Michelin :  La pérennité des profits

Echo d'entreprise
13/04/2020

Dans sa récente interview, Menegaux, le dirigeant de Michelin, met en avant ses deux priorités : « la sécurité des salariés et la pérennité de l’entreprise ». Cela est contradictoire.

Depuis des années, Michelin « traverse les crises très importantes » en fermant des usines, en licenciant et en augmentant les cadences pour ceux qui restent, avec une aggravation du nombre de travailleurs souffrants précocement de TMS.

Les actionnaires par contre ne sont jamais mis à contribution ; mieux, leurs profits ne cessent d’augmenter.

Cette crise, comme les précédentes, ne sera « traversée par l’entreprise » qu’en la faisant payer aux travailleurs.

Michelin :  Nous n’avons pas les mêmes valeurs

Echo d'entreprise
13/04/2020

Entrée de la Combaude (Clermont-Ferrand)

Menegaux, le patron de Michelin, fait la promotion des masques qui vont être produits dans l’entreprise. La raison première est assumée : fournir les salariés de l’usine pour redémarrer la production de pneus. Il s’agit d’être le premier sur les marchés quand la reprise s’amorcera. Fournir les services de santé ne se fera que « si nous pouvons faire plus » explique-t-il.

L’idée de transformer un plus grand nombre d’usines pour fabriquer en urgence les masques, ou du gel hydroalcoolique qui font cruellement défaut depuis plus d’un mois, n’est pas considéré comme prioritaire. Pourtant il y aurait eu des volontaires, comme le prouve le dévouement de ceux qui viennent aujourd’hui.

Tant que les Michelin, et autres grands bourgeois, prendront les décisions, notre vie sera en danger perpétuel.

Michelin :  Derrière les masques, les profits

Echo d'entreprise
08/04/2020

Michelin vient d’annoncer la production de masques dans trois usines européennes. Est-ce pour les besoins des services de santé ou alimentaires ? Non, ils sont d’abord destinés à ses propres sites de production. Accessoirement, pour faire bonne mesure, des masques seront distribués aux secteurs médicaux.

Sa seule préoccupation est de redémarrer sa production de pneus pour garantir ses profits.

Michelin :  Pipeau

Echo d'entreprise
03/04/2020

Usine Michelin de Roanne

La direction de Michelin, qui souhaite relancer la production, se vante de mettre en place « des protocoles sanitaires renforcés contre le coronavirus ».

En fait il ne s’agit que des précautions élémentaires préconisées par les services de santé.

Le véritable « renforcement » est de rester confiné chez soi !

Moulins  :  Licenciements dans les bus

Echo d'entreprise
02/04/2020

Kéolis, la société qui gère les bus de ville dans l’agglomération de Moulins, vient de licencier trois conducteurs. En effet, au 31 mars, elle n’a pas renouvelé les contrats de trois conducteurs embauchés en CDD.
La ministre du Travail a eu beau dire à la télévision qu’il ne fallait pas licencier, trois travailleurs se retrouvent au chômage.
Et combien d’autres, intérimaires, contrats, à l’essai se retrouvent licenciés du jour au lendemain, parfois par un simple SMS.
L’Etat a déboursé des centaines de millions d’euros pour aider les entreprises. Kéolis est un gros groupe qui a les reins solides. Il n’y avait aucune raison de licencier ces trois travailleurs. Il aurait suffit de prolonger leur contrat jusqu’à ce que les transports reprennent normalement.
L’interdiction des licenciements devrait être normalement la règle. En cette période d’épidémie, c’est d’autant plus vrai !

Michelin :  Des choix mortels

Echo d'entreprise
01/04/2020

Rassemblement devant le siège social à Clermont-Ferrand (image d'archives)

Dans un message vidéo adressé à l’ensemble du personnel ce lundi, le président de Michelin prépare la reprise de toutes usines en se vantant des précautions qui seront prises … et qui ne sont en fait que des mesures minimales.

