Crèche ZI de Ladoux "Les balladoux" (Puy-de-Dôme)

La couche est pleine

Brève
10/01/2020

Le personnel de la crèche inter-entreprises, «Les Balladoux», de la ZI de Ladoux, près de Clermont-Ferrand est en grève depuis le 16 décembre. Les 1 200 euros mensuels que ces femmes touchent pour s’occuper des enfants, en grande partie du personnel Michelin, les laissent à découvert chaque mois.

La crèche, acceptant les enfants malades, permet aux parents de ne pas s’arrêter ou de reprendre leur travail plus tôt. Michelin, notamment, y gagne. Mais le personnel de la crèche qui tombe souvent malade, perd trois jours de carence ou vient travailler malade.

Le 8 janvier, la direction, pensait peut-être qu’une augmentation de 25 euros brut par an sur la prime de panier et la suppression d’un jour de carence par an sur le premier arrêt pour maladie, suffiraient pour que le travail reprenne.

Mais la grève continue, les «balladettes» se battent pour leur dignité ; elles veulent obtenir la fin des trois jours de carence, et le respect pour leur travail qui doit se concrétiser par des augmentations de salaire.

Chômage

Répéter un mensonge n’en fait pas une vérité

Brève
05/01/2020

Dans ses vœux à la télévision, Macron a prétendu avoir créé "500 000 emplois", laissant entendre que le chômage diminuait, alors qu’il ne baisse toujours pas. Fin novembre 2019, il y avait officiellement plus de 5, 6 millions de chômeurs en France métropolitaine, soit sensiblement autant qu’à l’arrivée de Macron à la présidence en mai 2017 ! Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est similaire. Pôle emploi recense toujours autour de 640 000 travailleurs privés d’emploi (catégories ABC), avec des variations minimes mois après mois.

Macron a multiplié les mesures facilitant les licenciements, et on est loin du retour au plein emploi. Et les suppressions d’emploi continuent, comme vient de l’annoncer le groupe de distribution Auchan !

C’est aux travailleurs de forcer les embauches en exigeant l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous, sans diminution des salaires.

Le nombre de chômeurs va diminuer

Mais pas la réalité du chômage et de la misère

Brève
10/12/2019

Dans le journal régional La Montagne, le directeur de Pôle Emploi du Puy-de-Dôme vante les nouvelles règles concernant les allocations chômage, "destinées aux personnes les plus fragiles" parmi les chômeurs. Mais ce qu’il détaille du nouveau dispositif aboutira à réduire le nombre des allocataires.

Un chômeur devra désormais avoir travaillé au moins 6 mois sur les deux dernières années (au lieu de 4 mois sur 2,5 ans) pour espérer toucher une allocation. Les premiers pénalisés seront les travailleurs qui multiplient les contrats courts (CDD) et les temps partiels, comme les intérimaires, les manœuvres sur les chantiers, les auxiliaires de vie, ou les aide-ménagères.

Pôle Emploi estime que les baisses du montant des allocations vont être de l’ordre de 22 à 50 %. L’Unedic a aussi fait ses calculs : les nouvelles règles conduiront à diminuer de 30.000 le nombre mensuel d’ouvertures de droit pour les chômeurs.

Vanter le mérite des nouvelles règles qui vont réduire plus de monde à la misère, Monsieur le directeur, quel sale boulot !

5 décembre

Tous en grève et en manifestation !

Brève
01/12/2019

Ouvriers, employés, techniciens, infirmières et aides-soignantes, cheminots, conducteurs de bus, de tram ou de métro, enseignants… la grève du jeudi 5 décembre doit être notre affaire à tous.

Nous, travailleurs, nous avons fait assez de sacrifices. Cela fait des années que nous supportons des salaires bloqués. Des années que nous subissons les suppressions de postes et l’augmentation de la charge de travail. Des années que la pression à la productivité, à la flexibilité, à la mobilité nous étouffe et rend notre travail infernal. Des années que nous subissons la précarité et le chômage.

Tout ne se jouera pas en une seule journée. Mais c’est la réussite de cette journée qui donnera l’élan nécessaire à ceux qui se posent le problème de poursuivre la grève. Alors lançons-nous dans le combat. Montrons au gouvernement et au grand patronat que nous n’acceptons plus de nous faire marcher dessus.

  • à Clermont-Ferrand, la manifestation partira à 10h de la place du 1er mai.

Safran (Allier)

Le procès est gagné, mais la discrimination continue

Brève
01/12/2019

Une ouvrière de Safran, à Domérat, a été reconnue victime de discrimination de la part de son employeur. En quarante ans de carrière, elle n’a été augmentée que… trois fois ! La vingtaine de collègues masculins entrés en même temps qu’elle, en 1974, dans l’entreprise gagnaient près de 400 euros de plus qu’elle, par mois.

Le jugement a été rendu en décembre 2015, mais il a fallu à la plaignante attendre encore quatre ans pour être sûre que Safran ne ferait pas appel. Au terme de ce délai, la plaignante a donc gagné son procès. Safran a été condamné, pour préjudices économique et moral ainsi que pour violation de l’accord sur l’égalité hommes-femmes, à un total de 147.000 euros, soit l’équivalent de 306,25 euros par mois de préjudice.

L’ouvrière est aujourd’hui à la retraite. Calculée sur une paye discriminée, sa pension reste, elle, nettement inférieure à celle de ses collègues masculins.