Chômage

Rien de nouveau

Brève
28/11/2019

Discrètement, Pôle emploi a publié le 27 novembre ses statistiques mensuelles. Fin octobre 2019, dans la Région, comme dans le reste du pays, les chiffres n'ont guère changé.

Le chômage est toujours imposant et massif. On compte toujours plus de 640 000 chômeurs en Région Auvergne Rhône-Alpes, puisque les services publics comme les patrons non seulement n'embauchent pas mais au contraire continuent à supprimer des emplois.

Les objectifs de combat pour tous les travailleurs restent d’imposer l'interdiction des licenciements et d’exiger la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

MSD-Chibret Riom (Puy-de-Dôme)

Le capitalisme est nuisible à la santé

Brève
15/11/2019

Dans le même entretien, le directeur explique que MSD ayant changé ses méthodes de recherches comme de production, le laboratoire et l'usine de Riom ne sont plus "dans le créneau de développement de MSD". Il serait "très compliqué" de "tout reconstruire", de "former des opérateurs", etc. Autrement dit, il faudrait tout simplement que MSD investisse, ce que le trust ne veut visiblement pas faire. C'est pourquoi il a été décidé de se débarrasser et du laboratoire et de l'usine en les vendant à un repreneur… s'il s'en trouve un.

Qu'importe que les salariés puissent perdre leur emploi et qu'une ville puisse être dévastée par cette fermeture. C'est dire combien sont nuisibles les profits des actionnaires !

MSD-Chibret Riom (Puy-de-Dôme)

Comment faire avaler une sale pilule ?

Brève
15/11/2019

Dans un entretien offert par le journal La Montagne dans ses colonnes, le directeur de MSD-Chibret justifie les licenciements annoncés en début de semaine. Selon ce monsieur, les médicaments génériques seraient la cause de la baisse des ventes des antibiotiques et autres ophtalmiques produits à Riom. Ils feraient baisser les volumes de production et obligeraient la direction à "équilibrer le nombre de salariés par rapport au volume de production". Il ose ajouter : "c'est mathématique". C'est révoltant de lire cela.

Les médicaments devraient être fabriqués en fonction des besoins, et non de leur coût.

En réalité, le directeur est un bonimenteur au service des actionnaires. Faire les profits maximum, c'est une nuisance, mais c'est la seule chose qui compte pour ces gens-là.

Etudes

L'accès aux connaissances n'est pas ouvert à tous

Brève
14/11/2019

La tentative désespérée d'un étudiant de Lyon 2 de s'immoler devant le CROUS a déclenché émotion, colère et manifestations, y compris à Clermont-Ferrand.

40 % des étudiants, soit près de 17 000, y sont boursiers. La précarité est le lot de bien des étudiants.

Une bourse, c'est au grand maximum 5 612 euros annuels, soit une moyenne de 467 euros par mois. La plupart du temps, c'est beaucoup moins, car il y a sept niveaux ! Pour le logement, à peine 10 % des étudiants peuvent être logés par le CROUS, car il n'y a que 4 050 chambres pour 35 500 étudiants inscrits à l'Université Clermont-Auvergne. Des chambres qui ne sont pas gratuites, car c'est 250 euros par mois. Alors beaucoup ont recours à des petits boulots pour pourvoir survivre.

Faire des études, c'est un parcours du combattant pour les étudiants qui n'ont pas de parents pouvant subvenir à leurs besoins.

Riom (Puy-de-Dôme)

Non aux licenciements chez MSD-Chibret

Brève
14/11/2019

Mardi 12 novembre, la direction du site de MSD-Chibret de Mirabel à Riom (63) a annoncé un projet de "réorganisation" qu'elle veut effectif à l'été 2020. Elle prévoit la suppression de plus de 300 emplois : 216 CDI sur 584, auxquels s'ajoutent une centaine de CDD et intérimaires. De plus, la direction souhaite céder l'usine à un repreneur sinon le site fermerait.

Les salariés sont abasourdis et en colère. Et il y a de quoi. Le site MSD-Chibret de Mirabel est l'un des principaux sites en Europe appartenant au géant américain de la pharmaceutique, Merck Sharp & Dohme (MSD) qui emploie près de 70 000 salariés.

Une fois de plus, dans le monde capitaliste, ce sont les emplois qui sont la variable d'ajustement. Sous prétexte "d'une baisse continue des volumes " et "d'une sous-utilisation des lignes de production", le richissisme trust de la pharmacie s'en prend aux salariés qui ont pourtant fait la fortune de ses actionnaires. Quand les affaires vont bien, les salariés n'ont droit qu'à suer sang et eau. Dès que les affaires sont prétendues aller moins bien, ce sont encore les salariés qui payent par la perte de leur emploi. C'est d'autant plus révoltant que les trusts pharmaceutiques ont toujours des chiffres d'affaires mirobolants ! Non aux licenciements ! Ce sont aux actionnaires de payer sur leurs profits accumulés !