Besançon

« Des lycées sans options vous nous prenez pour des cons »

Brève
11/12/2018

les lycéens devant le rectorat

Environ 700 lycéens ont manifesté de manière dynamique dans les rues de Besançon mardi matin. Le sentiment d’être face à un avenir bouché n’a pas été effacé par les jérémiades télévisées de Macron la veille. Ils sentent dans les réformes du bac ou de parcoursup qu’on les enferme encore plus. Ces deux réformes augmentent la sélection au lieu de donner des moyens, réduisent l'offre scolaire dans une logique de suppression d'options qui va renforcer les inégalités.

Au-delà des réformes, les jeunes refusent tout simplement de rentrer dans les cases de cette société d’exploitation. Certains ont retrouvé les étudiants l’après-midi pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription en fac en disant « étudiants de tous les pays, bienvenus ».

Nombreux sont ceux qui se demandent comment faire pour être encore plus nombreux dans les mobilisations à venir.

Voujeaucourt

Les gilets jaunes toujours dé-ter-mi-nés.

Brève
06/12/2018

Depuis bientôt trois semaines, le rond-point de la Charmotte, à Voujeaucourt est occupé par les gilets jaunes.

Tous les jours se retrouvent là des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des retraités, autour des banderoles qui clament « le Smic à 1800 euros net », « Pour le pouvoir d’achat » ou encore « Tous unis ». Les discussions vont bon train, qui pour dénoncer les contrats précaires, les conditions de travail, les salaires, les conditions de travail et les pressions subies par les travailleurs, et le « pognon de dingue » de la famille Peugeot planqué dans les banques suisses, ou les profits des grands de la distribution, les Leclerc ou autres Auchan, selon qu’on travaille chez les uns ou chez les autres.

L’annonce faite mardi du gel de la hausse des taxes sur le carburant a été prise comme une provocation « Ils nous prennent pour des cons ! », et l’idée que derrière les marionnettes sur le devant de la scène, les Macron, Philippe et autres, il y a les capitalistes contre qui il faudra bien se battre pour imposer des salaires décents est bien comprise par certains.

Héricourt

Hausse scandaleuse de l’abonnement du TER

Brève
05/12/2018

Gare d'Héricourt

Les usagers des lignes TER Héricourt-Montbéliard et Héricourt-Belfort sont en colère.

Une hausse sans crier gare de 52,83 % (22,90 € à 35 €) pour le trajet aller-retour Héricourt- Montbéliard et de 32,07 % (26,50 € à 35 €) pour le trajet Héricourt-Belfort. Hausse décidée par la grande région Bourgogne Franche-Comté.

Joint par téléphone par des usagers, la seule réponse du vice-président de la région Bourgogne Franche-Comté est: « c’est une erreur…de ne pas avoir communiqué en amont sur cette hausse. Nous allons le faire ». Le gouvernement et la région sont d’accord pour faire les poches des plus pauvres pour aider les plus riches. En Franche-Comté, comme ailleurs.

Lons-le-Saunier

Attaques contre une ligne du SMUR

Brève
04/12/2018

Les urgentistes de l’hôpital de Lons-Le-Saunier dénoncent la fermeture envisagée de la deuxième ligne de SMUR qui devrait intervenir début 2019. Cela pourrait, affirment-ils, provoquer la mort de dizaines de patients chaque année. Et ils menacent de démissionner. Un préavis de grève est lancé par une intersyndicale.

Cette fermeture est envisagée par l'ARS (Agence régionale de santé) pour de sordides raisons d'économies. Et pourtant, comme le dénonce une employée du service à l'Est républicain "lundi 17 patients ont deormi sur de vieux brancards, dans des bureaux, c'est insupportable".

Contre cette politique d'économies tous azimuts qui étouffe le système de santé, la population se retrouve sur le même terrain que le personnel qui fait grève et manifeste contre les restructurations, les fermetures d'hopitaux ou de lits. Ces économies exigées par le gouvernement par le biais de l'ARS lui permettent de soigner les capitalistes et d'enrichir les banques auprès de qui les hôpitaux sont endettés. 

Belfort

Un pognon de dingue pour les licencieurs

Brève
03/12/2018

On sait déjà que le General Electric ne tiendra pas sa promesse de créer 1 000 emplois en France d’ici la fin de l’année.

En moins de deux ans, l’action en Bourse a perdu les deux tiers de sa valeur, et l’entreprise a décidé de supprimer 12.000 postes dans le monde. L’État français dit suivre le dossier de près : selon une source syndicale, le patron du groupe américain, pourrait rencontrer Bruno Le Maire dans les prochains jours.

Dans le Territoire-de-Belfort (Bourgogne et Belfort), General Electric emploie 4.400 personnes, sans compter les sous-traitants. Depuis des années, les pouvoirs publics locaux ont multiplié les aides pour le groupe, Dans un document remis aux sénateurs cet été, les syndicats de General Electric rappellent qu’en 2017, le groupe avait demandé et obtenu 17 millions d’euros d’argent public.

Il s’agissait de rénover et d’agrandir des bâtiments à Bourogne, près de Belfort, mais aussi de refaire les routes afin de transporter les énormes turbines. Un an plus tard, le bâtiment initialement prévu pour abriter une nouvelle ligne de production sert finalement d’entrepôt. Et GE a commencé à rapatrier plusieurs activités d’assemblage vers les Etats-Unis. Sans parler les emplois supprimés à Grenoble, dans la filière hydroélectrique.

Les travailleurs de General Electric, qui risquent d’être jetés à la rue apprécieront la sollicitude des pouvoirs publics envers les patrons licencieurs.