Foucherans

Aides-soignantes des Opalines : 100ème jour de grève !

Brève
13/07/2017

Après cent jours de grève, les négociations avec la direction sont au point mort

La grève des aides-soignantes des Opalines de Foucherans (39) se poursuit. 9 femmes et un homme, qui font grève depuis le 3 avril, et tiennent un piquet devant l’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) dans lequel ils travaillent. Depuis plus de 3 mois ils revendiquent 4 embauches, des augmentations de salaire et la hausse de leur prime de dimanche. Mais surtout, ils dénoncent les conditions inacceptables dans lesquelles les personnes âgées sont prises en charge, à cause du manque de personnel et de matériel. C’est donc, de leurs propres dires, « un combat pour la dignité, tant des personnes âgées que des soignants ».

La dernière proposition de l’ARS (Agence Régionale de Santé), qui paie la majeure partie de leurs salaires (le reste est payé par le département alors même que les Opalines sont un EHPAD privé à but lucratif), est l’embauche de 2 aides-soignantes ainsi qu’une prime ponctuelle de 375€ pour les grévistes. Le compte y est d’autant moins qu’il n’est même pas question du paiement des jours de grève.

Pourtant, le secrétaire de la CGT du Jura est venu, accompagné d’un délégué de la grosse entreprise locale, Solvay (1500 salariés), leur expliquer qu’elles n’avaient plus beaucoup de possibilités et qu’elles feraient bien d’accepter. Les grévistes, qui ont monté un syndicat CGT au cours de la grève, ont continué la grève, s’en tenant à leurs revendications de départ et exigeant le paiement d’au moins une partie des jours de grève. En réalité elles vivent leur vie et n’ont pas souvent affaire aux instances CGT.

Elles restent d’autant plus déterminées que pour l’instant, les embauches comme la prime seraient entièrement financées par l’ARS et l’argent public, alors que le groupe des Opalines, pourtant florissant, refuse de mettre la main à la poche. C’est donc vers les actionnaires principaux de la Société de Gestion des Maisons de Retraites (SGMR), propriétaire des Opalines, que se dirige à présent leur colère et leurs actions. Ainsi le 4 juillet, 2 délégations sont allées l’une à Beaune pour tenter de rencontrer Philippe Péculier, l'un de deux actionnaires du holding, l'autre à Montbéliard, siège dudit holding, puis à Bart où réside Didier Mennechet, le second actionnaire. Ni l'un, ni l'autre n'ont pu être rencontrés.

Les grévistes qui ont été accueillies à leur arrivée à Montbéliard par une cinquantaine de personnes, la plupart de la CGT, qui les ont accompagnées pour tracter dans le quartier piéton. L'autre groupe est allé rendre visite à un autre EHPAD du groupe, à Santenay, avant de se faire expulser par la police, à la demande du directeur des lieux, « mais les collègues nous encourageaient aux fenêtres... ».

Si à la base les militants locaux restent solidaires du mouvement, la CGT semble bien embarrassée par ce mouvement qui n’en finit pas. Au point d’avoir reproché au syndicat du CHU de Dijon de les avoir soutenues car « il n’aurait pas fallu les encourager ». Cela n’a pas eu l’effet escompté, les militants affirmant que s’ils ne pouvaient pas le faire au nom de la CGT, ils continueraient à apporter leur soutien aux grévistes des Opalines à titre personnel, « car elles ont raison et elles se battent pour nous tous ».

YONNE - AUXERRE

HOPITAUX EN COLERE

Brève
19/05/2017

Le personnel du centre hospitalier spécialisé (CHS) de l'Yonne, à Auxerre, est venu manifester devant le siège de l'agence régionale de santé (ARS) à Dijon mercredi, pour protester contre le projet de fusion de ses services avec un autre hôpital de la région. Au 1er juillet l'ARS pourrait décider de fusionner le centre au groupement hospitalier de territoire (GHT) du nord ou du sud de la région pour raisons d'économie.

