Saint Honoré les Bains (Nièvre) - LES EMPLOYÉS DU CASINO AU CHÖMAGE

Brève
21/09/2014

Les 20 employés du casino de St Honoré les Bains seront au chômage à partir du 1er octobre. Le tribunal administratif a ordonné sa fermeture.

Est-ce l'ancienne ou la nouvelle municipalité qui n'a pas fait les démarches administratives suffisamment tôt ? Est-ce le propriétaire actuel ou celui qui aurait voulu l'être qui sont responsables ? C'est bien difficile à savoir. Mais le bilan, c'est que les employés vont se retrouver chômeurs à partir du 1er octobre. Et personne ne sait si le casino pourra réouvrir le 1er janvier 2015.

Rien ne justifie de mettre 20 travailleurs au chômage. Ce sont eux qui font tourner le casino, ils doivent conserver leurs emplois.

Ateliers d’Armançon – Une semaine de grève pour les salaires, la fierté en prime

Brève
21/05/2014

Le lundi 12 mai, environ 180 ouvrières des Ateliers d'Armançon, usine de maroquinerie de Semur-en-Auxois où elles sont 600 à travailler, ont décidé d'entamer une grève pour réclamer une augmentation de salaire de 5%, un treizième mois et l'obtention de 3 jours de congé « enfant malade » par an.

Si la grève a démarré à la suite des négociations salariales annuelles, elle en a vite dépassé le cadre. En effet, devant le refus obstiné de la direction à satisfaire les exigences des grévistes, la contestation s'est étendue les jours suivants, et les ouvrières ont été chaque jour de plus en plus nombreuses devant l'usine. En organisant un piquet de grève, en bloquant les livraisons des camions malgré l'intervention des gendarmes, en prévoyant des débrayages quotidiens, et tout simplement par leur dynamisme, elles ont réussi à entraîner quelques collègues de l'usine de Saulieu toute proche, appartenant au même groupe. Au plus fort de la grève, environ 250 grévistes, principalement de jeunes ouvrières, se sont réunies devant l'usine pour crier leur colère contre leur patron.

Colère de travailler chez le premier sous-traitant européen de la maroquinerie de luxe, au chiffre d'affaire de 100 millions d'euros par an, et de se voir systématiquement refuser une vraie augmentation. « On bosse pour Channel, Vuitton, Cartier. Chaque sac vaut plusieurs milliers d'euros, il m'en passe 500 entre les mains dans la journée, et on devrait se contenter de 25 euros de plus par an ? Il rêve !», s'indigne une ouvrière. Colère aussi contre l'arrogance avec laquelle on répond à leurs revendications. Yann Thomas, arrière-petit-fils du fondateur du groupe Maroquinerie Thomas qui possède ces usines, accueilli à bras ouverts dans l'usine de papa au sortir de son école de commerce, en est aujourd'hui le directeur. « Il nous a dit : C'est vrai les filles, je perds 75000 euros par jour de grève, mais j'ai une enveloppe de 300000 euros pour tenir le coup ! », dénonce une ouvrière. « Avec ça, il aurait déjà pu nous augmenter de 4% ! ». Et c'est avec le même cynisme qu'il a annoncé, après une semaine de grève, que sa proposition d'augmentation passait de 2,1% à 0%, avant de déclarer dans la presse : « le dialogue n'est pas rompu et les choses rentrent dans l'ordre » ! Le procédé est clair et dégoutant, il s'agit de diviser les ouvrières en rendant les grévistes responsables de cette nouvelle attaque.

La grève a été suspendue lundi 19 mai, mais ses organisatrices prévoient de nouveaux débrayages dans la semaine. Le gros des grévistes de la semaine a repris le travail, la tête haute et fière de s'être battue : « on sort de cette semaine plus éreintées que si on avait bossé, mais c'était bon de dire ce qu'on avait sur le cœur ». « On y a perdu de l'argent c'est sûr, mais moins que lui et ça fait plaisir de savoir qu'il ne s'en tire pas si bien que ça ! ».

Les ouvrières des Ateliers d'Armançon y ont aussi gagné une certitude : toutes garderont en tête cette semaine de lutte, et pourront recommencer dès qu'elles le jugeront nécessaire. « De toute façon, à partir de maintenant, il aura un noyau dur contre lui, les heures supplémentaires, les samedis travaillés, on va plus rien laisser passer. Il va se souvenir de l'année 2014 ! », conclut une ouvrière. Et de fait, malgré le résultat des négociations de salaire, cette reprise avait un goût de victoire.

