Dijon

la cerise sur le gâteau

Brève
01/04/2020

Chez un pâtissier-chocolatier renommé de Dijon, après cinq jours de confinement, le patron a appris qu'il n'aurait pas le chômage partiel payé par l'état. Du coup, il a fait revenir les employés au boulot. Il y a même encore des apprentis.

Il donne des masques aux employés, mais même pas un par jour, et leur a dit de les repasser pour tuer le virus ! Ou de les passer au four, ou au sèche-cheveux...

 

Des échos du bulletin Gates (Nevers) (2)

Brève
27/03/2020

Portes ouvertes

Toutes les portes sont ouvertes pour qu’on n’ait plus à toucher les poignées ! Mais laisser les usines fonctionner c’est « la porte ouverte » à la contagion. Tous les médecins le disent !

Et pourquoi pas avec les pieds !

Pour ouvrir le tourniquet (qui permet un contrôle) , on nous a demandé de le pousser avec le coude. On aurait pu aussi rentrer a une autre porte (mais là plus de contrôle possible)

Le virus est prié de s’écarter

Au fumoir, un panneau annonce « 1m de distance ». Au réfectoire, tables et chaises ont été écartées et les horaires de repas décalés pour ceux qui travaillent dans les bureaux. Comme si le virus était discipliné et allait slalomer entre nous !

Un cas à l’usine Jacquet à Clamecy

Une travailleuse de l’usine Jacquet à Clamecy a été détectée positive au covid-19. La direction aurait préféré que cela ne sorte pas de l’usine … mais elle se déclare pour la transparence ! Elle ne veut pas s’exprimer davantage et assure que toutes les mesures de protection ont été prises, comme si on pouvait leur faire confiance!

Des échos du bulletin Gates (Nevers)

Brève
27/03/2020

Des courroies, des courroies, des courroies…

A Gates, la production continue. Le virus ? Ce n’est pas un problème. Les courroies et les clients, c’est bien plus important. Tout ce que la direction laisse entendre, c’est puisqu’on a le droit de continuer … on continue ! La santé et même la vie des travailleurs, ce n’est pas le souci de la direction…

Une amende ne suffit pas !

Le gouvernement nous confine et demande de ne pas entrer en contact avec plus de 5 personnes par jour. Mais comment faire pour ne pas se croiser ? A 4400, à Ubag, aux grinders, on ne peut pas marcher au plafond pendant que les autres restent au sol ! Pour Gates, l’amende pour non respect du confinement avec récidive quotidienne devrait être salée…

Pin-pon ; pin-pon…….

On n’ose y croire mais nous devrions venir à l’usine et prendre des risques pour notre santé parce qu’il faut absolument des courroies de rechange pour les ambulances… Il est urgent qu’une ambulance vienne le chercher.

Horaires spéciaux

Pour ne pas se croiser à la pointeuse, la direction a inventé un savant micmac d’horaires. On a droit à 12 minutes par jour, soit 6 à l’entrée et 6 à la sortie ; ou 4 à l’entrée et 8 à la sortie ; ou encore 2 à l’entrée et 10 à la sortie. Il faut au moins bac + 8 pour inventer ça. Et supprimer la pointeuse, ça serait pas plus simple !

ET LE DEPISTAGE ?

Brève
25/03/2020

Les recommandations de l’OMS sont de dépister le plus de gens possible, pour confiner absolument les cas positifs le plus strictement possible. Or dans tout le pays actuellement on ne dépiste quasiment plus personne, pas même les soignants tant qu’ils n’ont pas tous les signes typiques de la maladie.

Pas assez de tests ? de réactifs ? de laboratoires aptes à effectuer l’analyse ? Difficile de démêler le vrai du faux, mais en tout cas on n’est pas dans les clous, sans doute faute de moyens. A force d’économiser sur la santé et de ne faire que ce qui rapporte… ce sont nos vies et celles des malades qui se retrouvent en danger, tout ça pour leurs profits ! Cela juge cette société.

CHU Dijon

Comme neige au soleil

Brève
25/03/2020

Dans les réas et les médecines « covid-19 + », le matériel fond comme neige au soleil : on n’a presque plus de surblouses, on essaie d’économiser les masques car là aussi, la pénurie guette.

La conséquence c’est qu’il faut si possible porter la tenue complète pendant 4h, sans se moucher, boire, tout ce qui obligerait à toucher son masque évidemment, ou se défaire de la surblouse pour aller faire pipi. Avec la chaleur qu’il fait sous l’équipement complet, nous aussi on va fondre.

Mais surtout, on fera quoi, ensuite ? quand économiser ne suffira plus ? Les gouvernements successifs ont organisé la pénurie, à force de ne faire que ce qui était profitable aux financiers, et maintenant, c’est nous qu’on envoie, au front, et sans armes !

Il va falloir qu’on trouve des solutions, il en va de notre santé et de celle des patients. Et surtout, dans la santé comme ailleurs, si on veut empêcher que les décisions soient prises en fonction des seuls intérêts des capitalistes, il faudra tôt ou tard leur en contester le droit.