Montbéliard

Grève des chauffeurs de bus reconduite

Brève
31/05/2019

Commencée le lundi 27 mai, la grève des chauffeurs de bus du réseau de transport EVOLITY qui dessert les lignes du pays de Montbéliard est reconduite ce vendredi 31 mai.

Suivie par 65 des 145 chauffeurs titulaires la grève porte sur les conditions de travail, en effet les retards de bus viennent amputer les temps de pause des chauffeurs, d’autres chauffeurs qui habitent jusqu’à 50 kms se voient obligés de travailler avec une coupure et donc ne peuvent pas rentrer chez eux, au final ils partent de chez eux de 6h à 20h.

Le groupe Moventia qui a eu le marché et qui gère le transport sur Pays de Montbéliard Agglomération n’est pas pressé de satisfaire les revendications.

Les chauffeurs ne sont pas décidés à se satisfaire de promesses, ils ont bien raison.

Montbéliard

Les cadeaux du public au privé

Brève
31/05/2019

Le groupe Noalys qui possède plusieurs cliniques dans la région Lyonnaise va s’installer à Montbéliard près de l’Axone.

Le conseil municipal à l’unanimité gauche et droite confondues a voté la cession gratuite de 14 500 m2 pour un prix estimé de 529 000 € HT. Et ce n’est pas tout, un savant montage financier porté par une société baptisée « Immobilier Clinique Pays De Montbéliard » apportera 10 millions €.

Dans cette société on retrouve les fonds publics de l’Agglomération pour 1 million €, le groupe Noalys pour 900 000€ et la Banque des Territoires prêteuse pour 7 900 000€.

Pendant ce temps l’ancienne clinique située à quelques kilomètres sur la commune est vide depuis sa faillite, il y a quelques années. Un gigantesque gâchis couvert par les élus de tous bords.

Le groupe Noalys qui compte investir 2 millions € en matériel espère un chiffre d’affaire annuel de 8 millions €. Voilà une belle affaire qui illustre le parasitisme du privé que nourrit l’argent public.

Belfort

General Electric : prendre sur les profits

Brève
30/05/2019

La direction de General Electric depuis l’annonce des mille suppressions d’emplois à Belfort, se répand sur les ondes et dans la presse en prétendant que c’est la chute des commandes de Turbines à Gaz qui explique ses attaques contre les travailleurs.

Ces arguments ont visiblement convaincu le gouvernement et les élus locaux qui reprennent en chœur les arguments de la direction de GE.

Par contre, il y a une chose sur laquelle la direction de General Electric se répand moins, c’est le triplement de ses bénéfices au premier trimestre avec 954 millions de dollars !

Dans une lettre accompagnant le rapport annuel de GE, le PDG explique qu’il prévoit notamment de « maintenir une politique budgétaire serrée » pour être capable « de revenir à un niveau de dividende équivalent à ce que distribuent nos concurrents ». Voici les vrais raisons de cette vague de licenciements !

Riches à milliards, les actionnaires de GE auraient bien sûr largement les moyens de maintenir l’emploi. Pour se protéger de ces vautours du grand capital, il faudrait de leur imposer que les travailleurs puissent mettre leur nez dans leur comptabilité et dans leurs tractations.

Belfort

Déclaration de guerre de la part de General Electric

Brève
28/05/2019

Depuis plusieurs semaines, tout le monde s’attendait à l’annonce d’un gros plan de licenciements à General Electric Belfort et Bourogne.

L’annonce en avait été retardée du 30 avril à après les élections européennes. Mardi 28 mai, alors que les panneaux électoraux sont toujours en place, General Electric annonce un plan de 1044 licenciements, essentiellement sur la partie Turbines Gaz (792 licenciements sont prévus dans la branche gaz de GE et 252 pour un centre de service.)

1 900 travailleurs sont employés au secteur Turbines Gaz, près de la moitié des postes y seraient supprimés. A ce plan, s’ajoute celui en cours dans le secteur de GE Energy, racheté à Alstom en 2015 : environ 300 suppressions d’emplois sont en cours par le biais de RCC ou de mesures d’âge, sur un effectif d’environ 1400 travailleurs. Sans compter les intérimaires déjà renvoyés et les sous-traitants qui ont déjà commencé des plans de suppressions d’emplois.

Lors du rachat de la partie énergie d’Alstom, le PDG de GE avait promis de créer 1 000 emplois nets, avec la complicité de Macron, alors ministre de l’économie. Tous les politiciens locaux se sont mis à plat ventre, offrant à GE des bâtiments, des routes pour transporter ses convois etc. Aujourd'hui, tous font semblants de pleurer sur le sort des salariés, tout en cherchant des "solutions industrielles"

L’annonce de ces plans, c’est une déclaration de guerre contre les travailleurs de GE pour permettre aux actionnaires de GE de voir leur part augmenter. Pas question de l'accepter : interdiction des licenciements et partage du travail entre tous, sans perte de salaires !

Doubs et Jura

Le "cartel des panneaux" condamné

Brève
28/05/2019

Le marché des panneaux des départements

Deux entreprises franc-comtoises, Signaux Girod à Bellefontaine (Jura) et Franche-Comté Signaux à Rurey (Doubs), ont été condamnées dans le cadre de l’affaire du "cartel des panneaux routiers". De 1997 à 2006, huit entreprises s’étaient entendues pour les marchés de signalisation. Leur entente permettait de surévaluer les prix jusqu'à 30, 35 % et elles se partageaient 80 % des 250 millions d’euros annuels du marché public. Certaines de ces entreprises faisaeint de la récidive et elles ont fait traîner la procédure pendant 12 ans. La décision finale du conseil d'Etat les condamne à une amende de 2,23 millions d'euros pour surtarification et entente illicite à verser au conseil départemental de l'Orne qui avait porté plainte. D'autres département ont été victimes de ces surtarifications mais n'ont pas souhaité poursuivre ces sociétés.

Ces entreprises ont régulièrement été présentées comme des modèles de développement en milieu rural, soutenues par les collectivités territoriales, tandis que les radios locales leur faisaient la part belle. Mais à la campagne ou à la ville, tous les capitalistes sont prêts à tricher car seul le « développement » de leurs profits les intéresse.