220 licenciements annoncés chez Anvis - Decize (Nièvre)

Brève
05/04/2014

Le groupe Tokaï Rubber Industry, qui a racheté le groupe Anvis il y a un an, vient d'annoncer 220 licenciements à l'usine de Decize.

L'usine de Decize fabrique du caoutchouc moulé et c'est tout le secteur automobile qui serait liquidé. La direction dit que la crise de l'automobile en Europe a fait baisser le résultat d'exploitation. Mais le groupe Tokaï est le leader mondial dans l'anti-vibratoire et le mois dernier, il annonçait 35 millions d'euros de bénéfices après impôts.

Montebourg et la préfecture ont prévu une table ronde pour discuter de solutions industrielles. Mais ce qui importe avant tout, c'est que les travailleurs de Decize ne fassent pas les frais d'une restructuration du groupe Tokaï.

Une manifestation est prévue à Decize jeudi 10 avril à 10h au Champ de Foire, ce pourrait être la première étape de la mobilisation ouvrière. Lutte Ouvrière appelle à y participer.

JTEKT CHEVIGNY (Dijon) : débrayage contre la dégradation des conditions de travail

Brève
02/04/2014

A l'usine JTEKT (groupe Toyota), qui produit des directions automobiles pour PSA, BMW et Mercedes, une soixantaine d'ouvriers ont débrayé vendredi 28 mars à l'appel de la CGT contre la dégradation de leurs conditions de travail : « Regain » systématique, à savoir 30 minutes supplémentaires quotidiennes par équipe, travail les samedis matins, objectifs augmentés, suppressions de postes, pressions sur les pauses, chronométrages incessants suivis de pressions sur ceux qui ne vont pas assez vite, licenciements pour inaptitudes...

Après un « creux » pendant lequel l'usine a tourné au ralenti avec du chômage partiel pendant plusieurs années, le carnet de commandes est plein et JTEKT vient même de signer un nouveau contrat avec BMW pour 1 million de directions pour 2017, soit plusieurs centaines de millions d'euros. Cette pression, la Direction fait plus que la répercuter sur les ouvriers : il n'y a pas une semaine sans qu'ils annoncent une nouvelle contrainte, au point qu'un certain ras-le-bol se faisait sentir. Sur une ligne par exemple, l'annonce par un chef de la suppression d'une pause avait déjà déclenché un arrêt de travail spontané. Sur 2 lignes produisant pour PSA, beaucoup d'ouvriers avaient fini par refuser de venir le samedi matin et que la Direction avait dû reculer. Au débrayage, même si ce n'était qu'une minorité qui était là, beaucoup d'autres travailleurs sont passés les saluer et se sont sentis solidaires. D'ailleurs, les participants ont voté le principe d'un second débrayage avec l'objectif d'être plus nombreux la prochaine fois.

TRW LONGVIC (Dijon - Côte d'Or) : lutte contre la fermeture de l’usine

Brève
02/04/2014

Jeudi 20 mars, les salariés de TRW, usine de 148 salariés spécialisée dans la fabrication de valves d'assistance pour les directions automobiles, se sont rendus à Bielsko, site polonais du groupe où leur production doit être délocalisée. Les ouvriers y retournaient après un premier passage en décembre dernier, lors duquel ils ont été choqués par les conditions de travail et les salaires misérables de leurs camarades polonais : 350 € par mois !

Cette visite a fait suite au premier anniversaire de l'annonce de la fermeture de leur usine. En utilisant toutes les procédures légales possibles, et en menaçant à plusieurs reprises leur Direction, les salariés ont déjà fait reculer de plusieurs mois la fermeture qui était initialement prévue en septembre 2013.

Cette fermeture fait partie d'un plan du trust pour concentrer sa production en Europe de l'Ouest, le site dijonnais étant considéré trop petit. TRW est un des équipementiers automobiles le plus rentable au monde : en 2012, le groupe réalisait plus de 16 milliards de dollars de chiffre d'affaires, et l'usine de Dijon dégageait 2 millions de bénéfices.

Les représentants des salariés ont insisté sur l'absurdité d'une telle fermeture : en effet, TRW aurait provisionné 20 millions d'euros pour cette fermeture (plan social, dégagement du site...).

Les salariés ont montré qu'ils étaient décidés à ne pas se laisser faire mais comme dans toutes les usines menacées de fermeture, les travailleurs payent aussi la politique des centrales syndicales qui refusent toute perspective d'ensemble en ne mettant pas à l'ordre du jour l'interdiction des licenciements.