Valentigney (Doubs)

Peugeot-Japy en dépôt de bilan

Brève
04/06/2020

L’entreprise Peugeot-Japy à Valentigney, fabrique des composants pour les boîtes de vitesse. Filiale de Peugeot, elle a été rachetée il y a quelques années par le groupe Farinia, sous-traitant pour l’industrie automobile, mais aussi aéronautique, ferroviaire, pour la construction navale, et même pour le secteur de la mode et du luxe. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une petite entreprise en difficulté. La vente à Farinia s’était traduite par la suppression de dizaines d’emplois, et avait provoqué une manifestation dans les rues de Valentigney et le soutien de la population. Les 250 travailleurs du site ont toutes les raisons d’être révoltés contre cette mise en dépôt de bilan et l’insécurité qui en résulte, en cette période où le nombre de chômeurs explose.

Pourtant du travail, il y en a, sauf à imaginer que PSA va fabriquer des voitures sans boîte de vitesse, et il y a de l’argent aussi, tous les milliards que Peugeot et Farinia ont accumulés pendant des années. Il doit être utilisé pour garantir à chaque travailleur son emploi et un salaire qui lui permette de vivre.

Lure (Haute-Saône)

La démolition de l’hôpital public se poursuit

Brève
03/06/2020

En pleine pandémie, l’ARS a notifié à l’hôpital de Lure (Haute-Saône) la possible suppression du SMUR.

La suppression de ce service d’urgences avait déjà été envisagée il y a plusieurs années, mais la mobilisation de la population et des soignants avait fait alors reculer le gouvernement.

Cela remet en cause la permanence des soins pour les habitants de Haute-Saône, après la disparition des urgences de Luxeuil, supprimées pendant le confinement, il y a quelques semaines.

Crise sanitaire ou pas, les pouvoirs publics maintiennent le cap des restructurations. Ils continueront à faire des économies sur les hôpitaux si on ne les contraint pas à reculer.

Bourgogne Franche-Comté

C’est le capitalisme qu’il faut licencier !

Brève
31/05/2020

La DIRRECTE de Bourgogne Franche-Comté vient de publier les chiffres du chômage pour le mois d’Avril

Pour le 2ème mois consécutif, Pôle emploi annonce une hausse vertigineuse du nombre des chômeurs. Plus 27,7% !

Le nombre de demandeurs d'emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s'établit à 156 460.

Le patronat est à l'offensive pour rétablir ses profits « quoi qu'il en coûte » quitte à réduire au chômage une partie dela société.

S'il y a moins de travail, il faut le répartir en tous sans diminuer les salaires. Les capitalistes ont accumulé des montagnes de profits, elles doivent servir à maintenir les salaires. Travailler moins pour travailler tous !

CHU Besançon

"Non au retour à l'anormal"

Brève
29/05/2020

Plus de 300 personnes, soignants, médecins, collectifs et associations se sont rassemblées devant le parvis de l’hôpital Jean Minjoz, jeudi 28 mai, dans le cadre des « jeudis de la colère ».

Les soignants étaient présents pour dénoncer les choix du gouvernement qui n’hésite pas à faire cadeau de milliards aux entreprises de l’automobile en autorisant en même temps les fermetures d’usines et les licenciements. Ils dénoncent le budget dérisoire attribué à la santé et exigent une augmentation de 300€ pour tout le personnel. Les « mercis » ne suffisent pas, la prime accordée aux soignants non plus. A été dénoncé également le « Ségur de la santé », véritable mascarade supervisée par Nicole Notat, ancienne dirigeante de la CFDT, qui a cautionné en son temps le plan Juppé. Un médecin dénonce aussi le fait que les collectifs inter-urgences et inter- bloc ne soient pas invités à cette concertation, alors qu’ils revendiquent depuis plus d’un an, des augmentations de postes, et la réouverture des milliers de lits fermés depuis plus de 20 ans.

Une marche autour de l’établissement a permis à tous ceux qui travaillaient dans les services d’applaudir depuis les fenêtres, et montrer ainsi leur participation à ce mouvement.

Rendez-vous est pris pour jeudi prochain et continuer cette action.

Ehpad de Valdoie

Les familles veulent une enquête sur les décès

Brève
23/05/2020

Ehpad "La Rosemontoise" Valdoie

Un collectif de quarante deux familles de résidents a écrit à l'Agence Régionale de Santé et au conseil départemental du Territoire de Belfort pour demander qu'une enquête soit menée au sein de l’Ehpad « La Rosemontoise », où 30 résidents et une aide-soignante sont morts du coronavirus.

Le 6 avril, alors que les décès s'enchaînaient, l’Ehpad « La Rosemontoise » a été placée sous administration provisoire. Une décision conjointe du conseil départemental du Territoire de Belfort et de l’agence régionale de santé.

Le collectif demande à ce que les personnels soient tous entendus. "Jusqu'à présent, ils ont tout simplement été invités à se taire" écrit le collectif.

Pourtant, plusieurs soignants ont alerté l'ARS sur des défaillances internes il y a plusieurs mois. Des élus du personnel ont dénoncé les conditions de travail du personnel début mars.

La crise actuelle transforme ces Ehpad en mouroirs pour les résidents, et en enfer pour le personnel. Les économies passées ont des conséquences aujourd’hui criminelles, au sens propre.