Nevers

Jonathan, doit rester ici

Brève
04/01/2020

Jonathan, élève de Terminale S au lycée Alain Colas et originaire de la République démocratique du Congo, est menacé d’expulsion. Il est arrivé en 2016 pour terminer sa scolarité.

Mais le 12 décembre, il a reçu un arrêté lui notifiant l’obligation de quitter le territoire français d’ici la fin janvier 2020.

Mais les camarades de lycée de Jonathan, les parents d’élèves ne veulent pas laisser faire et la riposte s’organise. Une pétition est lancée depuis le 29 décembre, des lettres ont été envoyées à l’académie et au rectorat.

Un rassemblement de soutien est organisé le mercredi 8 janvier à 8h devant le lycée Alain Colas. Soyons-y le plus nombreux possible ! Jonathan doit rester à Nevers !

Cosne-sur-Loire (58)

La clinique liquidée par la finance

Brève
27/11/2019

Samedi 23 novembre, il y avait 2 200 personnes dans les rues de Cosne-sur-Loire, rassemblées contre la fermeture de la clinique du Nohain. Cette clinique, rachetée en 2009 par le groupe Kapa Santé est en liquidation judiciaire.

Le procureur de la République a saisi les bâtiments de la clinique. Pour la justice, les termes de l’accord de vente de 2009 n’auraient pas été respectés. Depuis 2018, le parquet général de la cour des comptes a fait un signalement. En 2009, au moment de la vente, il devait n’y avoir qu’une seule société pour gérer la clinique. Mais il y en aurait deux. Une pour la gestion médicale de la clinique et une autre, entièrement financière. Celle-ci prélevait un loyer sur la clinique.

Tandis que la partie médicale s’affaiblissait, la partie financière gonflait. Faire des profits sur le travail des employés de la clinique, c’est conforme à la loi habituelle du capitalisme. L’endettement colossal des hôpitaux est là pour le démontrer, les banques se gavent avec les intérêts des dettes. A Cosne-sur-Loire, c’est l’avenir d’une centaine d’employés de la clinique et l’avenir sanitaire d’environ 70 000 personnes qui en jeu. Les propriétaires du groupe Kapa Santé seront probablement poursuivi pour abus de biens sociaux.

La justice passera comme on dit. Mais la seule décision qui serait conforme à l’intérêt de tous, employés et population, c’est la réquisition pure et simple de la clinique sans indemnités ni rachat et que l’Etat la prenne à sa charge et la fasse fonctionner.

EHPAD St Pierre le Moutier (58)

Le personnel se mobilise contre la privatisation

Brève
12/10/2019

Mardi 8 octobre, journée nationale de mobilisation dans les Ehpad, le personnel de celui de St Pierre le Moutier est venu manifester devant la préfecture de Nevers.
"L'agence régionale de santé (ARS) a décidé, en août dernier, de confier à un opérateur privé l'activité de notre Ehpad de 114 lits. Nous souhaitons garantir le statut public de notre établissement et le maintien du statut actuel de ses agents", c’est pour cela que le personnel se mobilise.
Comme l’Ehpad a besoin de travaux, l’ARS (Agence Régionale de Santé) souhaite que les travaux soient financés par le privé qui serait le groupe « Ages Partenaires ». Cette entreprise compte déjà sept établissements en France dont « Le Cercle des Aînés » à Nevers où le prix de journée est à 91 € soit le plus élevé de la Nièvre !
Cette arrivée du privé à l’Ehpad de St Pierre le Moûtier se ferait sans que les statuts des résidents et du personnel soit touché, dit le président socialiste du Conseil départemental. En réalité, c’est déjà faux puisque le personnel embauché dans l’avenir le serait de droit privé et plus sous statut public, ce qui fait une sacrée différence !
Quant aux résidents, on peut toujours craindre le pire. On n’a jamais vu le privé s’associer au public sans vouloir très rapidement rentabiliser ses investissements !
La direction de l’Ehpad dit qu’il en va « de la survie de l’établissement ». Présenter le privé comme le sauveur du public, il faut oser !
L’accueil des personnes âgées dans de bonnes conditions devrait être à la charge de l’Etat. Et si celui-ci consacrait, ne serait-ce qu’une partie des dizaines de milliards qu’il distribue à fonds perdus au grand patronat pour investir dans les maisons de retraite, on n’en serait pas là !

Cosne-sur-Loire : fermetures d’Altifort et de Conforama, 147 chômeurs en plus

Brève
08/07/2019

Mercredi 3 juillet, deux avocats du groupe Altifort SMFI sont venus annoncés à Cosne-sur-Loire la fermeture prochaine de l’usine « à 99,9% ». Ce seront 115 travailleurs qui vont se retrouver à la rue.
Altifort avait repris l’usine Vallourec il y a un an promettant de la relancer (C’est le même groupe qui avait repris l’usine Ascoval dans le nord avant de se désister).
Depuis un an, il y a eu une succession de mois de chômage partiel ou des périodes de formation payées par la région. Depuis le départ de Vallourec, les travailleurs se rendaient bien compte que l’usine ne pourrait pas tenir longtemps. Fabriquant des tubes pour l’exploration pétrolière et avec un prix du baril de pétrole en baisse, les investissements dans ce secteur ne se bousculaient pas. Et ce ne sont pas les rodomontades des élus locaux faisant appel à Bercy ou à des tables rondes qui pouvaient changer quelque chose à la situation de l’entreprise. Le groupe Vallourec a fait des centaines de milliards de dollars de bénéfices quand le prix du barril de pétrole était à plus de cent dollars Il a bénéficié de 550 millions d'euros d'aides du gouvernement Hollande. Et quand la situation est devenue moins favorable, il a vendu laissant des centaines de travailleurs sur le carreau.
Au magasin Conforama de Cosne-sur-Loire qui doit fermer avec 32 licenciements, c’est la même chose. Les travailleurs de Conforama ont enrichi successivement Bernard Arnault et Pinault qui a vendu en 2011 au groupe sud-africain Steinhoff présent dans 44 pays avec 90 000 salariés. Maintenant que la concurrence est devenue plus forte, ce sont les travailleurs qui devraient en faire les frais.
Pas d’accord ! Alors qu’il y a 6 millions de chômeurs, licencier devrait être interdit. Vallourec et Conforama ont fait des bénéfices colossaux les années antérieures. Qu’on prenne sur le capital amassé pour garder tous les emplois. Interdire les licenciements devra être un des mots d’ordre des prochaines luttes de la classe ouvrière.

Nevers

Urgences en grève

Brève
25/06/2019

Depuis ce matin, lundi 24 juin, les urgences du Centre hospitalier de Nevers sont en grève.

Installé devant l’entrée, le personnel se relaie pour expliquer les raisons de la grève. Ils ont rejoint des dizaines d’autres services des urgences en grève un peu partout en France.

Ils veulent plus de personnel (secrétaire, aide-soignante, infirmières, brancardier), plus de moyens pour pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions. Localement, ils réclament également l’aménagement de l’entrée du service et un vrai sas qui garantisse le secret professionnel et qui protège le personnel.

Ils veulent aussi trois semaines consécutives de vacances en été, ce qui est le minimum pour récupérer. La santé est devenue de plus en plus une marchandise. Les patients et le personnel en subissent les conséquences. Il n’y a pas d’autres moyens qu’une lutte générale de tous les services des hôpitaux pour se faire entendre.

C’est aussi le seul langage que le gouvernement peut comprendre.