Belfort

Territoriaux : Une réaction à la hauteur des attaques

Brève
30/09/2020

A peine réélu, le maire LR de Belfort vient d’annoncer une série de mesures particulièrement brutales contre 1500 employés de la Ville et de l’Agglomération : économies à tout va, suppression de congés et de primes.

Ne se laissant pas compter par les discours du maire et de la direction qui prétendent qu’ « ils n’ont pas le choix », les travailleurs de la mairie ont tenu à faire entendre leur colère.

C’est que ces attaques s’ajoutent aux salaires bloqués depuis des années, aux suppressions de postes par dizaine, au vol de congés suite au confinement et cette fois ci le ras le bol est général.

Après un premier rassemblement le 17 septembre, c’est près de 1000 travailleurs de tous les secteurs, qui se sont réunis lundi 28 Septembre.

Le cortège qui a parcouru le centre ville a donné un caractère dynamique au rassemblement. Un sentiment de fierté et une volonté de poursuivre leur mobilisation animaient les territoriaux à la fin de ce rassemblement.

Suisse

Toujours plus pour l'armement !

Brève
25/09/2020

Ce dimanche, les électeurs suisses étaient appelés à se prononcer sur un projet du conseil fédéral de renouvellement de la flotte d'avions de combat. Le coût s'élève à plus de 6 milliards de francs suisses, mais la dépense globale s'élèverait à 24 milliards avec la maintenance.

Le gouvernement fédéral se prépare à acheter des avions de combat de luxe alors que la santé manque de moyens. Des opposants au projet dénoncent aussi l'inutilité de ces avions pour défendre un petit pays comme la Suisse : ils ont besoin de 15 minutes de chauffe avant de pouvoir décoller alors que même un avion de ligne traverse le pays sur la même durée.

Dans un monde où les dépenses d'armement sont en progression, la Suisse veut continuer à parader comme les autres. Elle le fait au nom d'une "défense indépendante" qui fait surtout les beaux jours des marchands d'armes dont des capitalistes suisses. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jura

Face aux licenciements, c’est ensemble que les travailleurs peuvent se défendre

Brève
19/09/2020

La liste des licenciements et fermetures d’entreprises s’allonge dans le Jura :

L’Amy à Morez, une soixantaine dont 30 dans le Jura, 110 à SKF à Lons, 45 à C&K à Dole, LMT Belin à Lavancia, fermeture imminente, Kohler (Jacob Delafon) à Damparis menacé de fermeture. Ces licenciements viennent s’ajouter aux fermetures de Logo à Morez il y a trois ans, à toutes les ruptures conventionnelles fréquentes dans la lunetterie depuis des années, forme de licenciements déguisés, et à tous les intérimaires renvoyés depuis le confinement.

La guerre que mène le patronat contre les travailleurs s’est brutalement aggravée.

Chaque entreprise met en avant ses propres raisons, mais tous ces groupes veulent préserver leurs profits. C’est l’ensemble de la classe ouvrière qui est attaquée. Les licenciements et fermetures d’usine sont inacceptables.

Les bénéfices présents et passés (81 millions en 6 ans pour SKF Lons !) doivent servir à maintenir les emplois et les salaires… quitte à travailler moins pour travailler tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

General Electric Belfort

De nouveaux licenciements prévus

Brève
10/09/2020

Maifestation à Belfort contre les licenciements le 22 juin 2019

Mercredi 9 septembre General Electric a dévoilé un nouveau plan de licenciements au niveau européen..

Les annonces faites ce mercredi concernent 1 225 suppressions d'emplois en Europe, dont 618 en France avec notamment la fermeture du site de Villeurbanne (Rhône).

La branche Hydro, qui concerne les Turbo-Alternateurs pour barrages hydrauliques, qui avait déjà subi un plan de licenciements en 2018, n'est pas épargnée. 146 suppressions d'emplois, dont 135 en France. C’est 89 à Belfort, avec la fermeture pure et simple du site hydro. Une trentaine de travailleurs pourrait faire l'objet d'un reclassement sur le site de Grenoble.

C’est le troisième plan en moins d'un an pour GE à Belfort. En plus de 485 licenciements à Turbines Gaz, qui a provoqué une grève en 2019, en début d'année, c’est les 185 postes de son centre de services partagés finance. Enfin, 200 emplois ont été supprimés chez GE Power System (nucléaire et charbon).

General Electric, vient une nouvelle fois de montrer que ses prétendus engagements pris pour faire arrêter la grève, l’année dernière, ce n’était que du pipeau. Ce groupe est d’ailleurs coutumier du fait, le mensonge est même devenu une seconde nature. Il touche de l’argent public, accepte toutes les aides, mais ne se sent aucunement engagé par des promesses.

Il devait parait-il créer 1000 emplois et au bout du compte il va en supprimer 1000 rien qu'à Belfort. C’est ça le capitalisme et toutes les jérémiades et les pleurs de ceux, politiciens ou ministres, qui ont fait semblant d’y avoir cru n’y changeront rien.

Besançon

Grève au collège Voltaire

Brève
08/09/2020

devant le collège Voltaire

Trop c’est trop !

Mardi 8 septembre la quasi-totalité des enseignants du collège Voltaire situé à la ZUP de Planoise se sont mis en grève. Dans ce collège de 650 élèves il manque du personnel dans tous les services.

Les enseignants réclament l’embauche d’un CPE (conseiller d’éducation), il y a une seule CPE à 80 % qui est absente le jeudi. Ils demandent aussi deux postes d’AED (adjoint d’éducation), un poste de documentaliste, une infirmière… Quant aux agents, non seulement il n’y a pas eu d’embauches supplémentaires, mais des absences ne sont pas remplacées. Les agents de la cantine sont aussi en grève. Du fait du Covid ils passent une heure de plus à la cantine, heure prise sur les autres tâches.

Il n’y a pas d’enseignants supplémentaires, ni dédoublement de classe. Les effectifs sont de 28 à 30 élèves par classe, y compris en langue. Comme le dit une gréviste "nous, on fait notre travail le mieux possible, on se bat pour obtenir les moyens dont on a besoin, et l’administration ne nous aide pas !"

Les grévistes, contents de se retrouver aussi nombreux attendent une réponse du rectorat, sans illusion, mais ils ne veulent plus se taire.