Région Bretagne

La liste Le Drian (PS) : Belle pioche

Brève
01/02/2010

Jean-Yves Le Drian s'enorgueillit d'avoir sur sa liste pour les prochaines élections régionales Thierry Meuriot, le président du conseil de surveillance du groupe Stalaven. Ce groupe compte 1400 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 219 millions d'euros en 2008.

Les aides aux patrons, le Conseil Régional dirigé par Le Drian connaissait. Il est vrai que si les patrons s'aident directement eux-mêmes en étant élu, la situation aura au moins le mérite d'être plus claire.

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Un Conseil régional aux petits soins pour les patrons

Brève
19/01/2010

Le budget 2010 du Conseil Régional de Bretagne devrait être de 1,15 milliards d'euros dont 10% consacré à « l'économie et à l'emploi ».

Sous ce vocable se cachait les années précédentes des « aides financières aux projets innovants des entreprises », des « plans de soutien aux grandes filières de l'économie bretonne (comme l'automobile) » ou encore un « dispositif d'aides directes aux entreprises » terme qui a le mérite d'être vraiment limpide...

Plus de 100 millions d'euros y seront donc de nouveau consacrés en 2010. Tout cela pour des patrons qui n'ont eu de cesse de supprimer des emplois et de faire payer la crise aux salariés !

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Impôts locaux Bretagne : Les patrons sont les gagnants

Brève
19/01/2010

Pour l'année 2010, le gouvernement a supprimé la taxe professionnelle payée par les entreprises qui serait remplacée par une contribution « moins pénalisantes » pour elles.

Du coup, la région Bretagne perdrait 11 millions d'euros, le département d'Ille-et-Vilaine 3,9 millions d'euros, la ville de Rennes 27 millions d'euros, celle de Vitré 3,7...

Le gouvernement promet de compenser ces pertes pour 2010 puis garantit la stabilité de ces ressources pour les années suivantes. Mais rien n'est moins sûr quand on sait le niveau d'endettement de l'Etat.

Cette réforme est un cadeau de plus aux patrons qui se traduira par de nouvelles hausses d'impôts locaux supportées par la population.

La Gacilly (Morbihan)

Mort d'un philanthrope

Brève
31/12/2009

Vous revendiquez, je ferme !

Yves Rocher, PDG d'une multinationale de la cosmétique, a été enterré en grandes pompes dans le village où il possédait son entreprise principale et où il avait été maire pendant 40 ans.

Qui se souvient que ce philanthrope avait, en 2005, licencié 133 ouvrières à Ouagadougou, au Burkina Faso, et mis la clé sous la porte d'une des usines qu'il possédait en Afrique, au prétexte qu'elles revendiquaient de meilleures conditions de travail et des salaires corrects ?

Installées, par plus de 40°, dans un hangar sans aération et mal éclairé, elles travaillaient 10 heures par jour, assises sur des bancs, avec interdiction de parler et de se lever pour se dégourdir les jambes. Elles ne bénéficiaient ni de visites médicales ni de congés maternités...

Obligées de fournir parfois en deux mois la production exigée auparavant en six, et mises par contre en chômage technique sans rémunération...

Et cela pour un salaire de 15 € par mois, le tiers du salaire local, payées à l'heure et non au mois...

Encore un bienfaiteur de l'humanité qui s'en va !

Saint-Brieuc - (Côtes d'Armor)

Ras-le-bol à Carrefour

Brève
28/12/2009

Coup de colère, lundi dernier à l'hypermarché de Saint-Brieuc : Carrefour bloqué pendant 5 heures

La quasi totalité du personnel a débrayé pendant 5 heures, bloquant les portes du magasin, le temps que les syndicats obtiennent de la direction de l'établissement quelques promesses concernant « l'adaptation ponctuelle des effectifs au pic du chiffre d'affaires du magasin jusqu'à la fin de l'année » et la mise en place de groupes de travail afin « d'améliorer la communication et le dialogue social au sein du magasin ».

Sous effectifs, suppression de personnel, charge de travail toujours en augmentation, pressions incessantes de l'encadrement... il fallait bien qu'un jour ou l'autre le ras le bol s'exprime.

Voilà qui est fait, la direction sait maintenant que les salariés sont capables de réagir fermement à ses provocations.