Clermont-Ferrand

La justice n'aime pas mettre en cause les policiers

Brève
05/09/2015

Le Tribunal de Riom (Puy-de-Dôme) a annulé mardi la mise en examen du dernier des deux policiers mis en cause dans la mort d'un jeune routier de 30 ans, Wissam El-Yamni, tombé dans le coma au cours de son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre 2011 et décédé neuf jours après. Son coma et sa mort avait provoqué plusieurs nuits de tension et une forte colère contre la police. Près de 4000 personnes avaient manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand.

Le corps montrait des marques de serrage autour du cou et des fractures au visage liées aux coups qu'il avait reçus. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait relevé l'usage sur le prévenu, lors de son transport au commissariat, de la technique du "pliage", qui consiste à maintenir la tête appuyée sur les genoux. Suite à la plainte de la famille, il a fallu attendre mars 2014 pour que les deux policiers mis en cause soient mis en examen. Mais, bien plus vite, la justice a levé la mise en examen du deuxième, après l'avoir fait pour le premier dès janvier 2015.

Une fois de plus, la justice française ne veut pas admettre qu'on meurt dans les commissariats ou sous les coups avérés des policiers.

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