Dijon

Un décès dramatique au CHU

Brève
08/12/2022

A la suite du décès d’une patiente de 77 ans, une famille a porté plainte contre le CHU de Dijon. Publiquement, ce qui est apparu, c’est que la malade, entrée pour une fracture du fémur, serait morte de faim, à force de reports successifs de son opération. Cette information est choquante en soi, même si mourir de faim en quelques jours n’est guère pensable, a fortiori très entouré et surveillé comme on devrait l’être dans un hôpital.

Une enquête a été ouverte qui aujourd’hui encore est loin d’avoir abouti. Beaucoup de points restent à éclaircir, mais s’il y a réellement eu une telle négligence humaine, si la responsabilité de l’hôpital est effectivement en cause, c’est scandaleux. La façon même dont cette patiente, entrée via les Urgences, a d’abord été admise en chirurgie gynécologique avant de pouvoir être transférée en Traumatologie, le service dédié, qui n’avait pas de place pour l’accueillir à son arrivée, est caractéristique. En Traumatologie, son opération a été prévue puis reportée pendant 4 jours successifs, avant que son état se dégrade.

C’est ainsi que chaque jour, cette patiente a été laissée à jeun le matin en vue d’être opérée, jusqu’au soir où finalement, elle pouvait recevoir à manger (mais l’a-t-elle fait ?) car l’opération devait être reportée au lendemain, et ainsi de suite. C’est scandaleux et il n’y a aucune excuse à cela. Ou que ce soit, même dans un pays sous-équipé, même dans un hôpital de campagne en pleine guerre, même sans moyens aucun, la vocation des soignants – et elle existe bel et bien - est d’avoir toujours la préoccupation de la personne malade.

Même sans rien, un soignant assure au moins ce minimum vital, ne laisse pas ce genre de choses arriver, le travail est de toujours être soucieux de l’état du malade, c’est la base de tout. Quoi qu’il en soit cela reste extrêmement choquant.

Quelles que soient les conditions auxquelles les services de soins ont été réduits, rester une semaine hospitalisée sans même pouvoir être opéré, et pour finir mourir d’une simple fracture, au XXIème siècle dans un pays riche, cela ne doit pas arriver.

Dijon :

Un hôpital en plein démantèlement

Brève
08/12/2022

Ce drame a mis en lumière la situation catastrophique dans laquelle l’hôpital de Dijon vit actuellement, et qui est un scandale d’un autre type : il a été mis en coupe réglée et subit un démantèlement systématique.

Il manque tellement de personnels au bloc opératoire que bien souvent ils ne peuvent ouvrir qu’une seule salle pour les opérations urgentes, et des interventions jugées prioritaires, vitales, passent avant les fractures. Les chirurgiens n’arrivent plus à opérer. Certains transfèrent leurs malades dans les cliniques de l’agglomération, d’autres vont eux-mêmes les y opérer pour pouvoir disposer d’une salle et de personnel de bloc. On assiste à une déstructuration presque volontaire contre les personnels, leur organisation, les protocoles de soins même, qui étaient autant de barrière de sécurité protégeant les patients. C’est un travail de sape. Si les reports d’intervention arrivaient déjà dans le passé, aujourd’hui ils sont devenus la norme, et d’1 ou 2 jours on est passé à 6 ou 7. Ces reports successifs désorganisent complètement l’activité et la prise en charge des malades en est bouleversée : faut-il faire des anticoagulants à ces patients alités qui risquent des complications ? Ou les stopper pour pouvoir les opérer en sécurité ? Comment savoir, quand l’intervention est sans arrêt en suspens ? à quel moment doivent-ils être hydratés par perfusion ? Ce sont souvent des gens âgés qui ont fait une chute : comment prendre en charge leurs autres problèmes médicaux dans le temps trop long qui précède l’intervention ? Rien n’est normal dans ces situations, rien n’est organisé dans les services de chirurgie pour y faire face, et tout retombe sur les équipes soignantes, déstabilisées et souvent impuissantes. Bien sûr, cela n’est en rien une excuse, et ce drame n’aurait jamais dû arriver.

