Besançon

Pas de trêve de Noël !

Brève
22/12/2019

Place du Huit septembre, les manifestants déposent les cadeaux du père Macron

Depuis mardi 17 décembre, les actions contre la réforme des retraites se poursuivent. Après une opération péage gratuit jeudi, 250 personnes, enseignants, cheminots, gilets jaunes ont manifesté au centre-ville de Besançon hier samedi.

Tous refusent le chantage du gouvernement qui demande une trêve pour Noël. Pour obtenir le retrait de la réforme des retraites,  chacun sait qu'il faut continuer la mobilisation.

Les grévistes de la SNCF l'ont prouvé en reconduisant la grève ce vendredi. 

Lavans-les-Saint-Claude (Jura)

la justice très clémente pour un patron voleur

Brève
22/12/2019

Siège de SMOBY à Lavans-les-Saint-Claude

Au terme d'une affaire qui remonte à 2007, Jean-Cristophe Breuil, l'ex PDG du groupe de jouets Smoby, a été condamné le 6 décembre dernier pour abus de biens sociaux. 

Il a été condamné à 4 ans de prison, dont 6 mois ferme. Il les a déjà fait au titre de la détention préventive et ne retournera donc pas en prison. Le tribunal a choisi de lui confisquer seulement 2,5 millions d'euros, soit le montant de son chalet d'Avoriaz. C'est peu au regard des 10 millions d'euros détournés de l'entreprise à des fins personnelles. Lors du procès, il n'a eu aucun mot pour les 800 personnes qui ont perdu leur emploi suite à la faillite de l'entreprise. Il va continuer tranquillement sa vie dans les affaires entre Lyon et Hong Kong. 

S'ils ne veulent pas se retrouver à la rue, les travailleurs doivent regarder eux-mêmes les comptes des entreprises et contrôler tout ce que font les patrons. 

 

Retraite, emplois, salaires...

Le ras le bol s'exprime massivement en Franche-Comté

Brève
19/12/2019

Manifestation du 17 Décembre à Besançon

Mardi 17 décembre, les manifestations, rassemblant de nouveau des centaines de milliers de personnes dans le pays.

En Franche-Comté, elles ont été d'un niveau équivalent au 5 décembre. Bref, c'est un succès, malgré des fleuves et des fleuves de discours de tout le ban et l’arrière-ban de la macronie mobilisée pour nous défendre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

La détermination des travailleurs était palpable, et pas seulement contre l’âge pivot, qui met en colère même Laurent Berger, le leader de la CFDT, c'est dire !

Les cheminots, les enseignants, mais aussi de nombreux salariés du privé ont occupé les rues des villes à Besançon, Montbéliard, Belfort, Vesoul, Pontarlier, Lons-le Saunier ou Dole.

La mobilisation contre le plan du gouvernement se maintient, malgré toutes les difficultés et les obstacles rencontrés pour se mettre en grève.

Ce n’est pas le moment de lâcher le morceau !

Besançon

Les internes du CHU en grève illimitée

Brève
14/12/2019

Les internes en médecine de toute la France ont débuté un mouvement de grève illimité mardi 10 décembre.

Vendredi 13 Décembre, les internes en médecine du CHU de Besançon ont défilé en ville une bonne partie de l’après-midi pour dénoncer leurs conditions de travail dans des services de santé « saccagés » par les réformes. Ils se sont rassemblés devant les bureaux de l’ARS.

Leurs slogans étaient, tels que « hôpital de misère, on n’est pas des pions », « nous sommes là pour défendre nos futures professions de médecin », « nous sommes des internes et travaillons dans des conditions de merde » ou encore « Macron nous prend pour ses esclaves »

Leurs salaires, pour travailler plus de 50 heures par semaine, ne dépassent pas le SMIC. Ils enchaînent les gardes, les heures supplémentaires qui ne sont pas payées et à peine récupérées.

Ministres et gestionnaires de la santé publique sont engagés pour mettre l'hôpital public à la diète. Quelles que soient les mesures retenues, personnels et patients vont en faire les frais. Il ne faut pas les laisser faire !

Communiqué de Lutte Ouvrière

Après les déclarations d’Edouard Philippe, la lutte continue !

Brève
13/12/2019

Edouard Philippe a confirmé les points essentiels d’une réforme des retraites qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle attaque anti-ouvrière.

Comme toutes les réformes des retraites que l’on subit depuis 30 ans, le projet du gouvernement conduit à nous faire travailler plus longtemps pour une pension moindre parce que le grand patronat ne veut rien payer.

Sous prétexte d’unification des régimes, ce projet poussera vers la pauvreté un nombre croissant de retraités. Avec le système à points et un calcul de la pension sur toute la carrière, plus encore qu’aujourd’hui, les travailleurs pauvres deviendront des retraités pauvres.

Quant à croire les promesses gouvernementales sur le fait que la valeur du point ne pourra pas baisser, il faudrait être bien naïf. Ce serait contrôlé par les partenaires sociaux et le parlement ? Mais c’est déjà le cas du point d’indice des fonctionnaires, bloqué depuis des années ! Le point serait indexé sur les salaires ? Mais les salaires sont en retard sur les hausses de prix depuis bien longtemps !

Aucune retraite ne serait inférieure à 85 % du Smic ? Mais le Smic est déjà insuffisant pour vivre ! Le gouvernement confirme surtout qu’il faudra travailler plus longtemps. Il ose affirmer sans rire qu’il ne veut forcer personne… mais il projette d’introduire un malus en-dessous de 64 ans, ce qui revient à obliger les salariés à choisir entre s’épuiser au travail – s’ils en ont encore un – et tomber dans la misère.

Quant au fait que la réforme ne s’appliquera qu’aux salariés nés après 1975, c’est une tentative de division abjecte. Les travailleurs qui refusent un recul pour eux-mêmes n’en veulent pas non plus pour leurs frères, leurs enfants ou leurs collègues plus jeunes. Mais s’il repousse aujourd’hui la date d’entrée en vigueur de sa réforme, c’est parce qu’il y a cette mobilisation et qu’il est sous la pression de ceux qui sont en grève reconductible.

Mais cela prouve aussi que, face à la mobilisation, le gouvernement peut reculer. Pour l’instant, c’est un recul minime, mais c’est quand même sous la pression des travailleurs qu'il a été contraint d’enrober un peu sa réforme. Alors il faut poursuivre le mouvement engagé le 5 décembre. Cette journée de grève et de manifestation a été une démonstration de force massive.

Dans plusieurs secteurs, notamment les transports publics et l’éducation, des travailleurs ont engagé un mouvement de grève déterminé. Ils ont déjà obligé le gouvernement à changer de ton. Si les grèves s’étendent et se renforcent, le monde du travail aura la force de faire reculer le gouvernement.

Dès demain, poursuivons le combat jusqu’au retrait de la réforme Macron-Philippe !

Lutte ouvrière