EHPAD St Pierre le Moutier (58)

Le personnel se mobilise contre la privatisation

Brève
12/10/2019

Mardi 8 octobre, journée nationale de mobilisation dans les Ehpad, le personnel de celui de St Pierre le Moutier est venu manifester devant la préfecture de Nevers.
"L'agence régionale de santé (ARS) a décidé, en août dernier, de confier à un opérateur privé l'activité de notre Ehpad de 114 lits. Nous souhaitons garantir le statut public de notre établissement et le maintien du statut actuel de ses agents", c’est pour cela que le personnel se mobilise.
Comme l’Ehpad a besoin de travaux, l’ARS (Agence Régionale de Santé) souhaite que les travaux soient financés par le privé qui serait le groupe « Ages Partenaires ». Cette entreprise compte déjà sept établissements en France dont « Le Cercle des Aînés » à Nevers où le prix de journée est à 91 € soit le plus élevé de la Nièvre !
Cette arrivée du privé à l’Ehpad de St Pierre le Moûtier se ferait sans que les statuts des résidents et du personnel soit touché, dit le président socialiste du Conseil départemental. En réalité, c’est déjà faux puisque le personnel embauché dans l’avenir le serait de droit privé et plus sous statut public, ce qui fait une sacrée différence !
Quant aux résidents, on peut toujours craindre le pire. On n’a jamais vu le privé s’associer au public sans vouloir très rapidement rentabiliser ses investissements !
La direction de l’Ehpad dit qu’il en va « de la survie de l’établissement ». Présenter le privé comme le sauveur du public, il faut oser !
L’accueil des personnes âgées dans de bonnes conditions devrait être à la charge de l’Etat. Et si celui-ci consacrait, ne serait-ce qu’une partie des dizaines de milliards qu’il distribue à fonds perdus au grand patronat pour investir dans les maisons de retraite, on n’en serait pas là !

Cosne-sur-Loire : fermetures d’Altifort et de Conforama, 147 chômeurs en plus

Brève
08/07/2019

Mercredi 3 juillet, deux avocats du groupe Altifort SMFI sont venus annoncés à Cosne-sur-Loire la fermeture prochaine de l’usine « à 99,9% ». Ce seront 115 travailleurs qui vont se retrouver à la rue.
Altifort avait repris l’usine Vallourec il y a un an promettant de la relancer (C’est le même groupe qui avait repris l’usine Ascoval dans le nord avant de se désister).
Depuis un an, il y a eu une succession de mois de chômage partiel ou des périodes de formation payées par la région. Depuis le départ de Vallourec, les travailleurs se rendaient bien compte que l’usine ne pourrait pas tenir longtemps. Fabriquant des tubes pour l’exploration pétrolière et avec un prix du baril de pétrole en baisse, les investissements dans ce secteur ne se bousculaient pas. Et ce ne sont pas les rodomontades des élus locaux faisant appel à Bercy ou à des tables rondes qui pouvaient changer quelque chose à la situation de l’entreprise. Le groupe Vallourec a fait des centaines de milliards de dollars de bénéfices quand le prix du barril de pétrole était à plus de cent dollars Il a bénéficié de 550 millions d'euros d'aides du gouvernement Hollande. Et quand la situation est devenue moins favorable, il a vendu laissant des centaines de travailleurs sur le carreau.
Au magasin Conforama de Cosne-sur-Loire qui doit fermer avec 32 licenciements, c’est la même chose. Les travailleurs de Conforama ont enrichi successivement Bernard Arnault et Pinault qui a vendu en 2011 au groupe sud-africain Steinhoff présent dans 44 pays avec 90 000 salariés. Maintenant que la concurrence est devenue plus forte, ce sont les travailleurs qui devraient en faire les frais.
Pas d’accord ! Alors qu’il y a 6 millions de chômeurs, licencier devrait être interdit. Vallourec et Conforama ont fait des bénéfices colossaux les années antérieures. Qu’on prenne sur le capital amassé pour garder tous les emplois. Interdire les licenciements devra être un des mots d’ordre des prochaines luttes de la classe ouvrière.

Nevers

Urgences en grève

Brève
25/06/2019

Depuis ce matin, lundi 24 juin, les urgences du Centre hospitalier de Nevers sont en grève.

Installé devant l’entrée, le personnel se relaie pour expliquer les raisons de la grève. Ils ont rejoint des dizaines d’autres services des urgences en grève un peu partout en France.

Ils veulent plus de personnel (secrétaire, aide-soignante, infirmières, brancardier), plus de moyens pour pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions. Localement, ils réclament également l’aménagement de l’entrée du service et un vrai sas qui garantisse le secret professionnel et qui protège le personnel.

Ils veulent aussi trois semaines consécutives de vacances en été, ce qui est le minimum pour récupérer. La santé est devenue de plus en plus une marchandise. Les patients et le personnel en subissent les conséquences. Il n’y a pas d’autres moyens qu’une lutte générale de tous les services des hôpitaux pour se faire entendre.

C’est aussi le seul langage que le gouvernement peut comprendre.

Le Creusot

Aux EHPAD du Creusot, les embauches sont plus que nécessaires

Brève
25/03/2019

Aux Reflets d'Argent, les employées sollicitent de plus en plus leur hiérarchie pour qu'elle s'explique sur le manque de personnel et les heures supplémentaires non payées. La charge de travail est de plus en plus importante, à tel point que les aides-soignantes ont l'impression de jeter les personnes âgées dans leur lit vers la fin de leur journée de travail. Cette situation s'explique par le fait que la direction, ancienne comme nouvelle, n'a ni embauché, ni remplacé les départs en retraite.

La quantité d'heures supplémentaires peut aller jusqu'à 15 h / mois, et la direction joue sur les repos compensatoires, ou sur les repos hebdomadaires, pour ne pas les verser à temps aux employées. Du coup, bon nombre d'entre elles enchaînent des semaines à plus de 35 heures alors qu'elles sont payées au SMIC horaire. D'ailleurs, la direction cherche à normaliser les journées de travail de 12 heures. Et il ne faut donc pas s'étonner si les employées se retrouvent avec des accidents de travail graves... que la direction ne veut pas reconnaître.

Dans ces conditions, les employées préféreraient être plus nombreuses à travailler avec des salaires décents, et ne pas enchaîner les heures supplémentaires. Et personne ne croit un mot des justifications de la direction qui avance soit des problèmes d'argent, soit des statuts nouveaux pour expliquer qu'elle ne peut pas embaucher.

Le Creusot

Objets Roulants Non Identifiés

Brève
25/03/2019

Samedi 16 mars après-midi, a eu lieu un défilé du carnaval du Creusot sur le thème "objets roulants non identifiés".

On a vu les travailleurs des espaces verts de la mairie conduire leur camionnette de fonction qu'ils ont transformée en char fleuri jusqu'aux pneus, des enfants installés dans un bateau à voile tracté par une voiture, etc.

En tout, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues en diffusant leur bonne humeur dans tout le Creusot qui résonnait de bruits de klaxons, de tam-tam ! Et on pouvait croire qu'ils étaient le double tellement on les entendait !

L'après-midi s'est terminée par un bal dans la salle de spectacle de l'Alto, où le goût de danser ensemble et de partager un repas avec ses amis, ses collèguesn ses voisins, était au rendez-vous.