General Electric (Belfort et Bourogne) :  Pour le patron, le confinement passe après la production

Echo d'entreprise
22/03/2020

Il y a une semaine, plusieurs centaines de travailleurs de General Electric refusaient de continuer à travailler à l’usine, à Belfort et à Bourogne, alors que les mesures de confinement étaient annoncées pour toute la population.

Ils avaient exercé leur droit de retrait, en pleine épidémie de coronavirus, les salariés estimaient à juste titre qu'ils n’étaient pas en sécurité dans l'entreprise : aucune distribution de masques, ni de gel hydro alcoolique n'était disponible.

Pourtant ; le travail doit reprendre ce lundi 23 Mars dans certains ateliers chez General Electric à Belfort et Bourogne.

Décision de la direction malgré la crise du coronavirus, une centaine de salariés est attendue à la reprise. Il s'agit de magasiniers, d'usineurs, de contrôleurs dans les ateliers turbines à gaz ainsi que des intervenants sur les fonctions supports (vérificateurs de programme, etc, ...).

Selon les syndicats, tous contre cette reprise, la direction aurait exercé des pressions sur des salariés pour les inciter à reprendre le travail ce lundi.

La direction elle a le culot de déclarer : «En tant qu'acteur stratégique dans le domaine de l'énergie, nous devons assurer la continuité de la production pour répondre aux besoins vitaux de nos clients en France et dans le monde ». Cette même direction qui licencie plusieurs centaines de travailleurs depuis quelques mois

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs de General Electric mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.