COTE-D'OR - LONGVIC

NON A LA FERMETURE DE L'USINE 3M

Brève
19/05/2017

La direction de l’usine 3M, basée à Longvic et spécialisée dans la production et l’expédition de matériaux adhésifs et d’isolation pour la grande distribution, a annoncé son intention de fermer le site d’ici 18 mois. Sur un total de 84 travailleurs menacés, elle prévoit la suppression des 33 postes de production et le transfert des postes de logistique et de vente vers un autre site à Veyziat-Oyonnax. 

Une réunion est prévue le 17 mai entre les représentants du personnel et la direction, soi-disant pour « anticiper et favoriser les reclassements », car bien sûr, la direction se garde bien de parler de licenciements. Quel que soit le nom choisi pour en parler, reste qu’elle veut fermer l’usine ! Comment croire au reclassement des travailleurs sur le site d’Oyonnax quand ils travaillent dans cette usine depuis plus de 18 ans en moyenne et ont fait leur vie dans la région ?

La direction fait état de difficultés économiques, mais le groupe 3M est un conglomérat américain qui emploie près de 90000 personnes dans le monde et rapporte chaque année 5 milliards de bénéfices nets à ses actionnaires. Autant dire que sa décision de « restructurer » n’a rien à voir avec de réelles difficultés.

Cet argumentaire fait partie d’un plan pour présenter la fermeture comme inévitable et la faire accepter aux travailleurs du site de Longvic, et il y a fort à parier qu’elle utilisera toutes les négociations avec les syndicats dans ce sens. S’ils veulent arracher des garanties concrètes, il faudra que les travailleurs de 3M opposent leur politique et leurs revendications à ce plan de la direction, et sur leur terrain à eux, celui des grèves et des manifestations.

JURA - SAINT-CLAUDE

NON A LA FERMETURE DE L'HOPITAL !

Brève
19/05/2017

Ce samedi 13 mai, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rue de Saint-Claude pour protester contre la fermeture de l'hôpital de la ville. En effet, l'agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne, qui dirige les activités des hôpitaux et cliniques de la région Bourgogne-Franche-Comté et décide du budget à allouer aux différents services médicaux, a programmé la fermeture de la maternité, de la chirurgie, des services de dialyse, de pédiatrie et des urgences de nuit. Pourtant c'est le seul centre hospitalier dans cette zone. Pour en trouver un autre il faut aller jusqu'à Lons-le-Saunier, c'est à dire à plus d'une heure de route, quand il n'y a pas de neige, pour ceux qui habitent le plus au sud.

La mobilisation des travailleurs du centre, dont 200 pourraient perdre leur emploi, a été si forte qu’elle a reçu le soutien large des habitants de Saint-Claude, indignés de voir les services médicaux fermer les uns après les autres.

Côte-d’Or – Dijon :

Rassemblement contre les « trains sans contrôleurs »

Brève
30/04/2017

Plus de 200 cheminots se sont rassemblés, mardi 25 avril, devant la direction régionale de la SNCF à Dijon, pour dire leur refus du projet de nouveaux « trains sans contrôleurs ». Ils dénonçaient ce projet comme une menace contre les emplois du personnel roulant de la SNCF. Ce projet est un des volets de la restructuration de la SNCF en Bourgogne-Franche-Comté. Son but affiché par la direction, est d’imposer aux cheminots, sous des faux airs de modernisme, une diversification et une hausse de leur charge de travail, sans aucune embauche. Cette restructuration est en réalité un nouveau plan d’attaque contre les cheminots dans lequel la direction prévoit également de faire réaliser de plus en plus de travaux de maintenance par des entreprises extérieures à la SNCF, et d’ouvrir 10% des voies de TER à la concurrence. La direction de la SNCF continue sa politique de pression contre les cheminots, et se sert de ces restructurations pour tenter de les déstabiliser, de déconstruire petit à petit l’organisation de leur travail et pouvoir exiger plus d’eux. C’est comme cela qu’en cinq ans, elle est parvenue à doubler leur charge de travail. Elle voudrait le dissimuler derrière des gadgets branchés et de nouvelles technologie, mais il ne s’agit de rien de plus qu’une attaque en règle contre les cheminots.

