CHU Besançon

Les invisibles doivent se faire voir et surtout entendre !

Brève
21/03/2020

Dans les hôpitaux, le manque d’ASH est un problème récurrent. Au CHU de Besançon, par exemple, avec le covid 19, c'est la galère pour les équipes qui assurent l’entretien des locaux le soir. En temps normal, nous sommes 11 pour 8 services.

Depuis le coronavirus, nous ne sommes plus que 4 (arrêt maladie, démissions, etc). Vendredi 20 mars, nous n’étions plus que 3… La tension est palpable car sur les 8 services dont nous avons la charge, celui des maladies infectieuses est une priorité. Alors pour les autres, le ménage ne peut pas être assuré : couloir, bureau des médecins, etc.

En fait, il n’y a pas que les masques qui manquent, il y a aussi tous ceux qui nettoient, frottent, et qui assurent les bonnes conditions d’hygiène dans les bureaux le soir et qu’on ne voit jamais

Nous avons souvent été considérés comme des « invisibles », et aujourd’hui, on nous est indispensables. Tout arrive…

L’État vache à lait des grandes entreprises

Brève
21/03/2020

Le gouvernement a demandé de basculer en télétravail tous ceux qui pouvaient l’être.

À PSA Vesoul, la direction demandent aux cadres et aux employés en télétravail de basculer en chômage partiel, pour ne rien avoir à payer.

Elle justifie en disant, que tout ce qui ne rapporte pas directement de valeur ajoutée doit être arrêté. Rappeler des travailleurs qui étaient en chômage partiel en production, au mépris de leur santé et faire chômer ceux qui peuvent faire du télétravail, tout est bon pour faire du pognon avec la complicité du gouvernement. 

Les charognards

Brève
19/03/2020

Alors qu’il y a pénurie de masques, des officines en proposent sur internet.

Comme Mondo shopping, qui fait de la publicité pour acheter des masques avec 57 % de réduction. Ils les vendent 12 € 90 pièce (au lieu de 29 € 90) prétendent-ils en profitant de l’angoisse due au coronavirus.

Pendant la guerre, le marché noir fleurissait, sous le manteau, maintenant avec le développement du numérique, ça se pratique au grand jour et en toute impunité.

PSA sabote les mesures de confinement

Brève
18/03/2020

À Vesoul, la direction interdit le covoiturage pour venir au travail et elle a supprimé la navette pour les déplacements intérieurs, ce qui peut se comprendre.

Par contre, elle continue d’acheminer les travailleurs de Vesoul qui travaillent à Hérimoncourt, dans l’attente de l’installation des lignes de montage à Vesoul, à cinq par voiture.

Si ce n’est pas du sabotage et de l’irresponsabilté….

General Electric (Belfort et Bourogne)

Coronavirus : des travailleurs de General Electric refusent de risquer leur santé

Brève
17/03/2020

Affiche mise par les travailleurs de GE dans les ateliers

Plusieurs centaines de travailleurs de General Electric à Belfort et à Bourogne ont refusé de continuer à travailler à l’usine, alors que les mesures de confinement étaient annoncées pour toute la population.

Ils ont exercé leur droit de retrait ce mardi 17 mars au matin. En pleine épidémie de coronavirus, les salariés estiment à juste titre qu'ils ne sont pas en sécurité dans l'entreprise : aucune distribution de masques, ni de gel hydro alcoolique n'est disponible.

Alors que le confinement est décidé pour tout le monde il n'est pas envisagé de fermer l’usine. Le pire, c’est la raison avancée officiellement par le patron : « General Electric fait partie du secteur de l’Energie, secteur vital à beaucoup de pays »

Peu convaincus par ces arguments, les travailleurs des ateliers de GE turbine à gaz, ont arrêté le travail dans les ateliers de Bourogne et Belfort après avoir exercé leur droit de retrait en mettant en avant le « danger grave et imminent » de la situation.

En fin de matinée, finalement, la direction a décidé que tout le monde pouvait rentrer à la maison, payés en RTT pour l’instant.

Jeudi une décision doit être prise quant à une mesure de chômage technique éventuelle. Mais dans ce cas, il serait normal que les salaires, primes comprises soient maintenus intégralement.