Cosne-sur-Loire : fermetures d’Altifort et de Conforama, 147 chômeurs en plus

Brève
08/07/2019

Mercredi 3 juillet, deux avocats du groupe Altifort SMFI sont venus annoncés à Cosne-sur-Loire la fermeture prochaine de l’usine « à 99,9% ». Ce seront 115 travailleurs qui vont se retrouver à la rue.
Altifort avait repris l’usine Vallourec il y a un an promettant de la relancer (C’est le même groupe qui avait repris l’usine Ascoval dans le nord avant de se désister).
Depuis un an, il y a eu une succession de mois de chômage partiel ou des périodes de formation payées par la région. Depuis le départ de Vallourec, les travailleurs se rendaient bien compte que l’usine ne pourrait pas tenir longtemps. Fabriquant des tubes pour l’exploration pétrolière et avec un prix du baril de pétrole en baisse, les investissements dans ce secteur ne se bousculaient pas. Et ce ne sont pas les rodomontades des élus locaux faisant appel à Bercy ou à des tables rondes qui pouvaient changer quelque chose à la situation de l’entreprise. Le groupe Vallourec a fait des centaines de milliards de dollars de bénéfices quand le prix du barril de pétrole était à plus de cent dollars Il a bénéficié de 550 millions d'euros d'aides du gouvernement Hollande. Et quand la situation est devenue moins favorable, il a vendu laissant des centaines de travailleurs sur le carreau.
Au magasin Conforama de Cosne-sur-Loire qui doit fermer avec 32 licenciements, c’est la même chose. Les travailleurs de Conforama ont enrichi successivement Bernard Arnault et Pinault qui a vendu en 2011 au groupe sud-africain Steinhoff présent dans 44 pays avec 90 000 salariés. Maintenant que la concurrence est devenue plus forte, ce sont les travailleurs qui devraient en faire les frais.
Pas d’accord ! Alors qu’il y a 6 millions de chômeurs, licencier devrait être interdit. Vallourec et Conforama ont fait des bénéfices colossaux les années antérieures. Qu’on prenne sur le capital amassé pour garder tous les emplois. Interdire les licenciements devra être un des mots d’ordre des prochaines luttes de la classe ouvrière.

Pays de Montbéliard

Au service du patronat

Brève
07/07/2019

Denis Sommer, député La République en Marche, se distingue par une activité portée sur l’aide aux entreprises.

Muet sur les licenciements chez General Electric Belfort, c’est au chevet des PME sous-traitantes, que son attention se porte.

Il constate que « 19 milliards » manquent dans la trésorerie des PME qui se plaignent d’être les banquiers des grosses entreprises donneurs d’ordre.

Celles-ci ne payent pas dans les délais, ce qui obligent les PME à avoir recours à des banques qui se sucrent largement sur la trésorerie des PME en pratiquant des taux d’intérêts élevés.

19 milliards c'est le double du budget français de la culture qui devrait revenir aux PME, voilà qui donne du grain à moudre au député LREM pour obtenir les faveurs de patronat.

Football club de Sochaux

Le cirque sur le dos de l'exploitation des travailleurs

Brève
07/07/2019

Finalement la DNCG (Direction nationale des comptes de gestion) a évité au Football Club de Sochaux la relégation en Nationale 3 et son maintien en ligue 2.

Cela fait des années que le club vendu par Peugeot à un repreneur affairiste chinois puis mis en gérance à des affairistes du sport espagnol, fait les gros titres de la presse locale.

Dernier épisode : c’est le propriétaire des concessions Nedey, sponsor du club et de l’ex-Maire de Montbéliard et Sénateur du Doubs Louis Souvet, lui-même ex-cadre de PSA, qui appelle au secours la famille Peugeot et le PDG Tavares. Tout ce petit monde habitué des jeux du stade Bonal et du confort des loges pleure la disparition d’un club dont la famille Peugeot a baissé la vitrine comme un fond de commerce qui lui coûtait trop cher.

Fastes, prestiges, salaires mirobolants... beaucoup d’argent venu de l’exploitation du travail de générations d’ouvriers que les patrons trouvaient intérêt à occuper aux jeux du stade.

PSA Sochaux

La valse des millions

Brève
05/07/2019

Sochaux 2022 ou « l’usine du futur » est l’occasion pour PSA de faire sa collecte de fonds publics et les élus formés à satisfaire le patronat sur l’air « si c’est pour créer des emplois », débloquent des millions d’aides.

L’inauguration de la nouvelle presse d’emboutissage a été l’occasion de ce petit monde entre petits fours et coupe de champagne de se féliciter de la performance de cette presse a 33 millions d’euros bâtiment et génie civil compris.

La Région Bourogne Franche Comté, Pays de Montbéliard Agglomération et la Banque des Territoires a mis la main à la poche pour 25 millions d’euros.

C’est le prix de la presse en question…pas mal comme cadeau ! Et ce n’est pas fini PMA va acheter à PSA 50 hectares pour préparer l’installation des fournisseurs à coup de dizaines de millions.

L’argent qui manque pour les services publics, les urgences ou les hôpitaux, se déverse dans les caisses du patronat avec un vote majoritaire des élus de droite comme de gauche.

General Electric Belfort

Les tribunaux laissent faire GE le licencieur

Brève
03/07/2019

Mardi 2 juillet, le tribunal d’instance de Belfort s’est déclaré incompétent dans la demande faite par les syndicats de déclarer illégal le plan de licenciements à GE Turbines gaz.

Une fois de plus les tribunaux bottent en touche pour ne pas entraver les plans d’une entreprise riche à milliards comme General Electric.

Pour empêcher les licenciements, il est nécessaire de prendre sur les profits pour empêcher ces licenciements et de partager le travail entre tous sans perte de salaire. Les travailleurs ont toute la compétence pour l'imposer.