Michelin (Clermont-Ferrand) :  Empoisonneur !

Echo d'entreprise
24/07/2020

Des travailleurs soudeurs d’un atelier de la Combaude, à Clermont-Ferrand, ont porté plainte contre Michelin pour les avoir exposé à des produits toxiques, tels que le nickel, le chrome et le cobalt, pendant des années.

L’entreprise leur avait volontairement fait prendre des risques en refusant de faire des analyses.

La médecine du travail de son côté répondait aux soudeurs, pour lesquels des analyses médicales avaient détecté un taux anormal de chrome, qu’ils mangeaient trop de crevettes, de viandes rouges ou de haricots verts !

Cette nouvelle plainte permettra au moins de dénoncer les mensonges criminels de Michelin, même si dans le passé plusieurs dossiers ont été classés sans suite par les procureurs, notamment sur de nombreux accidents du travail non déclarés. Mais il faudra bien un jour mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs.

Trelleborg (Clermont-Ferrand) :  Relocalisation : un leurre

Echo d'entreprise
24/07/2020

Au détour d’un article de La Montagne sur Trelleborg, on apprend que le site clermontois récupère des marchés d’un site suédois qui doit fermer.

Ainsi, la pérennité d’une entreprise locale se fait en supprimant les postes de travailleurs suédois, pour augmenter la compétitivité, c’est-à-dire les bénéfices des actionnaires. Et il n’existe aucune garantie que les travailleurs clermontois garderont leur emploi à terme. Par contre ils travailleront plus avec des salaires insuffisants.

Ce n’est pas en supprimant l’activité des uns que l’on garantit le travail des autres. On peut travailler moins pour travailler tous. Par delà les frontières, les emplois et les salaires doivent être maintenus en prenant sur les bénéfices des actionnaires.

Michelin :  Pauvre riche

Echo d'entreprise
11/07/2020

Michelin vient d’être condamné par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand à payer les maigres augmentations salariales prévues initialement pour cette année. En avril, il avait en effet demandé à une grande partie des salariés de renoncer « volontairement » à ces augmentations cette année, dans un souci de « cohérence sociale avec les autres pays du groupe », où il a imposé ce gel.

Le coronavirus sert de prétexte à tous les chantages.

Avec 1,7 milliard d’euros de bénéfice, voilà une entreprise qui a besoin de puiser dans les payes des salariés pour survivre.

Michelin :  De l’argent, il y en a

Echo d'entreprise
27/06/2020

Une entrée de l'usine de Cataroux

Crise ou pas crise, l’assemblée générale des actionnaires de Michelin, qui s’est tenue à huit clos cette semaine, garantie toujours les revenus des plus riches.

Si les dividendes par action passent de 3,85 € à 2 €, cela représente encore plus de 350 millions d’euros pour les actionnaires. Par contre, les augmentations des salaires sont, elles, au ras des pâquerettes… voire nulles pour beaucoup.

Pourtant, d’après ses propres chiffres, l’entreprise n’est pas aux aboies : le bénéfice net a encore été de 1,7 milliard d’euros en 2019.

Il y a largement de quoi maintenir tous les emplois, y compris ceux en CDD ou en intérim, et augmenter les salaires.

CHU Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) :  Manifestation de soignants

Echo d'entreprise
20/05/2020

Mardi 19 mai, plusieurs dizaines de personnels du CHU se sont rassemblés devant la direction générale du CHU pour dénoncer les salaires toujours bloqués ainsi que le non-paiement de la prime exceptionnelle et des heures supplémentaires, le manque de moyens de protection et de dépistage, la non-embauche de personnel, les fermetures de lits et la non-reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle.

Le gouvernement est prompt à dégager des fonds pour les entreprises. Mais pour les premiers de corvées, il n’y a que de vagues promesses.

Le personnel des hôpitaux a bien raison de se faire entendre.

PIC de Lempdes (Puy-de-Dôme) :  Chasser le naturel…

Echo d'entreprise
01/05/2020

A la PIC (Plateforme industrielle du courrier) de Lempdes, la direction était aux petits soins pour les salariés, au début du confinement. Il fallait d’abord respecter les gestes barrières et y adapter le travail. Celui-ci a été réduit à deux nuits par semaine.

