Municipales à Clermont-Ferrand :  Marie Savre et Lutte Ouvrière veulent « faire entendre la voix des travailleurs »

Article de presse
30/01/2020

Marie Savre, au centre, entourée d’une partie de ses colistiers qui veulent « rendre la commune aux travailleurs ». © Jean-Louis GORCE

Marie Savre confirme qu’elle conduira bien une liste Lutte ouvrière pour les élections municipales à Clermont-Ferrand. Et elle espère que le contexte social actuel trouvera un écho dans les urnes.

Ce mercredi soir, à Clermont-Ferrand, Marie Savre affichait un large sourire : « Notre liste est complète. Nous la déposerons en préfecture le 10 février et nous dévoilerons les personnalités qui la composent à ce moment-là. Je peux déjà dire que je suis particulièrement fière de la conduire. Notamment parce qu’elle représente le monde du travail dans toute sa diversité. »

La liste complète sera déposée et dévoilée le 10 février

Si elle n’a pas livré les noms de ses colistiers, la candidate LO a annoncé qu’elle sera entourée de deux habitués des scrutins locaux et des luttes sociales: Dominique Leclair (technicien chez Michelin) et Claude Dufour (retraité de l’AIA). Et elle mise sur la grève historique actuellement en cours pour faire valoir leurs idées: « Ce mouvement montre que les travailleurs peuvent être acteurs sur la scène politique. Nous voulons faire entendre leur voix. »

L'occasion de défendre les idées de Lutte ouvrière

Marie Savre sait bien que le combat municipal n’est pas gagné: « Mais toute élection est l’occasion de défendre nos idées. Seule une victoire ouvrière peut s’opposer à la politique libérale du gouvernement. »

Pas de fausses promesses aux Clermontois

LO ne s’appuie pas directement sur un programme clermontois: « les municipalités n’ont pas de marges de manœuvre. C’est le gouvernement qui décide des moyens. Actuellement, parmi les autres candidats, c’est la course aux promesses. On peut être sûrs qu’elles ne seront pas tenues. Nous voyons les choses plus globalement. Par exemple, concernant la gratuité des transports en commun, nous considérons que ce sont aux entreprises de payer car ils sont majoritairement empruntés pour aller travailler. »

Fabrice Mina - La Montagne