Démantèlement du Cerema (Clermont-Ferrand)

Les mensonges gouvernementaux

Brève
10/02/2020

Jeudi 6 février dernier, 80 % des agents clermontois du Cerema était en grève (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Ils protestent une nouvelle fois contre le plan de restructuration national qui prévoit une diminution des effectifs d’ici 2022.

Le Cerema est un organisme né en 2014 du regroupement de tous les services publics chargés de l’environnement, des risques naturels, et des expertises sur le terrain.

A Clermont-Ferrand, de 115 agents en 2008, ils ne sont plus que 64 et devraient être réduits à 52 en 2022. Sur le plan national, depuis 2008, c’est 700 emplois qui ont déjà disparu.

Le gouvernement prétend que l’écologie et l’emploi sont ses priorités. Mais la suppression des emplois dans un organisme chargé de l’écologie prouve que c’est un mensonge d’Etat.

Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme)

Des ouvriers révoltés à juste titre

Brève
03/02/2020

Jeudi 30 janvier dernier, les ouvriers de Luxfer manifestaient dans les rues de Gerzat, en soutien à trois de leurs camarades convoqués pour dégradations dans l’usine. Depuis le 20 janvier, syndicalistes et personnel licencié occupent l’usine, ayant constaté que la direction faisait démonter toutes les machines. Mais ce sont les salariés qui sont accusés de dégradations.

L’usine a été fermée en juin dernier et 126 salariés ont été licenciés en juin 2019 pour "raisons économiques". Or le site de Gerzat a fait un peu plus d'un million d'euros de bénéfices en 2018 ! Entre temps, sur les 126 ouvriers licenciés, seuls 15 % d’entre eux ont pu retrouver un emploi, pour la moitié en contrat précaire et à plus de 30 km de chez eux ! Quant à tous les autres, c’est la baisse des indemnités chômage qui les attend d’ici quatre mois. Cela ne va pas empêcher Luxfer de prétendre à percevoir le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), cette subvention de l’Etat fondée sur les salariés que Luxfer a viré !

Luxfer rime avec gangster, avec la bénédiction de l’Etat.

Centre hospitalier Sainte Marie (Clermont-Ferrand)

Les salariés ne partagent pas les mêmes valeurs que la direction

Brève
30/01/2020

L'association Sainte Marie, qui gère 5 hôpitaux psychiatriques, est elle-aussi soumise aux diktats de l'ARS pour faire des économies. Le directeur, centralien ex-directeur des magasins Game-vert, se charge d'appliquer cette politique. L'association a obtenu des allègements de charges sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic : soit 3 600 salariés sur les 5 000 que compte les 5 établissements. Cela représente des millions d'euros. Face aux demandes des syndicats d'augmentation de salaire et d'embauches, la direction n'a proposé qu'une mini prime d'assiduité soumise à des conditions inacceptables.

Suite au boycott des réunions officielles par les syndicats, après un premier rassemblement où une pétition a été signée, ce sont 100 d'entre nous qui nous sommes retrouvés jeudi 30 janvier, à accueillir le directeur venus transmettre ces vœux et manger de la galette.

C’est avec beaucoup d'ambiance que face aux valeurs dont la direction se targue, nous avons opposé les nôtres : augmentation de salaire, embauche et non à la prime d'assiduité. La suite se prépare....

Trelleborg (Clermont-Ferrand)

Grève pour les salaires

Brève
29/01/2020

Grévistes devant l'entrée de l'usine

A l’issue des deux premières réunions annuelles "NAO" sur les salaires 2020, la direction de l’usine annonçait une augmentation inférieure à celle de 2019, avec seulement 1% d’augmentation générale pour les ouvriers.

Inacceptable pour la grande majorité. Ils ont décidé en assemblée générale de se mettre en grève à partir du lundi 27 janvier, jour de la 3ème et dernière réunion, pour exiger 5% d’augmentation générale pour tous. A l’issue de cette réunion, rien n’a changé pour eux.

Depuis ce lundi, les ateliers sont donc à l’arrêt, la grève étant suivie par près de 95% des ouvriers en CDI.

Une partie du personnel technicien, administratif et maîtrise a tenu à leur apporter son soutien en versant ce mardi à la caisse de grève.

Les grévistes sont décidés à maintenir leur mobilisation jusqu’à satisfaction de leur revendication.

Chômage

Une hirondelle ne fait pas le printemps du plein emploi

Brève
28/01/2020

Sur un an, dans la Région, le nombre de chômeurs semble avoir baissé autour d’une moyenne de 630 000, là où il tournait depuis deux ans autour de 640 000. Une fois de plus, la presse se précipite pour annoncer une baisse du nombre des chômeurs, bien que, depuis des mois, il n’y a que des variations minimes en plus ou en moins. Le chômage est loin d’être jugulé dans le pays et la Région : il est toujours massif et imposant, d’autant que patronat et Etat continuent à supprimer des emplois.

Le travail ne manque pas : ce sont les embauches qui font défaut. Aux travailleurs de forcer ces embauches en exigeant l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous, sans diminution des salaires.