Saint-Pierre-le-Moûtier (Nièvre)

Le crocodile dévore les emplois

Brève
18/01/2017

L’usine SNPP (Société Nivernaise de Prêt à Porter) de Saint-Pierre-le-Moûtier devrait fermer dans un an début 2018.

Ce sont 64 travailleurs, essentiellement des femmes, qui pourraient se retrouver au chômage. Cette usine dépend quasiment entièrement des commandes de Lacoste qui a décidé « de changer de politique industrielle ».

Lacoste se moque comme de sa première chemise des travailleurs qu’il va laisser sur le carreau. Le groupe Lacoste se porte très bien, il avait même supplanté Adidas pour l’équipement de l’équipe de France olympique.

Pour augmenter ses profits, le crocodile Lacoste est un prédateur d’emplois. A l’élection présidentielle, seule Nathalie Arthaud, la candidate qui veut faire entendre le camp des travailleurs, réclame l’interdiction des licenciements.

Digoin (Saône et Loire)

Fermeture de l’usine Allia

Brève
07/11/2016

L’usine Allia à Digoin spécialisée dans la céramique, et comptant 177 travailleurs devrait fermer en 2017.
Le maire de Digoin se lamente de la fin de la filière céramique qui, d’après lui, serait une fatalité « à cause des coûts trop élevés de production ».
Ce n’est pas la réalité. L’usine de Digoin a été rachetée il y a un an par le groupe suisse Geberit spécialisé dans la production de WC et lavabos en céramique. Ce groupe fonctionne très bien, il est leader mondial dans sa branche et il a racheté beaucoup de ses concurrents, comme Allia, depuis plusieurs années. Il a un chiffre d’affaire de plus de 2 milliards d’euros et les affaires tournent bien.
Contre ces requins du patronat, il ne faut pas se lamenter mais se battre et réclamer, comme une mesure d’urgence, l’interdiction des licenciements.

Prémery (Nièvre)

Destruction de l'usine Lambiotte

Brève
30/10/2016

Le 28 octobre, les fours et la cheminée de l’usine Lambiotte de Prémery vont être dynamités.

Cela fait plus de six mois qu’une société spécialisée déconstruit et dépollue l’entreprise vieille de 120 ans. 15 ans après la fermeture de l’entreprise spécialisée dans la chimie du bois où il y a eu jusqu’à 700 travailleurs et qui a appartenu à des grands groupes comme Total, les frais de dépollution et de démolition (3,8 millions d’euros) sont aux frais des collectivités.

Après avoir exploité des travailleurs pendant des dizaines d’années, les capitalistes s’en vont en laissant leurs crasses polluantes derrière eux. C’est à eux de payer !

Philips Nevers

L’usine ex-Philips définitivement fermée

Brève
13/10/2016

L’ex-usine Philips de Nevers, devenue Silen & Co, a définitivement fermé mettant 84 travailleurs à la rue.

Jusqu’en 2012, Philips fabriquait des luminaires industriels à Nevers. En 2012, Philips vendait à la holding Bavaria qui revendait l’usine en 2014 à Ledpower et devenait Silen & Co. D’incitations au départ en licenciements, il ne restait plus que 84 travailleurs.

L’usine vient d’être mise en liquidation judiciaire et comme il n’y a pas de repreneur, c’est la fermeture. Il y a quatre ans, le trust Philips s’est débarrassé d’une entreprise qui fonctionnait pour faire encore plus de bénéfices.

Elle est en train de refaire la même opération avec deux entreprises dans l’Ain et le Loir-et-Cher. Il faut empêcher de nuire ces trust richissimes en interdisant les licenciements et en répartissant le travail entre tous.

Mairie de Nevers

Le personnel en colère

Brève
18/06/2016

Jeudi 16 juin, le personnel de la mairie de Nevers s’est mis en grève et s’est rassemblé devant la mairie. Venus quasiment de tous les services, ils voulaient montrer leur colère face à la dégradation des conditions de travail continue depuis deux ans.

Manque de personnel, non-renouvellement des contrats, réorganisation des services faite n’importe comment, fatigue accentuée entraînant des arrêts de travail à répétition, tout cela a fait éclater la colère. Avec en plus, le licenciement récent de la médecin du travail (sous contrat) qui avait sans doute le tort d’être trop proche des salariés.

Le ras-le-bol qui couvait depuis des mois s’est exprimé et beaucoup de salariés ne sont pas décidés à en rester là si rien ne change.