Urgences du CHU de Dijon

Une mort annoncée

Brève
21/03/2018

Le dimanche 11 mars, une patiente est morte aux Urgences du CHU de Dijon. Elle a fait un arrêt cardiaque sur un brancard dans une des zones d’attente, ce qui a beaucoup choqué le personnel présent car cela n’arrive jamais.

Cela les a d’autant plus marqués que cela faisait 15 jours qu’ils tiraient la sonnette d’alarme auprès de la Direction et lui avaient signalé que la situation aux Urgences était de plus en plus tendue : des patients avaient attendu près de 15h avant même de voir un médecin ! Des personnes âgées restaient régulièrement sur des brancards pendant 48h avant d’avoir une place pour être hospitalisées, sans qu’on puisse les surveiller correctement, sans parler de faire leur toilette ou de leur donner à manger.

Il n’y avait pourtant pas d’épidémie particulière, seulement le manque de médecins généralistes, d’hôpitaux périphériques dont les fermetures se sont succédé ces derniers mois, et surtout, le manque de lits au CHU. Il avait d’ailleurs fallu transformer une salle d’attente pour patients assis en zone d’attente brancards, en plus de celle déjà existante. La Direction est donc d’autant plus coupable qu’elle avait été maintes fois avertie.

Après s’être réunis dès le jeudi soir précédent, l’ensemble du personnel s’était même rassemblé le vendredi 9 mars, à une cinquantaine, ASH, secrétaires, infirmières, ambulanciers, médecins et aides-soignantes, devant les bureaux de la Direction pour l’obliger à les recevoir et à les écouter, dénonçant une situation dangereuse, une prise en charge des patients inhumaine, et exigeant des solutions d’hospitalisation pour les malades et des renforts aux Urgences pour pouvoir les prendre en charge correctement.

Ils avaient obtenu le doublement de 3 chambres dans l’Unité d’Orientation Courte Durée, attenante aux Urgences, et des lits avaient été libérés dans les services pour accueillir les malades, parfois en surnombre par rapport à la capacité des services. Dans le week-end, malgré cela, la situation était toujours aussi tendue, et les Urgences engorgées. Les personnels ont paré au plus pressé : les agents d’accueil administratif ont décidé de revenir sur leurs congés et leurs repos afin de ne pas rester à un seul agent la nuit, et des lits ont été récupérés pour installer les malades dans des box d’examens transformés en chambres pour éviter de laisser les patients dans les couloirs.

Lors d’une nouvelle réunion le mardi 13 mars, à la suite de ce décès, il avait été décidé de déposer un préavis de grève, tous personnels confondus. La simple menace de ce préavis a contraint la Direction à annoncer qu’elle libérerait dorénavant 5 lits par Pôle du CHU, afin de désengorger les Urgences, à chaque fois que celles-ci seraient en tension. Mais ce ne sont pour l’instant que des promesses orales, et les médecins attendent de voir. Quant aux personnels non médicaux, ils refusent de continuer ainsi, sans les effectifs suffisants pour faire face.

Trop, c’est trop. Ce mardi soir 19 mars, l’équipe des Urgences dans son ensemble avait donc prévu de se réunir à nouveau pour décider tous ensemble de la suite à donner.

Presse régionale

La finance est aux commandes

Brève
25/02/2018

Le Crédit mutuel a eu droit à une pleine page dans l’Est républicain pour présenter son bilan annuel : normal il est chez lui… comme d’ailleurs dans les neuf autres quotidiens régionaux dont il est le propriétaire (Le Républicain lorrain, les DNA, Vosges Matin, L'Alsace etc).

Les résultats financiers du Crédit mutuel sont très bons avec un résultat net de 2.4 milliards d’euros. « Tous les indicateurs sont au vert » précise son président. La banque fait aussi dans les assurances, la téléphonie, la télésurveillance, la monétique et est même "premier commercialisateur de logements neufs en France".

Ces bons résultats financiers n’empêchent pas les licenciements. La direction estime que le secteur presse est en surcapacité d’impression. D’où la fermeture des imprimeries de L’Alsace et du Républicain lorrain. Le groupe de presse prétend ainsi chercher de l’audience et des abonnés supplémentaires, non pas en rendant accessible le journal en baissant de moitié son prix, mais en réduisant de moitié ses capacités d’impression.

