Côte-d’Or – Dijon :

Rassemblement contre les « trains sans contrôleurs »

Brève
30/04/2017

Plus de 200 cheminots se sont rassemblés, mardi 25 avril, devant la direction régionale de la SNCF à Dijon, pour dire leur refus du projet de nouveaux « trains sans contrôleurs ». Ils dénonçaient ce projet comme une menace contre les emplois du personnel roulant de la SNCF. Ce projet est un des volets de la restructuration de la SNCF en Bourgogne-Franche-Comté. Son but affiché par la direction, est d’imposer aux cheminots, sous des faux airs de modernisme, une diversification et une hausse de leur charge de travail, sans aucune embauche. Cette restructuration est en réalité un nouveau plan d’attaque contre les cheminots dans lequel la direction prévoit également de faire réaliser de plus en plus de travaux de maintenance par des entreprises extérieures à la SNCF, et d’ouvrir 10% des voies de TER à la concurrence. La direction de la SNCF continue sa politique de pression contre les cheminots, et se sert de ces restructurations pour tenter de les déstabiliser, de déconstruire petit à petit l’organisation de leur travail et pouvoir exiger plus d’eux. C’est comme cela qu’en cinq ans, elle est parvenue à doubler leur charge de travail. Elle voudrait le dissimuler derrière des gadgets branchés et de nouvelles technologie, mais il ne s’agit de rien de plus qu’une attaque en règle contre les cheminots.

Fourcherans – Jura

Grève des aides-soignantes des Opalines

Brève
20/04/2017

Les aides-soignantes des Opalines à Foucherans sont en grève depuis le 3 avril.

Dans cet Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), elles sont actuellement 16 aides-soignantes, dont seulement 8 en CDI. Ce sont ces aides-soignantes titulaires qui se sont mises en grève, bientôt rejointes par des personnels du ménage et de la cuisine. Elles dénoncent leurs conditions de travail qui sont aussi les conditions d’hébergement des personnes âgées, et réclament du personnel en plus et des augmentations de salaire. La direction de l’établissement rogne sur tous les budgets : alors que les résidents paient des loyers de 2500 € par mois, 3 € par jour et par personne seulement sont consacrés à l’alimentation, au point que certains ont dû protester car ils avaient faim. Le budget des gants étant rapidement épuisé, les aides-soignantes sont parfois obligées de faire les toilettes avec des sacs poubelles aux mains pour éviter les contaminations bactériennes.

C’est à ce prix que les familles Mennechet et Peculier, propriétaires du groupe SGMR les Opalines, sont la 400e fortune de France en 2016, avec 150 millions d’euros, et que leur fortune a augmenté de 25% en un an ! Les aides-soignantes sont 6 chaque matin quand il n’y a pas d’arrêt maladie (qui se multiplient du fait de leur fatigue), pour s’occuper des 63 résidents de la maison de retraite. Elles ont ainsi chacune 11 toilettes à faire, ce qui leur laisse seulement ¼ d’heure pour la toilette, le lever, l’aide à la prise du petit déjeuner et des traitements, et la réfection du lit de chaque résident.

Elles demandent simplement à ce que les absences soient remplacées et à être en permanence 7 au lieu de 6, pour pouvoir faire leur travail correctement. Leur autre revendication porte sur les salaires : Actuellement, elles gagnent 1250€ par mois pour les diplômées, moins pour les autres, et ont une prime de seulement 20 € brut par dimanche. Le rassemblement organisé devant l’établissement le vendredi 15 avril a été un succès : près de 200 personnes sont venues les soutenir. Les grévistes sont déterminées à se faire entendre et vont organiser de nouvelles actions dans les jours à venir.

