Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

DES NOUVELLES DU VIRUS AU TRAVERS DES HÔPITAUX

En médecine gériatrique

Brève
26/10/2020

Il y a 5 lits dédiés aux patients Covid dans le service D1 qui pourront passer à 10 lits en novembre. Ça c’est sur le papier.
Dans la réalité, les patients provenant des urgences annoncées négatifs arrivent en fait avec des résultats en attente dans des lits non dédiés et parfois en chambre double. Au D2, le deuxième service de médecine gériatrique, qui normalement ne doit pas recevoir de patients infectés, il y a déjà eu plusieurs patients qui se sont révélés après coup porteur du virus.
Entre les résultats longs à venir et la fiabilité des tests qui n’est pas à 100%, on peut comprendre qu’il y ait quelques erreurs et que pour les personnes âgées il vaut mieux être dans un lit dans un service que sur un brancard aux urgences. Ceci pourrait être même intégré au protocole en considérant tout patient comme potentiellement positif jusqu’à preuve du contraire.
Mais cela demanderait beaucoup de matériel et de personnel et c’est précisément ce qu’on n’a pas. Aucun moyen supplémentaire n’a été mis en œuvre pendant l’accalmie de cet été.

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

DES NOUVELLES DU VIRUS AU TRAVERS DES HÔPITAUX

Mais aussi

Brève
12/10/2020

Une chose qui ne figure pas dans le plan covid « officiel » mais qui est discuté dans les réunions, c’est de libérer du personnel en passant «au volontariat » un certain nombre de services en 12 heures. Ça économise et donc libère automatiquement environ 6% de personnel, en faisant sauter les temps de chevauchement entre équipes. Sur tout le CHU, forcément, ça finit par faire du monde. Quant au volontariat, en temps de pandémie, on se doute bien de comment ils vont nous présenter la chose le moment venu. On a le choix entre se taper des journées de 12h ou être un salaud qui laisse ses collègues des services covid se battre seuls face au virus : ça c’est du consentement libre et éclairé, merci bien !

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

DES NOUVELLES DU VIRUS AU TRAVERS DES HÔPITAUX

Où va-t-on ?

Brève
12/10/2020

Pour l’instant, l’ARS parle de « marée montante » et pas de 2ème vague. On file la métaphore maritime… mais ça décrit assez bien la situation, le niveau monte tout doucement, avec des paliers. La semaine passée, on a oscillé entre 25 et 30 malades en tout sur le CHU, une vingtaine en Médecine et 7 à 9 en Réa. Il y a des décès (au moins 3), des sorties de patients qui rentrent à domicile, mais des entrées qui compensent ces départs et donc sur une semaine, c’est stable, mais à un niveau au-dessus de la semaine précédente où on avait oscillé entre 20 et 25 en tout. Le problème étant qu’on ignore jusqu’où l’eau va monter et si ça va se faire au même rythme ou si tout va s’accélérer brutalement. On attend.

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

Au Creusot et ses alentours

Les infirmières à domicile sont confrontées au virus

Brève
12/10/2020

Dans le bassin creusotin, les infirmières à domicile sont confrontées tous les jours à des patients atteints de la covid. Face à cela, elles font au mieux malgré le peu de moyens qu’elles ont. Elles sont inquiètes d’être contaminées et de ramener le virus chez elles.

Des extraits du bulletin de liaison Bourgogne

QUAND LE VIRUS S’ATTAQUE À LA CULTURE

Des cas et des fermetures

Brève
11/10/2020

Suite à la détection d'élèves positifs au test PCR, plusieurs promotions ont fermé, en plus des mastodontes de 1ère année de médecine et de droit, qui regroupent à eux deux plus de 2000 étudiants et étaient fermés d'office. La 1ère année de psychologie, la deuxième année de droit, la 3ème année de médecine ont donc aussi été fermées, ainsi que certaines classes des écoles d'ingénieurs ESIREM et AGROSUP. Toutes ces promotions suivent leurs cours par correspondance. Le doyen a bien essayé de rassurer en présentant des statistiques qui montrent que les cas détectés représentent une très faible proportion des personnes qui circulent sur le campus, mais on voit bien que des cas sont apparus en chaîne là où il n'y en avait pas, et personne n'a très confiance dans la possibilité de poursuivre longtemps les cours en présentiel.