Le nombre de chômeurs va diminuer

Mais pas la réalité du chômage et de la misère

Brève
10/12/2019

Dans le journal régional La Montagne, le directeur de Pôle Emploi du Puy-de-Dôme vante les nouvelles règles concernant les allocations chômage, "destinées aux personnes les plus fragiles" parmi les chômeurs. Mais ce qu’il détaille du nouveau dispositif aboutira à réduire le nombre des allocataires.

Un chômeur devra désormais avoir travaillé au moins 6 mois sur les deux dernières années (au lieu de 4 mois sur 2,5 ans) pour espérer toucher une allocation. Les premiers pénalisés seront les travailleurs qui multiplient les contrats courts (CDD) et les temps partiels, comme les intérimaires, les manœuvres sur les chantiers, les auxiliaires de vie, ou les aide-ménagères.

Pôle Emploi estime que les baisses du montant des allocations vont être de l’ordre de 22 à 50 %. L’Unedic a aussi fait ses calculs : les nouvelles règles conduiront à diminuer de 30.000 le nombre mensuel d’ouvertures de droit pour les chômeurs.

Vanter le mérite des nouvelles règles qui vont réduire plus de monde à la misère, Monsieur le directeur, quel sale boulot !

5 décembre

Tous en grève et en manifestation !

Brève
01/12/2019

Ouvriers, employés, techniciens, infirmières et aides-soignantes, cheminots, conducteurs de bus, de tram ou de métro, enseignants… la grève du jeudi 5 décembre doit être notre affaire à tous.

Nous, travailleurs, nous avons fait assez de sacrifices. Cela fait des années que nous supportons des salaires bloqués. Des années que nous subissons les suppressions de postes et l’augmentation de la charge de travail. Des années que la pression à la productivité, à la flexibilité, à la mobilité nous étouffe et rend notre travail infernal. Des années que nous subissons la précarité et le chômage.

Tout ne se jouera pas en une seule journée. Mais c’est la réussite de cette journée qui donnera l’élan nécessaire à ceux qui se posent le problème de poursuivre la grève. Alors lançons-nous dans le combat. Montrons au gouvernement et au grand patronat que nous n’acceptons plus de nous faire marcher dessus.

  • à Clermont-Ferrand, la manifestation partira à 10h de la place du 1er mai.

Safran (Allier)

Le procès est gagné, mais la discrimination continue

Brève
01/12/2019

Une ouvrière de Safran, à Domérat, a été reconnue victime de discrimination de la part de son employeur. En quarante ans de carrière, elle n’a été augmentée que… trois fois ! La vingtaine de collègues masculins entrés en même temps qu’elle, en 1974, dans l’entreprise gagnaient près de 400 euros de plus qu’elle, par mois.

Le jugement a été rendu en décembre 2015, mais il a fallu à la plaignante attendre encore quatre ans pour être sûre que Safran ne ferait pas appel. Au terme de ce délai, la plaignante a donc gagné son procès. Safran a été condamné, pour préjudices économique et moral ainsi que pour violation de l’accord sur l’égalité hommes-femmes, à un total de 147.000 euros, soit l’équivalent de 306,25 euros par mois de préjudice.

L’ouvrière est aujourd’hui à la retraite. Calculée sur une paye discriminée, sa pension reste, elle, nettement inférieure à celle de ses collègues masculins.

Chômage

Rien de nouveau

Brève
28/11/2019

Discrètement, Pôle emploi a publié le 27 novembre ses statistiques mensuelles. Fin octobre 2019, dans la Région, comme dans le reste du pays, les chiffres n'ont guère changé.

Le chômage est toujours imposant et massif. On compte toujours plus de 640 000 chômeurs en Région Auvergne Rhône-Alpes, puisque les services publics comme les patrons non seulement n'embauchent pas mais au contraire continuent à supprimer des emplois.

Les objectifs de combat pour tous les travailleurs restent d’imposer l'interdiction des licenciements et d’exiger la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

MSD-Chibret Riom (Puy-de-Dôme)

Le capitalisme est nuisible à la santé

Brève
15/11/2019

Dans le même entretien, le directeur explique que MSD ayant changé ses méthodes de recherches comme de production, le laboratoire et l'usine de Riom ne sont plus "dans le créneau de développement de MSD". Il serait "très compliqué" de "tout reconstruire", de "former des opérateurs", etc. Autrement dit, il faudrait tout simplement que MSD investisse, ce que le trust ne veut visiblement pas faire. C'est pourquoi il a été décidé de se débarrasser et du laboratoire et de l'usine en les vendant à un repreneur… s'il s'en trouve un.

Qu'importe que les salariés puissent perdre leur emploi et qu'une ville puisse être dévastée par cette fermeture. C'est dire combien sont nuisibles les profits des actionnaires !