Fourcherans – Jura

Grève des aides-soignantes des Opalines

Brève
20/04/2017

Les aides-soignantes des Opalines à Foucherans sont en grève depuis le 3 avril.

Dans cet Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), elles sont actuellement 16 aides-soignantes, dont seulement 8 en CDI. Ce sont ces aides-soignantes titulaires qui se sont mises en grève, bientôt rejointes par des personnels du ménage et de la cuisine. Elles dénoncent leurs conditions de travail qui sont aussi les conditions d’hébergement des personnes âgées, et réclament du personnel en plus et des augmentations de salaire. La direction de l’établissement rogne sur tous les budgets : alors que les résidents paient des loyers de 2500 € par mois, 3 € par jour et par personne seulement sont consacrés à l’alimentation, au point que certains ont dû protester car ils avaient faim. Le budget des gants étant rapidement épuisé, les aides-soignantes sont parfois obligées de faire les toilettes avec des sacs poubelles aux mains pour éviter les contaminations bactériennes.

C’est à ce prix que les familles Mennechet et Peculier, propriétaires du groupe SGMR les Opalines, sont la 400e fortune de France en 2016, avec 150 millions d’euros, et que leur fortune a augmenté de 25% en un an ! Les aides-soignantes sont 6 chaque matin quand il n’y a pas d’arrêt maladie (qui se multiplient du fait de leur fatigue), pour s’occuper des 63 résidents de la maison de retraite. Elles ont ainsi chacune 11 toilettes à faire, ce qui leur laisse seulement ¼ d’heure pour la toilette, le lever, l’aide à la prise du petit déjeuner et des traitements, et la réfection du lit de chaque résident.

Elles demandent simplement à ce que les absences soient remplacées et à être en permanence 7 au lieu de 6, pour pouvoir faire leur travail correctement. Leur autre revendication porte sur les salaires : Actuellement, elles gagnent 1250€ par mois pour les diplômées, moins pour les autres, et ont une prime de seulement 20 € brut par dimanche. Le rassemblement organisé devant l’établissement le vendredi 15 avril a été un succès : près de 200 personnes sont venues les soutenir. Les grévistes sont déterminées à se faire entendre et vont organiser de nouvelles actions dans les jours à venir.

Nièvre - Nevers

Les travailleurs municipaux de Nevers mobilisés

Brève
03/04/2017

Jeudi 30 et vendredi 31 mars, 300 agents de la Mairie de Nevers et du CCAS (Centre communal d’action sociale), c’est-à-dire un tiers du personnel, se sont retrouvés devant la mairie.
Depuis deux ans et demi, tous les services sont restructurés, avec beaucoup de stress pour tous. Les arrêts de travail se multiplient. Et avec les départs en retraite non remplacés, les conditions de travail de tous se dégradent sans cesse.
Une revalorisation des salaires est en cours, mais elle a seulement été faite pour la catégorie A – les salaires les plus élevés…
Maintenant le maire veut enlever trois jours et demi de congés : un sur les deux jours d’absence sans certificat médical, pareil sur les jours de statut local et les congés exceptionnels.
Et mesquinerie odieuse, l’arbre de Noël de l’Amicale – un mercredi après-midi actuellement – serait déplacé en soirée !
Tout cela bien sûr « pour faire des économies ». Le personnel n’accepte pas d’être la variable d’ajustement du budget de la Ville. Il n’a déjà que trop donné.
Ce sont ces dernières mesures qui ont déclenché la grève. Jeudi comme par hasard, si le maire était là pour recevoir FR 3, il n’y était pas pour les salariés. Mais vendredi le hall, puis les étages de la mairie ont été envahis, à grands coups de sifflets, casseroles et slogans.
Du coup, le maire a reçu les délégués. Mais ils sont revenus quasi les mains vides. C’est sous les huées contre le maire qu’a été reçu le compte-rendu de l’entrevue. La grève a été reconduite avec un nouveau rassemblement lundi 3 avril. Le sentiment général est qu’il faut continuer le mouvement.