Diehl Augé Découpage (Besançon)

Notre santé avant tout.

Brève
09/04/2020

Cette usine qui fabrique des composants pour la connectique, l’automobile, l’électroménager et la téléphonie emploie 160 salariés.

Actuellement, il y en a une quarantaine de personnes qui travaillent sur le site. Les autres sont en arrêt maladie, en garde d’enfants ou en chômage partiel.

Comme partout, nous allons toucher 70% du salaire brut pour tous ceux qui sont absents. Pour un salaire de 1800 €, nous perdons 400 € en comptant les primes.

La pression est telle, que certains salariés envisagent de reprendre le travail, pour pouvoir toucher un salaire complet, au détriment de leur santé.

Contre le coronavirus, la seule consigne : rester chez soi !

Gunther SAS (70)

Qu'ils remballent leur baratin

Brève
08/04/2020

L'usine Gunther, près de Luxeuil-les-Bains, a repris ses activités après seulement trois jours d'interruption, d'ailleurs prélevés en RTT.

La direction assure produire en ce moment des emballages pour la pharmacie et l'alimentaire. Dur à vérifier, mais surtout à quel prix doit-on revenir à l'usine ? L'opacité est totale concernant les cas de coronavirus, et les raisons des nombreux absents. Quant aux mesures de précautions prises, ni les chefs ni la DRH ne s'engagent clairement.

Et les travailleurs, eux, devraient engager leur santé et celle de leurs proches les yeux fermés ?

Notre santé doit passer avant les profits.

Amazon Sevrey (près de Chalon-sur-Saône)

Le parasite du coronavirus

ou comment profiter d'une épidémie

Brève
08/04/2020

Amazon est accusé de ne pas respecter les mesures nécessaires dans leurs entrepôts comme les gestes barrière, de ne pas annoncer publiquement quand il y a des cas de travailleurs contaminés. Les syndicats ont bien raison d’attaquer en ce moment. Le faire c’est significatif, car c’est s’attaquer au grand géant de la distribution.

Avec la fermeture des boutiques, tout le monde est dans une situation où il n’a pas d’autre choix que d’acheter via Amazon. Et ils profitent de la situation pour jouer au sauveur, « notre entreprise peut aider à la collectivité ». En réalité, ils utilisent le fait que les gens n’aient pas d’autre moyen pour récupérer des parts de marché et faire exploser leurs profits sur le dos des gens confinés.

Mais sous leurs airs de modernité, ils traitent les ouvriers comme des chiens, corvéables à merci, tant qu’ils tiennent le coup, et qu’ils pourront remplacer immédiatement. Ce sont surtout des jeunes, peu qualifiés, à qui on demande d’exécuter des tâches répétitives, qui demandent le moins de réflexion possible, car seul compte le quota final. Ce sont des opérations de manutention, à la chaîne, en sortie de camion ou sur tapis roulant. Bravo la modernité.

Et ils nous font venir travailler pendant le confinement, sans aucune mesure de sécurité. Pour une usine qui se dit moderne, le sauveur de l’humanité, le minimum aurait été de mettre en place les mesures sanitaires pour qu’on y travaille sans risquer sa vie.

Valentigney

Quand Marine Le Pen entend des voix

Brève
07/04/2020

Marine Le Pen dénonce les mosquées qui profiteraient "de l’accaparement des forces de sécurité pour faire retentir dans l’espace public par haut-parleurs l’appel du muezzin à la prière islamique".

Elle cite en exemple la mosquée de Valentigney. Dans un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, Marine Le Pen dénonce "une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore". .

Elle ment, cet appel ne peut pas venir de la mosquée. Celle-ci est fermée depuis le début du confinement, depuis le 13 mars,

Cette millionnaire, même en période de crise sanitaire, est capable de mentir d’une façon ignoble visant, comme elle en à l’habitude, à diviser les travailleurs.

Coronavirus Covid 19 Valdoie (Territoire de Belfort)

Seize décès à l'Ehpad

Brève
06/04/2020

L'Ehpad « La Rosemontoise » à Valdoie (Territoire de Belfort) est l'un des plus touchés par l'épidémie. 16 résidents sont décédés, infectés par le coronavirus.

L'Établissement pour personnes âgées du Territoire de Belfort est l'un des plus touchés en Bourgogne-Franche-Comté qui dénombre 224 décès en Ehpad.

Le bilan ce lundi 6 avril est lourd, 16 décès dus au Covid-19 sont à déplorer dans cette maison de retraite qui accueille 115 résidents. 4 personnes ont perdu la vie pour le seul week-end du 4 et 5 avril.

Aujourd'hui, une vingtaine de résidents présenterait toujours des symptômes liés au Covid-19.

La direction de cet établissement privé, vient d'être placée sous administration provisoire. L'Agence Régionale de Santé et le conseil départemental du Territoire-de-Belfort assureront la cotutelle de la Rosemontoise dès mardi 7 avril.

Pourtant, plusieurs soignants ont alerté l'ARS sur des défaillances internes il y a plusieurs mois. Des élus du personnel ont dénoncé les conditions de travail du personnel début mars.

La crise actuelle transforme ces Ehpad en mouroirs pour les résidents, et en enfer pour le personnel. Elle mesure en premier lieu l'insuffisance des moyens consacrés à l'accueil de nos anciens.