General Electric Belfort - Bourogne

Nouveau débrayage dans les ateliers

Brève
05/11/2019

Il n’a pas fallu longtemps pour que le patron tente de revenir sur les quelques engagements qu’il avait pris pour faire lever les piquets de grève à Turbines Gaz, il y a une dizaine de jours.

Le lundi 4 Novembre, dès le début des « négociations », la direction a tenté de revenir sur l’indemnisation des jours de grève accordée pour faire reprendre le travail, et que ce soit au moins en partie à la charge des travailleurs. GE est décidément spécialiste pour ne pas tenir ses promesses

Aussitôt cette nouvelle connue, le travail a été arrêté dans les ateliers. Un ultimatum a été envoyé par les grévistes : si les engagements pris n’étaient pas tenus, les ateliers seraient à nouveau bloqués.

Finalement, c’est le directeur de General Electric Europe, Patrick Maffeis qui a dû venir, en personne, s’expliquer dans l’atelier et s’engager devant tous que l’accord sur l’indemnisation des jours de grève serait respecté.

De quoi se souvenir que c’est la mobilisation qui seule peut faire reculer l’arrogance de la direction.

Projet de fusion PSA - Fiat Chrysler

Le Monopoly continue

Brève
31/10/2019

Les deux groupes ont annoncé officiellement qu’un projet de fusion était en discussion. Ce jeu de Monopoly pour capitalistes s’accompagne en général de plans de suppressions d'emplois car les patrons y voient une occasion de faire des économies d’échelle.

« Il y aura des postes en doublon », entend-on déjà dire. Au ministère des Finances, on se déclare préoccupé par la défense de l’emploi...

Les travailleurs de Ford, de Conforama, de General Electric à Belfort ont pu vérifier ce que valaient ces promesses de politiciens !

Il n’y a rien qui justifie qu’on prive des travailleurs de leur gagne-pain, en France, comme en Italie ou ailleurs.

Les seuls qui sont de trop, ce sont les actionnaires de PSA et de Fiat Chrysler qui font doublon et s’enrichissent en parasite sur le dos des travailleurs !

Mandeure- Devecey (Doubs)

Les maires n’ont pas le droit de protéger les populations

Brève
27/10/2019

Le tribunal administratif de Besançon a suspendu les arrêtés anti-pesticides de la commune de Mandeure et de Devecey dans le Doubs.

Les élus avaient interdits l'épandage de pesticides dans un rayon de 150 mètres autour des habitations des communes, mais la préfecture du Doubs a saisi la justice qui a jugé ces arrêtés illégaux.

Tous les maires cependant ont, jusque-là, vu leur arrêté attaqué par le préfet puis suspendu par le tribunal administratif. Motif : l'État estime que de telles interdictions relèvent d'un pouvoir de police qui lui incombe exclusivement.

L’utilisation de polluants, comme le glyphosate, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, dont les conséquences sanitaires peuvent être aussi dramatiques que l’amiante dans les années à venir. C’est un long combat, pleinement justifié, mais qui visiblement se heurte à des intérêts puissants qui savent se faire entendre en haut lieu.

Besançon

Plainte d'un Gilet jaune : l'affaire sera classée sans suite

Brève
24/10/2019

Frappé à la tête par une matraque policière lors d'une manifestation à Besançon le 30 mars 2019, un Gilet jaune de 22 ans avait porté plainte.

Finalement, ce dossier sera classé sans suite par le parquet. La scène avait été filmée et diffusée sur internet. On y voyait un policier s'approcher d'un gilet jaune pour lui mettre un coup de matraque dans la tête, par derrière.

Le blessé, qui avait reçu cinq jours d'ITT, avait porté plainte. Ces images, par leur violence, avaient révolté

L'IGPN s'était alors penchée sur la question à la demande du préfet du Doubs et le procureur de la République, à la lumière du rapport de la "police des polices", a finalement rendu son verdict ce jeudi 24 octobre 2019 : la plainte est classée sans suite.

Selon le procureur, le gilet jaune « n'avait pas l'intention de ramasser l'objet. Mais de l'autre côté, il n'y a pas d'intention coupable de la part du policier. L'agent n'a pas voulu blesser délibérément le gilet jaune. Il l'a frappé en pensant qu'il allait se saisir la grenade »

Brutalité et mensonge, c’est la seule réponse de ce gouvernement à ceux qui manifestent pour leur pouvoir d’achat. Et ces violences policières sont couvertes par la justice.

Trévenans (Territoire de Belfort)

Conforama, grève contre les licenciements

Brève
22/10/2019

La moitié des salariés du magasin Conforama de Trévenans ont fait grève mardi 22 octobre en réaction au plan de licenciements annoncé en juillet dernier par la direction.

Ce plan prévoit la fermeture de 32 enseignes en France dont celle d'Exincourt dans le pays de Montbéliard. Trévenans ne fait pas partie de la liste mais trois postes pourraient disparaitre au service des livraisons.

Ils se sont rassemblés devant les portes du magasin pour dénoncer les conditions "honteuses" du plan de licenciements présenté le 13 octobre par la direction.

Les indemnités proposées sont vraiment dérisoires. Elles s'élèvent à 1000 euros pour les salariés ayant moins de 10 ans d'ancienneté (hors indémnisations légales), 2000 euros pour ceux ayant entre 10 et 20 ans d'ancienneté et 2500 euros pour tous ceux dont l'ancienneté est de plus de 20 ans. Ce plan prévoit la suppression de 1900 postes partout en France.

Conforama a enrichi tous ses actionnaires, dont Arnault et Pinault qui ont revendu leurs parts avec un juteux bénéfice, pendant des années, et c’est sur ces fortunes accumulées qu’il faut prendre pour conserver tous les emplois !