Grand Belfort - Ramassage des ordures ménagères

Un grave accident qui provoque une réaction collective des éboueurs

Brève
07/11/2019

Grève des éboueurs de Belfort en 2018 (photo CGT)

Mardi matin 5 novembre, au cours d’une tournée de ramassage dans une rue de Vézelois où le trafic automobile est intense à cette heure, le ripeur descendu du marchepied a été percuté par une voiture qui tentait de dépasser le camion-benne. Polytraumatisé, il a été transporté au CHU de Besançon.

Choqués et en colère, le lendemain, l’ensemble des éboueurs ont exercé leur droit de retrait. Seule une tournée sur dix a été effectuée. Ils dénoncent des horaires et des conditions de travail qui mettent en péril leur sécurité. D’abord, ils réclament un retour à l’ancien horaire de 5h à 12h qui permettait, en commençant plus tôt le matin, d’éviter le ramassage des déchets au plus fort du trafic routier dans les rues. C’est Meslot, maire de Belfort et Président de l’Agglomération, leur employeur, qui avait imposé en 2014 de faire partir les tournées plus tard, à 6h, malgré les protestations des éboueurs.

Au-delà de cette question des horaires qui tenaille les éboueurs, la pression est permanente pour aller toujours plus vite, avec une charge de travail qui augmente, par le recours au privé et par les sanctions. Quand les éboueurs étaient en grève en 2018 , le même Meslot avait fustigé leur lutte avec tout le mépris du politicien réactionnaire anti-ouvrier, qu'il est.

Ses décisions étant contestées après cet accident, Meslot a osé déclarer que le retour à l’ancien horaire était "une vieille revendication peut-être pour se faire payer une heure de nuit"...

Ce grave accident, qui a fait réagir collectivement les éboueurs, est aussi la conséquence d’une politique générale d’économies les plus crasses au détriment des conditions de travail et de la sécurité des travailleurs. Une sale politique dont le Président du Grand Belfort a sa part !

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