Nièvre - Nevers

Les travailleurs municipaux de Nevers mobilisés

Brève
03/04/2017

Jeudi 30 et vendredi 31 mars, 300 agents de la Mairie de Nevers et du CCAS (Centre communal d’action sociale), c’est-à-dire un tiers du personnel, se sont retrouvés devant la mairie.
Depuis deux ans et demi, tous les services sont restructurés, avec beaucoup de stress pour tous. Les arrêts de travail se multiplient. Et avec les départs en retraite non remplacés, les conditions de travail de tous se dégradent sans cesse.
Une revalorisation des salaires est en cours, mais elle a seulement été faite pour la catégorie A – les salaires les plus élevés…
Maintenant le maire veut enlever trois jours et demi de congés : un sur les deux jours d’absence sans certificat médical, pareil sur les jours de statut local et les congés exceptionnels.
Et mesquinerie odieuse, l’arbre de Noël de l’Amicale – un mercredi après-midi actuellement – serait déplacé en soirée !
Tout cela bien sûr « pour faire des économies ». Le personnel n’accepte pas d’être la variable d’ajustement du budget de la Ville. Il n’a déjà que trop donné.
Ce sont ces dernières mesures qui ont déclenché la grève. Jeudi comme par hasard, si le maire était là pour recevoir FR 3, il n’y était pas pour les salariés. Mais vendredi le hall, puis les étages de la mairie ont été envahis, à grands coups de sifflets, casseroles et slogans.
Du coup, le maire a reçu les délégués. Mais ils sont revenus quasi les mains vides. C’est sous les huées contre le maire qu’a été reçu le compte-rendu de l’entrevue. La grève a été reconduite avec un nouveau rassemblement lundi 3 avril. Le sentiment général est qu’il faut continuer le mouvement.

Yonne – Migennes : 1700 patients sans médecin : la population frappée par la guerre pour le profit

Brève
27/03/2017

A Migennes, dans l’Yonne, un docteur a été suspendu le 1er février 2017 par l'Ordre des médecins, parce qu'elle avait donné trop d'arrêts de travail. Depuis, ses 1700 anciens patients ont du mal à retrouver un médecin pour se soigner car il n’en reste plus que huit pour 15000 habitants dans l’agglomération, et les urgences de Joigny, à 10 km, sont déjà saturées. Cette décision a été contestée par la population, comme en témoignent les nombreuses signatures de pétitions laissées dans les pharmacies. Cette suspension arrive au moment où l’Assurance maladie multiplie les annonces visant à limiter de plus en plus le remboursement des soins et à encadrer les médecins qui déclarent trop d’arrêts de travail à son goût. Les derniers en date à protester sont les radiologues, en grève à 80% jeudi 22 mars. A Migennes comme partout ailleurs, l'accès aux soins pour la population est remis en cause, et les organismes censés le garantir comme l’Assurance maladie, se sont transformés en autant d’institutions dont le but est bien plus de gérer la dette du système de santé, au profit des patrons et des financiers et au détriment des travailleurs.

Côte d'Or – Montbard -

Grosse commande pour Valinox Nucléaire : aux ouvriers le travail... et aux patrons les profits !

Brève
22/03/2017

La direction de l'usine de Valinox Nucléaire de Montbard en Côte d'Or, filiale du groupe Vallourec, a communiqué triomphalement dans la presse avoir décroché un gros contrat de plusieurs milliers de tubes.

Cette usine est spécialisée dans la production de tubes sans soudure en alliage de nickel utilisés pour la fabrication des génératrices vapeur de centrales nucléaires. Les tubes de cette commande seront destinés à la modernisation et à l'allongement de la durée de vie des génératrices vapeur de la centrale nucléaire « Bruce Power » au Canada. Et la presse locale de se féliciter du nombre de mois de travail que cette commande représenterait pour l'usine de Montbard !

Mais les ouvriers de Valinox sont bien placés pour savoir que ces annonces de commandes ont lieu chaque année. A vrai dire, la direction de l'usine s'en sert à chaque fois pour tenir son monde en haleine et marteler que les ouvriers de Valinox et la direction du groupe auraient les mêmes intérêts. Mais les ouvriers de Valinox savent d'expérience qu'il n'en est rien.

Non seulement ils ne verront pas un sou des profits dégagés par cette nouvelle commande, mais encore cela ne va pas protéger leurs emplois. En effet, la direction de Valinox est engagée dans une espèce de bras de fer qui ne dit pas son nom, mais qui consiste à réduire le personnel et à le rendre de plus en plus précaire. Depuis quand cette commande est-elle en discussion, quelles sont les sommes en jeu et à quoi serviront-elles ?

