La Montagne - Montluçon :  Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) en meeting hier

Article de presse
04/11/2016

Nathalie Arthaud s’est présentée entourée des candidats aux législatives dans l’Allier, Jean-Marc Collot, Gilles Roche, Bernard Lebel. © PHOTO BERNARD LORETTE

« Je serai la seule à faire compagne pour le clan des travailleurs », a affirmé la candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle de 2017. Nathalie Arthaud était en meeting hier à Montluçon.

La « seule » avec les travailleurs

Nathalie Arthaud est la candidate de Lutte Ouvrière pour la présidentielle de 2017.

En meeting hier soir à Montluçon, elle s'est présentée aux médias entourée des « camarades aussi candidats aux législatives dans l'Allier. Avec la présidentielle, c'est la même campagne ». Jean-Marc Collot sera sur la circonscription de Moulins (Liliane Michaud suppléante) ; Gilles Roche sur celle de Montluçon (Cédric Lachaume suppléant) ; Bernard Lebel sur Vichy (Pascale Laumond suppléante).

« Nous y sommes pour faire entendre la voix des travailleurs. Quand on écoute les candidats à la primaire de droite, le PS ou le FN, ils raisonnent du point de vue du patronat et des plus riches », a martelé Nathalie Arthaud. « Je serai la seule à faire campagne pour le clan des travailleurs. »

Jean-Luc Mélenchon ? « C'est l'écolo n°1. Vaguement, il y a une musique sur la répartition des richesses. » Le PS : « Je n'ose même plus tirer sur l'ambulance. Il a achevé de se discréditer lui-même. » Le FN ? « Un parti fondamentalement anti-ouvrier, avec un passé anti-communiste, hostile aux syndicats, aux travailleurs quand ils se battent. Marine Le Pen veut la guerre entre les pauvres. Voter pour ce parti, c'est tendre le bâton pour se faire battre. »

Chômage, salaires et pensions de retraite

La parole qui sera portée durant la campagne ? « Nous affirmerons la nécessité de combattre le chômage, d'interdire les licenciements, d'augmenter les salaires et les pensions. Nous appelons les travailleurs à mettre en avant leurs intérêts, en opposition au chantage sur la compétitivité, la flexibilité, le coût du travail. C'est une invention du patronat. Le salarié ne coûte pas, il rapporte. On appellera à un vote de classe, de conscience ouvrière, de fierté ouvrière. »

 

 

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