Mais cette désorganisation est le résultat de choix volontaires de la part des décideurs. C’est presque une solution pour faire passer leur politique de démantèlement des hôpitaux : commencer par s’attaquer à ce qui cadrait le fonctionnement de l’hôpital déjà dans la tête des soignants, à tout ce qui structurait et sécurisait l’activité, pour mieux « dégraisser le mammouth ». On a affaire à un démantèlement systématique des hôpitaux.

L’hôpital, ses gros budgets de fonctionnement, ses mille et un domaines d’activité, et même le caractère vital des besoins auxquels il répond, excitent tout un tas d’appétits. Visiblement il y a une nuée de sauterelles qui le visent, et mènent une politique délibérée pour transmettre le cœur du métier, les services les plus rentables, et faire en sorte que le flot des malades soit détourné vers l’extérieur, là où ils sauront en tirer profit. Chaque secteur démantibulé, découpé en confettis, est une occasion pour un labo de placer telle ou telle nouvelle technologie, pour un fournisseur de placer tel produit, de vendre tel service, pour une clinique privée de s’emparer de tel ou tel secteur particulièrement rentable.

Dans cette guerre pour dépecer ainsi les hôpitaux et en faire autant d’occasions de profit, démolir les équilibres antérieurs est une première étape indispensable. Ensuite, la finance peut glisser ses tentacules dans tous les interstices.

Le privé en embuscade

Ainsi par exemple à Dijon, toute la chirurgie est progressivement transférée vers le secteur privé. Déjà lors des premières vagues du covid en 2020, une partie de l’activité chirurgicale du CHU avait dû être faite à la clinique Bénigne Joly à Talant (en banlieue dijonnaise), car les personnels des blocs étaient réquisitionnés en renforts dans les réanimations covid. Les chirurgiens, eux, pouvaient continuer à opérer, mais n’avaient plus d’équipe pour préparer leur salle, endormir les malades et les surveiller durant l’intervention, préparer et leur tendre leurs instruments. La clinique de Talant, clinique mutualiste à but non lucratif, appartenant au Groupe VYV ( regroupement de différentes mutuelles dont la MGEN, Harmonie Mutuelle et d’autres) , avait des équipes et des salles d’opération disponibles, dans lesquelles les chirurgiens du CHU ont à l’époque assuré leurs opérations les plus urgentes, notamment en neurochirurgie et cancérologie.

Ce fonctionnement s’est pérennisé ensuite : en novembre 2020, ce sont des opérations programmées en chirurgie digestive, vasculaire, thoracique et gynécologiques, réalisées toujours par les chirurgiens du CHU, qui ont été déployées à la clinique de Talant. Ce déploiement a été l’occasion pour les 2 établissements d’annoncer le projet – depuis longtemps dans les tuyaux - de création d’un nouvel hôpital issu d’un partenariat public privé au sud de Dijon. En août 2022 ce projet de construction d’un hôpital tout neuf a été précisé : c’est un chantier de 60 millions qui est prévu, pour créer une nouvelle structure avec au moins une dizaine de blocs opératoires. Une partie serait financée avec l’argent du fameux Ségur, qui soi-disant devait servir aux soignants : 3 millions d’euros touchés par la clinique à ce titre, qui serviraient à l’achat du terrain, et 2 millions d’euros pour le CHU.

A l’heure actuelle, il serait question que les opérations programmées d’orthopédie - les poses de prothèses par exemple, ou les opérations du canal carpien, un certain nombre de chirurgies qui sont techniques, qui nécessitent peu de temps d’hospitalisation et sont donc éminemment rentables - soient entièrement et définitivement transférées vers le privé, en particulier vers la clinique de Valmy, qui appartient au groupe Ramsay Santé. Ce groupe Ramsay Santé est en train de mettre la main sur l’ensemble des cliniques de l’agglomération dijonnaise, y compris des fondations qui étaient à but non lucratif jusqu’ici.

