n’y a aucune évidence à dire qu’il faut réduire les budgets qui concernent les gens ». Et d’ajouter : « Beaucoup de politiciens ont besoin que les informations leur remontent pour s’en occuper. Nous, ce n’est pas notre cas, avec notre réseau militant ».

 

Émilie CHARREL

© Le Progrès (26/02/2020) - Droits de reproduction et de diffusion réservés