Alstom Belfort

Pour les patrons, c’est la santé de leurs profits avant tout.

Brève
30/03/2020

La direction de l'Alstom à Belfort propose aux syndicats un accord qui définit le paiement des jours de chômage depuis le 23 mars et ce jusqu'au 19 avril, ainsi que la reprise de l'activité dans les ateliers.

Pour le chômage, elle veut en faire supporter une partie par les salariés en les obligeant à prendre 9 jours de RTT ou tous autres congés.

Et pour la reprise de l'activité, elle ferait appel à des volontaires en leur proposant 200 € en plus par semaine.

L'attitude de la direction d'Alstom est irresponsable car elle va à l'encontre de la nécessité du confinement et rien ne justifie la fabrication de locomotives, qui n'est pas vitale pour l'économie dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le matériel nécessaire pour la protection (gants, gel, lunettes ...) doit aller dans les secteurs vitaux comme la santé, les Ehpad et nécessaire à la vie de la population (éboueurs, alimentation, personnel d'entretien, pompiers...)

Pour ses profits, le patron, profitant de nos bas salaires, sait trouver de l'argent pour relancer sa production.

L'attitude du patron d'Alstom comme ceux de l'automobile montre à quel point ils se moquent de notre santé et de l'intérêt collectif, car seul compte pour eux leurs profits et ceux des gros actionnaires.

Le patron doit payer intégralement le chômage à tous les salariés, intérimaires compris et il n'est pas question que l'activité reprenne en ce moment dans les ateliers.

Dans les entreprises de Besançon

Résister à la pression, c’est vital

Brève
27/03/2020

De nombreux patrons poussent à la reprise après l’interruption due au coronavirus, y compris dans des entreprises qui ne produisent pas des biens de première nécessité.

Certains mettent d’abord la pression aux intérimaires, comme chez Safran Aerosystems, dans la zone industrielle La Fayette, espérant que les autres craquent par la suite.

Chez Fralsen - Timex, aux Tilleroyes, la résistance collective a permis de maintenir l’usine fermée « jusqu’à nouvel ordre ».

Le seul frein à l’irresponsabilité des capitalistes, qui sont toujours prêts à faire prendre des risques aux travailleurs pour quelques euros de plus, reste l’action collective.

Hôpital Nord Franche-Comté (Trévenans – Territoire de Belfort)

La « digue » sur des fondations démolies

Brève
27/03/2020

L’hôpital a ouvert il y a trois ans au prix de la fermeture complète des deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard, de la suppression accélérée de plusieurs centaines de lits d’hospitalisation.

Alors, c’est en annulant un maximum de consultations considérées comme annexes et d’opérations programmées dites non-urgentes, en poussant dehors les patients habituels, qu’ il est fait de la place aux malades covid 19 ; des lits de réanimation sont installés à mesure qu’on trouve les respirateurs.

L’hôpital de Mulhouse, proche, continue d’être complètement saturé ; la vague de malades qui arrive ici grossit vite, aussi ceux gravement atteints nécessitant une réanimation , et les morts chaque jour plus nombreux.

D’après la direction, la « digue » qui est réalisée, ce sont 200 lits d’hospitalisation et 50 de réanimation.

Faute d’avoir été testés, des soignants contaminés, déjà fortement épuisés, continuent d’être en première ligne. D’autres sont malades. Comme partout, les masques sont toujours chichement distribués. Maintenant le stock de surblouses jetables est en train de fondre....

Le discours guerrier de Macron, en campagne à Mulhouse, a fait augmenter l’exaspération de tous ceux, qui, sous-équipés, sont très inquiets d’être débordés rapidement.

On mesure les effets criminels et catastrophiques de cette politique d’asphyxie financière dans les hôpitaux, qui ont été complètement désarmés pour faire face à une épidémie.

Des échos du bulletin Gates (Nevers) (2)

Brève
27/03/2020

Portes ouvertes

Toutes les portes sont ouvertes pour qu’on n’ait plus à toucher les poignées ! Mais laisser les usines fonctionner c’est « la porte ouverte » à la contagion. Tous les médecins le disent !

Et pourquoi pas avec les pieds !

Pour ouvrir le tourniquet (qui permet un contrôle) , on nous a demandé de le pousser avec le coude. On aurait pu aussi rentrer a une autre porte (mais là plus de contrôle possible)

Le virus est prié de s’écarter

Au fumoir, un panneau annonce « 1m de distance ». Au réfectoire, tables et chaises ont été écartées et les horaires de repas décalés pour ceux qui travaillent dans les bureaux. Comme si le virus était discipliné et allait slalomer entre nous !

Un cas à l’usine Jacquet à Clamecy

Une travailleuse de l’usine Jacquet à Clamecy a été détectée positive au covid-19. La direction aurait préféré que cela ne sorte pas de l’usine … mais elle se déclare pour la transparence ! Elle ne veut pas s’exprimer davantage et assure que toutes les mesures de protection ont été prises, comme si on pouvait leur faire confiance!

Des échos du bulletin Gates (Nevers)

Brève
27/03/2020

Des courroies, des courroies, des courroies…

A Gates, la production continue. Le virus ? Ce n’est pas un problème. Les courroies et les clients, c’est bien plus important. Tout ce que la direction laisse entendre, c’est puisqu’on a le droit de continuer … on continue ! La santé et même la vie des travailleurs, ce n’est pas le souci de la direction…

Une amende ne suffit pas !

Le gouvernement nous confine et demande de ne pas entrer en contact avec plus de 5 personnes par jour. Mais comment faire pour ne pas se croiser ? A 4400, à Ubag, aux grinders, on ne peut pas marcher au plafond pendant que les autres restent au sol ! Pour Gates, l’amende pour non respect du confinement avec récidive quotidienne devrait être salée…

Pin-pon ; pin-pon…….

On n’ose y croire mais nous devrions venir à l’usine et prendre des risques pour notre santé parce qu’il faut absolument des courroies de rechange pour les ambulances… Il est urgent qu’une ambulance vienne le chercher.

Horaires spéciaux

Pour ne pas se croiser à la pointeuse, la direction a inventé un savant micmac d’horaires. On a droit à 12 minutes par jour, soit 6 à l’entrée et 6 à la sortie ; ou 4 à l’entrée et 8 à la sortie ; ou encore 2 à l’entrée et 10 à la sortie. Il faut au moins bac + 8 pour inventer ça. Et supprimer la pointeuse, ça serait pas plus simple !