Grève des cheminots

Nevers : la grève des cheminots continue

Brève
14/04/2018

Ce lundi 9 avril au matin, le rendez-vous des cheminots avait lieu devant la permanence de la députée LREM de Nevers.

Une centaine de cheminots avec des militants CGT représentant l'UD et retraités étaient présents. Sans surprise, rien n'est sorti de l'entrevue., rien n’est sortie de l’entrevue entre les représentants syndicaux et les deux députés LREM de la Nièvre.

Les deux députés sont descendus et les cheminots ont pu les interpeller directement. Un jeune du Dépôt a demandé pourquoi les députés n'étaient pas venus voir quel travail ils faisaient avant de décider de l'avenir des cheminots. Il a raconté précisément ce qu'il faisait, en particulier les problèmes de sécurité et a dit qu'il n'était pas possible de privatiser ce travail sans le saborder.

Il a été très applaudi et les députés n'avaient rien à répondre. D'autres interventions sur la dette qui n'est pas celle des cheminots, sur l'argent qui va aux industriels et aux riches. La députée a été prise à partie directement car elle a parlé de "cheminots privilégiés" sur son compte facebook.. Fâchée d’être mise en cause, elle est partie.

L'AG s'est continué par un appel des syndicats à renforcer le mouvement. La grève a été revotée pour vendredi-samedi. Rendez-vous à 10h30 devant la Préfecture vendredi pour une rencontre avec le président du conseil départemental.

Miss Trump en Nièvre

Brève
25/03/2018

Lors d’un débat à l’Assemblée nationale sur la sécurité des centrales nucléaires, la députée de la Nièvre Perrine Goulet (La République en Marche) a déclaré : « Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis, avec une sécurisation par mirador et possibilité de ne pas se poser de questions et quand il y a une intrusion, de tirer ? »
Comme si la cause des catastrophes nucléaires de Three Mile Island aux Etats-Unis, de Tchernobyl en URSS et de Fukushima au Japon étaient l’intrusion dans les enceintes nucléaires !
« Ne pas se poser de questions » semble être effectivement la caractéristique principale de Mme la députée !

Urgences du CHU de Dijon

Une mort annoncée

Brève
21/03/2018

Le dimanche 11 mars, une patiente est morte aux Urgences du CHU de Dijon. Elle a fait un arrêt cardiaque sur un brancard dans une des zones d’attente, ce qui a beaucoup choqué le personnel présent car cela n’arrive jamais.

Cela les a d’autant plus marqués que cela faisait 15 jours qu’ils tiraient la sonnette d’alarme auprès de la Direction et lui avaient signalé que la situation aux Urgences était de plus en plus tendue : des patients avaient attendu près de 15h avant même de voir un médecin ! Des personnes âgées restaient régulièrement sur des brancards pendant 48h avant d’avoir une place pour être hospitalisées, sans qu’on puisse les surveiller correctement, sans parler de faire leur toilette ou de leur donner à manger.

Il n’y avait pourtant pas d’épidémie particulière, seulement le manque de médecins généralistes, d’hôpitaux périphériques dont les fermetures se sont succédé ces derniers mois, et surtout, le manque de lits au CHU. Il avait d’ailleurs fallu transformer une salle d’attente pour patients assis en zone d’attente brancards, en plus de celle déjà existante. La Direction est donc d’autant plus coupable qu’elle avait été maintes fois avertie.

Après s’être réunis dès le jeudi soir précédent, l’ensemble du personnel s’était même rassemblé le vendredi 9 mars, à une cinquantaine, ASH, secrétaires, infirmières, ambulanciers, médecins et aides-soignantes, devant les bureaux de la Direction pour l’obliger à les recevoir et à les écouter, dénonçant une situation dangereuse, une prise en charge des patients inhumaine, et exigeant des solutions d’hospitalisation pour les malades et des renforts aux Urgences pour pouvoir les prendre en charge correctement.

