2 300 suppressions de postes chez Michelin

Intolérable !

Brève
06/01/2021

Usine de Cataroux à Clermont-Ferrand

Michelin vient d'annoncer la suppression de 2 300 postes en France. Dans son jargon, cela s'appelle "un plan de simplification et de compétitivité renforcée".

Sa « simplification » consiste à supprimer la possibilité pour 2 300 personnes de trouver un gagne-pain. Et pour ceux qui restent, l'augmentation de la charge de travail qui est déjà intenable, va encore être "renforcée". Le cynisme le dispute au mépris.

Par contre, les actionnaires toucheront bien leurs dividendes sur des bénéfices qui n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. C'est d'ailleurs le principal objectif de ce "plan".

La seule chose que n'auront pas volé ces exploiteurs, c'est la colère des travailleurs.

Chômage

La pauvreté de plus en plus visible

Brève
29/12/2020

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en novembre, près de 7 000 chômeurs supplémentaires sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A), approchant ainsi les 420 000. C'est supérieur de plus de 10 % à leur nombre de février dernier, avant le confinement. Quant à l'ensemble des chômeurs tenus de pointer (catégories A, B et C), il reste à un niveau très élevé comme dans le reste du pays.

La légère diminution des chômeurs en catégorie A au cours de l'année n'a fait qu'un temps illusion. Les salaires et les allocations diminuent, obligeant à prendre n’importe quelle activité. Et les plans de licenciements ne ralentissent pas. Ce qui explique que le grand capital, lui, voit ses dividendes exploser.

Almerys (Clermont-Ferrand)

Non aux licenciements

Brève
22/12/2020

Almerys, groupe de services numériques, vient d'annoncer la suppression de 47 emplois sur les 167 que compte son siège de Clermont-Ferrand.

Le directeur de cet établissement qui compte dans les 2 000 salariés, invoque la baisse des recettes, accélérée par la baisse du nombre des sociétés adhérentes particulièrement touchées par la pandémie (entreprises d’intérim, d’hôtellerie, de restauration).

Quand les affaires vont bien, c'est tout bénéfice pour les actionnaires. Mais quand les affaires vont mal, ce sont les salariés qui payent la note, par la suppression de leur emploi.

Pour ne pas perdre leur seul moyen de vivre, les travailleurs devront faire payer ces exploiteurs.

Aubert et Duval

Restructurations au profit des actionnaires

Brève
06/12/2020

Les dirigeants du groupe Eramet ont annoncé une "restructuration des effectifs" avec la suppression de 462 postes de CDI en France chez Aubert et Duval. Différents sites sont touchés. Outre les 144 emplois visés à Pamiers dans l'Ariège, c'est surtout dans le Puy-de-Dôme que la direction veut restructurer ; elle prévoit de supprimer 144 emplois aux Ancizes, 25 à La Pardieu et 68 à Issoire. A Issoire, sur un peu plus de 600 salariés, la plupart des 70 intérimaires ont d'ores et déjà été licenciés.

Eramet, trust minier et métallurgique français, et sa filiale Aubert et Duval, sont riches à millions et présents, dans une vingtaine de pays.

Ces restructurations sont révoltantes. Sont-elles programmées pour majorer le prix de vente de la filiale et à aiguiser l'appétit des actionnaires et des repreneurs éventuels ? Pour cela, il faudrait ouvrir les comptes de ces entreprises. On y verrait aussi qu'elles ont largement les moyens d'assurer les conditions d'existence des salariés des postes qu'elles veulent supprimer.

Assistants d’éducation Clermont-Ferrand

Précaires et mal payés

Brève
02/12/2020

Mardi dernier, une centaine d'assistants d'éducation manifestaient devant le rectorat à Clermont-Ferrand. Ceux qu'on appelle aussi les surveillants ou plus familièrement des pions dénonçaient leurs bas salaires, leur précarité et leurs sous-effectifs.

Recrutés en contrat court d'un an, qui peut être renouvelé durant 6 ans, ils peuvent être licenciés du jour au lendemain. Chargés de gérer les liens avec les familles, les absences, la surveillance et les selfs, ce sont aussi eux qui sont en première ligne actuellement aux côtés des élèves pour faire appliquer les protocoles face au Covid.

Voilà encore un exemple de secteur où le travail ne manque pas, mais où ce sont les embauches avec un salaire suffisant et de meilleures conditions de travail, qui font défaut.