Alstom – General Electric

De quoi se plaindre

Brève
01/08/2019

L’association Anticor a porté plainte contre X pour corruption, dénonçant la direction du groupe Alstom et l’attitude du gouvernement français, notamment à propos de la vente d’une partie de l’entreprise à General Electric.

En 2014, à l’occasion d’un procès aux États-Unis, Alstom avait été reconnu coupable dans des affaires de corruption en Indonésie, Égypte, Arabie saoudite, Taïwan et aux Bahamas pour des faits ayant eu lieu entre 2000 et 2011.

La justice américaine avait établi qu’Alstom avait payé 75 millions d’euros de pots-de-vin et falsifié des documents comptables, pour obtenir 4 milliards d’euros de contrats et réaliser 300 millions d’euros de bénéfices. Pour faire pression sur Alstom, la justice américaine avait arrêté un de ses hauts cadres. Et, après avoir plaidé coupable, Alstom fut menacé d’une amende d’un milliard de dollars.

Or cela se déroulait pendant la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric. Des politiciens et des journalistes ont donc émis l’hypothèse que l’État américain avait utilisé la procédure judiciaire en cours pour faciliter la vente à General Electric. Et en effet, une fois la vente assurée, il se trouve que les tribunaux ont baissé le montant de l’amende à 772 millions de dollars (637,5 millions d’euros).

L’association Anticor souligne qu’il n’y a pas eu d’enquête sérieuse en France, même après que le PDG d’Alstom de l’époque a reconnu les faits. En revanche, l’État français est intervenu pour aider Alstom, mis à mal par cette amende record, en lançant en 2016 un plan de 700 millions d’euros de commandes, dont 400 millions directement sur fonds publics.

L’affaire ne s’arrête pas là. Dans l’accord de vente à General Electric, l’État français était prioritaire pour acheter 20 % des actions d’Alstom. Mais il a laissé Bouygues rafler la mise et réaliser une bonne opération lors de la fusion entre Alstom et Siemens en 2017.

Les experts estiment que cela représente un cadeau au groupe Bouygues compris entre 350 et 500 millions d’euros. Dans cette jungle capitaliste, tous les coups sont donc permis. Et les actionnaires peuvent s’appuyer sur leurs États nationaux pour leur venir en aide. En bout de chaîne, l’État fait payer la population en général et les travailleurs en particulier.

Groupe PSA

Opération « les prendre au mot »

Brève
28/07/2019

Pour les six premiers mois de 2019, PSA annonce un « bénéfice opérationnel » de plusieurs milliards ; très exactement 3 338 000 000 euros, en hausse de 10,6%.

Le journal patronal Les Echos parle d’un succès « insolent ». La stratégie ? « Maintenir une marge importante », c’est-à-dire vendre cher à ceux qui peuvent payer, et « réduire la masse salariale » à environ 11% du chiffre d’affaire.

Le journal ajoute que PSA dispose de 7,9 milliards d’euros de liquidités pour affronter l’avenir. Cette « santé insolente » s’est bâtie sur l’exploitation de milliers de travailleurs.

Pour assurer leur avenir, eux-aussi peuvent légitimement préparer l’opération « revendiquons notre part ».

Belfort

A quoi ça sert un ministre ?

Brève
26/07/2019

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie vient d'envoyer un courrier à l’intersyndicale de General Electric, à Belfort.

Tout d'abord,il a prononcé le traditionnel bla bla où il se dit « totalement engagé » à leur côté et à ceux des salariés. Ce discours est bien celui de tous les politiciens qui actuellement prétendent venir au chevet des salariés de General Electric et avoir leur solution pour empêcher ou diminuer les licenciements.

Ce même cinéma a déjà eu lieu à Ford Blanquefort ou GEM’S ou à Whirlpool entre autres, avec le succès que l’on sait, les licenciements ou les fermetures d’usine prévus ont eu lieu

Les syndicalistes sont invités à transmettre « tout élément » en leur possession « qui permettrait de démontrer d'éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ». Sa mémoire doit lui manquer, car il ne se souvient même plus que General Electric s’était engagé à créer 1000 emplois et qu’il n’a pas tenu parole et qu’il se prépare à en supprimer 1000 à Belfort.

Le pompom c’est quand il écrit : « Si on ne peut pas empêcher une entreprise de partir, on peut agir sur notre compétitivité, le niveau de compétence et une activité à haute valeur ajoutée », La gesticulation de ce ministre montre surtout qu’ils n’a aucun pouvoir, sinon celui de verser des subventions à ces groupes riches à milliards comme GE. Ceux qui ont le vrai pouvoir, ce sont ces grands groupes capitalistes.

Les travailleurs ont toutes les raisons de ne pas leur  faire confiance, à tous ces beaux parleurs, et de ne compter que sur leurs propres forces pour se défendre

PSA Vesoul

Charlatans et troubadours

Brève
25/07/2019

Oyez, oyez. Toute la presse de Vesoul a été convoquée en début de semaine afin d’annoncer les intentions de recrutement du site PSA.

Roulez tambours, résonnez trompettes: il faudrait pourvoir à presque 300 emplois de cariste, maintenancier, etc. Le plus zélé serviteur s’est trouvé être le préfet de Haute-Saône, qui lance une grande « mobilisation » en écrivant une missive à tous les maires du département, histoire d’adouber ces derniers d’une mission de DRH subalterne.

La réalité, c’est que cela devient difficile de recruter de la chair fraîche pour un site où les horaires sont plus longs qu’ailleurs. La politique de PSA n’a pas changé, elle reste d’intensifier le travail, de supprimer des emplois, voire de fermer toute une usine à Herimoncourt, et pas d’investir les montagnes de deniers accumulés en embauchant et en qualifiant les intérimaires.

La politique des pouvoirs publics est elle aussi vieille comme Herode : préfet comme élus octroient leur aide et des millions d’euros de subventions à ceux qui n’en ont pas besoin.

Et ils inventent milles manières de chanter les louanges des seigneurs locaux. Tristes sires.

Belfort

Manifestation de gilets jaunes contre les licenciements

Brève
22/07/2019

Samedi 20 Juin 2019, une manifestation de Gilets Jaunes de toute la région, était organisée dans les rues de Belfort, en direction du site d’Alstom-General Electric.

Parmi eux se trouvaient des travailleurs d’Alsace, de Besançon, des environs de Belfort et quelques travailleurs de General Electric.

Les banderoles dénonçaient les licenciements à General Electric et chez les sous-traitants, mais aussi à Mahle ou Erstein, en Alsace, comme à Whirpool, à Ford, à Auchan, à Carrefour, à Ascoval ou Conforama.

Des milliers de travailleurs sont ainsi menacés pour satisfaire l’appétit des actionnaires de ces grands groupes

Oui le combat doit continuer car en face, le grand patronat, dont Macron n’est que le serviteur, entend bien continuer ses attaques contre nos conditions d’existence : salaires, retraites, allocations, retaîtes et licenciements