General Electric (Belfort)

Grève pour les salaires

Brève
08/02/2016

Dans le secteur GE des turbines à gaz de Belfort et Bourogne, la direction proposait une augmentation générale de seulement 1,1% . Jeudi 4 février à l’appel des syndicats CGT, SUD, CFTC et CGC, une assemblée générale regroupant toutes les catégories a rassemblé près de 300 participants. Il a été décidé de bloquer les ateliers dans la foulée.

La grande majorité des travailleurs des ateliers ont participé à la grève, ainsi que des techniciens et des cadres, y compris du bâtiment de la Direction, et de Chonas (près de Lyon). Le blocage des ateliers s’est poursuivi le lendemain toute la journée.

Lundi 8, une nouvelle assemblée de grévistes a écouté les nouvelles propositions de la direction : une augmentation de l’ordre de 2% pour tout le monde, des majorations pour les équipes et pour le travail de nuit, une amélioration de la loi sur la pénibilité et surtout l’engagement que chaque départ soit remplacé par une embauche en CDI pour 2016.

Les travailleurs présents ont décidé de reprendre le travail, contents d’avoir montré que la détérioration des conditions de travail et les salaires bloqués, ça suffit !

PSA Sochaux

Les rabatteurs pour Peugeot à l’œuvre

Brève
07/02/2016

A Montbéliard, les agences d’intérim se tirent la bourre. Au hit de l’indécence, l’une d’elle, Adecco va même jusqu’à offrir des bons cadeaux de 50 € et des places de cinéma pour qui parraine des proches.

Les agences en concurrences sont des pourvoyeurs de main d’œuvre à bon marché. Ce procédé choque, à juste titre, mais il s’inscrit dans la logique que « tout se vend, peu importe la manière ». Peugeot qui se défend de connivence a même retiré son logo de l’affiche. Petite hypocrisie, car au final, Peugeot profite du rôle de rabatteur que jouent les agence d’intérim. D’ailleurs c’est le site de PSA qui va organiser dans un gymnase un nouveau forum de recrutement express (job dating), le troisième, alors que déjà près d’un millier de demandeurs se sont déjà présentés.

Le business de la main d’œuvre continue, organisé avec les agences d’intérim.

PSA

Ecore un secteur et des travailleurs vendus !

Brève
06/02/2016

PSA a annoncé la semaine dernière lors d’un CCE à Paris qu’elle « transférait » à Capgemini 198 salariés, dont 42 à Sochaux, de la Direction des Systèmes d’Information.

Vendre des secteurs d’activité, et le personnel avec, externaliser, c’est pour les entreprises le moyen de « baisser les coûts », ou encore  d’accroître «  l’agilité » du groupe.

Pour le personnel, il ne s’agit pas de se voir offrir des cours de gym, mais d’être ballotés d’actionnaires en actionnaires, et ceux de Peugeot comme ceux de Capgemini n’ont qu’un but : gagner de l’argent sur leur dos.

Bailly - Raison

Quand des élus se lâchent...

Brève
04/02/2016

Ça se passe dans l’émission Cash investigation de France 2 sur les dangers des pesticides.

Élise Lucet s’est invitée à un diner dans un grand hôtel parisien où le président français du groupe Syngenta (géant de l’agroalimentaire) a convié des parlementaires. La journaliste interroge le président sur l’atrazine, un pesticide interdit dans l’Union Européenne depuis 2004, classé cancérogène et perturbateur endocrinien, toujours présent dans certaines nappes phréatiques. Des élus manifestent leur mécontentement et interviennent : Gérard Bailly sénateur du Jura « les médias se croient tout permis » ou Michel Raison, sénateur de Haute Saône s’adressant à Elise Lucet « le jour où vous ferez un repas de famille, si on allait vous interviewer comme ça, vous seriez contente ? »

Pour ces « élus du peuple » comme ils disent, la famille, ce sont les représentants des grandes société capitalistes prêtes à faire courir des risques à la population pourvu que les actionnaires s’enrichissent… et les élus se gavent.

Castmétal-Colombier-Fontaine

Les grévistes victorieux devant le tribunal

Brève
04/02/2016

Parce qu’ils avaient voulu monter en avril 2015 un syndicat CGT dans leur entreprise une fonderie à Colombier Fontaine dans le Doubs, cinq salariés avaient été mis à pied et licenciées après cinq semaines d’une grève de protestation.

Cette grève avec occupation de l’entrée de l’usine, jour et nuit, suivie par une quarantaine de travailleurs majoritairement d’origine turque, avait été particulièrement longue et dure. Le Medef régional avait apporté un soutien très fort à la direction, et la CFDT syndicat unique dans l’usine, inféodée au patron s’opposa à la grève. Les politiciens locaux notamment PS firent le service minimum. Isolés les cinq travailleurs se tournèrent alors vers les tribunaux et c’est la cour d’appel de Besançon, presque un an après leur licenciement, qui vient d’ordonner leur réintégration sous quinzaine et le rattrapage des salaires.

Cette victoire est à mettre au compte de la détermination des grévistes eux même, de leur combativité et du soutien que leur a apporté la CGT notamment.