Nièvre - Nevers

Les travailleurs municipaux de Nevers mobilisés

Brève
03/04/2017

Jeudi 30 et vendredi 31 mars, 300 agents de la Mairie de Nevers et du CCAS (Centre communal d’action sociale), c’est-à-dire un tiers du personnel, se sont retrouvés devant la mairie.
Depuis deux ans et demi, tous les services sont restructurés, avec beaucoup de stress pour tous. Les arrêts de travail se multiplient. Et avec les départs en retraite non remplacés, les conditions de travail de tous se dégradent sans cesse.
Une revalorisation des salaires est en cours, mais elle a seulement été faite pour la catégorie A – les salaires les plus élevés…
Maintenant le maire veut enlever trois jours et demi de congés : un sur les deux jours d’absence sans certificat médical, pareil sur les jours de statut local et les congés exceptionnels.
Et mesquinerie odieuse, l’arbre de Noël de l’Amicale – un mercredi après-midi actuellement – serait déplacé en soirée !
Tout cela bien sûr « pour faire des économies ». Le personnel n’accepte pas d’être la variable d’ajustement du budget de la Ville. Il n’a déjà que trop donné.
Ce sont ces dernières mesures qui ont déclenché la grève. Jeudi comme par hasard, si le maire était là pour recevoir FR 3, il n’y était pas pour les salariés. Mais vendredi le hall, puis les étages de la mairie ont été envahis, à grands coups de sifflets, casseroles et slogans.
Du coup, le maire a reçu les délégués. Mais ils sont revenus quasi les mains vides. C’est sous les huées contre le maire qu’a été reçu le compte-rendu de l’entrevue. La grève a été reconduite avec un nouveau rassemblement lundi 3 avril. Le sentiment général est qu’il faut continuer le mouvement.

Yonne – Migennes : 1700 patients sans médecin : la population frappée par la guerre pour le profit

Brève
27/03/2017

A Migennes, dans l’Yonne, un docteur a été suspendu le 1er février 2017 par l'Ordre des médecins, parce qu'elle avait donné trop d'arrêts de travail. Depuis, ses 1700 anciens patients ont du mal à retrouver un médecin pour se soigner car il n’en reste plus que huit pour 15000 habitants dans l’agglomération, et les urgences de Joigny, à 10 km, sont déjà saturées. Cette décision a été contestée par la population, comme en témoignent les nombreuses signatures de pétitions laissées dans les pharmacies. Cette suspension arrive au moment où l’Assurance maladie multiplie les annonces visant à limiter de plus en plus le remboursement des soins et à encadrer les médecins qui déclarent trop d’arrêts de travail à son goût. Les derniers en date à protester sont les radiologues, en grève à 80% jeudi 22 mars. A Migennes comme partout ailleurs, l'accès aux soins pour la population est remis en cause, et les organismes censés le garantir comme l’Assurance maladie, se sont transformés en autant d’institutions dont le but est bien plus de gérer la dette du système de santé, au profit des patrons et des financiers et au détriment des travailleurs.

Côte d'Or – Montbard -

Grosse commande pour Valinox Nucléaire : aux ouvriers le travail... et aux patrons les profits !

Brève
22/03/2017

La direction de l'usine de Valinox Nucléaire de Montbard en Côte d'Or, filiale du groupe Vallourec, a communiqué triomphalement dans la presse avoir décroché un gros contrat de plusieurs milliers de tubes.

Cette usine est spécialisée dans la production de tubes sans soudure en alliage de nickel utilisés pour la fabrication des génératrices vapeur de centrales nucléaires. Les tubes de cette commande seront destinés à la modernisation et à l'allongement de la durée de vie des génératrices vapeur de la centrale nucléaire « Bruce Power » au Canada. Et la presse locale de se féliciter du nombre de mois de travail que cette commande représenterait pour l'usine de Montbard !

Mais les ouvriers de Valinox sont bien placés pour savoir que ces annonces de commandes ont lieu chaque année. A vrai dire, la direction de l'usine s'en sert à chaque fois pour tenir son monde en haleine et marteler que les ouvriers de Valinox et la direction du groupe auraient les mêmes intérêts. Mais les ouvriers de Valinox savent d'expérience qu'il n'en est rien.

Non seulement ils ne verront pas un sou des profits dégagés par cette nouvelle commande, mais encore cela ne va pas protéger leurs emplois. En effet, la direction de Valinox est engagée dans une espèce de bras de fer qui ne dit pas son nom, mais qui consiste à réduire le personnel et à le rendre de plus en plus précaire. Depuis quand cette commande est-elle en discussion, quelles sont les sommes en jeu et à quoi serviront-elles ?

Voilà sur quoi la direction de Vallourec ne communiquera jamais. Pour le savoir, il faudrait abolir le secret des affaires et soumettre les comptes des grandes entreprises