NIÈVRE :

EXPLOSION DU CHÔMAGE EN DIX ANS

Brève
08/09/2013

L'Institut national de la Statistique a publié les statistiques du chômage entre 2002 et 2011 pour le département de la Nièvre. En 9 ans, près de 8 700 emplois ont été supprimés.

C'est dans le secteur industriel, que les suppressions d'emplois sont les plus importantes. Cela a commencé en 1989 et depuis, il y a eu 10 200 emplois en moins. Cela correspond à toutes les fermetures d'entreprises, de Henkel à Cosne, Narbur à St Pierre le Moutier, Épéda à La Charité, Kléber et Alfa-Laval à Nevers pour ne citer que quelques exemples. Sans compter tous les licenciements dans les entreprises comme Selni, Look, Faurecia, etc...

Des chômeurs en plus, des emplois en moins pour les jeunes mais des bénéfices en plus pour les actionnaires. La plupart des entreprises qui ont fermé appartenaient à de grands groupes qui ont continué à faire des profits.

La Nièvre, comme beaucoup de départements, a subi la rapacité du capitalisme qui n'a fait que croître avec la crise de 2008.

LA CHARITÉ-SUR-LOIRE (Nièvre)

ÉCOLE GRATUITE ?

Brève
08/09/2013

Lors de la rentrée scolaire, la rectrice de l'académie de Dijon est venue à La Charité-sur-Loire pour voir comment se met en place la réforme des rythmes scolaires.

La rectrice, l'inspecteur et le maire socialiste de La Charité-sur-Loire, tout le monde était très content de ce qui se fait. Tout le monde, sauf les parents d'élèves, qui protestent parce que les activités périscolaires sont payantes deux jours sur quatre.

Le maire dit qu'il ne peut pas faire autrement. Bien sûr, l'État s'est déchargé sur les communes de frais qui lui incombent. Mais ce n'est pas aux parents de payer. Toutes les activités pour les enfants doivent être gratuites !

Belleville-sur-Loire (Cher)

Grève à la centrale nucléaire

Brève
17/05/2013

Depuis lundi 13 mai, à Belleville-sur-Loire qui est limitrophe des départements du Cher et de la Nièvre, douze employées d'entreprises sous-traitantes d'EDF sont en grève.

Cela fait un an qu'un inspecteur de l'ASN (Agence de sûreté nucléaire) a dénoncé « un prêt illicite de personnel » et demandé à la direction de la centrale d'embaucher à EDF des secrétaires, agents administratifs et hôtesses d'accueil, salariées d'entreprises sous-traitantes qui travaillent sur le site depuis deux à vingt-deux ans.

La direction a refusé malgré plusieurs injonctions de l'inspection du travail.

Des plaintes ont été déposées aux Prud'hommes et au pénal. Les salariés ont perdu environ 1 000 euros par mois travaillé.

Un préavis de grève a aussi été déposé pour les agents EDF et la solidarité financière s'organise. Jeudi prochain, ils iront dénoncer les conditions de travail qui leur sont imposées au ministère de l'Energie.

Nevers (Nièvre)

OCCUPATION DU BUREAU DE POSTE DE CHALLUY (58)

Brève
04/02/2013

Depuis jeudi 31 janvier, le bureau de poste de Challuy (à côté de Nevers) est occupé par des élus et des habitants de Challuy, Sermoise, Gimouille et Saincaize, les quatre villes desservies par ce bureau.

En décembre 2012, la direction de La Poste a décidé de supprimer l'ouverture du matin de ce bureau (sauf le samedi). Pour les six bureaux de l'agglomération de Nevers, elle a réduit le temps d'ouverture de 17 heures 45 par semaine. Ce qui supprimera trois emplois.

Une pétition contre ces réductions d'horaires a recueilli 2 700 signatures, mais La Poste n'a rien changé. C'est pour cela que le bureau de Challuy est occupé. Les usagers craignant aussi que cette réduction n'annonce la fermeture.

La direction de La Poste, pour l'instant, dit qu'elle ne reviendra pas sur sa décision. « Nous sommes une entreprise, nous optimisons les moyens », a déclaré le directeur !

Sur le dos des employés et des habitants, a-t-il oublié d'ajouter ! Mais ceux-ci, comme on le voit, ne sont pas décidés à laisser le champ libre à la direction de La Poste.

CIEL (Saône-et-Loire)

Val d'Aucy : la politique patronale à l’œuvre

Brève
26/12/2012

Les salariés de cette usine, toute jeune encore puisqu'elle n'a que 20 ans, ont brutalement appris, en octobre, que le groupe Cecab auquel elle appartient, avait décidé de la fermer ainsi qu'une autre dans le Finistère. Elle serait effective d'ici six mois alors que les salariés et la CGT exigeaient un an de délai pour pouvoir terminer la saison. Cela se traduirait par la suppression de plus de 200 emplois, en comptant les 102 permanents, les saisonniers et les intérimaires.

Dans cette crise, avec la baisse des ventes qu'elle entraîne, Cecab a la même politique que les autres grands groupes capitalistes pour compenser les manques à gagner, réels ou hypothétiques : c'est de s'en prendre aux salariés en massacrant les emplois alors que les travailleurs ne sont en rien responsables de la situation.

Et cela pour ne pas toucher à leurs revenus faramineux ni aux dividendes des actionnaires. C'est pourtant là-dessus qu'il faudrait prendre pour que les travailleurs ne fassent pas les frais de la crise. Et il y a de quoi, puisqu'en 2011 les actionnaires de Cecab ont touché 6,5 millions d'euros;