Dentressangle à Sevrey

Non aux licenciements !

Brève
05/11/2015

Un chauffeur routier, Abdelillah Dati, employé de Savam Lux, filiale de Norbert Dentressangle, mène depuis lundi 26 octobre une grève de la faim à Sevrey, qui bénéficie de la sympathie de ses collègues et de la population locale. Il proteste contre la pression que l'entreprise met sur les salariés depuis des années pour qu'ils acceptent des conditions de travail scandaleuses, en brandissant la menace d'un remplacement par des chauffeurs d'Europe de l'Est. C'est une politique que la société Norbert Dentressangle mène consciemment depuis des années, notamment à travers sa filiale ND Polska. Face à cette grève de la faim, le PDG de Savam Lux a le cynisme d'affirmer qu'il se préoccupe avant tout de l'état de santé du routier, tout en lui envoyant une lettre de licenciement, reçue mercredi. Sans commentaire.

Arrivée de migrants à Montceau-Les-Mines

L'Etat se désengage et la mairie ergote

Brève
05/11/2015

Jeudi 29 octobre, 23 migrants de Calais sont arrivés à Montceau. Ils avaient fui leur pays d'origine, la Somalie ou l'Erythrée et avaient rejoint la "jungle" de Calais où ils s'entassaient sous des tentes comme les 6000 autres réfugiés. Sa responsabilité dans la crise humanitaire à Calais devenant de plus en plus évidente, l’Etat a dû réagir et a lancé, en hâte, un plan de répartition des migrants dans différentes communes. C'est le cas de ces 23 jeunes hommes qui se retrouvent à Montceau. La maire n’est pas obligée de les recevoir comme des chiens (ils ont été accueillis dans un ancien local de l’association « Alfa3A » peu adapté et éloigné du centre-ville) même si, par pure démagogie, son entourage lui explique que c’est déjà trop. Une ville comme Montceau a l’argent et les moyens d’honorer ce contrat. Ça pue la propagande la plus crasse, alors même que Montceau-les-Mines en a vu bien d’autres dans son histoire.

Amazon

Le vampire de Noël

Brève
05/11/2015

Pour son site de Sevrey, en Saône-et-Loire, en préparation des fêtes de fin d’année, Amazon va recruter 1500 intérimaires pour du travail à temps partiel. On veut bien croire que pendant cette période, la hausse des commandes va accroître fortement le travail à faire dans les entrepôts. Mais en proposant du travail à temps partiel, la direction d’Amazon fait davantage que répondre à la hausse des commandes. Elle va faire travailler chaque intérimaire moins longtemps pour pouvoir exiger d’eux encore plus d’intensité au travail. Et en faisant peser sur chacun, en permanence, la menace de ne pas être rappelé la semaine d’après. Cette pression sur les travailleurs a pour seul but de faire de cette période de préparation des fêtes une affaire très juteuse pour Amazon.

Stéphane le Foll en courant d’air à Dijon

Brève
04/11/2015

Vendredi 30 octobre, Stéphane le Foll, ministre de l’Agroalimentaire et de la Forêt, s’est déplacé à Dijon. Il a d’abord rencontré les syndicats agricoles, au sujet des aides alloués aux éleveurs en crise. Il s’est contenté d’une vague promesse, et de déplorer le refus de la société Bigard de participer aux négociations. Après cela, il signait une convention entre la ville de Dijon et l’IAVFF, un nouvel institut pour l’agroalimentaire. L’enjeu, selon eux, est de réussir la transition vers une agriculture écologique. Mais fanfaronner sur une prétendue « révolution verte de l’agriculture », après avoir avoué qu’il ne contraindrait jamais les grosses entreprises de l’agroalimentaire comme Bigard, alors qu’elles sont les premières responsables de l’état de l’agriculture, c’est simplement brasser de l’air.

Barrage de Pont : il était plus que temps

Brève
04/11/2015

Les travaux du barrage du lac de Pont, près de Semur-en-Auxois en Côte-d’Or, vont s’achever dans quelques semaines. Pour un coût de 15 millions d’euros, des travaux de renforcement et d’étanchéité ont été réalisés et un nouvel écrêteur de crues a été construit. Ce barrage date de 1878. C’était un ouvrage de maçonnerie vieillissant et dont la capacité à gérer les crues de l’Armançon était insuffisante. Il aura fallu attendre que les inondations de mai 2013 en aval du barrage conduisent à évacuer le bas de Semur-en-Auxois, pour que l’Etat se décide à financer ces travaux.