Ils avaient obtenu le doublement de 3 chambres dans l’Unité d’Orientation Courte Durée, attenante aux Urgences, et des lits avaient été libérés dans les services pour accueillir les malades, parfois en surnombre par rapport à la capacité des services. Dans le week-end, malgré cela, la situation était toujours aussi tendue, et les Urgences engorgées. Les personnels ont paré au plus pressé : les agents d’accueil administratif ont décidé de revenir sur leurs congés et leurs repos afin de ne pas rester à un seul agent la nuit, et des lits ont été récupérés pour installer les malades dans des box d’examens transformés en chambres pour éviter de laisser les patients dans les couloirs.

Lors d’une nouvelle réunion le mardi 13 mars, à la suite de ce décès, il avait été décidé de déposer un préavis de grève, tous personnels confondus. La simple menace de ce préavis a contraint la Direction à annoncer qu’elle libérerait dorénavant 5 lits par Pôle du CHU, afin de désengorger les Urgences, à chaque fois que celles-ci seraient en tension. Mais ce ne sont pour l’instant que des promesses orales, et les médecins attendent de voir. Quant aux personnels non médicaux, ils refusent de continuer ainsi, sans les effectifs suffisants pour faire face.

Trop, c’est trop. Ce mardi soir 19 mars, l’équipe des Urgences dans son ensemble avait donc prévu de se réunir à nouveau pour décider tous ensemble de la suite à donner.

Presse régionale

La finance est aux commandes

Brève
25/02/2018

Le Crédit mutuel a eu droit à une pleine page dans l’Est républicain pour présenter son bilan annuel : normal il est chez lui… comme d’ailleurs dans les neuf autres quotidiens régionaux dont il est le propriétaire (Le Républicain lorrain, les DNA, Vosges Matin, L'Alsace etc).

Les résultats financiers du Crédit mutuel sont très bons avec un résultat net de 2.4 milliards d’euros. « Tous les indicateurs sont au vert » précise son président. La banque fait aussi dans les assurances, la téléphonie, la télésurveillance, la monétique et est même "premier commercialisateur de logements neufs en France".

Ces bons résultats financiers n’empêchent pas les licenciements. La direction estime que le secteur presse est en surcapacité d’impression. D’où la fermeture des imprimeries de L’Alsace et du Républicain lorrain. Le groupe de presse prétend ainsi chercher de l’audience et des abonnés supplémentaires, non pas en rendant accessible le journal en baissant de moitié son prix, mais en réduisant de moitié ses capacités d’impression.

Ces licenciements devraient être interdits avec des actionnaires tellement pleins aux as. Ne comptez pas sur les éditorialistes pour écrire cela ! La presse, comme toute la société, est aux mains des financiers et des capitalistes.

Manifestation à Clamecy

Clamecy : près de 2.000 manifestants contre la fermeture des urgences de nuit

Brève
25/02/2018

Vendredi 23 février, des centaines d'habitants ont manifesté à Clamecy.
Infirmiers aux urgences, étudiants, habitants des communes environnantes, beaucoup avait préparé des banderoles pour montrer leur colère.
"On ne touche pas aux services de santé, quels qu'ils soient", lance une dame. "Ils veulent que l'on fasse du bruit ? On va en faire !"
Dans les rues du centre-ville, des commerçants ont baissé leur rideau par solidarité. Les pompiers ferment le peloton, improvisent une haie d'honneur pour laisser passer près de 2.000 personnes solidaires.
A la fin de la manifestation, une trentaine d'élus ont déposé leur écharpe.
Le représentant de l’ARS a expliqué qu’il fallait fermer les urgences de nuit parce qu’il n’y avait pas assez de médecins et que cela obligeait à employer des médecins intérimaires ! Mais si c’est nécessaire pour assurer la sécurité sanitaire des habitants de la région, on ne voit pas où est le problème !
Le 1er mars, la ministre de la santé, Agnès Buzyn vient à Nevers, il est prévu une manifestation à 14h pour une nouvelle fois exprimer sa colère contre une politique qui supprime les moyens nécessaires à la santé de la population.