Nevers

Urgences en grève

Brève
25/06/2019

Depuis ce matin, lundi 24 juin, les urgences du Centre hospitalier de Nevers sont en grève.

Installé devant l’entrée, le personnel se relaie pour expliquer les raisons de la grève. Ils ont rejoint des dizaines d’autres services des urgences en grève un peu partout en France.

Ils veulent plus de personnel (secrétaire, aide-soignante, infirmières, brancardier), plus de moyens pour pouvoir exercer leur métier dans les meilleures conditions. Localement, ils réclament également l’aménagement de l’entrée du service et un vrai sas qui garantisse le secret professionnel et qui protège le personnel.

Ils veulent aussi trois semaines consécutives de vacances en été, ce qui est le minimum pour récupérer. La santé est devenue de plus en plus une marchandise. Les patients et le personnel en subissent les conséquences. Il n’y a pas d’autres moyens qu’une lutte générale de tous les services des hôpitaux pour se faire entendre.

C’est aussi le seul langage que le gouvernement peut comprendre.

Le Creusot

Aux EHPAD du Creusot, les embauches sont plus que nécessaires

Brève
25/03/2019

Aux Reflets d'Argent, les employées sollicitent de plus en plus leur hiérarchie pour qu'elle s'explique sur le manque de personnel et les heures supplémentaires non payées. La charge de travail est de plus en plus importante, à tel point que les aides-soignantes ont l'impression de jeter les personnes âgées dans leur lit vers la fin de leur journée de travail. Cette situation s'explique par le fait que la direction, ancienne comme nouvelle, n'a ni embauché, ni remplacé les départs en retraite.

La quantité d'heures supplémentaires peut aller jusqu'à 15 h / mois, et la direction joue sur les repos compensatoires, ou sur les repos hebdomadaires, pour ne pas les verser à temps aux employées. Du coup, bon nombre d'entre elles enchaînent des semaines à plus de 35 heures alors qu'elles sont payées au SMIC horaire. D'ailleurs, la direction cherche à normaliser les journées de travail de 12 heures. Et il ne faut donc pas s'étonner si les employées se retrouvent avec des accidents de travail graves... que la direction ne veut pas reconnaître.

Dans ces conditions, les employées préféreraient être plus nombreuses à travailler avec des salaires décents, et ne pas enchaîner les heures supplémentaires. Et personne ne croit un mot des justifications de la direction qui avance soit des problèmes d'argent, soit des statuts nouveaux pour expliquer qu'elle ne peut pas embaucher.

Le Creusot

Objets Roulants Non Identifiés

Brève
25/03/2019

Samedi 16 mars après-midi, a eu lieu un défilé du carnaval du Creusot sur le thème "objets roulants non identifiés".

On a vu les travailleurs des espaces verts de la mairie conduire leur camionnette de fonction qu'ils ont transformée en char fleuri jusqu'aux pneus, des enfants installés dans un bateau à voile tracté par une voiture, etc.

En tout, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues en diffusant leur bonne humeur dans tout le Creusot qui résonnait de bruits de klaxons, de tam-tam ! Et on pouvait croire qu'ils étaient le double tellement on les entendait !

L'après-midi s'est terminée par un bal dans la salle de spectacle de l'Alto, où le goût de danser ensemble et de partager un repas avec ses amis, ses collèguesn ses voisins, était au rendez-vous.

Les Gilets Jaunes à Jeanne-Rose

Brève
25/03/2019

Tout près du Creusot, la mobilisation des gilets jaunes se poursuit au rond-point Jeanne-Rose. Loin de se laisser décourager par les peines rendues par le tribunal, condamnant certains habitués du rond-point à des peines allant de 200 € d'amende à deux semaines de prison avec sursis pour entrave à la circulation, les gilets jaunes étaient une quarantaine samedi 16 mars, dont certains ont participé à la manifestation pour le climat de Montceau-les-Mines avant de rejoindre le rond-point.

Hôpital de Decize

Decize (Nièvre) : manifestation pour défendre l'hôpital

Brève
12/01/2019

Mercredi 9 janvier, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Decize pour protester contre la menace de fermeture du plateau chirurgical de l’hôpital. Cette menace fait suite à un démantèlement continu de cet hôpital.

Ce fut d’abord la maternité en 2010 puis la stérilisation. Si maintenant le plateau technique est fermé, tout le monde sait que cela entraînera la fermeture de la chirurgie ambulatoire et des urgences, comme cela est arrivé dans d’autres hôpitaux de proximité.

L’hôpital de Decize est en déficit et l’ARS (l’Agence Régionale de Santé) dit que « l’activité chirurgicale est trop faible ». Alors il faut « évoluer » pour être « plus attractif » !

L’ambulatoire serait maintenu mais adosser à l’hôpital de Nevers (30km). Qu’est-ce que l’ARS veut dire, elle qui est là pour faire des économies par tous les bouts sur la santé ? Elle peut bien dire ensuite que l’hôpital de Decize a de moins de moins de patients ! Si elle lui enlève encore des moyens ce n’est pas comme cela qu’ils vont revenir !

À Decize, il se passe la même chose que dans beaucoup d’autres hôpitaux, petits et grands. La politique de financiarisation de la santé, engagée depuis plusieurs années, se continue. Dans beaucoup de villes, la population descend régulièrement dans la rue pour défendre son hôpital. C’est nécessaire pour éviter que la situation ne se dégrade encore plus.

Mais tout le monde sent bien que c’est une lutte d’ensemble qu’il faudra mener. La dégradation continuelle des offres de soins est une conséquence directe de la crise dans la laquelle notre société est enfoncée depuis plusieurs dizaines d’années. L’argent de l’Etat est donc de plus en plus pompé par les grandes entreprises capitalistes aux dépens des services publics. C’est à tout le système qu’il faut s’attaquer si on veut résoudre les problèmes de la santé !