Belfort

Manifestations contre les licenciements à General Electric

Brève
21/05/2019

Jeudi 16 mai, dans les ateliers et les bureaux de General Electric Turbines Gaz, un débrayage de plusieurs centaines de travailleurs a eu lieu. Ils protestaient contre le plan de centaines de licenciements prévus, même si rien n'était encore officiel.

Mardi matin 21 mai, les syndicats ont appelé à un rassemblement devant la porte des Trois Chênes du site, pour accompagner symboliquement un convoi exceptionnel d’une turbine à gaz géante. La population belfortaine était appelée à ce rassemblement. C'est à plusieurs centaines que les travailleurs se sont retrouvés. Etaient présents des ouvriers de tous les secteurs de l’usine, Alstom Transport, GE Hydro, GE Power (ex Alstom Energie), beaucoup de personnel de bureaux etc…

C’est par leur mobilisation que les travailleurs pourront faire reculer General Electric sur son projet de centaines de suppressions d’emplois. Le PDG de GE a déjà annoncé que ces licenciements étaient nécessaires pour augmenter les marges distribuées aux actionnaires. Il n'y a aucune raison de l'accepter et il est légitime d'imposer l’arrêt de tous les licenciements et le partage du travail entre tous sans perte de salaire.

Procès de la mort de trois ouvriers à Bar-le-Duc

La responsabilité écrasante d’Alstom n’a pas été accusée

Brève
20/05/2019

A ce procès qui s’est déroulé près de huit ans après ce drame, voir l’article dans L.O du 17 mai, il a été montré que cet essai supplémentaire de train avait été décidé la veille au soir pour le lendemain matin, quelques heures avant celui prévu en la présence d’officiels de la SNCF, de l’Etat, des collectivités, futurs clients de ces Régiolis produits par Alstom, en phase ultime de test.

Pour les décideurs d’Alstom de ce test « à l’arrache », la priorité des priorités était d’assurer la réussite complète de cette présentation, porteuse de juteux marchés.

C’est alors dans la précipitation que des ouvriers ont été envoyés ce matin-là pour reballaster la voie alors qu’il était prévu qu’il n’y ait pas de travaux avant 14h. Et pas le temps non plus de transmettre toutes les informations, de coordonner, de vérifier l’application des mesures de sécurité au Poste de Commande et de Contrôle (PCC) du site. Il a d’ailleurs été mis en évidence que depuis le début du chantier et des tests de ces trains, toutes les procédures de sécurité, la formation des salariés avaient été gravement négligées, voire absentes.

Au terme de ce procès, si le procureur propose tout de même la relaxe pour un salarié censé superviser les essais, et pour l’agent de sécurité au poste de garde, à ses yeux, sont coupables le responsable de la sécurité du site et celui du PCC, âgés respectivement de 26 et 23 ans à l’époque ; il requiert 24 et 18 mois de prison avec sursis et une amende pour chacun. Le chef de chantier lui aussi mis en examen est mort en 2015.

Quant à Alstom SA et sa succursale CEF (Centre d’essai ferroviaire),en tant que personnes morales, qui, selon experts et enquêteurs, auraient remarquablement collaboré, le procureur requiert 100 000 et 50 000 euros d’amendes, pour tous les manquements à la sécurité qui ont coûté la vie à trois ouvriers. Le jugement a été mis en délibéré au 3 septembre.

 

Besançon

La réforme Blanquer ne passe toujours pas

Brève
13/05/2019

Lycée Pergaud vendredi 10 mai

Vendredi 10 mai, les parents d’élèves et les élèves étaient appelés à manifester leur refus des réformes des lycées et du bac.

Conscients qu’il s’agit d’un appauvrissement et non d’une modernisation, ce sont plus de 3700 élèves des lycées de Besançon qui ont répondu présents... en refusant de venir en cours.

Les médias ont relayé la version du rectorat disant que l’action avait touché 10% des élèves et que les perturbations avaient été « mineures » : 4 élèves sur 35 en classe en moyenne, c’est sûr que le calme régnait !

Ce geste de solidarité montre aux pouvoirs publics que parents, élèves et enseignants n’acceptent pas les régressions en cours.

Lure (Hte-Saône)

300 personnes mobilisées pour soutenir une famille menacée d’expulsion.

Brève
08/05/2019

Une famille albanaise installée depuis six ans à Lure vient de se voir notifier une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) dans les 48 heures.

Cette mesure prise à l’encontre d’une famille qui a organisé sa vie à Lure, dont le père travaille, dont les enfants sont à quelques semaines de passer le bac pour l’ainé et ont été honorés lors d’un concours d’écriture pour la seconde, a provoqué colère et indignation. Une première mobilisation a rassemblé 300 personnes, « à Lure, c’est du jamais vu » souligne un membre du comité de soutien, et un nouveau rassemblement est prévu vendredi 10 mai.

Contre l’avis de tous ceux qui soutiennent cette famille, comité d’entraide, associations, lycéens,  enseignants, parents d’élèves, élus…, le préfet applique servilement cette règle qui veut que pour les étrangers qui n’ont pas un portefeuille bien garni pour s’offrir un vignoble, un château ou un hôtel, c’est « Circulez, y’a rien à voir… ».

Manifestation du Premier Mai à Besançon

Une manifestation réussie

Brève
03/05/2019

Début du rassemblement place de la Révolution

Travailleurs, retraités, gilets jaunes, jeunes ont manifesté à près de 3 000 au centre-ville de Besançon. Ils montraient leur rejet de la politique du gouvernement mais aussi leur rejet de la domination des capitalistes sur la société. 

Et à la fin de la manifestation, il n'y a pas eu, comme le dit une certaine presse, "près de 200 gilets jaunes cherchant à envahir le commissariat", mais seulement une quinzaine d'entre eux qui sont rentrés sur un parking interne. 

Et comme chaque samedi, une nouvelle manifestation aura lieu place de la Révolution à Besançon.