Bourgogne Franche-Comté

Quand l’épidémie du profit se rajoute à celle du covid.

Brève
09/07/2020

Dans sa note de conjoncture du premier trimestre, l'Insee, avec l'Urssaf et la Direccte, revient sur le début de la crise sanitaire et son impact immédiat, un recul de 2,3 % de l'emploi, soit 22 600 emplois perdus en Bourgogne Franche-Comté.

Mais c'est surtout l'intérim qui est massivement touché en s'effondrant de 40 %, soit une baisse de 15 700 emplois.

C'est le Doubs qui est le plus touché avec 5 200 emplois perdus, mais le Territoire de Belfort avec une chute de 60 % de ses emplois intérimaires subi lui aussi un impact désastreux.

Des centaines d'intérimaires se retrouvent soit à Pôle emploi, soit au chômage partiel avec des payes qui ne permettent pas de vivre, pendant qu’on courre comme des fous dans les usines.

Les responsables ce ne sont pas le COVID, mais des groupes comme PSA entre autres ou General Electric qui profitent de la situation pour diminuer leurs effectifs.

Aujourd'hui, il n'y aucune raison d'accepter la moindre suppression de poste. S'il y a moins de travail, il faut le répartir entre tous ceux qui ont besoin d'un salaire pour vivre, en prenant sur les profits présents et passés

PSA Sochaux

Travailleurs de tous les pays, unissons nous !

Brève
24/06/2020

Après avoir annoncé la venue à PSA Hordain (Nord) d’ouvriers de l’usine Opel de Pologne, alors que des centaines d’intérimaires ne sont pas repris, PSA a décidé de n’en faire venir qu’une partie, à Metz Borny, et maintenant à Sochaux.

PSA s'est débarassé de 8 000 travailleurs intérimaires qui n'ont pas été repris dans les usines. Il veut transformer tous les travailleurs en nomades de l'industrie selon ses besoins dans le seul but d'augmenter les profits des actionnaires. Aujourd'hui ce sont les travailleurs polonais envoyés à plus de 1 000 km de chez eux, demain ce sera ceux de Sochaux qui seront envoyés là où PSA en a besoin.

Quelle que soit notre nationalité ou notre couleur de peau, nous sommes tous des travailleurs et nous avons les mêmes intérêts à défendre contre des exploiteurs communs.

Franche-Comté

Les personnels de santé disent « non au retour à l'anormal »

Brève
17/06/2020

Ils étaient déjà mobilisés avant la crise sanitaire, qui a mis en lumière le manque de moyens à l'hôpital public.

Hier,16 juin, le milieu hospitalier était à nouveau en grève, réclamant postes et lits supplémentaires, revalorisation salariale...

À Besançon, la grogne des blouses blanches a attiré 2 500 manifestants, ce mardi sur la place de la Révolution.. Comme ailleurs, les manifestants ont listé leurs revendications, réclamant notamment une revalorisation salariale, une hausse de moyens humains et matériels et l'arrêt des fermetures de lits. Il y avait du personnel des cliniques, EHPAD, Novillars Pontarlier ...

À Belfort. C’est plusieurs centaines de soignants, rejoints par des personnels en grève de la clinique belfortaine de la Miotte, des ''gilets jaunes'', du personnel des associations d’aide à domicile qui s’est rendu à l'Hôpital Nord Franche-Comté, autour duquel ils ont tourné bruyamment pendant près d'une heure. La manifestation est ensuite revenue à Belfort, place Corbis, au centre ville de Belfort

Deux rassemblements ont eu lieu hier matin en Haute-Saône. Soignants, collectifs, syndicats, élus... : à Luxeuil, plus de 200 personnes étaient mobilisées devant l'hôpital. Mais la revendication principale est celle du retour du SMUR dans la cité thermale. Parmi les manifestants se trouvaient des maires fraîchement élus des communes environnantes qui ont souligné la difficulté d'accès aux soins pour les villages isolés.

À Vesoul, 120 personnes se sont retrouvées devant le groupe hospitalier de Haute-Saône à l'appel de l'intersyndicale CGT, FSU et Solidaires « pour que le gouvernement entende les revendications des personnels soignants, de l'aide à domicile, du médico-social, de la psychiatrie...

Dans leurs discours, les soignants rappelaient qu’ils ont dû se battre « sans arme » pendant l’épidémie, et qu'aujourd'hui ils veulent plus de moyens, de personnels, de lits... et une véritable augmentation de salaires pour tous !

Pour eux « Soigne et tais-toi, c’est fini » et ils ont bien raison de se faire entendre !

Ces premières manifestations, qui ont déjà réuni au-delà des rangs des hôpitaux, montrent que c'est tous ensemble que les travailleurs devront se battre pour ne pas payer la crise dont les capitalistes sont responsables.

Faurecia-Fuji-PMTC Beaulieu

Fabricants de chômeurs

Brève
10/06/2020

Depuis des années, des centaines d’intérimaires travaillaient pour Faurecia, Fuji et PMTC. Une partie de la production était assurée par eux. Maintenant que le travail reprend, ces camarades sont toujours au chômage. C’est scandaleux, ils ont travaillé avec nous, ils ont enrichi les actionnaires, ils doivent être payés et embauchés.

Chez Fuji, pour remplacer les intérimaires que la direction refuse de rappeler, on nous oblige à tenir plusieurs postes ou même à changer de tournée. Tout cela au mépris de nos conditions de travail ou de vie personnelle, sans parler des conséquences sur les salaires.

Le monde d’après ressemble comme deux gouttes d’eau au monde d’avant : chômage et appauvrissement pour les uns, surexploitation pour les autres. Pour répartir le travail entre tous sans perte de salaire, il faudra que les travailleurs l’imposent.

Valentigney (Doubs)

Peugeot-Japy en dépôt de bilan

Brève
04/06/2020

L’entreprise Peugeot-Japy à Valentigney, fabrique des composants pour les boîtes de vitesse. Filiale de Peugeot, elle a été rachetée il y a quelques années par le groupe Farinia, sous-traitant pour l’industrie automobile, mais aussi aéronautique, ferroviaire, pour la construction navale, et même pour le secteur de la mode et du luxe. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une petite entreprise en difficulté. La vente à Farinia s’était traduite par la suppression de dizaines d’emplois, et avait provoqué une manifestation dans les rues de Valentigney et le soutien de la population. Les 250 travailleurs du site ont toutes les raisons d’être révoltés contre cette mise en dépôt de bilan et l’insécurité qui en résulte, en cette période où le nombre de chômeurs explose.

Pourtant du travail, il y en a, sauf à imaginer que PSA va fabriquer des voitures sans boîte de vitesse, et il y a de l’argent aussi, tous les milliards que Peugeot et Farinia ont accumulés pendant des années. Il doit être utilisé pour garantir à chaque travailleur son emploi et un salaire qui lui permette de vivre.