En plus de l’activité chirurgicale, il se lance à l’heure actuelle dans la cancérologie, autre secteur profitable de l’activité de soins. Déstructurer les services de soins, les désorganiser, désorienter le personnel jusque dans ses protocoles, tout cela permet aux investisseurs avides de placements rentables de dépecer les hôpitaux et de tirer le meilleur parti du marché plein de promesses qu’est devenue la santé. Derrière l’effondrement apparent, on assiste en réalité à une véritable curée, et même si cela n’excuse en rien ce qui s’est passé, c’est criminel.

En Iran, au 27 novembre, 74ème jour de la révolte.

Brève
05/12/2022

Ce mouvement social qui a démarré le 26 septembre, est déjà exceptionnel par sa durée de deux mois et demi et aucun signe, pour autant qu’on puisse en juger d’ici et en étant complètement extérieurs, ne montre qu’il va s’arrêter. Il donne au contraire l’impression que la population, a décidé que cette fois, il fallait aller jusqu’au bout et que la lutte à mort contre le régime est engagée. La répression à grande échelle ne fait plus reculer mais au contraire provoquent de nouvelles manifestations, de nouveaux affrontements avec la police et avec quel courage et quelle détermination ! C’est ce dont témoignent de nombreuses pancartes disant : « C’est l’année du sacrifice, nous allons récupérer l’Iran ».

La peur change de camp ?

Maintenant, le grand jeu semble être, dans la rue, de faire sauter, d’un coup preste et en arrivant par derrière, le turban des mollahs ; bedonnants comme ils sont, ils ont bien du mal à courir derrière les jeunes… Une autre vidéo montre une femme dans le métro, s’en prenant violemment à un mollah qui la tançait sur sa tenue, sous les applaudissements de tout le monde. Autant de scènes qui montrent le pas qui a été franchi en trois mois… Et les mollahs de se plaindre : « des jeunes m’ont insulté, des jeunes m’ont agressé... » Mais comme le dit une Iranienne : avant, c’étaient les femmes qui avaient peur de sortir dehors, il est temps que ce soit eux…

Le mouvement est suffisamment fort pour que artistes, sportifs, gens connus se déclarent solidaires ; ainsi l’actrice la plus célèbre du pays a posté une vidéo où elle ôte son voile en prévenant que ce serait sans doute son dernier message, et de fait, elle a été arrêtée le lendemain. Et il y a bien sûr l’équipe de foot qui n’a pas chanté l’hymne national au Qatar.

Malgré la répression, on sent une allégresse à faire sauter les interdits qui pourrissent la vie des femmes, des jeunes et finalement de tout le monde comme on le voit quand des étudiants détruisent le mur qui sépare la cantine des filles de celle des garçons. Sous les applaudissements, on brûle les portraits du guide suprême, le 23 novembre, c’est un séminaire de mollahs qui est incendié, le 26 novembre, c’est la maison natale du guide suprême.

Des manifestations qui se transforment en affrontements avec les forces de répression

Il est impossible de compter les manifestations, il y en a partout dans toutes les villes, ensemble, ou à tour de rôle, mais quasiment tous les jours. Dans les grandes villes, comme à Téhéran, c’est par quartier. Par exemple, le 24 novembre, pas moins de treize quartiers de la périphérie de Téhéran sont descendus dans la rue, comme Moshirieh, un grand quartier populaire du sud de la ville. Les slogans sont essentiellement : « mort au dictateur », « à bas tout le système », « nous n’avons pas donné de morts pour des compromis et nous courber devant un assassin de guide », « à bas le gouvernement tueur d’enfants » car les milices ont tué au moins cinquante enfants… ou plus simplement : « ordures ! »

Les Bassidjis (milices dépendant des Gardiens de la Révolution ) foncent sur les manifestants, en isolent pour les tabasser à mort dans une rue isolée, essaient de leur rouler dessus, les pourchassent jusque dans les immeubles… et bien sûr en arrêtent par fourgons entiers. Il y aurait ainsi plus de 15000 détenus.

