Non à la fermeture des lycées de Romagnat et de Lapalisse

Communiqué
24/04/2013

Depuis plusieurs semaines, la mobilisation grandit contre la fermeture annoncée des lycées professionnels Vercingétorix de Romagnat et agricole de Lapalisse.

Pour ce dernier, l'annonce a même été faite deux jours avant sa journée porte ouverte.

Les lycées prévus pour accueillir les formations et les élèves n'en sont pas encore capables : internats trop petits et plateaux techniques absents.

Les arguments de vétusté du président de Région sont contestés. Le lycée Vercingétorix fait partie des trois seuls du département à avoir obtenu un avis favorable lors du dernier passage de la commission de sécurité, fin 2011-début 2012.

Un élu du Conseil régional va jusqu'à laisser entendre la nécessité d'un désamiantage, sans préciser que la commission de sécurité a estimé que tous les bâtiments accessibles au public sont sans danger de ce point de vue. Et si cela était vraiment dangereux, pourquoi la Région n'est-elle pas intervenue plus tôt ?

Concernant le lycée de Lapalisse, le cabinet du ministre de l'Agriculture prétend que « le lycée n'a plus la capacité de redémarrer » alors qu'il est fonctionnel et que d'importants travaux de rénovation ont récemment été réalisés par le Conseil régional.

En réalité la fermeture du lycée de Lapalisse va directement profiter au privé. Les élèves qui n'auront pas les moyens d'aller à Moulins se tourneront vers les établissements privés du Mayet de Montagne ou d'Escurolles, beaucoup plus près, qui offrent des formations similaires.

Quant au maintien de l'emploi, là aussi il y a bien des inquiétudes. Si le personnel titulaire sera redéployé sur les lycées accueillant les formations, que deviendront les contractuels ou les surveillants aux contrats précaires ?

Dans les deux cas, la Région, soutenue par les ministères du gouvernement, veut faire des économies.

C'est le même président de Région, René Souchon, qui se vantait le mois dernier de verser plus de 60 millions d'euros pour les entreprises dans le budget 2013.

L'argent public doit servir au fonctionnement des services publics, pas au financement des entreprises privées.

Marie SAVRE