Ces licenciements devraient être interdits avec des actionnaires tellement pleins aux as. Ne comptez pas sur les éditorialistes pour écrire cela ! La presse, comme toute la société, est aux mains des financiers et des capitalistes.

Manifestation à Clamecy

Clamecy : près de 2.000 manifestants contre la fermeture des urgences de nuit

Brève
25/02/2018

Vendredi 23 février, des centaines d'habitants ont manifesté à Clamecy.
Infirmiers aux urgences, étudiants, habitants des communes environnantes, beaucoup avait préparé des banderoles pour montrer leur colère.
"On ne touche pas aux services de santé, quels qu'ils soient", lance une dame. "Ils veulent que l'on fasse du bruit ? On va en faire !"
Dans les rues du centre-ville, des commerçants ont baissé leur rideau par solidarité. Les pompiers ferment le peloton, improvisent une haie d'honneur pour laisser passer près de 2.000 personnes solidaires.
A la fin de la manifestation, une trentaine d'élus ont déposé leur écharpe.
Le représentant de l’ARS a expliqué qu’il fallait fermer les urgences de nuit parce qu’il n’y avait pas assez de médecins et que cela obligeait à employer des médecins intérimaires ! Mais si c’est nécessaire pour assurer la sécurité sanitaire des habitants de la région, on ne voit pas où est le problème !
Le 1er mars, la ministre de la santé, Agnès Buzyn vient à Nevers, il est prévu une manifestation à 14h pour une nouvelle fois exprimer sa colère contre une politique qui supprime les moyens nécessaires à la santé de la population.

Urgences Clamecy : la population ne se laisse pas faire !

Brève
06/02/2018

L’ARS de Bourgogne (Agence Régionale de Santé) a en projet la fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Clamecy. Il n’y aurait pas assez de passages !
Après la fermeture de la maternité et la chirurgie de l’hôpital, c’est un autre morceau de l’hôpital qui est attaqué. C’est un véritable dépeçage en règle d’un hôpital de proximité qui se poursuit.
Mais la population n’est pas décidée à se laisser faire. Une assemblée générale a rassemblé plus de 350 personnes. Une manifestation a été décidée pour le vendredi 23 février à Clamecy parce que qu’un représentant de l’ARS doit venir. Il ne vient pas pour les urgences mais c’est le moment de lui montrer ce que pense la population de la politique de l’ARS.
Et le 1er mars, il est prévu d’aller à Nevers puisque c’est le jour où la ministre de la santé, Agnès Buzyn sera présente. Ce serait d’ailleurs une bonne occasion que tout le personnel hospitalier du département en particulier la maternité de Cosne-sur-Loire, le centre 15 du centre hospitalier de Nevers, le personnel des EHPAD qui n’en peut plus, retrouvent la population et les hospitaliers de Clamecy pour dire tous ensemble toute leur colère à la ministre. Et pour exiger que les fermetures programmées soient abandonnées !

Hôpitaux Dijon

Manifestation à la Chartreuse

Brève
06/02/2018

Vendredi  26 janvier, les salariés du centre hospitalier de la Chartreuse manifestaient pour dénoncer les conditions de travail dans l’établissement. Ils manifestent à l’occasion de la cérémonie des vœux de la direction, qui a décidé d’annuler l’événement à cause du « mouvement syndical qui s’annonce perturbateur ».

En avril dernier, les salariés se plaignaient déjà des conditions de travail à l’hôpital, qui se sont brutalement dégradée avec la fermeture de plusieurs services en 2016, pour un total de 60 lits sur environ 200. Selon un soignant « Chaque service possède au moins un lit d’appoint qu’il case en doublant une chambre seule ou en occupant un bureau médical. C’est pire depuis la politique de fermeture de services. ». En octobre dernier, les syndicats dénonçaient les méthodes brutales de la direction vis-à-vis des salariés.

Ils font face à une direction décidée à faire passer les restrictions budgétaires, qui sont le résultat d’une politique nationale.