Cette fusion serait un premier pas vers des suppressions de postes et une politique d'austérité qu'il n'est pas question d'accepter pour ceux qui ont décidé de se battre pour préserver les intérêts des travailleurs et des patients. Ils espèrent prolonger la dérogation qui préservent le centre de la fusion et leur combat n'est pas terminé.

SAONE ET LOIRE - BRANGES

GDF SUEZ : UN RACCORD SOUS PERFUSION

Brève
19/05/2017

Depuis le début de l'année 2017 la construction annoncée il y a 2 ans d'un raccord entre le réseau de gaz du nord et du sud de le France a commencé en Bourgogne. Des chantiers se sont lancés comme à Trouhans ou à Branges. C'est un investissement de plus de 700 millions d'euros dont vont profiter les actionnaires de GDF suez et de tous les groupes engagés dans la vente de gaz.

En effet, ce sera un investissement garanti sans risque par le plan Juncker. C'est un plan européen qui va financer pour 315 milliards d'euros de projets d'investissements comme des parcs éoliens ou des nouvelles entreprises. Ce plan a pour fonction de pousser les capitalistes à investir. S'il y a des mauvaises surprises ce sera aux Etats d'en payer la note.

COTE-D'OR - LONGVIC

NON A LA FERMETURE DE L'USINE 3M

Brève
19/05/2017

La direction de l’usine 3M, basée à Longvic et spécialisée dans la production et l’expédition de matériaux adhésifs et d’isolation pour la grande distribution, a annoncé son intention de fermer le site d’ici 18 mois. Sur un total de 84 travailleurs menacés, elle prévoit la suppression des 33 postes de production et le transfert des postes de logistique et de vente vers un autre site à Veyziat-Oyonnax. 

Une réunion est prévue le 17 mai entre les représentants du personnel et la direction, soi-disant pour « anticiper et favoriser les reclassements », car bien sûr, la direction se garde bien de parler de licenciements. Quel que soit le nom choisi pour en parler, reste qu’elle veut fermer l’usine ! Comment croire au reclassement des travailleurs sur le site d’Oyonnax quand ils travaillent dans cette usine depuis plus de 18 ans en moyenne et ont fait leur vie dans la région ?

La direction fait état de difficultés économiques, mais le groupe 3M est un conglomérat américain qui emploie près de 90000 personnes dans le monde et rapporte chaque année 5 milliards de bénéfices nets à ses actionnaires. Autant dire que sa décision de « restructurer » n’a rien à voir avec de réelles difficultés.

Cet argumentaire fait partie d’un plan pour présenter la fermeture comme inévitable et la faire accepter aux travailleurs du site de Longvic, et il y a fort à parier qu’elle utilisera toutes les négociations avec les syndicats dans ce sens. S’ils veulent arracher des garanties concrètes, il faudra que les travailleurs de 3M opposent leur politique et leurs revendications à ce plan de la direction, et sur leur terrain à eux, celui des grèves et des manifestations.

JURA - SAINT-CLAUDE

NON A LA FERMETURE DE L'HOPITAL !

Brève
19/05/2017

Ce samedi 13 mai, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rue de Saint-Claude pour protester contre la fermeture de l'hôpital de la ville. En effet, l'agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne, qui dirige les activités des hôpitaux et cliniques de la région Bourgogne-Franche-Comté et décide du budget à allouer aux différents services médicaux, a programmé la fermeture de la maternité, de la chirurgie, des services de dialyse, de pédiatrie et des urgences de nuit. Pourtant c'est le seul centre hospitalier dans cette zone. Pour en trouver un autre il faut aller jusqu'à Lons-le-Saunier, c'est à dire à plus d'une heure de route, quand il n'y a pas de neige, pour ceux qui habitent le plus au sud.

La mobilisation des travailleurs du centre, dont 200 pourraient perdre leur emploi, a été si forte qu’elle a reçu le soutien large des habitants de Saint-Claude, indignés de voir les services médicaux fermer les uns après les autres.