Plaintel (Côtes d'Armor)

Vers des licenciements ?

Brève
06/01/2011

Un « plan social » pourrait être annoncé prochainement à l'usine Spérian, située à Plaintel, près de Saint-Brieuc et spécialisée dans la fabrication de masques de protection. Pour le moment, 73 salariés sur les 130 que compte l'entreprise, sont en chômage partiel jusqu'en mars.

Les commandes seraient en baisse de 80 % par rapport à l'an dernier où, avec le risque de pandémie de grippe H1N1, l'État avait commandé 200 millions de masques... Ce qui avait eu comme conséquence de délaisser d'autres productions et, un temps, reculé les échéances.... et fait dire aujourd'hui à certains que « ce n'est pas aux salariés de payer la mauvaise stratégie du gouvernement ».

Et l'achat de l'entreprise en septembre dernier par le géant américain Honeywell n'est pas fait pour rassurer les travailleurs.

Il n'y a effectivement aucune raison pour que ce soit à nouveau ceux-ci qui fassent les frais de la mauvaise gestion des affaires des patrons.

Pôle emploi Loudéac (22)

7 ans de contrat aidé et... la porte

Brève
13/12/2010

Une employée de Pôle emploi de Loudéac, a été remerciée après 7 ans de présence en « 8 contrats aidés ». Après de nombreuses démarches auprès d'élus, de la Préfecture..., il semblerait qu'un poste « en contrat aidé » à nouveau lui soit finalement proposé... celui d'un départ en retraite prévu en juin 2011.

À condition encore que cet emploi ne soit pas supprimé !

Brest (Finistère)

Les travailleurs de Compétence (ex-Jabil) en grève totale

Brève
10/12/2010

Les salariés de l'ex-usine Jabil de Brest sont en grève totale depuis le 29 novembre pour exiger des garanties quant à leur avenir.

Dans cette entreprise on comptait 930 salariés en 2000. Propriété du groupe Alcatel, l'usine produisait des centraux téléphoniques. En 2002, le groupe Jabil a pris la suite comme sous-traitant d'Alcatel. Par vagues successives, Jabil a licencié des centaines de travailleurs au fur et à mesure que les commandes d'Alcatel se réduisaient. Aujourd'hui il ne reste plus que 188 salariés et autour de 50 intérimaires.

En Juillet 2010, Jabil a vendu le site de Brest à Mercatech, un fond d'investissement dont on connaît bien peu de choses à part qu'il a son siège aux îles Caïman. Pour l'occasion l'entreprise a pompeusement été rebaptisée Compétence. Les centraux téléphoniques en déclin devaient céder le pas devant l'assemblage de panneaux photovoltaïques, paraît-il très prometteurs.

Mais depuis rien n'est venu. Aucune trace de l'investissement de 3 millions d'euros annoncé. Aucune trace des embauches promises. Compétence n'était qu'une façade juridique pour pomper ce qui restait de trésorerie dans les anciens sites vendus par Jabil. Et depuis quelques semaines, les banques ayant fini par refuser tout financement, les prétendus investisseurs de Mercatech se débandent en laissant les caisses vides. Le PDG de Mercatech ne s'est même pas présenté au Comité central d'entreprise qui s'est tenu le 7 décembre. Il a démissionné.

Bref, les rats, petits et gros, s'empressent de quitter le navire, laissant leurs dégâts aux travailleurs.

LAMBALLE (22)

L'embouteillage de la RN12 : l'incurie de l'Etat

Brève
03/12/2010

la grande pagaille qui a eu lieu sur la 4 voies, à proximité de Lamballe (Côtes d'Armor) où 500 véhicules ont été bloqués la nuit de mercredi à jeudi, est la conséquence directe du désengagement de l'État vers les collectivités locales, en particulier des services de l'Équipement, depuis la loi de décentralisation d'août 2004.

Pourtant la chute de neige était prévisible et annoncée. Mais aucune mesure, de salage par exemple, n'a été prise. Du côté préfecture, ça a d'abord été : silence radio. Mise en cause, elle a seulement déclaré avoir mis sur son site internet l'arrêté d'interdiction de circuler pour les poids lourds !

Ce sont des centaines de familles qui se sont trouvées piégées.

Heureusement, la municipalité de Lamballe, pompiers et gendarmes ont suppléé aux carences de l'État, et aucun drame n'a été à déplorer, et plus de 300 personnes ont pu passer la nuit à l'abri et au chaud.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Le Ferroutage c’est bien… avec la sécurité c’est mieux

Brève
02/12/2010

A La Rochelle, plus de 200 000 tonnes de marchandises transitent chaque mois par une voie ferrée traversant la ville, reliant le port autonome à la gare. Parmi elles, 15 % de produits pétroliers ou pétrochimiques, des acides, des engrais, ou encore de l'essence. Bref, de véritables bombes roulantes en pleine ville !

Un projet de contournement de la ville est bien prévu, il date même d'une dizaine d'années.

Mais l'Etat, Réseau ferré de France, le port de La Rochelle et la Communauté d'Agglomération de La Rochelle se renvoient la balle sur son financement. Comme le dit le maire de La Rochelle : « C'est une affaire de 20 ou 30 ans. » Au total, donc, 30 ou 40 ans pour protéger la population : on ne peut pas dire que la sécurité soit une priorité pour l'Etat et les responsables des transports.