Mais surtout il ose prétendre que « nos produits et services sont indispensables à notre quotidien à tous au même titre que l’alimentation ou les médicaments » … Il va même jusqu’à affirmer que ce sont véritablement des produits de première nécessité !

Il prend notamment par exemple la demande de pneus agricoles qui serait en hausse en ce moment. Quelle découverte ! Au printemps les agriculteurs ont besoin de pneus pour leurs engins.

S’il y a des pneus à produire c’est en raison de la politique de flux tendu. La volonté d’accroître les profits en supprimant tous les stocks, est payée aujourd’hui par les salariés obligés de mettre leur vie en danger en venant à l’usine.

Quant aux actionnaires, ils encaissent les profits et restent bien confinés.

Clermont-Ferrand :  Témoignage de Dominique Leclair, technicien chez Michelin

Echo d'entreprise
29/03/2020

Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon :  Masques : les prestidigitateurs !

Echo d'entreprise
25/03/2020

Une affiche du personnel de la Croix Rousse en colère

Avec l’épidémie, la durée de vie officielle des masques a fortement augmenté. Elle est passée de quatre heures d’efficacité (ce qui est enseigné en formation) à une journée entière. La direction a beau se cacher derrière la certification du service d’hygiène, elle ne trompe personne. On ne pensait pas que la science était basée… sur le nombre de masques disponibles.

Par ailleurs, pour ne porter qu’un masque par jour et par personne sans y toucher, il ne faudrait ni boire ni manger pendant huit heures. Quand on pose le problème, on nous rétorque : « vous êtes capables de rester sans boire le temps du travail ». On voit bien qui sont les soldats sur le front, et les généraux planqués à l’arrière.

Enfin, la direction a placardé la photo d’un couple suspecté de voler des masques. Comme en temps de guerre, la délation est un moyen crapuleux de nous diviser et de détourner notre regard des vrais responsables. Car celui qui a diminué les stocks de masques pour faire des économies, c’est bien l’État !

Luxfer à Gerzat (Puy-de-Dôme) :  Le règne de la propriété privée

Echo d'entreprise
24/03/2020

L’usine de Luxfer à Gerzat dans le Puy de dôme était, avant sa fermeture en juin 2019, spécialisée dans la fabrication de bouteilles d’oxygène. Le site de Gerzat qui a fermé pour « raisons économiques » alors qu’il générait plus d’un million d’euros de bénéfices en 2018, était occupé depuis le 20 janvier par les ouvriers en colère. Ils ont dû le quitter pour respecter le confinement.

Devant la pénurie de bouteilles d’oxygène déjà constatée en Italie et qui s’annonce en France, la CGT demande la nationalisation et le redémarrage de la production de bouteilles d'oxygène à destination des hopitaux soignant le covid-19.

Le ministère de l’économie et des finances lui répond que ce n’est pas possible car cela va à l’encontre du droit de propriété.

Par contre le droit d’être soigné pour les malades, le droit d’avoir un emploi pour les travailleurs… tout ça n’est pas important pour le gouvernement.

Comme le disent les paroles de l’Internationale, le chant des travailleurs : « Nul devoir ne s'impose au riche ; Le droit du pauvre est un mot creux ».

Michelin (Clermont-Ferrand) :  La course irresponsable au profit

Echo d'entreprise
24/03/2020

Au nom des « besoins de services publics » Michelin maintien certaines productions, entraînant la présence de plusieurs centaines de travailleurs dans les ateliers.

Ainsi à Clermont-Ferrand, des salariés travaillent pour produire des pneus pour les métros.

Même en admettant qu’il y ait un réel besoin, ce n’est pas le besoins du service publics qui justifie que la production soit maintenue malgré les dangers sanitaires pour ceux qui viennent à l’usine. C’est à cause de la politique de Michelin de limiter les stocks et de produire à flux tendu au point de ne pas pouvoir arrêter la production pendant quelques semaines !