PSA-Stellantis

Un calcul simple

Brève
27/10/2021

Stellantis a fait 6 milliards de profits au premier semestre 2021

Répartis entre les 407 545 salariés du groupe ça fait 14 722 €, soit 2 453 € par mois que le groupe a gagné sur le travail de chacun des travailleurs de Stellantis.

Et on ne pourrait pas augmenter les salaires ?

Arcey (Doubs)

Colruyt : Un licenciement qui ne passe pas

Brève
26/10/2021

rassemblement devant le magasin

Ce 25 octobre, pour le troisième lundi consécutif, un troisième rassemblement été organisé par la CGT devant le magasin Colruyt d’Arcey, dans le pays de Montbéliard, pour soutenir une employée.

Mélanie boulangère au Colruyt de Mathay jusqu’en 2020 y avait subi un harcèlement moral et sexuel de la part d’un chef. Elle a dénoncé ces violences dont elle a été victime, le chef a eu 3 jours de mise à pied, quant à Mélanie elle s’est retrouvée mutée, qui plus est un sur un poste non-qualifié dans un autre magasin.

Dans cette affaire c’est donc Mélanie, la victime, qui a été sanctionnée. La CGT du Pays de Montbéliard est intervenue pour lui permettre, au moins, de retrouver son emploi de travailleuse qualifiée, à savoir boulangère. Sur ce, Mélanie a fait savoir qu’elle souhaiterait se présenter sur une liste CGT aux prochaines élections au CSE.

Le 11 octobre, elle était convoquée pour un entretien préalable à un éventuel licenciement, la direction lui reprochait des bribes de conversation avec ses collègues, de s’intéresser par exemple à l’affichage des PV de CSE, de dire ce qu’elle pense du travail du dimanche, d’indiquer son désaccord avec les plannings... bref d’être une travailleuse qui refuse de se laisser faire et cherche à défendre ses droits.

Le 21 octobre on apprenait son licenciement pour «cause réelle et sérieuse». Ce 25 octobre, nous étions plus de 80 devant le Colruyt.

Le combat va continuer, notamment devant les tribunaux, pour faire annuler ce licenciement scandaleux.

Flowbird Parkeon Besançon

Les travailleurs veulent leur part !

Brève
24/10/2021

Flowbird Parkéon, spécialiste mondial des horodateurs, avec 650 personnes sur la zone industrielle La Fayette à Planoise, vient d'être rachetée pour la cinquième fois en 18 ans. Le montant de l'achat est supérieur de moitié à celui du précédent rachat et la valeur de l'entreprise a été multipliée par 10 depuis 2003.

A chaque fois, l'acheteur fait payer son achat par la société qu'il rachète (c'est l'effet "levier" ou "LBO" dans le jargon des financiers), une opération qui peut conduire à un endettement très coûteux. 

Les plus hauts cadres avaient reçu une forte prime lors du précédent rachat. Depuis début octobre, des travailleurs se sont rassemblés trois fois devant l'usine pour protester contre les capitalistes qui s'enrichissent aussi facilement. 

Colruyt – Arcey

Un licenciement abject.

Brève
22/10/2021

Mélanie, employée au magasin Colruyt d’Arcey, près d’Héricourt, a reçu sa lettre de licenciement mercredi 20 octobre. Ce que la direction lui reproche ? … un comportement qui pèse dans l’entreprise !

En 2020, cette employée avait dénoncé un harcèlement moral et sexuel de la part de son chef sur le site de Mathay. Si le harceleur avait bien été sanctionné de trois jours de mise à pied, Mélanie, elle avait été mutée à Arcey. La direction n’a aucun reproche à lui faire sur le plan professionnel, mais n’admet pas qu’elle discute avec ses collègues des plannings, qu’elle ose leur dire qu’ils ou elles ne sont pas obligés d’accepter le travail du dimanche, et pire encore, qu’elle envisage de présenter sa candidature aux prochaines élections professionnelles.

Deux rassemblements ont déjà eu lieu devant le magasin, et plusieurs dizaines de travailleurs sont venus la soutenir et dénoncer avec elle le comportement de cette direction qui voudrait des employés soumis et muselés.

Mélanie est déterminée à continuer son combat pour plus de justice sociale dans l’entreprise, et déjà un autre rassemblement est prévu dans les jours qui viennent.

Gray (Haute-Saône)

Macron en visite à la SPA : c’est tout bête !

Brève
07/10/2021

SPA de Gray (Haute-Saône)

En visite dans un refuge pour chiens et chats à Gray, en Haute-Saône, Emmanuel Macron s’est fait l’avocat de l’entente cordiale entre chasseurs et défenseurs des animaux. « On n’avancera qu’en les réconciliant », a-t-il déclaré.

Il s’est aussi vanté d’avoir fait équiper 50 abattoirs de caméras de vidéosurveillance, pour éviter les maltraitances dénoncées par les associations. Il y a près d’un millier d’abattoirs en France, et depuis octobre 2018 une loi, prise à la suite de reportages dénonçant les maltraitances, préconise cette vidéosurveillance à titre expérimental.

Et voilà le résultat ! L’État a d’autre part versé en juillet dernier 125 millions d’euros pour moderniser ces abattoirs, évidement sans chercher à améliorer la situation de ceux qui y travaillent.

Chasseurs et défenseurs des animaux sont des électeurs que Macron aimerait bien voir se réconcilier, au moins autour d’un bulletin de vote pour lui à la présidentielle.

Quant aux patrons des abattoirs, ce sont des capitalistes qu’il ne faut surtout pas brusquer.