Hôpital Cosne-sur-Loire

Cosne-sur-Loire : le personnel hospitalier en a ras-le-bol

Brève
05/10/2017

Mardi 3 octobre, c’était la colère au centre hospitalier de Cosne-sur-Loire. Le personne est à bout de nerfs à cause des heures et des heures de travail qui s’accumulent.
Des infirmières ou des aides-soignantes peuvent travailler plusieurs semaines sans week-end et avec un seul jour de repos par semaine. Quand du personnel est absent et cela arrive de plus en plus souvent à cause des conditions de travail, il n’y a pas de remplaçants. Les heures supplémentaires s’accumulent et c’est la croix et la bannière pour les faire payer.
La direction a payé 75 heures supplémentaires l’an dernier, elle propose d’en payer 100 cette année. Mais c’est dérisoire par rapport aux trois cents voire quatre cents heures impayées !
Dans les petits hôpitaux comme dans les plus grands, le problème du manque de personnel est criant. A Cosne-sur-Loire, le personnel est en colère. Il ne se passe pas une semaine sans que cette même colère n’éclate dans un hôpital ou un autre. Il semble urgent que le personnel hospitalier se regroupe pour une lutte d’ampleur qui seule permettra d’obliger le gouvernement à faire les embauches nécessaires !

Samu Nevers : NON à la fermeture du centre 15

Centre hospitalier de Nevers : menace sur le 15

Brève
05/10/2017

Le 15, c’est le centre de réception et de régulation des appels d’urgence. Au 15 à Nevers, il y a neuf assistants de régulation médicale qui recueillent les appels, les classent par degré de gravité ou d’urgence et les dirigent vers les médecins régulateurs puis mettent en œuvre les moyens décidés par les médecins. A ces permanenciers de Nevers, on leur a dit que « la fermeture du centre 15 était actée ». Le directeur du Centre hospitalier dit « qu’il n’est pas demandeur de la suppression de la plate-forme téléphonique », mais ce n’est pas lui qui décide. C’est l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui décide et elle déclare : « une réflexion est en cours … pour améliorer le service rendu ». Tout est dit ! Quand ils commencent à réfléchir dans une période où il faut faire des économies à tout prix, on est sûr que des suppressions sont dans les tuyaux. Ce serait aussi le cas du centre 15 d’Auxerre et de Chalon. Les salariés du SAMU ont décidé de ne pas se laisser faire. Une pétition circule contre la fermeture du centre 15, Lutte Ouvrière s’associe à cette protestation.

Nevers : Grève des éboueurs

Agglomération de Nevers : grève des agents de la collecte des déchets

Brève
05/10/2017

Les agents de la collecte des déchets de l’agglomération de Nevers ont fait grève les 2 et 3 octobre.
Ils voulaient protester contre la réorganisation complète de la collecte des déchets ménagers sur l’agglomération de Nevers. Cette réorganisation va entraîner pour eux une aggravation des conditions de travail et des pertes d’emplois. Et tout cela sous prétexte de faire des économies.
Comme il y aura moins de tournées, celles-ci seront plus difficiles à effectuer car les containers seront plus chargés et plus lourds, surtout si, comme la réorganisation le prévoit, il n’y a plus qu’un seul ripper à l’arrière du camion !
Mardi 3 octobre, des négociations avaient lieu avec l’agglomération. Les grévistes obtenaient que le monoripage ne soit utilisé qu’exceptionnellement. Et à la mi-décembre, un bilan serait fait sur les charges supportées.
Les grévistes décidaient de suspendre le mouvement. En manifestant, ils avaient obligé l’agglomération à tenir compte de leurs revendications !

Foucherans

Aides-soignantes des Opalines : 100ème jour de grève !

