Saint-Brieuc (Côtes d'Armor)

Tapis rouge et promotion pour un licencieur

Brève
15/05/2011

Un courrier du groupe Ariston/Merloni, daté du 9 mais 2011, annonce que Paolo Merloni est désormais le grand patron du groupe ATG, dont Chaffoteaux fait partie. Cette promotion intervient après la fermeture de l'usine de Ploufragan et du licenciement de 207 travailleurs.

Cette nomination nous laisserait froid si ce n'était que l'on apprend dans cette même lettre que l'année 2010, année du paiement du « plan social », a été la meilleure pour le groupe depuis le début de son existence. En d'autres termes, plus les capitalistes licencient, plus ils gagnent de l'argent. C'est tellement vrai qu'en 2010, près de 3,5 millions d'euros de dividendes en provenance de Chaffoteaux ont été reversés aux principaux actionnaires du groupe ATG dont Paolo Merloni.

Les licenciés de Chaffoteaux, dont une vingtaine à peine a retrouvé un emploi stable, peuvent apprécier à leur juste valeur ces chiffres et la promotion du dernier des rejetons de la famille Merloni, qui n'oublie pas de se féliciter dans ce courrier de « l'éthique des comportements » qui a toujours caractérisé les dirigeants de ce groupe.

Cela ne trouble d'ailleurs pas les responsables de l'Agglomération briochine qui s'apprêtent à racheter les locaux vides de l'usine de Ploufragan et à leur verser plusieurs millions d'euros.

Il est loin le temps ou ces élus traitaient Merloni de patron voyou et proposaient de racheter l'usine 1 € symbolique.

EQUANT- Rennes

Lutte pour les salaires

Brève
29/04/2011

La Direction d'Equant, une filiale de France Télécom, avait cru bon de supprimer la prime d'intéressement. Cela représente 3300 € dans le revenu annuel !

A peine la décision connue, le personnel, profondément choqué, s'est mobilisé pour revendiquer le maintien de ses rémunérations avec une prime de 1500 € pour l'année et une augmentation de salaire de 150 € par mois en plus des augmentations annuelles.

Après quinze jours de manifestations et quatre jours de grève du personnel, la Direction a concédé 1500 à 3500 € de prime et de 100 à 150 € d'augmentation annuelle des salaires.

PSA Rennes

Les horaires de nuit mis a mal

Brève
12/04/2011

Le groupe PSA avait choisi l'usine de Rennes pour tester un nouvel horaire de nuit appelé « nuit variable ». Cet horaire basé sur un contrat à temps partiel de 28 heures par semaine est flexible. Il peut varier en fonction des besoins de la production et il permet de ne pas payer en heures supplémentaires. Avec le lancement de la 508, les heures en plus se multiplient.

C'est pour cela qu'une pétition revendiquant que l'horaire de travail soit de 35 heures payées 35, a circulé et que 150 ouvriers ont débrayé, le vendredi 8 avril.

Cela a suffi pour que la Direction annonce la suspension de la nuit variable jusqu'à la fin septembre, avec retour à l'horaire de nuit à 35 heures, avec effet rétroactif à partir du 28 février. Cela représente environ 300€ de plus sur la paie.

Rennes(Ille et Vilaine)

La pauvreté s'étend toujours

Brève
06/04/2011

Selon le président de la Banque alimentaire de Rennes, cette association aurait distribué en 2010 l'équivalent de deux millions de repas, des chiffres en augmentation de 15% en trois ans. 15% des bénéficiaires seraient des travailleurs pauvres et 5% des retraités.

De son côté, le directeur qui gère le 115 (plate-forme d'accueil des sans-abris) s'alarme d'une augmentation de 80% des appels entre l'année 2009 et 2010.

Telle est la situation révoltante qui s'installe dans un des pays les plus riches du monde au moment même où les grandes entreprises et les grandes banques affichent des bénéfices colossaux !

Saint-Brieuc (Côtes d'Armor)

Les paroles et les actes

Brève
05/04/2011

Il y a un an et demi, au cours de la lutte des travailleurs de Chaffoteaux contre les licenciements, les représentants de l'Agglomération avaient dénoncé haut et fort, la décision scandaleuse du groupe Ariston de fermer l'usine de Ploufragan et de licencier 207 salariés. À l'époque, ils n'avaient pas de mots assez durs pour qualifier le mépris des actionnaires et leur soif de profits. Ils avaient même évoqué la possibilité de les traîner devant les tribunaux.

Tout cela semble bien loin aujourd'hui.

Lors de la séance du 31 mars 2011, la majorité de l'Agglomération a provisionné 1,8 millions d'euros pour racheter le site de Ploufragan. « Nous sommes en discussion avec le groupe Ariston » a déclaré le président socialiste de l'Agglo.

Le temps des « patrons voyous » semble bel et bien oublié puisque l'Agglomération est prête à faire des affaires avec eux. De l'argent public pour les patrons licencieurs, c'est le mépris pour les licenciés et en particulier pour celles et ceux qui n'ont toujours pas retrouvé de travail.