Mais les manifestants ripostent et se battent, même le dos au mur avec seulement des pierres mais parfois des cocktails Molotov. Ainsi dans une ville, ils ont attaqué une base de la milice du Bassidj, dans deux autres dont Téhéran, ils ont mis le feu à des bases des pasdaran, dans une troisième, c’est un poste de police qui a été attaqué ; chaque fois, c’est sous les encouragements de la foule.

Le cérémonies funéraires se transforment en manifestations monstres comme celle pour les 40 jours après la mort de Mahsa Amini, celle pour le tabassage à mort d’un jeune de 32 ans, celle pour l’assassinat d’un enfant de neuf ans, le 16 novembre… avec chaque fois le chantage des nervis aux parents de ne pas rendre le corps de leur enfant s’ils ne font pas une déclaration de mort « accidentelle »… Mais les parents insultent les milices…

Dans les régions les plus pauvres, particulièrement là où vivent les Kurdes et les Baloutches, c’est sans quartier, le gouvernement leur mène une véritable guerre avec blindés, mitrailleuses lourdes et tir à vue. Ce sont eux qui paient le prix le plus fort comme les chiffres le prouvent : sur les 400 morts (à mi-novembre), un quart sont des Baloutches. Le gouvernement depuis des décennies essaie de faire de ces populations des boucs émissaires . Mais cela ne marche pas du tout ; ainsi une grève a été organisée au Balouchistan en soutien au Kurdistan et des pancartes dans le reste du pays proclament : « Zahedar (capitale du Sistan-Balouchistan) et Sanandaj (capitale du Kurdistan) prunelles des yeux de l’Iran » et en moins poétique : « Ensemble, nous allons reprendre l’Iran ».

A ces manifestations, il faut ajouter celles des commerçants des bazars, notamment ceux de Téhéran mais aussi dans beaucoup d’autres villes, qui baissent régulièrement le rideau, en solidarité. Les étudiants, lycéens et collégiens, multiplient les actions… En réalité, tout le pays est en rébellion ouverte contre la dictature.

Les grèves

La 1ère semaine d’octobre, des grèves avaient éclaté dans le secteur du pétrole ; 4000 travailleurs y avaient participé.

Le 23 novembre, l’entreprise Crouze de Téhéran a fait grève, avec comme slogan : « le seuil de pauvreté est de 20 (millions) de tomans, notre salaire de six » ; une usine de construction automobile a également fait grève ainsi que la 11ème raffinerie de South Pars, le plus grand champ gazier du monde, représentant 8 % des réserves mondiales.

Le 27 novembre, c’était le tour des travailleurs et employés du complexe sidérurgique d’Ispahan, rejoints par ceux d’une usine de construction automobile et ceux d’une usine d’électroménager réclamant leurs 9 mois d’arriérés de salaire. Ils ont brûlé des pneus devant l’usine et mis des pancartes : « ouvriers, criez vos droits ». Les camionneurs se sont mis en grève dans dix villes.

Il en faut du courage pour se mettre en grève dans une situation où il faut deux emplois pour avoir une chance de survie. Et pour recommencer alors qu’ils sortent à peine de deux autres mouvements, en 2019 et en 2020 qui les ont laissés à bout de souffle. Deux explosions de colère contre les salaires non payés, les contrats précaires et des conditions de travail si inhumaines qu’un ouvrier, au moins, était mort d’épuisement ; les grèves avaient sérieusement fait peur au régime car elles concernaient principalement le secteur du pétrole et du gaz, la principale ressource du pays et les travailleurs avaient payé cher, en morts et arrestations la menace qu’ils représentaient.

Mais les grèves actuelles montrent qu’ils n’ont pas été écrasés et vus leur nombre et leurs poids dans l’économie, ils peuvent faire basculer la situation comme ceux de la génération précédente l’avaient fait en renversant la dictature du Shah.

NB : La répression est assez terrible ; en attaquant les Kurdes et d'autres minorités, le régime essaie de monter la population contre eux pour détourner sa colère. Mais cela ne règle pas le problème des grandes villes qui subissent elles aussi la répression.

