Migrants

Non aux expulsions

Brève
23/06/2019

Jeudi 20 juin, les associations d’aide aux migrants de l’Allier ont organisé un rassemblement devant la préfecture de Moulins,
Venus de Vichy, de Montluçon, de nombreux jeunes migrants sont venus protester face aux menaces d’expulsion qui pèsent sur eux.
Plusieurs d’entre eux, jeunes majeurs en apprentissage ont reçu « l’Obligation de quitter le territoire français ».
Un jeune raconte. "Mineur non accompagné à l'époque de mon arrivée dans l'Allier en 2017, j'ai débarqué un beau jour à Moulins à l'âge de 16 ans, dans l'espoir d'une vie meilleure. J'ai très vite commencé un apprentissage. Tout allait bien. Je pensais pouvoir continuer à vivre, à me former et à travailler en France.... J'ai tout mis en oeuvre pour ça !"
En 2019, deux ans plus tard, il est sorti du système d'Aide sociale à l'enfance (ASE). En effet, aujourd'hui âgé de 18 ans, il est devenu majeur. Un 18e anniversaire synonyme de très mauvaises nouvelles. il explique que son projet de vie dans le pays de la Déclaration des droits de l'homme est désormais largement compromis :
"Alors que je suis en train de terminer mon apprentissage, que je vais passer mon examen dans quelques jours et que mon patron m'a promis un CDI, mon autorisation de travailler n'a pas été renouvelée. On ne veut plus de moi en France et il n'y a aucune raison à ça !"
Il est originaire d’Erythrée. Le site officiel du ministère des Affaires étrangères dit de ce pays « le régime érythréen a supprimé la plupart des libertés et la situation des droits de l’homme y est très préoccupante… ». C’est donc en toute connaissance de cause que les autorités françaises peuvent décidé de renvoyer des jeunes dans un pays de dictature.
D’autres jeunes sont concernés par ces avis d’expulsion. Dans le bassin de Vichy, ces jeunes apprentis « donnant totale satisfaction » sont obligés de quitter le pays. Pourtant comme le dit une responsable d’association : « Ces jeunes sont arrivés dans l'Allier il y a deux ou trois ans. Après plusieurs évaluations, ils ont été reconnus mineurs par les tutelles habilitées On les a orientés vers des formations professionnelles en leur disant que, s'ils avaient un travail, ça les aiderait à rester en France. Tout se passe bien. Ils ont un parcours scolaire réussi. Leurs employeurs sont contents et ont besoin d'eux... Mais au final, le refus de leur donner les papiers de séjour et de droit au travail annule tout ! »
Procédures expéditives, négation du droit d’asile, tel est le véritable contenu de la politique prétendument progressiste de Macron.
Liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants !

Hôpital de Vichy

Grève illimitée aux urgences

Brève
23/06/2019

Depuis le 14 juin, le personnel des urgences de l’hôpital de Vichy est en grève illimitée.
Comme dans beaucoup d’hôpitaux en France, le personnel des urgences tient à dénoncer la dégradation de ses conditions de travail et à montrer son ras-le-bol face à une situation qui n’arrête pas d’empirer.
Depuis plusieurs dizaines d’années, les différents gouvernements ont démoli le service public de santé en y imposant des critères financiers. A cela s’est ajouté le fait que les services d’urgences sont devenus de véritables asiles des temps modernes qui croulent sous le poids de la misère croissante de la société.
Alors, oui, il y en a ras-le-bol et le personnel des urgences a bien raison de se mettre en colère. Mais les revendications du personnel des urgences sont aussi les revendications de tous les hospitaliers. Et c’est une lutte générale dans les hôpitaux qui sera nécessaire pour obtenir les postes et les augmentations de salaires qui manquent.

Train Clermont-Ferrand - Paris

Encore une promesse

Brève
18/06/2019

"La qualité de la desserte Clermont-Ferrand - Paris sera améliorée" et "le gain de temps sera de dix minutes", tel est l'essentiel du communiqué, publié vendredi dernier, par la préfète du Puy-de-Dôme. Mais aucun délai n'est précisé.

En fait, depuis le Plan Rail de 2012 au dernier schéma directeur, en passant par le plan de sauvetage de Laurent Wauquiez en 2016 ou les Trains d'Équilibre des Territoires, on ne compte plus les plans qui devaient améliorer la ligne. Or, durant cette même période, tandis que les tarifs n'ont cessé d'augmenter, la dégradation s'est accentuée et généralisée : on ne compte plus les retards de plus en plus fréquents, ou les suppressions de trains, les unes imprévues et d'autres organisées à plusieurs reprises pour des week-ends entiers.

Une promesse de plus qui n'engage que ceux qui y croient.

Ça bugge aux impôts

Brève
04/06/2019

 

Les télédéclarations des revenus dans le Puy-de-Dôme devaient se faire au plus tard mardi 4 juin. C'était aussi la même date limite pour tous les résidents des départements à partir du numéro 50, la Manche. Aux habitants du Puy-de-Dôme se sont donc ajoutés notamment ceux de Paris, de Lyon ou de Lille. Une affluence que le site gouvernemental de télédéclaration n'a pas supportée. Le site a fait un bug et a tout bloqué. L'administration fiscale a dû concéder un délai supplémentaire de 48 heures.

L'Etat ne cesse de réduire le nombre des fonctionnaires pour faire des économies. Il les remplace par des machines, à l'économie aussi, puisqu'elles ne sont visiblement pas assez puissantes pour gérer l'affluence prévisible.

Quand il y a trop de travail, les machines informatiques ont leur façon de faire grève, elles buggent !

Les élections passent, le chômage reste

Brève
27/05/2019

Dans l'indifférence, les statistiques mensuelles de Pôle emploi viennent d'être publiées. Il n'y a toujours pas de baisse, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire. Fin avril 2019, les travailleurs sans emploi ou à temps réduit ou partiel sont toujours aussi nombreux, soit environ 640 000 dans la Région, à l'image de ce qui se passe dans le reste du pays.

Ne pas trouver de quoi gagner décemment sa vie, c'est une situation insupportable pour ceux qui la vivent. L'organisation de la société qui tourne pour le profit des capitalistes, avec l'aide indéfectible des gouvernants à leur service, en est seule responsable. Les travailleurs gardant un emploi sont de plus usés à la tâche, souvent de moins en moins nombreux à faire davantage de tâches, tandis que les autres sont mis comme au rebus.

C'est intolérable : la vie, ce n'est pas ça. Les travailleurs ne trouveront le chemin de l'emploi qu'en imposant, par leurs luttes, l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.