Belfort

A quoi ça sert un ministre ?

Brève
26/07/2019

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie vient d'envoyer un courrier à l’intersyndicale de General Electric, à Belfort.

Tout d'abord,il a prononcé le traditionnel bla bla où il se dit « totalement engagé » à leur côté et à ceux des salariés. Ce discours est bien celui de tous les politiciens qui actuellement prétendent venir au chevet des salariés de General Electric et avoir leur solution pour empêcher ou diminuer les licenciements.

Ce même cinéma a déjà eu lieu à Ford Blanquefort ou GEM’S ou à Whirlpool entre autres, avec le succès que l’on sait, les licenciements ou les fermetures d’usine prévus ont eu lieu

Les syndicalistes sont invités à transmettre « tout élément » en leur possession « qui permettrait de démontrer d'éventuels manquements passés de General Electric à ses obligations ». Sa mémoire doit lui manquer, car il ne se souvient même plus que General Electric s’était engagé à créer 1000 emplois et qu’il n’a pas tenu parole et qu’il se prépare à en supprimer 1000 à Belfort.

Le pompom c’est quand il écrit : « Si on ne peut pas empêcher une entreprise de partir, on peut agir sur notre compétitivité, le niveau de compétence et une activité à haute valeur ajoutée », La gesticulation de ce ministre montre surtout qu’ils n’a aucun pouvoir, sinon celui de verser des subventions à ces groupes riches à milliards comme GE. Ceux qui ont le vrai pouvoir, ce sont ces grands groupes capitalistes.

Les travailleurs ont toutes les raisons de ne pas leur  faire confiance, à tous ces beaux parleurs, et de ne compter que sur leurs propres forces pour se défendre

PSA Vesoul

Charlatans et troubadours

Brève
25/07/2019

Oyez, oyez. Toute la presse de Vesoul a été convoquée en début de semaine afin d’annoncer les intentions de recrutement du site PSA.

Roulez tambours, résonnez trompettes: il faudrait pourvoir à presque 300 emplois de cariste, maintenancier, etc. Le plus zélé serviteur s’est trouvé être le préfet de Haute-Saône, qui lance une grande « mobilisation » en écrivant une missive à tous les maires du département, histoire d’adouber ces derniers d’une mission de DRH subalterne.

La réalité, c’est que cela devient difficile de recruter de la chair fraîche pour un site où les horaires sont plus longs qu’ailleurs. La politique de PSA n’a pas changé, elle reste d’intensifier le travail, de supprimer des emplois, voire de fermer toute une usine à Herimoncourt, et pas d’investir les montagnes de deniers accumulés en embauchant et en qualifiant les intérimaires.

La politique des pouvoirs publics est elle aussi vieille comme Herode : préfet comme élus octroient leur aide et des millions d’euros de subventions à ceux qui n’en ont pas besoin.

Et ils inventent milles manières de chanter les louanges des seigneurs locaux. Tristes sires.

Belfort

Manifestation de gilets jaunes contre les licenciements

Brève
22/07/2019

Samedi 20 Juin 2019, une manifestation de Gilets Jaunes de toute la région, était organisée dans les rues de Belfort, en direction du site d’Alstom-General Electric.

Parmi eux se trouvaient des travailleurs d’Alsace, de Besançon, des environs de Belfort et quelques travailleurs de General Electric.

Les banderoles dénonçaient les licenciements à General Electric et chez les sous-traitants, mais aussi à Mahle ou Erstein, en Alsace, comme à Whirpool, à Ford, à Auchan, à Carrefour, à Ascoval ou Conforama.

Des milliers de travailleurs sont ainsi menacés pour satisfaire l’appétit des actionnaires de ces grands groupes

Oui le combat doit continuer car en face, le grand patronat, dont Macron n’est que le serviteur, entend bien continuer ses attaques contre nos conditions d’existence : salaires, retraites, allocations, retaîtes et licenciements

Belfort

Les pompiers en grève tous les jours

Brève
17/07/2019

Depuis le 26 juin dernier, les pompiers professionnels du Territoire de Belfort sont en grève. Ils s'arrêtent de travailler 30 minutes par jour, pour dénoncer principalement un manque de moyens.

Mais comme pour les urgences, les pompiers sont tenus à un service minimum : il doit toujours rester au moins neuf pompiers mobilisables dans chacune des deux casernes belfortaines Alors les grévistes se relaient par tranche de trente minutes pour faire grève.

Le mouvement est très suivi : 80 à 100 % des effectifs de garde y participent chaque jour. À Belfort, comme à Montbéliard, Besançon, Pontarlier et dans tout le pays, les pompiers dénoncent un manque de moyens alors qu'ils doivent faire face dans le même temps, à une explosion du nombre d'interventions.

En 2007, il y avait moins de 8 000 interventions sur le Territoire de Belfort. L'an dernier, c'était 12 000. Mais les effectifs n'ont pas évolué et les conditions de travail se sont dégradées

Les pompiers demandent « le recrutement massif » de sapeurs-pompiers professionnels pour faire face à cette évolution et.une revalorisation salariale via la prime de feu et la compensation du travail de nuit et les week-ends.

Ce ne sont pas les volontaires qui manquent pour assurer le service public alors qu’il y a 6 millions de chômeurs. C’est l’argent public qui manque : il est consacré essentiellement à aider la grande bourgeoisie, la finance au détriment de la collectivité.

General Electric

Légion d’honneur : Les licencieurs décorés

Brève
15/07/2019

Au milieu des sportifs, anciens ministres ou anciens combattants, la dernière promotion de la légion d'honneur a récompensé quelques patrons.

Dans la promotion du premier ministre, on retrouve au grade de Chevalier, Corinne de Bilbao, ex-directrice générale de General Electric France jusqu’en 2019. Elle fait partie de ceux qui ont préparé ou fait exécuter les plans de plusieurs milliers de licenciements, à Grenoble, à Nantes, à Villeurbanne etc et aujourd’hui le millier de licenciements prévu à Belfort. 

Elle a cédé sa place à un ancien conseiller de Macron quand il était ministre de l’économie, ça vaut bien un ruban, non ?