Belfort

Montebourg bombe le torse mais nous n'avons pas la mémoire courte

Brève
01/07/2019

Montebourg, ex-ministre PS de l’économie sous Hollande, est venu faire un petit tour à Belfort, sans son polo de marin, pour prétendre que lui, à la place de Macron, il n’aurait pas laissé General Electric agir comme il l’a fait.

Ce monsieur a la mémoire courte, mais pas nous ! Alors qu’il était ministre, il a couvert la fermeture de PSA Aulnay choisissant de soutenir la famille Peugeot contre la grève des travailleurs qui se battaient contre la fermeture de leur entreprise. Tout comme il a amusé la galerie pendant que Mittal programmait la fermeure des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange.

Les ministres sont là pour appliquer les décisions du grand capital. Et pas l'inverse. Les rodomontades de Montebourg n'y changeront rien.

General Electric Belfort

Des centaines de travailleurs manifestent contre les licenciements

Brève
28/06/2019

Jeudi 27 juin avait lieu une audience en référés au tribunal de grande instance de Belfort. 

L’intersyndicale avait assigné la direction de General Electric pour tenter de faire suspendre le plan de 1000 licenciements dans la division Turbines à Gaz. Le tribunal rendra sa décision le 2 Juillet.

Un appel avait été lancé aux travailleurs de General Electric et à la population pour se rassembler devant le tribunal pour dénoncer les licenciements. Plusieurs centaines de salariés, de retraités étaient présents pour faire entendre leur indignation face à ce plan de licenciements décidé par un groupe comme General Electric, riche à milliards.

Lors de cette audience, les avocats de General Electric ont tenté de justifié ces licenciements en déclarant : "General Electric fait tous les efforts possibles pour minimiser les conséquences sur l'emploi ». Quelle blague ! Quel mépris ! 

Le salaire de 1000 travailleurs payés pendant un an, charges comprises représente moins de 15 jours de bénéfices déclarés en début d’année par GE. Et c’est pour ces malheureux quinze jours de dividendes qui ne seraient peut être pas versé aux actionnaires, qu’ils sont prêts à réduire un millier de travailleurs au chômage, à les pousser à la précarité et à la misère. C’est pour ces malheureux quinze jours qu’ils sont prêts à ruiner toute une région, à nous pousser dans la misère, commerçants et artisans compris.

Interdiction des licenciements et répartition du travail entre tous ! C'est ce qu'il faudra imposer à ces requins de la finance.

Nevers

Urgences en grève

Brève
25/06/2019

Depuis ce matin, lundi 24 juin, les urgences du Centre hospitalier de Nevers sont en grève.

Installé devant l’entrée, le personnel se relaie pour expliquer les raisons de la grève. Ils ont rejoint des dizaines d’autres services des urgences en grève un peu partout en France.

Ils veulent plus de personnel (secrétaire, aide-soignante, infirmières, brancardier), plus de moyens pour pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions. Localement, ils réclament également l’aménagement de l’entrée du service et un vrai sas qui garantisse le secret professionnel et qui protège le personnel.

Ils veulent aussi trois semaines consécutives de vacances en été, ce qui est le minimum pour récupérer. La santé est devenue de plus en plus une marchandise. Les patients et le personnel en subissent les conséquences. Il n’y a pas d’autres moyens qu’une lutte générale de tous les services des hôpitaux pour se faire entendre.

C’est aussi le seul langage que le gouvernement peut comprendre.

Belfort

Une manifestation ouvrière qui entraine la population contre les licenciements à General Electric

Brève
24/06/2019

Vendredi 21 juin, la direction de General Electric Turbines gaz avait décidé de tenir la réunion préparatoire au plan de licenciements qui avait été annulée lundi 17 Juin par les grévistes. 

La réunion se tenait dans l’usine car la direction n’avait pas réussi à trouver une salle hors de l’usine. Personne n'a envie de leur en louer une !

 Les syndicats ont appelé à nouveau à un débrayage pour empêcher que ce tienne cette réunion. 700 à 800 travailleurs se sont rassemblés devant le bâtiment et ont empêché que la réunion se tienne. Pour autant, la direction a décidé le démarrage du plan - ce qui est une disposition des lois Macron de pouvoir déclencher un plan de licenciements même si les réunions préparatoire n’ont pas pu se tenir. Comme quoi gouvernement et patronat sont main dans la main malgré tous les discours de Le Maire !

Samedi, s'est tenue la grande manifestation ouvrière dans Belfort de soutien aux salariés de General Electric. Plusieurs milliers de travailleurs ont participé à cette manifestation très massive qui a entrainé avec elle une bonne partie de la population et la solidarité des commerçants, artisans. Notre camarade Nathalie Arthaud y avait été invitée par l’intersyndicale. Sous une banderole : « Interdire les licenciements, prendre sur les profits pour préserver l’emploi », le cortège de Lutte Ouvrière avec notre camarade s’est fait entendre par des slogans dénonçant des capitalistes comme General Electric, riche à milliards, qui licencie.

Un nouveau rassemblement est prévu le 27 Juin devant le tribunal d’instance de Belfort, où les syndicats ont assignés GE en vue d’obtenir l’annulation du plan de licenciements.

Aucune raison d'accepter des licenciements dont la seule justification est d'enrichir un peu plus les actionnaires. 

Doubs

Quand tous les pauvres s’y mettront

Brève
20/06/2019

12.8% de la population du Doubs, 64 000 personnes sont sous le seuil de pauvreté. C’est le titre la presse locale. Ce seuil est fixé à 855€. Et ceux qui sont à 900 € ou 1000 € ils sont quoi ? Au-dessus du seuil mais pauvres quand même et celui qui gagne un Smic à 1200 € il est aussi un travailleur pauvre.

Alors combien de pauvres dans le Doubs 20, 30, 50%. Le RSA est fixé pour une personne seule à 560 € et pour un couple à 840 € une misère. Il y a entre 5 et 8 millions de pauvres en France et ce nombre augmente toujours.

Dans le Doubs comme ailleurs la richesse produite par le travail est accaparée par les riches et surtout les très riches de la classe bourgeoise. La richesse à un pôle de la société, la misère à l’autre. Ca changera quand tous les pauvres s’y mettront.