Caudan (56)

FDB : Les travailleurs doivent être vigilants

Brève
02/06/2020

Après une semaine de mobilisation, les travailleurs de la Fonderie de Bretagne à Caudan ont obtenu le maintien du site et qu’il ne soit pas vendu : la Fonderie de Bretagne qui compte 385 travailleurs était une des quatre usines menacées de fermeture lors de l’annonce du plan d’économies du groupe Renault.

Pourtant, le patron de Renault vient de réaffirmer le 31 mai : « Clairement, je pense que cette entreprise n’a pas vocation à rester dans le groupe Renault » et il prévoit une analyse stratégique sur cette entreprise : en langage patronal, cela signifie des suppressions d’emplois.

Alors les travailleurs de la Fonderie ne devront compter que sur leur vigilance et sur leur mobilisation comme l’ont montré les 8 000 manifestants à Maubeuge pour défendre les emplois de cette autre usine menacée.

St Brice-en-Cogles (35)

Conte de fée patronal

Brève
02/06/2020

A l’abattoir Abera de Saint-Brice-en-Coglès, qui compte 420 travailleurs, tous les records de production ont été battus avec 28 000 porcs abattus en une semaine.

Des cas de Covid 19 ayant été trouvés aux abattoirs de Kerméné dans les Côtes d’Armor, des reports de production ont bénéficié à Abera.

Mais bien sûr, le patron, relayé par la préfète, assure que toutes les précautions sanitaires sont respectées lors de cette production record faite selon lui « pour aider les copains » !

Un vrai monde de bisounours…

Bretagne

La SNCF enfin condamnée

Brève
01/06/2020

14 ans ! C’est le temps qu’il aura fallu pour que la « justice » confirme en appel la condamnation de la SNCF pour homicide involontaire, suite à l’accident de 2006 au passage à niveau de la Roche-Maurice où un TER avait percuté une automobile tuant une mère de famille de 42 ans.

Rien n’aura été épargné par la SNCF à la famille de la victime. Après l’accident, la SNCF a osé soutenir l’hypothèse d’un suicide. Pourtant, des témoins avaient dit que les barrières de sécurité étaient levées lors du choc. Déjà avant l’accident, les problèmes de « deshuntage » (le deshuntage est une anomalie électrique dans l’annonce de l’arrivée du train au passage à niveau) posés par des locomotives récentes étaient connus et dénoncés par les cheminots.

Aujourd’hui, la SNCF est condamnée à 200 000 euros d’amende et 135 000 euros de dommages et intérêts : un moindre mal pour une famille dévastée. Pendant ce temps, les cadres de l’entreprise qui ont validé la circulation de ce matériel à la sécurité aléatoire dorment tranquilles.

ST MALO (35)

Roullier pollue

Brève
01/06/2020

Des habitants de Saint-Malo ont porté plainte contre l’usine de fabrication d’engrais Timac Agro, filiale du groupe du multimilliardaire Roullier. ils souffrent de maux de tête et de problèmes respiratoires dus, selon eux, à la pollution de l’air engendrée par l’usine.

« En juillet 2018, un arrêté préfectoral a mis en demeure l’entreprise de se mettre en conformité avec la réglementation sous un délai de trois mois, mais rien n’a été fait », a assuré l’avocate des plaignants, Me Virginie Le Roy. Des mesures effectuées en Novembre 2019 établissaient des émanations d’ammoniac 14 fois supérieures aux autorisations accordées à l’usine.

Se mettant en colère, la préfecture aurait infligé une amende de…  5 000 euros à l’usine en janvier dernier.

Pas de quoi mettre Roullier sur la paille.

Ille-et-Vilaine

Le ras-le-bol monte au CHU de Rennes

Brève
28/05/2020

Depuis la mi-mai, une partie des hospitaliers se mobilise sur les conditions de travail et les salaires. 150 personnes se sont réunies mardi 19 mai, au sortir du confinement. Le lendemain, le personnel de la blanchisserie était en grève.

Mardi 26 mai au matin, les agents du service de sécurité ont manifesté auprès de la direction. Le midi, ils ont été suivis par des salariés de la blanchisserie.

Puis, en début d’après-midi, une soixantaine d’hospitaliers ont manifesté dans l’hôpital.

Les manifestants ont bien noté que le gouvernement ne s’engage pas sur une augmentation de 300 € pour tous les hospitaliers et qu’il ne parle pas du tout des effectifs !

Autant dire qu’il n’y a pas d’illusions à se faire car, sans les effectifs suffisants, tous les discours sur « l’amélioration » du sort des hospitaliers ne sont que tromperies.

Rendez-vous est pris pour jeudi prochain avec en perspective la journée nationale de grève du 16 juin.