Trains Paris - Clermont-Ferrand

De mal en pis

Brève
28/07/2019

Une nouvelle fois, en moins d'un mois, les voyageurs de la ligne Paris-Clermont ont subi un voyage infernal. Après celui du 27 juin qui avait duré plus de 12 heures, c'est le train du 25 juillet partant à 17 h 26 de Clermont-Ferrand qui a plongé les voyageurs dans un interminable trajet de 17 heures et une nuit blanche !

La cause immédiate de ce retard invraisemblable et éprouvant est due à des chutes d'arbres et à la casse de caténaires. Mais en réalité, ce sont l'absence d'investissements et les restrictions d'entretien pendant des années ainsi que la réduction systématique des personnels qui ont rendu cette ligne, comme une partie du réseau ferroviaire, particulièrement vétuste. Ce qui fait que le moindre incident prend des proportions gigantesques et insupportables.

Les voyageurs payent cher cette politique de rentabilité.

Chômage

Une illusion de baisse

Brève
26/07/2019

La presse et le gouvernement prétendent voir une baisse du chômage sur les 9 dernier mois dans le pays comme dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. A la fin juin, la petite baisse du nombre des travailleurs totalement sans emploi (catégorie A) ne doit pas faire illusion. Les chômeurs qui disparaissent de cette catégorie A ne trouvent, pour la plupart, qu'un emploi temporaire ou à temps partiel qui ne permet pas de vivre. Ils sont alors comptabilisés en catégories B ou C. L'ensemble du nombre des chômeurs (ABC), lui, ne baisse pratiquement pas : 0,9 % en un an, moins de 1 % !

Le chômage est toujours massif. On compte toujours plus de 640 000 chômeurs en Région Auvergne Rhône-Alpes, puisque les services publics comme les patrons non seulement n'embauchent pas mais au contraire continuent à supprimer des emplois.

Imposer l'interdiction des licenciements et exiger la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires, sont des objectifs de combat pour tous les travailleurs.

CHU Clermont-Ferrand

Les Urgences attendent des embauches

Brève
25/07/2019

La télévision régionale a diffusé un très court reportage montrant la manifestation du personnel soignant devant le service des Urgences du CHU Gabriel-Montpied. Une fois n'est pas coutume.

Cela rappelle que le personnel hospitalier du CHU de Clermont-Ferrand est en grève depuis le début juillet et proteste depuis des mois contre l'engorgement du service, le manque d'effectifs et les suppressions de lits, se joignant ainsi à un mouvement général qui touche plus de 200 services dans tout le pays.

A Clermont-Ferrand, la direction du CHU vient de leur céder une aide-soignante et une infirmière de plus. Mais c'est seulement pour le mois d'août, alors que c'est toute l'année que les effectifs sont insuffisants ! Le personnel poursuit la grève.

Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme)

Dietal : non aux licenciements

Brève
24/07/2019

Le groupe Dietal fabrique des luminaires depuis 40 ans à Saint-Georges de Mons (63) dans les Combrailles où travaillent 210 salariés.

Prétextant la concurrence asiatique, il se restructure et annonce le licenciement du tiers de ses effectifs. 70 ouvriers vont payer cette restructuration par la perte de leur emploi. Mais pourquoi devrait-on le croire sur parole ?

Qu'il rende public ses comptes et nous verrons s’il n'y a pas assez d'argent pour garder ces emplois !

Rexiaa – Issoire (Puy-de-Dôme)

En grève pour de meilleurs salaires

Brève
18/07/2019

L’usine Rexiaa fait partie d’un groupe plus vaste d’au moins 800 travailleurs qui construit des matériaux composites, notamment pour l’aéronautique. Le groupe compte notamment plusieurs sites à Issoire. Récemment, les travailleurs de deux de ces usines ont imposé un recul au patron : une prime de 400 euros à AIRTM et une augmentation de 75 euros bruts de salaire à Issoire Aviation.

Jeudi 18 juillet, ils étaient 35 en grève, sur un effectif de 100 embauchés et 30 intérimaires, pour revendiquer une augmentation de salaire de 150 euros. L’entreprise fait des bénéfices, mais pour les salaires, il n’y a jamais d’argent ! C’est aussi un ras-le-bol général qui s’exprime face au mépris de la direction. Des débrayages sont prévus pour les jours à venir. Et l’idée qu’il va falloir se battre avec ceux des autres usines du groupe est aussi dans les têtes.