PSA

PSA fait son mercato

Brève
06/09/2019

Tavares PDG de PSA vient de débaucher un des hommes forts de Renault-Nissan, Arnaud Deboeuf, nommé depuis directeur de la stratégie industrielle de PSA.

Tavares lui-même ancien numéro deux de Renault connait bien la maison concurrente. Tout ce petit monde se connait bien, se fréquente et depuis que Carlos Goshn est tombé en disgrâce le mercato s’anime.

D’autres prises sont-elles en vue ?

Reste que contrairement au foot le montant des transferts n’est pas connu et ces copains-coquins serviteurs des actionnaires viennent se goinfrer de l’exploitations des travailleurs.

Besançon

Des enfants écartés des cantines scolaires

Brève
03/09/2019

La cuisine municipale de Besançon : la mairie n'a pas mis les petits plats dans les grands...

A Besançon, 450 enfants ne peuvent bénéficier des services de restauration scolaire dans le primaire en raison notamment d'une capacité insuffisante de la cuisine municipale. De plus, les familles ont été prévenues seulement quelques jours avant la rentrée. 

Pour régler la question, la municipalité a choisi d'accueillir les enfants en fonction des revenus de la famille. Des familles contestent ce choix devant le tribunal administratif ; hier, des familles ont organisé des cantines en plein air devant deux écoles. 

Face à ce problème récurrent depuis 2017, la municipalité a bien créé 250 places en plus, mais ce n'est toujours pas suffisant. Pour les besoins en terrain des entreprises, le maire sait pourtant très bien anticiper. 

 

 

General Electric

Le capitalisme, le véritable scandale

Brève
17/08/2019

Un lanceur d’alerte vient de dénoncer une fraude dans les comptes financiers de General Electric. Cette révélation a fait chuter l’action de GE de près de 11% à la bourse de New York.

C’est pourtant le fonctionnement habituel du capitalisme où les comptes des entreprises restent dans le plus parfait secret, sans contrôle aucun.

Mais fraude ou pas, bon résultat ou pas, la part distribuée aux actionnaires n’a jamais cessé d’augmenter. Et c’est au nom de cette part des actionnaires que des milliers d’emplois sont supprimés, que des milliers de travailleurs sont réduits à la misère ou que des régions entières sont poussées à devenir des déserts industriels.

Cette situation sous le capitalisme n’est pas considérée comme une fraude. C’est le droit de ces grands groupes d’être des prédateurs pour l’ensemble de la société.

Un système à combattre et à abattre le plus rapidement possible.

CHU - Besançon

Gruyère de béton

Brève
09/08/2019

Un trou de près de 4 mètres de profondeur s’est brutalement formé jeudi 8 août sur le parking du personnel de l’hôpital Minjoz de Besançon, sans faire de victime heureusement.

Il serait dû au ruissellement des eaux de l’averse de la veille, mais une enquête est en cours.

La rapacité des bétonneurs, qui ont construit ce parking qui fait souvent parler de lui en mal, y est probablement aussi pour quelque chose.

Alstom – General Electric

De quoi se plaindre

Brève
01/08/2019

L’association Anticor a porté plainte contre X pour corruption, dénonçant la direction du groupe Alstom et l’attitude du gouvernement français, notamment à propos de la vente d’une partie de l’entreprise à General Electric.

En 2014, à l’occasion d’un procès aux États-Unis, Alstom avait été reconnu coupable dans des affaires de corruption en Indonésie, Égypte, Arabie saoudite, Taïwan et aux Bahamas pour des faits ayant eu lieu entre 2000 et 2011.

La justice américaine avait établi qu’Alstom avait payé 75 millions d’euros de pots-de-vin et falsifié des documents comptables, pour obtenir 4 milliards d’euros de contrats et réaliser 300 millions d’euros de bénéfices. Pour faire pression sur Alstom, la justice américaine avait arrêté un de ses hauts cadres. Et, après avoir plaidé coupable, Alstom fut menacé d’une amende d’un milliard de dollars.

Or cela se déroulait pendant la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric. Des politiciens et des journalistes ont donc émis l’hypothèse que l’État américain avait utilisé la procédure judiciaire en cours pour faciliter la vente à General Electric. Et en effet, une fois la vente assurée, il se trouve que les tribunaux ont baissé le montant de l’amende à 772 millions de dollars (637,5 millions d’euros).

L’association Anticor souligne qu’il n’y a pas eu d’enquête sérieuse en France, même après que le PDG d’Alstom de l’époque a reconnu les faits. En revanche, l’État français est intervenu pour aider Alstom, mis à mal par cette amende record, en lançant en 2016 un plan de 700 millions d’euros de commandes, dont 400 millions directement sur fonds publics.

L’affaire ne s’arrête pas là. Dans l’accord de vente à General Electric, l’État français était prioritaire pour acheter 20 % des actions d’Alstom. Mais il a laissé Bouygues rafler la mise et réaliser une bonne opération lors de la fusion entre Alstom et Siemens en 2017.

Les experts estiment que cela représente un cadeau au groupe Bouygues compris entre 350 et 500 millions d’euros. Dans cette jungle capitaliste, tous les coups sont donc permis. Et les actionnaires peuvent s’appuyer sur leurs États nationaux pour leur venir en aide. En bout de chaîne, l’État fait payer la population en général et les travailleurs en particulier.