St Brieuc (22)

Grève pour les salaires au Crédit Mutuel de Bretagne

Brève
08/10/2011

Depuis plus d'une semaine les employés du Crédit Mutuel Arkéa sont en grève pour une augmentation de salaire de 150 €, et de nombreuses agences sont fermées dans les quatre départements bretons. La direction s'abrite dernière l'origine mutualiste de la banque pour refuser d'augmenter les salaires des employés. Mais cela ne l'a pas empêché d'augmenter les salaires des cadres dirigeants de 30 % entre 2009 et 2010, et pour les six plus hauts responsables, la dernière augmentation a même été de 79% !

Et cela ne suffisant pas, la direction de la banque vient de créer une Société des Cadres Dirigeants (SCD) qui permettrait à plus d'une centaine de hauts cadres de s'octroyer discrètement de substantielles hausses de rémunérations et autres avantages.

Alors, les grévistes n'entendent pas se contenter des miettes proposées et ils ont mille fois raison de ne pas s'en laisser compter.

Saint-Brieuc (22)

Rentrée réussie ?

Brève
19/09/2011

Malgré l'autosatisfaction du ministre de l'Éducation, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que les problèmes surviennent dans les établissements scolaires. Dans l'agglomération de Saint-Brieuc, les parents commencent à se mobiliser contre le manque d'instituteurs, les classes supprimées, les heures non assurées... suppression de l'italien en seconde ici, suppression du russe en sixième là...

Et au collège de Plérin, commune limitrophe de Saint-Brieuc, faute paraît-il de trouver un professeur de français, une animatrice culturelle a été recrutée... et a démissionné au bout de quelques jours.

Car maintenant « il suffit d'avoir une licence dans n'importe quel domaine et d'être demandeur d'emploi pour être recruté comme prof ».

Dans le temps à l'armée : « qui c'est qui parle anglais ?... Vous balayerez la cour ! »

Morbihan

Des moyens pour l’Education !

Brève
13/09/2011

Dans le Morbihan, la rentrée scolaire est marquée par les économies imposées dans l'Education Nationale. Ces économies se traduisent par des suppressions de postes, alors que le nombre d'élèves augmente. 17 postes sont ainsi supprimés dans les écoles maternelles et primaires du département, alors qu'il y a 111 élèves de plus. Cela se traduit par des classes surchargées : 30 élèves par exemple en maternelle dans certaines classes à Hennebont, 32 à Inzinzac-Lochrist. Subterfuge invoqué par l'Inspection Académique pour faire baisser les chiffres : les enfants de moins de trois ans sont accueillis mais non comptabilisés, car la scolarité dès deux ans est remise en cause.

Le collège de Riantec quant à lui enregistre 71 inscriptions de plus que les prévisions de l'Inspection Académique, mais cette dernière répond qu'elle ne dispose pas de tous les moyens pour l'ouverture d'une classe supplémentaire. Elle n'a attribué que 19 heures sur les 27 nécessaires.

Face à cette situation, des parents et des enseignants se mobilisent.

Saint-Brieuc (Côtes d'Armor)

Tapis rouge et promotion pour un licencieur

Brève
15/05/2011

Un courrier du groupe Ariston/Merloni, daté du 9 mais 2011, annonce que Paolo Merloni est désormais le grand patron du groupe ATG, dont Chaffoteaux fait partie. Cette promotion intervient après la fermeture de l'usine de Ploufragan et du licenciement de 207 travailleurs.

Cette nomination nous laisserait froid si ce n'était que l'on apprend dans cette même lettre que l'année 2010, année du paiement du « plan social », a été la meilleure pour le groupe depuis le début de son existence. En d'autres termes, plus les capitalistes licencient, plus ils gagnent de l'argent. C'est tellement vrai qu'en 2010, près de 3,5 millions d'euros de dividendes en provenance de Chaffoteaux ont été reversés aux principaux actionnaires du groupe ATG dont Paolo Merloni.

Les licenciés de Chaffoteaux, dont une vingtaine à peine a retrouvé un emploi stable, peuvent apprécier à leur juste valeur ces chiffres et la promotion du dernier des rejetons de la famille Merloni, qui n'oublie pas de se féliciter dans ce courrier de « l'éthique des comportements » qui a toujours caractérisé les dirigeants de ce groupe.

Cela ne trouble d'ailleurs pas les responsables de l'Agglomération briochine qui s'apprêtent à racheter les locaux vides de l'usine de Ploufragan et à leur verser plusieurs millions d'euros.

Il est loin le temps ou ces élus traitaient Merloni de patron voyou et proposaient de racheter l'usine 1 € symbolique.

EQUANT- Rennes

Lutte pour les salaires

Brève
29/04/2011

La Direction d'Equant, une filiale de France Télécom, avait cru bon de supprimer la prime d'intéressement. Cela représente 3300 € dans le revenu annuel !

A peine la décision connue, le personnel, profondément choqué, s'est mobilisé pour revendiquer le maintien de ses rémunérations avec une prime de 1500 € pour l'année et une augmentation de salaire de 150 € par mois en plus des augmentations annuelles.

Après quinze jours de manifestations et quatre jours de grève du personnel, la Direction a concédé 1500 à 3500 € de prime et de 100 à 150 € d'augmentation annuelle des salaires.