Manifestation à Clamecy

Clamecy : près de 2.000 manifestants contre la fermeture des urgences de nuit

Brève
25/02/2018

Vendredi 23 février, des centaines d'habitants ont manifesté à Clamecy.
Infirmiers aux urgences, étudiants, habitants des communes environnantes, beaucoup avait préparé des banderoles pour montrer leur colère.
"On ne touche pas aux services de santé, quels qu'ils soient", lance une dame. "Ils veulent que l'on fasse du bruit ? On va en faire !"
Dans les rues du centre-ville, des commerçants ont baissé leur rideau par solidarité. Les pompiers ferment le peloton, improvisent une haie d'honneur pour laisser passer près de 2.000 personnes solidaires.
A la fin de la manifestation, une trentaine d'élus ont déposé leur écharpe.
Le représentant de l’ARS a expliqué qu’il fallait fermer les urgences de nuit parce qu’il n’y avait pas assez de médecins et que cela obligeait à employer des médecins intérimaires ! Mais si c’est nécessaire pour assurer la sécurité sanitaire des habitants de la région, on ne voit pas où est le problème !
Le 1er mars, la ministre de la santé, Agnès Buzyn vient à Nevers, il est prévu une manifestation à 14h pour une nouvelle fois exprimer sa colère contre une politique qui supprime les moyens nécessaires à la santé de la population.

Urgences Clamecy : la population ne se laisse pas faire !

Brève
06/02/2018

L’ARS de Bourgogne (Agence Régionale de Santé) a en projet la fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Clamecy. Il n’y aurait pas assez de passages !
Après la fermeture de la maternité et la chirurgie de l’hôpital, c’est un autre morceau de l’hôpital qui est attaqué. C’est un véritable dépeçage en règle d’un hôpital de proximité qui se poursuit.
Mais la population n’est pas décidée à se laisser faire. Une assemblée générale a rassemblé plus de 350 personnes. Une manifestation a été décidée pour le vendredi 23 février à Clamecy parce que qu’un représentant de l’ARS doit venir. Il ne vient pas pour les urgences mais c’est le moment de lui montrer ce que pense la population de la politique de l’ARS.
Et le 1er mars, il est prévu d’aller à Nevers puisque c’est le jour où la ministre de la santé, Agnès Buzyn sera présente. Ce serait d’ailleurs une bonne occasion que tout le personnel hospitalier du département en particulier la maternité de Cosne-sur-Loire, le centre 15 du centre hospitalier de Nevers, le personnel des EHPAD qui n’en peut plus, retrouvent la population et les hospitaliers de Clamecy pour dire tous ensemble toute leur colère à la ministre. Et pour exiger que les fermetures programmées soient abandonnées !

Hôpitaux Dijon

Manifestation à la Chartreuse

Brève
06/02/2018

Vendredi  26 janvier, les salariés du centre hospitalier de la Chartreuse manifestaient pour dénoncer les conditions de travail dans l’établissement. Ils manifestent à l’occasion de la cérémonie des vœux de la direction, qui a décidé d’annuler l’événement à cause du « mouvement syndical qui s’annonce perturbateur ».

En avril dernier, les salariés se plaignaient déjà des conditions de travail à l’hôpital, qui se sont brutalement dégradée avec la fermeture de plusieurs services en 2016, pour un total de 60 lits sur environ 200. Selon un soignant « Chaque service possède au moins un lit d’appoint qu’il case en doublant une chambre seule ou en occupant un bureau médical. C’est pire depuis la politique de fermeture de services. ». En octobre dernier, les syndicats dénonçaient les méthodes brutales de la direction vis-à-vis des salariés.

Ils font face à une direction décidée à faire passer les restrictions budgétaires, qui sont le résultat d’une politique nationale.

Grève des EHPAD : un avertissement avant la catastrophe

Brève
01/02/2018

La journée de grève nationale des EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) a été remarquable, car les syndicats (CGT,CFDT,FO,UNSA,CFTC) tous unis, soutenus par l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA ), ainsi que de plusieurs associations de retraités ont réussi à en faire un véritable succès - ce qui n’allait pas de soi, étant donnée la relative petite taille de ces établissements, répartis par milliers sur tout le territoire et parfois dans de toutes petites localités ! Seul un mouvement unanime, soutenu moralement par la population, pouvait donner une ampleur nationale à leur protestation : ce qui a été le cas mardi 30 janvier.

