Transports Jeantet Besançon

Le travail dissimulé a de beaux jours devant lui

Brève
19/02/2019

Code du travaiul à la poubelle

La cour de cassation vient d'annuler le redressement URSSAF des Transports Jeantet. Le transporteur avait été condamné par la cour d'appel à verser 500 000 euros à la Sécurité sociale pour travail dissimulé. Il recourait à des travailleurs slovaques d'une filiale créée en Slovaquie pour faire des transports en France. Les chauffeurs touchaient un salaire slovaque de 500 euros par mois. 

Le patron a été condamné au tribunal pénal pour travail dissimulé, mais finalement il ne paiera donc pas pour ne pas avoir versé de cotisations à la Sécurité sociale. 

Quand ces pratiques sont constatées, elles sont rarement condamnées. Maintenant elles risquent de l'être encore moins et les patrons n'auront rien à craindre.  

General Electric

Vous avez dit Ecologie ?

Brève
19/02/2019

En même temps que la partie Energie d’Alstom en 2015, General Electric a acheté GE Renewable Energy, branche dédiée aux éoliennes. Le PDG de l’époque faisait valoir sa fibre écologique et son engagement d’investir dans les énergies renouvelables pour l'avenir de la planète.

Mais cette semaine, après avoir annoncé un plan de suppressions de plus de 470 emplois en France dans la partie Energie (dont près de 200 à Belfort) General Electric annonce la suppression de 80 postes sur les 246 du site de Nantes de cette branche. La raison de ces suppressions d’emplois serait le retard pris par l’Etat français, quant à la commande d’éoliennes en mer.

Autrement dit, cette fabrication ne serait pas assez rentable, car l’argent des contribuables ne servirait pas assez les intérêts de GE. General Electrique défend plus l’avenir de ses actionnaires que celui de la planète, mais ça, on le savait déjà.

Aide sociale à l’enfance Besançon

Grève contre la remise en cause des contrats jeunes majeurs

Brève
15/02/2019

réunion conviviale de gréviste pour préparer la suite du mouvement

Mercredi 14 février, les salariés du Pôle Educatif pour l'Accueil des Adolescents et de l'Hygiène Sociale de Franche-Comté se sont mobilisés contre la décision du Conseil Départemental de réduire les contrats jeunes majeurs.

En effet, depuis fin 2018, le Conseil Départemental du Doubs a pris de nouvelles dispositions concernant les jeunes majeurs accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance avant leurs 18 ans.

Jusqu’à présent, ces jeunes pouvaient demander de continuer à bénéficier d’un accompagnement et d’un suivi jusqu’à leurs 21 ans. Désormais, les mineurs accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance du Doubs, une fois devenus majeurs, ne pourraient plus bénéficier de l’accompagnement de structures de la protection de l’enfance au-delà de leur 18 ans s’ils sont étrangers, et normalement de 19 ans s’ils sont français.

Les salariés ont été nombreux à débrayer et la mobilisation a touché toutes les catégories du personnel. Ils refusent la précarisation des jeunes accueillis et une discrimination entre jeunes majeurs sur la base d’un critère de nationalité, bref, ils refusent de maltraiter les jeunes pour des raisons budgétaires !

De nouvelles mobilisations sont d'ores et déjà prévues, comme un rassemblement le vendredi 15 mars à partir de 11 heures devant le Conseil Départemental du Doubs.

Éducation

De la maternelle au lycée, même dégradation.

Brève
14/02/2019

Le gouvernement, ministre de l’éducation en tête, a beau nous rebattre les oreilles avec sa soi-disant lutte contre l’échec scolaire, réforme du bac, scolarisation obligatoire dès l’âge de trois ans, dédoublement des classes de CP et de CE1…, dans la réalité les enseignants, les lycéens, les parents d’élèves constatent et dénoncent les conséquences catastrophiques de sa politique.

Dans les écoles du Jura, 13 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée, 12 en Haute-Saône, 2 dans le Territoire de Belfort. Comme dans de nombreuses autres villes, les parents d’élèves se sont mobilisés à Belleherbe, à Baume les Dames pour protester contre ces situations absurdes où 3 élèves « manquants » dans une école entraînent une suppression de poste et l’entassement des élèves dans des classes de 34 ou 35.

Dans les collèges et les lycées, même régime drastique : les dotations horaires, nombre d’heures d’enseignement allouées, viennent d’être connues pour la prochaine rentrée et dans de très nombreux établissements, elles sont en diminution, entraînant la disparition de sections, de spécialités. Les enseignants des lycées Ledoux, Condé, Pergaud à Besançon, Mandela à Audincourt, Aragon à Héricourt… s’organisent pour alerter contre cette dégradation des offres et des conditions d’enseignement.

Le principal objectif du gouvernement, c’est la suppression de 2 600 postes d’enseignants, et les occasions d’exprimer sa colère contre des économies faites sur le dos des jeunes et des enseignants doivent se multiplier.

Le statut Auto-Entrepreneurs

Un recul imposé aux travailleurs

Brève
12/02/2019

« Créez votre entreprise, devenez votre employeur » tel était le mirage proposé par Sarkozy et son gouvernement en 2009 aux travailleurs, aux chômeurs, à la recherche d’un emploi.

En quelques clics il était possible de créer sa micro entreprise, mais la crise est passée par là. Le patronat en a largement profité notamment Peugeot en utilisant ce système pour réduire ses effectifs à moindre cout, avec une prime concédée.

Une enquête de L’URSSAF franche comté révèle que neufs auto-entrepreneurs sur dix ont un revenu inferieur au SMIG et seulement 7% ont un revenu supérieur au SMIG. (1498.47 € brut)

Cette « nouvelle catégorie » dispersée, crée de toute pièce, sombre dans la précarité. Elle montre le recul général des conditions d’existence des travailleurs précaire et la guerre sociale que mène la bourgeoisie à la classe ouvrière.