Voilà sur quoi la direction de Vallourec ne communiquera jamais. Pour le savoir, il faudrait abolir le secret des affaires et soumettre les comptes des grandes entreprises

Saône-et-Loire – Branges

Transports Prudent : Non aux licenciements !

Brève
22/03/2017

En Bresse, les travailleurs des Transports Prudent de la plateforme de stockage de Branges sont inquiets pour leur emploi : l’entreprise va perdre à la fin de l’année un de ses plus gros clients, Socara, la centrale d’achat Leclerc.

Le patron a bien fait comprendre qu’il faudrait sans doute en passer par des licenciements, qui concerneraient plus de 250 personnes sur les 635 salariés de la plateforme, et c’est énorme. Il dit qu’il se battra pour avoir de nouveaux clients avant la fin du contrat, pour qu’il y ait le « moins de casse possible »…

Il parle de casse, mais ce sont bien des centaines de femmes et d’hommes qui risquent de perdre leur travail, et sur qui la direction laisse planer la menace d’être mis au chômage.

L’entreprise fait plus de 40 millions de chiffres d’affaires par an, alors qu’on ne nous fasse pas

Saône-et-Loire – Le Creusot -

Licenciements à Creusot Montceau Transports

La Communauté Urbaine Creusot Montceau (CUCM), en charge de la société de bus Creusot Montceau Transport, vient d’annoncer qu’elle n’est plus en déficit, mais à quel prix ?

Brève
22/03/2017

Début 2016, 16 des 40 chauffeurs de bus de Creusot Montceau Transport ont été licenciés. La direction annonce maintenant ne plus être en déficit, mais personne ne connaît précisément les détails de leur budget. Cette annonce sert donc avant tout à justifier la politique écœurante qu’ils ont menée vis-à-vis des chauffeurs de bus.

En fin d’année 2015, la communauté urbaine du bassin creusotin a annoncé réduire de 2,4 millions d’euros son budget transport, soit la moitié. Le président a déclaré dans le journal local : « Ce n’est pas le transport qui coûte cher, mais les conducteurs ». Autant dire qu’ils savaient très bien que cela allait engendrer des licenciements. C’est le groupe Transdev, qui a le marché, qui s’est chargé de licencier. Il a annoncé immédiatement 19 licenciements.

Ce groupe multinational mène la guerre à ses travailleurs depuis des années en supprimant les pauses en fin de ligne, en les faisant travailler à flux tendu. Il les divise en une multitude de petites filiales pour les empêcher de se défendre collectivement.

De novembre 2015 à mars 2016, la direction a d’abord convoqué les salariés un par un, en leur assurant qu’elle faisait au mieux, et en leur promettant une prime de départ et un reclassement dans une autre filiale du groupe, les Rapides de Saône-et-Loire.

Elle a cherché à diviser les salariés, à faire passer un plan de suppression d’emploi pour un ensemble de départs volontaires individuels. Elle a volontairement laissé planer le doute sur ceux qui seraient licenciés pour démoraliser les ouvriers et les pousser à partir. Malgré cette pression de la direction, une douzaine d’entre eux ont interrompu le conseil communautaire en décembre 2015 pour exprimer leur refus de se faire licencier, et 18 ont poursuivi en faisant grève en mars 2016.

Ce n’est qu’en avril-mai que la direction a annoncé la liste des licenciés. De fin mai à début juillet, ces derniers ont cessé le travail, tout en faisant encore partie, officiellement, de l’entreprise.

Les salariés reclassés sont plongés dans une grande précarité. Ils sont passés d’un salaire de 1700 € brut à 600 € brut. Ainsi gain pour l’employeur, pas de licenciement et donc pas d’indemnités à payer et les faire travailler à moindre coût dans une autre filiale du groupe. La direction a même annoncé avec cynisme que les travailleurs reclassés pourront faire des extras sur leurs anciennes lignes de service !

Il ne reste aujourd’hui plus que les trois délégués du personnel à licencier. La direction mène vis-à-vis d’eux la même politique d’usure, en enchaînant les procédures de licenciement contre eux. Elle veut les pousser à bout. Elle veut se débarrasser du syndicat pour avoir les mains libres dans l’avenir, pour continuer à mener la guerre à ses ouvriers.

Aujourd’hui, la direction annonce ne plus être en déficit. En réalité, le groupe Transdev est riche à milliards. Dans ses profits, il y a largement de quoi maintenir des emplois décemment payés.