Depuis dix jours, changement de braquet : on est passé à trois nuits, la charge de travail a augmenté en fin de poste et les chefs font la chasse aux temps morts. Il faut trier en urgence et en priorité les publicités ; le courrier des particuliers se fait éventuellement à la fin, s’il reste du temps.

Certains qui avaient posé leurs reliquats de congés depuis longtemps se voient obligés de travailler à cause du changement des plannings tout en perdant ces congés. C’est la double peine.

Alors le mécontentement commence à monter. La semaine dernière, plusieurs sont restés discuter entre eux après ces annonces du directeur. Depuis l'idée de la grève fait son chemin.

Michelin :  Il ne trompe personne

Echo d'entreprise
25/04/2020

Usine de Cataroux à Clermont-Ferrand (Entrée Saint-Vincent)

Le directeur du personnel de Michelin s’est fendu d’une interview pour défendre les choix du groupe. Il ne faut « pas se tromper de combat » dit-il, et il prône « l’esprit collectif » pour faire face à la crise.

Pour cet individu, que les salariés perdent un quart de leurs congés, voient leur salaire baisser, mettent leur vie en danger pour venir fabriquer des pneus, mais n’acceptent pas de renoncer à leurs maigres augmentations de salaire à 2021, ce serait « se tromper de combat ».

C’est sans doute de cet « esprit collectif » que les familles de salariés de l’usine de la Roche-sur-Yon qui doit fermer, après beaucoup d’autres, se nourriront.

Michelin :  Charité bien ordonnée commence par soi-même

Echo d'entreprise
20/04/2020

Le siège de l'entreprise Michelin Clermont-Ferrand, Fabien1309, commons.wikimedia.org

La direction vient d’adresser une note aux salariés pour leur suggérer de renoncer de leur plein gré à leur maigres augmentations prévues en mai prochain pour « témoigner leur solidarité à l’égard de leurs collègues des autres pays qui n’auront pas d’augmentation et/ou leur volonté de contribuer à préserver la trésorerie du Groupe dans ce contexte de crise. »

Fervents catholiques, la charité est une valeur imprégnant la famille Michelin depuis toujours... d’autant plus quand c’est avec l’argent des autres.

PSA Sept Fonds (Dompierre-sur-Besbre - Allier) :  Tant pis pour la santé des travailleurs, il faut des carters !

Echo d'entreprise
16/04/2020

La direction de l’usine PSA de Sept Fonds a décidé, comme dans l’ensemble du groupe PSA, de relancer la production de carters et de disques de freins. Pour l’instant, aucune date n’est fixée, elle sera décidée par la direction du groupe.

Bien sûr, la direction de Sept Fonds dit que tout a été fait pour assurer la sécurité sanitaire de chaque salarié. Il y aurait « une centaine de mesures concrètes et vérifiables » dans le protocole de redémarrage. On sait que quand un groupe industriel veut redémarrer il est prêt à tout pour que cela puisse se faire. Mais ce qui le guide, ce n’est sûrement pas la santé des travailleurs. Si c’était vrai, cela fait longtemps que cela se saurait, la silicose ou l’amiante sont de bons exemples.. Et tous les travailleurs savent que leurs conditions de travail, les patrons sont prêts à les piétiner pour pouvoir produire.

La directrice de Sept Fonds l’a d’ailleurs dit très crûment : « On demande à chaque travailleur d’être acteur de sa santé ». En clair, ça veut dire, si vous tombez malade, ce sera de votre faute…

Donc, rien de neuf sous le ciel capitaliste, virus ou pas virus, l’exploitation continue !

Michelin :  La pérennité des profits

Echo d'entreprise
13/04/2020

Dans sa récente interview, Menegaux, le dirigeant de Michelin, met en avant ses deux priorités : « la sécurité des salariés et la pérennité de l’entreprise ». Cela est contradictoire.

Depuis des années, Michelin « traverse les crises très importantes » en fermant des usines, en licenciant et en augmentant les cadences pour ceux qui restent, avec une aggravation du nombre de travailleurs souffrants précocement de TMS.

Les actionnaires par contre ne sont jamais mis à contribution ; mieux, leurs profits ne cessent d’augmenter.

Cette crise, comme les précédentes, ne sera « traversée par l’entreprise » qu’en la faisant payer aux travailleurs.