Belfort

Les livreurs Uber Eats en grève

Brève
13/04/2021

Des livreurs belfortains de la plateforme Uber Eats sont en grève depuis lundi midi, une quarantaine d'abord, jusqu'à être quatre-vingts grévistes ce mardi soir 13 Avril.

Rassemblés devant Burger King et KFK ils ont posé sacs et vélos et ont refusé de prendre les commandes

Tous dénoncent des conditions de travail de plus en plus dures, ainsi que des cadences infernales. Des rythmes de travail difficiles à tenir selon les livreurs :on leur demande de faire parfois 15 km en 10 minutes, en prenant ainsi des risques énormes

Ils dénoncent également des revenus divisés par trois en deux ans, car ils sont de plus en plus mal payés

Face à ces conditions dignes du "XIXème siècle 2.0", les livreurs réagissent collectivement dans de plus en plus de villes.

C'est bien de cette façon qu’ils pourront se faire respecter.

Vive leur grève

PSA Sochaux

Les travailleurs de MBF Aluminium viennent faire entendre leur colère.

Brève
06/04/2021

Mardi matin, environ 150 travailleurs venus en bus de Saint Claude dans le Jura se sont installés aux entrées de l’usine PSA de Sochaux avec tracts, hauts parleurs, trompettes et sifflets.

Aux camions de livraison, qu’ils ralentissaient, ils expliquaient les raisons de leur présence et étaient accueillis avec sympathie et marques de soutien. La fonderie MBF Aluminium est sous-traitante pour l’industrie automobile et fabrique des carters, principalement pour PSA (75%) et Renault.

Depuis 2012, leur entreprise, en redressement judiciaire, a été rachetée par un affairiste italien, Colla, qui s’est déjà illustré en fermant 5 entreprises en France, la dernière en date étant l’usine GMS à la Souterraine.

Ces travailleurs sont venus dénoncer avec détermination les agissements de ces patrons avides de subventions, des pouvoirs publics qui les versent généreusement, des donneurs d’ordre comme PSA, tous complices pour faire basculer la vie des 280 familles concernées dans l’incertitude, la précarité et le chômage. Ils n’ont pas l’intention d’en rester là, puisque jeudi 8 avril, ils iront au siège de Renault à Boulogne Billancourt.

General Electric Belfort

Manifestation de 400 salariés de General Electric Steam contre les licenciements

Brève
29/03/2021

Lundi matin 29 mars, les salariés de GE Steam (secteur turbines des centrales nucléaires et à charbon) ont répondu nombreux à l’appel à manifester de l’Intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, SUD et CGT) contre le plan de licenciements de 200 employés, techniciens, ingénieurs, prévus à Belfort dans ce secteur qui emploie 1100 salariés actuellement. Ce plan continue les restructurations, externalisations, réductions d’effectifs, fermetures d’usines dans tous les secteurs Energie de General Electric, en France, en Europe et dans le monde.

Partis de leur bâtiment principal, les salariés de General Electric Steam, en télétravail depuis presque un an, ont défilé jusqu’à l’entrée principale du site, contents d’être rassemblés et de partager une certaine colère. En effet, du (télé) travail, des heures supplémentaires, la Direction leur en impose beaucoup, de plus en plus. Les licenciements sont injustifiés, sinon pour les actionnaires de General Electric.

Dans leurs interventions, tous les syndicats continuent de s’adresser au Gouvernement, à Macron, qui devrait, qui pourrait... s’opposer aux choix de General Electric, qui détruit « la souveraineté énergétique » de la France. Préserver les emplois et les salaires, c’est cela qui est vital pour les travailleurs, en prenant sur les profits de General Electric.

Jura

« Collèges morts » : parents et professeurs ensemble contre les classes fermées et la suppression de postes

Brève
25/03/2021

Jeudi 25 mars, deux collèges du Jura mènent une opération « Collège mort ».

A Fraisans et à Saint-Amour, parents comme professeurs protestent contre la fermeture annoncée de classes et de postes d’enseignants.

A l’origine de cette protestation, il y a des parents d’élèves mais aussi des professeurs. Le mouvement est bien suivi : même chose à Saint-Amour, où ce sont cette fois les professeurs qui sont à l’origine de l’action.

Dans les deux cas, ils sont ensemble pour protester contre la suppression de classes de Sixième et de Troisième, ainsi que la baisse des postes d’enseignants. Cette action a été décidée par des parents en colère, réunis le 20 mars dernier, en particulier contre la suppression prochaine de postes. 

Le quoi qu'il en coûte de Macron s'arrête à la porte des établissements d'enseignement.

Augmentations tous azimuts et en conséquence, diminution du pouvoir d’achat

Brève
25/03/2021

La situation économique se dégrade, en particulier dans les quartiers populaires. Ici, un témoignage sur le coût des produits de première nécessité :
« J’habite à Dole et, depuis janvier, j’ai constaté une augmentation des prix surtout alimentaires.
Quelques exemples : une barquette de taboulé de 1 kg est passée de 1,80 € à 2 €, le gâteau de riz est passé de 1,23 € à 1,75 €.
Pour les fruits et légumes : le kilo de tomates est passé de 1,19 € à 1,49 €, l’avocat : de 1 € à 1,20 € ; le kilo de mandarines de 1,99 € à 3,50 €.
La barquette de poisson surgelé a grimpé de 1,98 € à 2,10 € ; la boite de café/chicorée au lait de 400 g de 2,80 € à 3,50 € ; le sac en polyester pour mettre ses courses de 1 € à 1,35 €.
Auparavant, un chariot de courses me coûtait 60 à 65 € ; depuis décembre, avec les mêmes produits, il me revient à 70/75 €.
Il y a d’autres augmentations. Le journal local a pris 10 centimes ; la visite de mon médecin à domicile est passée de 30 à 45 €.
Et cerise sur le gâteau : le loyer, l’électricité et le gaz. Mon loyer a augmenté de 20 € mais l’APL que je touche n’a été augmenté que de 3 €. Le pire, c’est l’électricité et le gaz pour le chauffage qui ont augmenté de 60 €. »