Delle (Territoire de Belfort)

DFI : Non à la fermeture et aux licenciements.

Brève
18/04/2019

Les dirigeants de DFI, viennent d’annoncer la fermeture définitive de l'usine de Delle le 31 juillet. Le prétexte pour jeter à la rue les 18 personnes qui restent dans l'usine est des pertes financières et une prévision de baisse d'activité. A noter que cette entreprise ne paie pas l’URSSAF depuis près de deux ans.

Évidemment, les dirigeants du groupe ID-Casting, dont DFI fait partie, n'envisagent pas un instant une baisse de la rentabilité de leurs affaires pour sauver l’emploi des travailleurs. Le plan entamé en 2015 avec la fermeture de la fonderie et le licenciement d'une partie de l'effectif se poursuit aujourd'hui en liquidant le site.

Tout ce qu'ils ont comme solution, c'est d'imposer un déménagement pour reclassement à la SIOBRA à Arbois dans le Jura, dans une autre usine du groupe, et en profitant au passage, pour virer les intérimaires qui travaillent sur les postes qu'ils proposent ! 

Un mépris sans borne qui donne la nausée... mais l'écœurement pourrait bien laisser la place à la colère.

Et c'est bien la seule chose qu'ils n'auraient pas volé !

Cafétéria "A la bonne heure" Carrefour École-Valentin

Non aux licenciements !

Brève
16/04/2019

Grévistes dans la galerie marchande du Carrefour Ecole-Valentin en 2017

En raison des travaux dans la galerie marchande, la cafétéria "A la bonne heure" a fermé ses portes. Le personnel sera licencié et quelques uns reclassés dans le groupe Casino. Le locataire gérant en profite pour fermer la boutique Cœur de blé du centre ville.

La cafétéria appartenait au groupe Casino qui l'a placée ensuite en franchise. Les locataires gérants se sont succédés, réduisant les salaires et prestations des salariés à chaque changement.

Toutes les enseignes de la distribution ont créé des galeries commerciales pour attirer la clientèle. Le groupe Casino a profité de ces travailleurs, il doit tous les reclasser à Besançon. 

Belfort

General Electric et gouvernement complices pour massacrer l'emploi

Brève
13/04/2019

Après avoir annoncé que les mille emplois nets que devaient créer General Electric lors de la reprise du secteur énergie d’Alstom en 2015, ne seraient pas atteint, ce qui est à l’ordre du jour ce sont des licenciements massifs. Un plan de près de 300 suppressions d’emplois sur un effectif de 1 400 travailleurs est mis en place dans la partie énergie rachetée en 2015 à Alstom. Officiellement ce sont des départs volontaires (RCC) et des mesures d’âge. Mais il y a bien souvent peu de « volontaires » qui se déclarent. Personne ne sait quelle va être l’attitude de la direction. Les «volontaires » risquent bien d'être désignés d'office ! Et cela fait suite à des licenciements massifs d'intérimaires.

A General Electric Turbines gaz, même si ce ne sont que des bruits persistants, un plan de 800 à 1 000 licenciements sur un effectif de 1900 personnes dans ce secteur s’annonce. La direction devrait confirmer ce plan le 29 avril prochain. A tous les niveaux des politiciens, des locaux au plus haut niveau de l’Etat, tout le monde semble être au courant des intentions du patron. General Electric a déjà provisionné 2,8 milliards de dollars pour « frais de restructuration » dans ses comptes.

La directrice de General Electric France a démissionné et elle a été remplacée par un ancien conseiller de Macron, quand il était ministre de l’économie. C'est dire la complicité entre dirigeants de GE et gouvernement. Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, dit vouloir explorer « toutes les pistes industrielles pour le maintien de l'emploi » à General Electric Belfort, bref le cinéma habituel aurour de la diversification industrielle, des reconversions. Le Maire n'a rien fait pour contraindre GE à créer les 1000 emplois promis et il veut nous faire croire qu'il va aller au charbon pour trouver des emplois.

Pour maintenir l'emploi, il n'y a pas d'autre choix que de prendre sur les profits de GE en vue d'obtenir le partage du travail entre tous, avec maintien du salaire. Un choix à l'opposé de celui de la direction et du gouvernement.

Saint-Loup-sur-Semouse

Les travailleurs de P3G Industries exigent des augmentations de salaire.

Brève
12/04/2019

Deux débrayages, mardi et jeudi, ont eu lieu cette semaine dans l’entreprise P3G Industries, ex-groupe Parisot, du nom de cette famille d’héritiers dont fait partie Laurence Parisot qui a été à la tête du MEDEF pendant huit ans, et spécialisée dans la fabrication de panneaux de bois et de meubles. P3G Industries est classée à la 2ème place des fabricants de panneaux en France, a récemment racheté à coup de millions l’usine Ikea de Lure, et emploie 3500 personnes dans le monde dans 11 usines réparties en France, en Europe de l’Est et en Asie.

Les travailleurs ont réagi suite au refus de la direction de leur accorder les 5% d’augmentation de salaire, le 13ème mois complet et la prime d’assiduité qu’ils réclamaient.

Rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis des années, exiger des salaires décents, qui permettent de vivre correctement, de se loger, de se nourrir, se soigner et de profiter de loisirs, c’est tout simplement essentiel.

Et les travailleurs ont bien compris que pour cela, ils ne peuvent compter que sur leur mobilisation.

PSA Hérimoncourt

La fermeture du site est confirmée.

Brève
11/04/2019

En début de semaine, une réunion du Comité central d’entreprise extraordinaire au siège de Poissy a officialisé la fermeture de l’usine d’Hérimoncourt et le transfert de l’activité sur le site de Vesoul. L’expertise demandée par les syndicats FO et CGT ? Balayée d’un revers de manche !

La direction, après avoir liquidé l’usine de Saint Ouen, supprimé des emplois partout, annoncé plus de 3 milliards de profits pour la seule année 2018, continue tête baissée ses attaques contre les travailleurs et voudrait qu’ils acceptent le sort qu’elle leur réserve sur la bonne foi de chiffres « confidentiels » démontrant que le maintien de l’activité à Hérimoncourt est impossible en termes de performance.

Les 204 travailleurs du site ont déjà démontré qu’ils étaient capables de se mobiliser. Il n’est pas dit qu’ils accepteront les solutions de départs volontaires ou de mobilité interne, y compris jusqu’à Vesoul, que leur propose la direction.

Il n’est pas dit que PSA puisse continuer à se gaver avec la peau des travailleurs.