General Electric (Belfort-Bourogne)

C’est 1000 fois non aux licenciements !

Brève
17/06/2019

Les travailleurs de General Electric envahissent le bâtiment de la direction

Ce lundi matin 17 juin, la direction de General Electric avait programmé la première réunion d’information-consultation avec les syndicats pour lancer son plan de 1000 licenciements à Belfort dont 800 à Turbines Gaz.

Les salariés de ce secteur, dont la moitié des effectifs est menacée, ont massivement répondu à l’appel de l’intersyndicale (CGC, SUD et CGT) de venir s’opposer à la tenue de cette réunion, ne voulant pas discuter d’un plan « illégal », compte tenu des engagements non tenus par General Electric au moment du rachat d’Alstom Energie. A un millier, venant des ateliers et bureaux de Belfort et Bourogne, et quelques-uns aussi de General Electric Chonas (Isère) très inquiets de la « promesse » d’être vendus, tous ont exprimé leur refus de ce plan dévastateur annonciateur de fermetures. Et cela s’est entendu quand le directeur du site est venu dire son regret d’un manque de « débat serein et constructif » et annoncer le report de cette réunion dans quelques jours !

Samedi 22 juin, une manifestation est appelée à Belfort conjointement par les syndicats, tous les élus et politiques de tous bords, et même le Medef et la CGPME, pour la sauvegarde de l’emploi. Leurs solutions ? Ils s’en remettent à Macron pour que GE permette des investissements diversifiés à Belfort. Beaucoup de travailleurs sont bien conscients que, ce n’est ni la justice, ni Macron qui pourraient imposer quoi que ce soit aux actionnaires de General Electric qui désinvestissent dans la production afin de « de revenir à un niveau de dividende équivalent à ce que distribuent nos concurrents ».

Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes, sur leur lutte pour défendre leur peau. 

Besançon

Grève et manifestation contre la fusion GBH et SAIMB

Brève
06/06/2019

devant le siège de GBH

Mercredi 5 juin, les salariés de Grand Besançon Habitat étaient massivement en grève, plus de 70 %, et ont manifesté devant le siège contre le projet de d’absorption de l’office HLM par la SAIMB au sein d’une société d’économie mixte.

L’intersyndicale CGT, FO et CFDT dénonce cette opération ainsi que la CNL.

Pour les usagers c’est la crainte d’une augmentation des loyers au nom de la rentabilisation du logement social.

Pour les salariés, une fusion entrainera des suppressions d’emplois, ce que reconnait explicitement, le président de la future société. Les salariés ont mille fois raison de se mobiliser et doivent compter sur le soutien des locataires.

Montbéliard

Grève des chauffeurs de bus reconduite

Brève
31/05/2019

Commencée le lundi 27 mai, la grève des chauffeurs de bus du réseau de transport EVOLITY qui dessert les lignes du pays de Montbéliard est reconduite ce vendredi 31 mai.

Suivie par 65 des 145 chauffeurs titulaires la grève porte sur les conditions de travail, en effet les retards de bus viennent amputer les temps de pause des chauffeurs, d’autres chauffeurs qui habitent jusqu’à 50 kms se voient obligés de travailler avec une coupure et donc ne peuvent pas rentrer chez eux, au final ils partent de chez eux de 6h à 20h.

Le groupe Moventia qui a eu le marché et qui gère le transport sur Pays de Montbéliard Agglomération n’est pas pressé de satisfaire les revendications.

Les chauffeurs ne sont pas décidés à se satisfaire de promesses, ils ont bien raison.

Montbéliard

Les cadeaux du public au privé

Brève
31/05/2019

Le groupe Noalys qui possède plusieurs cliniques dans la région Lyonnaise va s’installer à Montbéliard près de l’Axone.

Le conseil municipal à l’unanimité gauche et droite confondues a voté la cession gratuite de 14 500 m2 pour un prix estimé de 529 000 € HT. Et ce n’est pas tout, un savant montage financier porté par une société baptisée « Immobilier Clinique Pays De Montbéliard » apportera 10 millions €.

Dans cette société on retrouve les fonds publics de l’Agglomération pour 1 million €, le groupe Noalys pour 900 000€ et la Banque des Territoires prêteuse pour 7 900 000€.

Pendant ce temps l’ancienne clinique située à quelques kilomètres sur la commune est vide depuis sa faillite, il y a quelques années. Un gigantesque gâchis couvert par les élus de tous bords.

Le groupe Noalys qui compte investir 2 millions € en matériel espère un chiffre d’affaire annuel de 8 millions €. Voilà une belle affaire qui illustre le parasitisme du privé que nourrit l’argent public.

Belfort

General Electric : prendre sur les profits

Brève
30/05/2019

La direction de General Electric depuis l’annonce des mille suppressions d’emplois à Belfort, se répand sur les ondes et dans la presse en prétendant que c’est la chute des commandes de Turbines à Gaz qui explique ses attaques contre les travailleurs.

Ces arguments ont visiblement convaincu le gouvernement et les élus locaux qui reprennent en chœur les arguments de la direction de GE.

Par contre, il y a une chose sur laquelle la direction de General Electric se répand moins, c’est le triplement de ses bénéfices au premier trimestre avec 954 millions de dollars !

Dans une lettre accompagnant le rapport annuel de GE, le PDG explique qu’il prévoit notamment de « maintenir une politique budgétaire serrée » pour être capable « de revenir à un niveau de dividende équivalent à ce que distribuent nos concurrents ». Voici les vrais raisons de cette vague de licenciements !

Riches à milliards, les actionnaires de GE auraient bien sûr largement les moyens de maintenir l’emploi. Pour se protéger de ces vautours du grand capital, il faudrait de leur imposer que les travailleurs puissent mettre leur nez dans leur comptabilité et dans leurs tractations.