Brève
13/07/2017

Après cent jours de grève, les négociations avec la direction sont au point mort

La grève des aides-soignantes des Opalines de Foucherans (39) se poursuit. 9 femmes et un homme, qui font grève depuis le 3 avril, et tiennent un piquet devant l’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) dans lequel ils travaillent. Depuis plus de 3 mois ils revendiquent 4 embauches, des augmentations de salaire et la hausse de leur prime de dimanche. Mais surtout, ils dénoncent les conditions inacceptables dans lesquelles les personnes âgées sont prises en charge, à cause du manque de personnel et de matériel. C’est donc, de leurs propres dires, « un combat pour la dignité, tant des personnes âgées que des soignants ».

La dernière proposition de l’ARS (Agence Régionale de Santé), qui paie la majeure partie de leurs salaires (le reste est payé par le département alors même que les Opalines sont un EHPAD privé à but lucratif), est l’embauche de 2 aides-soignantes ainsi qu’une prime ponctuelle de 375€ pour les grévistes. Le compte y est d’autant moins qu’il n’est même pas question du paiement des jours de grève.

Pourtant, le secrétaire de la CGT du Jura est venu, accompagné d’un délégué de la grosse entreprise locale, Solvay (1500 salariés), leur expliquer qu’elles n’avaient plus beaucoup de possibilités et qu’elles feraient bien d’accepter. Les grévistes, qui ont monté un syndicat CGT au cours de la grève, ont continué la grève, s’en tenant à leurs revendications de départ et exigeant le paiement d’au moins une partie des jours de grève. En réalité elles vivent leur vie et n’ont pas souvent affaire aux instances CGT.

Elles restent d’autant plus déterminées que pour l’instant, les embauches comme la prime seraient entièrement financées par l’ARS et l’argent public, alors que le groupe des Opalines, pourtant florissant, refuse de mettre la main à la poche. C’est donc vers les actionnaires principaux de la Société de Gestion des Maisons de Retraites (SGMR), propriétaire des Opalines, que se dirige à présent leur colère et leurs actions. Ainsi le 4 juillet, 2 délégations sont allées l’une à Beaune pour tenter de rencontrer Philippe Péculier, l'un de deux actionnaires du holding, l'autre à Montbéliard, siège dudit holding, puis à Bart où réside Didier Mennechet, le second actionnaire. Ni l'un, ni l'autre n'ont pu être rencontrés.

Les grévistes qui ont été accueillies à leur arrivée à Montbéliard par une cinquantaine de personnes, la plupart de la CGT, qui les ont accompagnées pour tracter dans le quartier piéton. L'autre groupe est allé rendre visite à un autre EHPAD du groupe, à Santenay, avant de se faire expulser par la police, à la demande du directeur des lieux, « mais les collègues nous encourageaient aux fenêtres... ».

Si à la base les militants locaux restent solidaires du mouvement, la CGT semble bien embarrassée par ce mouvement qui n’en finit pas. Au point d’avoir reproché au syndicat du CHU de Dijon de les avoir soutenues car « il n’aurait pas fallu les encourager ». Cela n’a pas eu l’effet escompté, les militants affirmant que s’ils ne pouvaient pas le faire au nom de la CGT, ils continueraient à apporter leur soutien aux grévistes des Opalines à titre personnel, « car elles ont raison et elles se battent pour nous tous ».

YONNE - AUXERRE

HOPITAUX EN COLERE

Brève
19/05/2017

Le personnel du centre hospitalier spécialisé (CHS) de l'Yonne, à Auxerre, est venu manifester devant le siège de l'agence régionale de santé (ARS) à Dijon mercredi, pour protester contre le projet de fusion de ses services avec un autre hôpital de la région. Au 1er juillet l'ARS pourrait décider de fusionner le centre au groupement hospitalier de territoire (GHT) du nord ou du sud de la région pour raisons d'économie.

Cette fusion serait un premier pas vers des suppressions de postes et une politique d'austérité qu'il n'est pas question d'accepter pour ceux qui ont décidé de se battre pour préserver les intérêts des travailleurs et des patients. Ils espèrent prolonger la dérogation qui préservent le centre de la fusion et leur combat n'est pas terminé.