Laurent Wauquiez

Le ridicule ne tue pas

Brève
06/04/2020

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a décidé d’envoyer des kits de protection à des professionnels de santé. Pour ne pas faillir à sa modestie légendaire, il n’a rien trouvé de mieux que d’appeler cette opération « les taxis de la Marne ».

Hormis le fait qu’à l’époque, plus de 1 000 taxis furent mobilisés, contre 6 véhicules aujourd’hui, c’est vraiment de la récupération politique dont fait preuve Wauquiez.

En jouant l’air à la mode de l’union nationale, il imagine nous faire oublier sa participation au gouvernement de Sarkozy qui a contribué, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, à réduire les moyens des hôpitaux.

Un chômage qui n’est pas prêt de baisser

Brève
26/03/2020

Les dernières statistiques mensuelles de Pôle emploi correspondant à fin février 2020 viennent d’être publiées. On sait déjà qu’elles sont déjà totalement dépassées. Au cours du mois de mars, l’épidémie de coronavirus a provoqué non seulement la mise au chômage partiel de milliers de salariés, mais surtout le licenciement de plusieurs milliers d’autres, non seulement les intérimaires, mais aussi les salariés en contrats à durée déterminée ou à temps partiel. Ces derniers constituaient presque la moitié des chômeurs officiellement recensés dans la Région comme dans le reste du pays.

Le nombre des chômeurs n’est donc pas en train de baisser, d’autant plus que le gouvernement n’encourage pas du tout à l’embauche. Lui-même fait appel aux jeunes retraités, aux étudiants et aux bénévoles, alors qu’il faudrait embaucher à tour de bras pour pallier au manque de personnel dans les milieux hospitaliers et médicaux. Et le même gouvernement prend des ordonnances permettant aux employeurs d’user au travail les salariés en poste, avec des semaines pouvant aller jusqu’à 60 heures, l’imposition du travail du dimanche et la réduction du temps de repos à 9 heures.

Travailleurs en activité ou au chômage, tous sont sacrifiés pour que vivent les profits !

Oui Care

Un exploiteur et un profiteur du coronavirus

Brève
21/03/2020

Le patron de Oui Care, société plus connue sous l’une de ses marques de services à la personne O2, se fait de la pub à bon compte sur les réseaux sociaux, mais au détriment du personnel. Sous prétexte de coronavirus, il veut mobiliser « ses 18 000 salariés » et « étendre largement [les] horaires » du personnel « pour [s’] adapter aux horaires atypiques de tous les soignants ».

Fondé en 1996, ce groupe s’est développé en France et à l’international en absorbant plusieurs entreprises et s’est spécialisé dans les services à la personne à domicile : principalement du ménage/repassage, un peu de garde d'enfants, et pour 20 % à peine de l’accompagnement des personnes âgées ou handicapées.

Le groupe se vante d’être un grand recruteur : de 2008 à 2013, il a été désigné premier créateur d’emplois en France. En réalité, il y a surtout un grand turn-over, le personnel ne reste pas car les conditions de travail sont dures et les salaires bas.

Et encore plus révoltant, c’est que le patron se vante d’avoir 100 000 masques en stock qu’il se garde pour continuer son business de ménage, alors que nombre de soignants et d’intervenants médicaux en sont dépourvus.

EHPAD (Puy-de-Dôme)

Coup de gueule

Brève
19/03/2020

Dans certains EHPAD du Puy-de-Dôme, il n’y a plus de masques, ni de Gel.

Sur certains territoires du Puy-de-Dôme, les gardes d'enfants de soignants pourtant annoncées ne sont toujours pas en place ! Ou bien dans des collèges à 40 km ! Sans aucun ramassage scolaire ! Une heure de route aller-retour !

Ne pas pouvoir faire face à une épidémie : voilà à quoi aboutissent des années d’économies sur la santé.

Municipales à Clermont-Ferrand

Présentation de Marie Savre, tête de liste

Brève
07/03/2020

Marie Savre conduit la liste «Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs»

Je suis Marie Savre et je conduis la liste Lutte Ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs sur la ville de Clermont-Ferrand avec mon camarade Dominique Leclair, qui travaille à l’usine Michelin des Gravanches.

Je suis psychologue dans un hôpital psychiatrique. Je travaille en centre médico psychologique et j’y rencontre des personnes qui se débattent avec des revenus de misère et qui subissent la crise et le délitement de plein fouet. D’une façon ou d’une autre, ils sont rejetés par l’organisation sociale ; trop fragiles, ils survivent. Le chômage dans les familles ouvrières c’est le fléau qui détruit tout.

Et de notre côté à l’hôpital, nous devons faire face à des réorganisations ou des économies de personnels, à des listes d’attente pour des hospitalisation, à une pénurie de psychiatres. C’est la course à la rentabilité qui déshumanise tout.

Je rencontre aussi des travailleurs qui n’en peuvent plus du travail, qui n’arrivent plus à se battre pour le quotidien, qui sont sous pression de leurs chefs ou même qui craquent et qui deviennent invalides, ce qui les amènent à des revenus en dessous de 1000 euros pour nourrir leur famille. C’est aussi pour dénoncer toute cette situation que les manifestations et les grèves ont réunis du monde depuis décembre.

Ici, nous vivons dans la ville de la multinationale Michelin qui emploie 10000 salariés mais qui en employait 30000 dans les années 80. Ces pourvoyeurs de chômage n’ont jamais assez de profits. Tous les politiciens du coin applaudissent aux derniers résultats exceptionnels de 1,7 milliard de profit, chiffre sans cesse en hausse. Ce sont des sommes exorbitantes qui sont directement dilapidée dans la poche des actionnaires de Michelin.

Quant aux travailleurs de l’usine, 1% d’augmentation de salaires, moins que la soi-disant hausse des prix de 1,2 % ! Et les fermetures d’usine continuent comme à La Roche sur Yon où 600 travailleurs vont se retrouver sur le carreau.

Ici, le travail dans certains ateliers, sur des machines rafistolées d’année en année est dangereux. Certains travailleurs qui font les 3 X 8, touchent la prime à l’emploi tellement leur salaire est bas. On est loin de l’image idyllique que renvoie la construction de la nouvelle place des Carmes pour le siège social de l’entreprise ; travaux bien entendus subventionnés par la mairie.

Le patron de Michelin, Menegaux a rassuré les politiciens en course aux élections municipales dans la presse : « Il n’y a pas de candidat Michelin et l’entreprise travaillera avec la ville quoi qu’il arrive ».

Alors voter pour la liste Lutte Ouvrière c’est faire entendre notre camp face à ces patrons de droit divin et à tous leurs larbins politiques.

C’est dire que l’argent existe à un pôle de la société et qu’il faudra se battre pour qu’il soit à disposition de nos besoins.

Des élus Lutte Ouvrière dans des communes, serait un point d’appui pour tous ceux qui ne se résignent pas face à la politique de l’état et des capitalistes qu’ils servent.