Précarite (Finistère)

Le mépris de Pôle Emploi pour ses propres salariés

Brève
28/09/2010

Lydie a 56 ans et était salariée de l'agence Pôle Emploi de Concarneau depuis 12 ans. Rien d'étonnant... sauf qu'elle en était à son 18ème CDD et que la direction l'a « remerciée » début septembre.

Pendant deux semaines, soutenue par ses collègues et le syndicat, elle est venue au travail pendant que le directeur faisait lui venir... l'huissier pour faire constater « l'occupation illégale de poste » de Lydie !

Finalement, la direction a dû céder devant la pression de l'opinion publique et a accordé un poste d'agent administratif à Quimper, en CDI cette fois.

Rien qu'en Bretagne, il reste 200 CDD sur l'ensemble des agences de Pôle Emploi. A l'échelle du pays, un agent de la Fonction Publique sur 6 est en CDD soit 840 000 personnes.

Ploufragan (Côtes d'Armor)

Viré pour un « vol de gâteaux » de 1,50 €

Brève
13/09/2010

Un employé de la société Logidis, plateforme logistique pour la grande distribution, avait été licencié sur le champ, sans préavis et sans aucune indemnité, pour avoir pris un paquet de gâteaux coutant 1,50 €...

« Faute lourde portant atteinte aux intérêts de l'entreprise » !

Ce salarié a porté l'affaire aux Prud'hommes qui vient de condamner son ex-employeur à lui verser près de 12 000 € d'indemnités.

C'est évidemment une bonne chose, mais ce travailleur n'a toujours pas, depuis, retrouvé d'emploi...

Rennes (Ille-et-Vilaine)

La Barre Thomas : Derrière les magouilles, des suppressions de postes

Brève
09/09/2010

Anciennement propriété de Citroën, la Barre Thomas est une usine de 1 000 personnes fabriquant des pièces en caoutchouc et en plastique pour le groupe PSA, qui représente 85 % de ses commandes.

En 2002, PSA a revendu l'usine au groupe Gomma qui, après avoir vidé les caisses, l'a revendue au fonds d'investissement Silver Point.

Après avoir licencié des centaines de travailleurs (l'usine en comptait trois mille en 2000), ce groupe financier va maintenant se débarrasser de la Barre Thomas dans le cadre d'un montage financier auquel participent PSA, Renault, l'État et le groupe Cooper.

En effet, il semble que l'usine de la Barre Thomas doive être revendue par Silver Point au Fonds de modernisation des équipementiers automobiles mis en place par le gouvernement et qui réunit PSA, Renault et l'État. Ensuite, le FMEA revendrait l'usine à Cooper : celui-ci est un sous-traitant automobile, au chiffre d'affaires de deux milliards de dollars, présent dans 18 pays du monde. Il faut noter que Silver Point, l'ex-futur ancien propriétaire de l'usine de la Barre Thomas, est aussi un des sept principaux actionnaires de Cooper ! Ce montage sophistiqué va sûrement assurer de bonnes marges de profits financiers aux groupes participants, avec la complicité affichée de l'État.

Pour les travailleurs par contre, l'aboutissement de toute cette combine est la fermeture de l'usine Cooper de Bolbec en Normandie, qui compte 316 travailleurs, mais aussi la suppression de 50 postes dispersés dans les autres usines, y compris la Barre Thomas. Les travailleurs de Bolbec ont répondu par une manifestation le 2 septembre pour protester contre la fermeture de leur usine.

Mais c'est l'ensemble des travailleurs du secteur automobile qui sont attaqués. Et si les constructeurs n'ont guère mis de temps à renouer avec les bénéfices dès 2010, c'est sur le dos des salariés et avec, comme le montre ce nouvel exemple, l'aide de l'État.

Industrie automobile

Grève à Vistéon-Rennes

Brève
02/08/2010

Le 22 juillet les salariés de Vistéon apprenaient que ce groupe mondial venait de décider de liquider l'usine de Rennes installée depuis 2003 en face de l'usine PSA de La Janais. Quatre cents personnes dont 150 intérimaire y produisent des panneaux de portes et des planches de bord pour PSA. D'après la Direction ce serait Faurecia, filiale de PSA, qui reprendrait l'usine avec un effectif de 60 à 80 personnes. Quant aux autres, ils seraient invités à partir ou à rejoindre l'usine de Bain sur Oust à 50 kms de là s'il y a de la place pour eux. Les intérimaires sont simplement jetés à la rue...

Cette information est arrivée à huit jours des congés d'été de l'automobile mais cela n'a pas retenu la colère des salariés de Vistéon qui dès le lundi 26 juillet se sont mis en grève obligeant PSA à produire des voitures sans garnitures de portes. Si la grève continue, PSA devra arrêter sa production faute de planches de bord.

Alors le coup de colère des travailleurs est la bonne réponse aux coups foireux de PSA et Visteon

Rennes (35)

Thomson-Grass Valley en grève contre les licenciements

Brève
26/06/2010

Depuis lundi 21 juin, les salariés de Thomson-Grass Valley, à Rennes, sont en grève contre les licenciements qui les menacent (182 à Rennes sur 625 dans le monde). Depuis plusieurs semaines, ils ont multiplié les actions pour montrer leur détermination à ne pas perdre leur emploi. Ils ont été notamment nombreux à se joindre à la manifestation du jeudi 24 juin à Rennes, rejoints ce jour-là par des collègues de Brest et de Conflans.

Ils ont reçu à cette occasion de nombreuses marques de sympathie de manifestants, auxquels ils faisaient remarquer que, loin de leur permettre « travailler plus longtemps pour pouvoir prétendre à une retraite», leur Direction les prive de leur travail !