NEVERS (Nièvre)

Travail du dimanche : pas vraiment volontaire

Brève
31/10/2013

Le journal local a fait une enquête sur le travail du dimanche.

Pour les salariés, en grande majorité des femmes, qui le subissent, ce n'est pas vraiment un choix.

Pour la plupart, dans la boulangerie industrielle ou dans les supermarchés qui ouvrent le dimanche matin, l'obligation de venir travailler le dimanche figure dans leur contrat de travail. Une employée explique : « être derrière un four trois dimanches sur quatre, je préfèrerais être à la maison ». Pour une autre qui fait cinq dimanches par an dans une grande surface de bricolage : « Le dimanche est le seul jour de repos où l'on peut être tranquille. Nos ancêtres se sont battus et ce serait stupide de perdre cet acquis ».

Ces témoignages montrent que le travail du dimanche n'a vraiment rien à voir avec le volontariat.

Nièvre

3 millions d’euros pour le patronat

Brève
31/10/2013

Lundi 28 octobre, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, était dans la Nièvre pour soutenir la filière bois.

Dans la première entreprise, Pobi à La Charité-sur-Loire, qui fabrique des maisons en bois, le patron s'est plaint de ne fabriquer que deux maisons par jour. Il voudrait en fabriquer dix et il a demandé au ministre de faciliter les conditions d'octroi des prêts aux consommateurs. Le ministre «  a reçu le message ». Mais si les clients manquent c'est parce que les revenus sont en baisse et ce n'est pas le gouvernement actuel qui va les faire augmenter.

Dans l'autre usine, Bois et Sciages à Sougy-sur-Loire, le ministre a promis 3 millions d'euros d'aides. Ce serait pour que l'entreprise « obtienne plus de marchés, qu'elle améliore ses marges et qu'elle embauche  ».

Mais cela fait des années et des années que les différents gouvernements arrosent d'aides diverses le patronat, et le chômage ne cesse d'augmenter !

CERCY-la-TOUR (Nièvre)

FAURECIA : CERTAINS CHÔMENT, D’AUTRES TRAVAILLENT LE 1er NOVEMBRE !

Brève
28/10/2013

À l'usine Faurecia de Cercy-la-Tour, il y a du chômage au moins deux jours par semaine depuis plus d'un an.

Du chômage pour certains, pour d'autres c'est le travail de nuit et les heures supplémentaires.

Cette semaine, une grande partie de l'usine chôme. D'autres travaillent normalement. Mais une ligne de production travaille le 1er novembre.

La direction dit qu'il y a eu des manques de pièces ou des erreurs de stock et qu'il faut rattraper le retard.

Mais s'il y a des problèmes d'approvisionnement, ce n'est pas aux travailleurs d'en faire les frais. Le chômage répété leur coûte près de 200 euros par mois !

Avec 142 millions d'euros de bénéfices en 2012, Faurecia a les moyens de payer.

NIÈVRE :

EXPLOSION DU CHÔMAGE EN DIX ANS

Brève
08/09/2013

L'Institut national de la Statistique a publié les statistiques du chômage entre 2002 et 2011 pour le département de la Nièvre. En 9 ans, près de 8 700 emplois ont été supprimés.

C'est dans le secteur industriel, que les suppressions d'emplois sont les plus importantes. Cela a commencé en 1989 et depuis, il y a eu 10 200 emplois en moins. Cela correspond à toutes les fermetures d'entreprises, de Henkel à Cosne, Narbur à St Pierre le Moutier, Épéda à La Charité, Kléber et Alfa-Laval à Nevers pour ne citer que quelques exemples. Sans compter tous les licenciements dans les entreprises comme Selni, Look, Faurecia, etc...

Des chômeurs en plus, des emplois en moins pour les jeunes mais des bénéfices en plus pour les actionnaires. La plupart des entreprises qui ont fermé appartenaient à de grands groupes qui ont continué à faire des profits.

La Nièvre, comme beaucoup de départements, a subi la rapacité du capitalisme qui n'a fait que croître avec la crise de 2008.

LA CHARITÉ-SUR-LOIRE (Nièvre)

ÉCOLE GRATUITE ?

Brève
08/09/2013

Lors de la rentrée scolaire, la rectrice de l'académie de Dijon est venue à La Charité-sur-Loire pour voir comment se met en place la réforme des rythmes scolaires.

La rectrice, l'inspecteur et le maire socialiste de La Charité-sur-Loire, tout le monde était très content de ce qui se fait. Tout le monde, sauf les parents d'élèves, qui protestent parce que les activités périscolaires sont payantes deux jours sur quatre.

Le maire dit qu'il ne peut pas faire autrement. Bien sûr, l'État s'est déchargé sur les communes de frais qui lui incombent. Mais ce n'est pas aux parents de payer. Toutes les activités pour les enfants doivent être gratuites !