Belfort

Un pognon de dingue pour les licencieurs

Brève
03/12/2018

On sait déjà que le General Electric ne tiendra pas sa promesse de créer 1 000 emplois en France d’ici la fin de l’année.

En moins de deux ans, l’action en Bourse a perdu les deux tiers de sa valeur, et l’entreprise a décidé de supprimer 12.000 postes dans le monde. L’État français dit suivre le dossier de près : selon une source syndicale, le patron du groupe américain, pourrait rencontrer Bruno Le Maire dans les prochains jours.

Dans le Territoire-de-Belfort (Bourgogne et Belfort), General Electric emploie 4.400 personnes, sans compter les sous-traitants. Depuis des années, les pouvoirs publics locaux ont multiplié les aides pour le groupe, Dans un document remis aux sénateurs cet été, les syndicats de General Electric rappellent qu’en 2017, le groupe avait demandé et obtenu 17 millions d’euros d’argent public.

Il s’agissait de rénover et d’agrandir des bâtiments à Bourogne, près de Belfort, mais aussi de refaire les routes afin de transporter les énormes turbines. Un an plus tard, le bâtiment initialement prévu pour abriter une nouvelle ligne de production sert finalement d’entrepôt. Et GE a commencé à rapatrier plusieurs activités d’assemblage vers les Etats-Unis. Sans parler les emplois supprimés à Grenoble, dans la filière hydroélectrique.

Les travailleurs de General Electric, qui risquent d’être jetés à la rue apprécieront la sollicitude des pouvoirs publics envers les patrons licencieurs.