Oullins | Élections municipales :  Lutte ouvrière : « Une liste de gens combattants »

Article de presse
12/03/2020

Cécile Faurite, accompagnée de Jean-Luc Renault. Photo Progrès /Emilie CHARREL

Cécile Faurite emmène une liste faite de « travailleurs du rang, ouvriers, employés, cheminots, postiers, assistantes maternelles, etc. ». Sa vocation : faire entendre le camp des travailleurs.

Elle aura été peut-être la première à être déposée en préfecture pour la commune d’Oullins, dès le 7 février. « Faire entendre le camp des travailleurs » est la liste emmenée par Cécile Faurite pour Lutte ouvrière.

« Nous pouvons être des lanceurs d’alerte »

« Nous sommes très fiers de notre liste. Nous sommes des travailleurs du rang, ouvriers, employés, cheminots, postiers, assistantes maternelles, etc. Nous n’exploitons personne » explique la candidate. Et d’ajouter, « dans nos milieux professionnels ou dans nos quartiers, nous pouvons être des lanceurs d’alerte, des organisateurs de la riposte collective contre les mauvais coups des exploiteurs. Alors que faire bouillir la marmite devient pour beaucoup un combat quotidien, nous sommes ceux qui ne baissent pas la tête et qui ne se résignent pas aux bas salaires, aux loyers qui augmentent, aux écoles et aux hôpitaux qui se dégradent… » Cet ancrage très fort dans le quotidien, ils le revendiquent, en opposition « aux politiciens qui font de la politique leur profession ».

Porter les idées de luttes sociales

La liste est composée de 18 femmes et 17 hommes. La plus jeune colistière a 18 ans, la plus âgée 89. Pour Cécile Faurite, « La plupart de ceux en activité sont militants syndicaux, tous ne sont pas adhérents Lutte ouvrière mais ils pensent que ces idées de luttes sociales doivent être présentes, que c’est important ».

Leur objectif principal : « On veut être au côté des gens qui se mobilisent, les aider. Cela peut être sur des points locaux comme des sujets qui ne sont pas 100 % mairie. Les travailleurs, les privés d’emploi, les précaires doivent retrouver le chemin de ces combats. Nous voulons que cette voie soit présente pour que les gens puissent dire “j’en suis, je me reconnais dans ce combat”. »

Emilie CHARREL

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