Malbrough s’en va-t’en guerre, ne sait quand reviendra

Brève
25/11/2022

C’est la mobilisation générale depuis que l’ennemi a attaqué… déguisé en Covid. Entre la pandémie, la guerre en Ukraine, la crise économique, la crise climatique, les menaces de pénurie, on est sans cesse ballotés d’inquiétude en remises à niveaux, conseils en tout genre et rappels à l’ordre.

La guerre en Ukraine a été le nouveau prétexte pour justifier le rationnement de l’énergie et de l’essence. Nouveau, parce que le tour est vieux : cela fait bien 50 ans, depuis le premier choc pétrolier, qu’on nous annonce la fin du pétrole, l’épuisement des ressources fossiles, et le serrage de ceinture général « imposé par mère nature ». Puisque 50 ans plus tard, les mêmes capitalistes ont bien du mal à nous faire croire qu’il n’y en a plus tout en nous en vendant, ils ont trouvé un nouveau conte à nous chanter : il reste bien du pétrole mais, malheur, il est en Russie, et maintenant vraiment, c’est comme s’il n’y en avait plus !

Et un manège s’enclenche, celui de la mise au pas générale. Rationnement ! on fait la queue à la station essence, on baisse son chauffage, on surveille les prix. Garde à vous ! la guerre est en Europe. Saviez-vous que le gouvernement peut maintenant envoyer une alerte à tous les téléphones portables situés dans une même zone ? Ça s’appelle Fr-Alert, c’est pour la prévention des risques majeurs, on ne veut pas vous effrayer. D’ailleurs la jeunesse ne sait plus se tenir, ce qu’il nous faut monsieur, c’est le service militaire. Marche !

On nous avait déjà habitué à devoir rester chez soi, puis sortir, mais rentrer avant le couvre-feu, en suivant les flèches au sol et en portant un masque. À ne pas se rassembler. Aujourd’hui, on ne vit plus qu’avec les dernières nouvelles d’Ukraine en bruit de fond, celles des missiles qui se sont égarés, russes ou ukrainiens, impossible de savoir ; l’un est tombé sur un barrage, il a failli noyer une région, le deuxième est tombé sur une centrale nucléaire, il aurait pu la faire sauter, le troisième est tombé sur la Pologne, cible plus explosive encore, elle est membre de l’OTAN.

Et quand le présentateur change de thème, c’est pour parler du gouvernement qui, naturellement a les choses bien en main. C’est en lui qu’on devrait avoir confiance – au demeurant à qui serait-il venu l’idée de faire confiance à un Macron, à une Borne ? À la clique des Bolloré et des Dassault qui sont aujourd’hui les fauteurs de guerre, qui seront demain les profiteurs de guerre ? Trop tard, les événements s’enchaînent plus vite qu’on ne peut les suivre, et on n’aurait plus le choix que de s’en remettre à ceux qui savent, ceux qui décident. Parce qu’ils ont beau miser notre peau et pas la leur, ils ont leur place à la table de jeu.

Pour le moment, il vaut mieux en rire. Mais si tout ça se termine comme dans la chanson où l’on s’en va-t’en guerre sans savoir quand reviendra, il ne faut pas oublier que le pauvre Malbrough a fini mort et enterré.

FPT Bourbon-Lancy

Débrayages pour les salaires

Brève
25/11/2022

L’usine FPT (Fiat Powertrain Technologies) à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) est une des plus grosses entreprises de Bourgogne avec 1 200 salariés qui y fabriquent des moteurs pour les camions Iveco.

Lundi 14 novembre a démarré un mouvement de débrayages, initié par la CGT et Sud et rejoint par FO le mercredi, mais pas par le SNI, le syndicat patronal. 400 ouvriers sur les 1200 l’ont suivi. Les syndicats réclament une augmentation du salaire de base pour faire face à l’inflation. Ils demandent 250 € par mois pour les ouvriers et un peu moins pour les cadres, afin de réduire les écarts de salaires.

Pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé et les débrayages, deux heures par poste, se poursuivent.