Hôpital de Billom (Puy-de-Dôme)

Abandon de l'Etat et proie des banques

Brève
10/02/2019

Plusieurs centaines de personnes, personnel de l'hôpital en grève depuis le début de la semaine et population de Billom, ont défilé samedi 9 février, à l'appel des syndicats FO et CGT, dans les rues de la ville. Ils protestent contre les mesures d'économies imposées à l'hôpital et qui étrangle son fonctionnement.

Pour désendetter l'hôpital, qui compte 400 salariés, la direction annonce 16 suppressions de CDD, le non-remplacement des agents en arrêt-maladie et la suppression de 3,5 jours de RTT pour le personnel, alors qu'il manque des aide-soignants et des infirmières.

L'Etat, en se retirant du financement des services de santé, a poussé les hôpitaux à s'endetter auprès des banques. Personnels et patients ne veulent pas en payer les frais.

Fermetures de classes

Une hérésie !

Brève
06/02/2019

Dans le Puy-de-Dôme, selon les cas, les autorités académiques justifient les fermetures de classe par la baisse du nombre d'écoliers dans le primaire. En réalité, la moyenne de 23,5 élèves par classe qu'elles annoncent ne sert qu'à cacher de grandes disparités et de grandes difficultés dans les écoles. Quant au secondaire, les autorités se satisfont avec impudence et sans honte de la lourde moyenne de 30 élèves par classe dans les collèges, moyenne qui serait le "seuil commun", autrement dit habituel et général dans tout le pays !

La logique voudrait que les classes restent ouvertes, avec moins d’enfants, pour mieux s’occuper des élèves en difficultés et garder tous les postes de l’Education.

Mais pour le gouvernement, l'enseignement et l'éducation ne sont pas prioritaires.

Puy-de-Dôme

Des classes toujours plus surchargées

Brève
06/02/2019

Dans les écoles primaires du Puy-de-Dôme, les autorités académiques avaient annoncé, le 28 janvier dernier, 21 fermetures de classe à la rentrée scolaire 2019, suscitant le rejet unanime des syndicats d'enseignants et la colère des parents.

Les parents d'élèves se sont mobilisés, ont signé des pétitions et ont manifesté contre les fermetures de classe annoncées, comme à Malauzat, aux Martres-sur-Morge, à Volvic, aux Ancizes, à Chappes, à Saint-Ours-les-Roches, à Combronde, à Saint-Georges-de-Mons, ou encore à Paslières-Noalhat.

Dans les collèges du secondaire, l'Inspection académique voudrait fermer 23 classes contre 6 ouvertures, alors qu'il y aura 200 élèves de plus l'an prochain dans le Puy-de-Dôme, faisant monter la moyenne par classe à trente élèves ! Des enseignants des collèges de Vic-le-Comte, Clermont-Ferrand et Ceyrat, notamment, sont venus protester et manifester devant l'Inspection académique. Au collège de Ceyrat, 21 des 28 enseignants étaient en grève le 29 janvier contre la suppression de trois postes d'enseignants.

Parents et personnels de l’Education ont raison de refuser toutes les fermetures de classe.

Dunlop Montluçon

Le pneumatique est regonflé

Brève
04/02/2019

À Dunlop Montluçon des centaines d’ouvriers ce sont mis en grève et sont rassemblés devant la porte de l’usine depuis jeudi 31 janvier, à l’appel de la CGT. Prime « gilets jaunes » de 1000 euros (refusée par la direction), salaires, embauche des 93 intérimaires sont à l’ordre du jour.

À noter que le groupe « châteaugay » de gilets jaunes de Montluçon était présent et solidaire des grévistes.

Lors d’une première négociation, où l’ensemble des grévistes était allé vers les bureaux de la direction, ils ont rejeté les propositions de la direction : une prime de performance de 70 euros garantie pendant un trimestre, une augmentation de salaire de 1% et l’embauche de 2 salariés par mois.

Vendredi une délégation réunissant un ouvrier par secteur et les syndicats, la CFDT ayant rallié le mouvement, a été reçue par la direction. Une nouvelle fois aucun accord n’a été trouvé et la grève se poursuit et les pneus brulent.

Ce qu’ils font est un encouragement pour eux et pour l’ensemble des salariés.

Le chômage reste massif

Brève
25/01/2019

Les commentaires officiels s'empressent d'annoncer une diminution des chiffres du chômage au dernier trimestre 2018. Dans la Région, les travailleurs totalement sans emploi (catégorie A) seraient près de 6.000 de moins (-1,5 %). Mais ils restent toujours très nombreux à plus de 380 000. Avec ceux qui essaient de survivre avec des petits boulots précaires, à temps partiel ou à durée courte (catégories B et C), le nombre total des chômeurs qui doivent pointer est un peu plus élevé qu'il y a un an, avec près de 645 000 chômeurs.

En réalité, le chômage reste massif, les patrons ont recours aux emplois précaires et aux heures supplémentaires au lieu d'embaucher et le gouvernement diminue les emplois publics.

Les travailleurs ne trouveront le chemin de l'emploi qu'en imposant, par leurs luttes, l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.