Partout en Bourgogne-Franche Comté il y a eu des débrayages et des rassemblements, même dans les coins les plus retirés, comme Mervans (dans la Bresse), à Athée (Côte d’Or), ou Buxy (Saône et Loire), où les salariés se sont rassemblés devant leurs EHPAD, mais aussi dans les villes plus importantes comme à Dijon (250), à Belfort (300), ou encore Lons le Saunier (400). On était loin de la grève héroïque de 4 mois faite par l’an dernier par la poignée de soignantes des Opalines à Foucherans. Mais c’est à leur persévérance que l’on doit ce mouvement.

Ce mouvement national a le mérite de mettre l’accent sur un des problèmes fondamentaux de toute société, et en particulier dans nos sociétés modernes, défigurées par le mercantilisme et où la valeur d’un homme adulte et en plein rendement est très supérieure à la valeur d’un homme âgé et devenu définitivement plus rentable. Ils sont même, alors que ce sont eux qui ont fait la société d’hier et qui ont contribué à son bien-être, considérés à charge. Heureusement que les familles ne perçoivent pas leurs proches de cette façon et s’ils ne peuvent s’en charger, c’est la plupart du temps malgré eux. Et en effet, depuis une dizaine d’années, le nombre de personnes qui vivent plus longtemps et qui se retrouvent à la fin de leur vie dans une grande dépendance, s’est accru. Aujourd’hui 730 000 personnes résident en Ehpad et ce chiffre sera en constante augmentation dans l’avenir (plus de 5 millions de Français auront plus de 85 ans en 2030).

Aujourd’hui le mécontentement général du personnel des Ehpad ainsi que celui de la population confrontée au problème du placement de leurs proches soulignent la situation catastrophique dans laquelle sont plongés la plupart de ces établissements, catastrophique parce que pas de personnel médical compétent susceptible de prendre en charge des pathologies lourdes. Curieusement, l’image dégradée de la maison de retraite à l’ancienne a fait place de nos jours à des maisons de retraite pimpantes, aux bâtiments couleur pastel, mais où, à l’intérieur, faute de ce personnel qualifié, c’est un enfer, le pire qui soit, parce que la plupart du temps, le manque de soins se traduit par des situations les plus dégradantes qui soient. Tous les témoignages des résidents et des soignants le confirment. C’est à vous arracher le cœur !

Il a fallu en 2003 les 15 000 morts de la canicule pour que le gouvernement se rende compte du problème et lâche quelques milliards d’euros pour essayer de la résoudre. Le résultat de son action depuis cette époque est plus que mitigé puisqu’il il a mis en place un système compliqué, tripartite, qui réunit le département, les établissements et l’Etat et qui avantage les Ehpad privés en y introduisant le plus pur mercantilisme. Par un bout, la vieillesse peut rapporter et c’est le traitement de la dépendance à deux vitesses : d’une part ceux qui ont de l’argent et qui peuvent en rapporter et d’autre part ceux qui n’en ont pas et qui sont abandonnés. Encore que, même dans les Ehpad de luxe, il y a maltraitance institutionnalisée, faute de personnel compétent.

Aussi, la grève nationale est une étape importante dans ce combat pour faire respecter la dignité des gens plus âgés. Elle est d’autant plus importante qu’elle a montré que les syndicats pouvaient lancer un mouvement national d’envergure qui avait la sympathie de la population et que s’ils veulent, à l’avenir, obliger le gouvernement à lâcher autre chose que ces malheureux 50 millions annoncés par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buizyn. L’avenir dépendra de la volonté des syndicats et de la combativité légitime des personnels de ces établissements.

Cosne-sur-Loire :

Fermeture de le Maternité

Brève
26/12/2017

L’ARS (Agence Régionale de Santé) de Bourgogne a décidé de fermer la maternité de la clinique du Nohain de Cosne-sur-Loire pour six mois.

Cette mesure décidée en urgence est effective dès le 26 décembre. Les mamans dont l’accouchement était programmé iront voir ailleurs !

L’ARS dit qu’il n’y a pas le personnel nécessaire pour assurer la qualité et la sécurité des soins. Mais comme pour les maternités de Clamecy et de Decize fermées depuis quelques années dans la Nièvre, au lieu de mettre tout en œuvre pour trouver le personnel et les moyens nécessaires, elle préfère procéder à une fermeture dite provisoire qui ne peut qu’annoncer une fermeture définitive !

Peu importe si les accouchements devront se faire à plusieurs dizaines de kilomètres, loin des familles et avec des risques sanitaires aggravés. On se demande là où est la sécurité !