Ille-et Vilaine-chômage

Méhaignerie s'en prend aux chômeurs

Brève
18/01/2011

Le député maire UMP de Vitré est aussi vice-président des affaires sociales à l'assemblée nationale. Il juge les allocations chômage des cadres « trop élevées » et estime que « le dispositif actuel n'incite pas au retour à l'emploi ».

En somme, pour lutter contre le chômage, il faut s'en prendre aux chômeurs !

A plat ventre devant les riches, dur avec les victimes des licenciements, voilà toute la politique « sociale » de Méhaignerie.

Plaintel (Côtes d’Armor)

Ce n'est pas aux travailleurs de payer

Brève
15/01/2011

Après avoir mis en chômage partiel 73 salariés sur les 130 que compte actuellement l'entreprise SPERIAN, spécialisée dans la fabrication de masques sanitaires, la direction a annoncé un plan de licenciements de 43 salariés.

En 2009, avec la crainte d'une épidémie de grippe H1N1, l'Etat avait commandé à cette entreprise 200 millions de masques. Des embauches en CDD et intérim avaient eu lieu pour répondre à cette demande, au détriment d'autres commandes. De substantiels gains de productivité avaient ainsi été réalisés.... Maintenant que cette commande exceptionnelle a été honorée, et que l'activité revient à un court « normal », la direction veut se débarrasser de plus d'un tiers de l'effectif.

Pas d'accord. Les salariés n'ont en rien bénéficié des affaires fructueuses de l'an passé. C'est aux patrons de rendre des comptes et de garantir emplois et salaires.

Plaintel (Côtes d'Armor)

Vers des licenciements ?

Brève
06/01/2011

Un « plan social » pourrait être annoncé prochainement à l'usine Spérian, située à Plaintel, près de Saint-Brieuc et spécialisée dans la fabrication de masques de protection. Pour le moment, 73 salariés sur les 130 que compte l'entreprise, sont en chômage partiel jusqu'en mars.

Les commandes seraient en baisse de 80 % par rapport à l'an dernier où, avec le risque de pandémie de grippe H1N1, l'État avait commandé 200 millions de masques... Ce qui avait eu comme conséquence de délaisser d'autres productions et, un temps, reculé les échéances.... et fait dire aujourd'hui à certains que « ce n'est pas aux salariés de payer la mauvaise stratégie du gouvernement ».

Et l'achat de l'entreprise en septembre dernier par le géant américain Honeywell n'est pas fait pour rassurer les travailleurs.

Il n'y a effectivement aucune raison pour que ce soit à nouveau ceux-ci qui fassent les frais de la mauvaise gestion des affaires des patrons.

Pôle emploi Loudéac (22)

7 ans de contrat aidé et... la porte

Brève
13/12/2010

Une employée de Pôle emploi de Loudéac, a été remerciée après 7 ans de présence en « 8 contrats aidés ». Après de nombreuses démarches auprès d'élus, de la Préfecture..., il semblerait qu'un poste « en contrat aidé » à nouveau lui soit finalement proposé... celui d'un départ en retraite prévu en juin 2011.

À condition encore que cet emploi ne soit pas supprimé !

Brest (Finistère)

Les travailleurs de Compétence (ex-Jabil) en grève totale

Brève
10/12/2010

Les salariés de l'ex-usine Jabil de Brest sont en grève totale depuis le 29 novembre pour exiger des garanties quant à leur avenir.

Dans cette entreprise on comptait 930 salariés en 2000. Propriété du groupe Alcatel, l'usine produisait des centraux téléphoniques. En 2002, le groupe Jabil a pris la suite comme sous-traitant d'Alcatel. Par vagues successives, Jabil a licencié des centaines de travailleurs au fur et à mesure que les commandes d'Alcatel se réduisaient. Aujourd'hui il ne reste plus que 188 salariés et autour de 50 intérimaires.

En Juillet 2010, Jabil a vendu le site de Brest à Mercatech, un fond d'investissement dont on connaît bien peu de choses à part qu'il a son siège aux îles Caïman. Pour l'occasion l'entreprise a pompeusement été rebaptisée Compétence. Les centraux téléphoniques en déclin devaient céder le pas devant l'assemblage de panneaux photovoltaïques, paraît-il très prometteurs.

Mais depuis rien n'est venu. Aucune trace de l'investissement de 3 millions d'euros annoncé. Aucune trace des embauches promises. Compétence n'était qu'une façade juridique pour pomper ce qui restait de trésorerie dans les anciens sites vendus par Jabil. Et depuis quelques semaines, les banques ayant fini par refuser tout financement, les prétendus investisseurs de Mercatech se débandent en laissant les caisses vides. Le PDG de Mercatech ne s'est même pas présenté au Comité central d'entreprise qui s'est tenu le 7 décembre. Il a démissionné.

Bref, les rats, petits et gros, s'empressent de quitter le navire, laissant leurs dégâts aux travailleurs.